Les ceux qui disent que je mets "au revoir président" à toutes les sauces en ce moment n'auront pas tort, mais je ne me lasse toujours pas de l'effet que ça me fait de l'écrire, le dire, le chanter, le mimer, le enfin vous avez saisi quoi.
Aujourd'hui, 30 septembre, c'est mon dernier jour au labo. J'y suis depuis janvier 2006 dites donc. A l'époque j'avais 13 ans, des boutons plein la tronche, je trouvais que les parents c'étaient tous des cons et je voulais fucker le système. Non en vrai je devais effectivement avoir quelques boutons, et le seul truc que je fuckais c'était le RER A que je me farcissais matin et soir pour rentrer dans cette ville pourrie de Perpette sur Oise où j'avais élu domicile depuis septembre 2001. J'étais toute contente d'être en stage au labo, j'étais très décidée à faire une thèse après. Tous mes copains de promo faisaient des stages en entreprise (et étaient rémunérés, j'aurais dû me douter dès ce moment-là que les labos ça puait le caca à 12 bornes. Mais je pouvais pas, je passais trop de temps à attendre le RER à Châtelet Les Halles qui pue le caca, j'avais le pif saturé) (cette douce expérience olfactive vous était offerte par la Ratp et la région Ile de France qui sponsorise la carte ImaginR).
On va pas s'attarder sur le côté qui sent lui aussi le caca et qui fait que je suis super contente de partir, que j'ai envie de crier "free at last, I am free at last" en courant cheveux zau vent et bras grand ouverts à demi nue dans les rues de Paris. Parce que bon en trois ans forcément, y a eu des trucs biengs. Le truc bieng principal c'est que j'ai gagné un coboille dans l'histoire, soleil de mes jours, astre de mes nuits, et descendeur de mes poubelles.
Et puis il y avait aussi des trucs dont je ne mesurais pas forcément l'importance. Et que maintenant que je sais où je vais bosser à partir de novembre, je me rends compte. Mon nouveau boulot que je ne vous en dirai pas plus, mais qui est dans une boîte privée où les gens ils s'en tamponnent complètement du mot thèse. Et qui est aussi situé dans une ZA de la région parisienne. Et quand tu as bossé 3 ans presque 4 dans un labo situé en plein milieu du 6ème arrondissement de Paris, près du boulevard St Germain, près de St Michel, près du Luxembourg, près du métro, du RER, du bus, du velib, tu pleures un peu de te retrouver dans la ZA que même pas y a des bus pour y aller, mais seulement des CARS tout pareils que pour aller au salon des Vieux Libidineux sauf qu'il faut payer. Et que y en a un toutes les heures, aux heures de pointe. Ah, on m'en signale que je m'en tamponne puisque j'aurai une voiture de fonction. Très bonne remarque (oui c'était juste pour caser la voiture, mais que voulez-vous je ne m'en remets pas). Ceci dit, voiture de fonction ou pas, je peux me brosser pour avoir de nouveau 4 starbucks à moins de 3 minutes à pied de mon lieu de travail. Et y a pas de Nespresso dans ma nouvelle boîte, ce qui est un pur scandale.
Et à partir de novembre, je vais devoir me donner l'apparence de quelqu'un de sérieux qui possède un fer à repasser. Ca change de mon look habituel de sortie de machine à laver. Du coup, je pense que ça sous-entend que je vais devoir faire l'acquisition d'une planche à repasser. Voyez-vous ça. Et ça veut aussi dire qu'une fois la planche acquisitionnée, je devrai m'en servir. Et ça veut aussi dire que je devrai m'en servir pour l'usage auquel elle est destinée, et non pas comme annexe du meuble de l'entrée pour entreposer le courrier dans une magnifique reproduction du chaos de l'univers. Bref, je me donne 3 mois avant de craquer et de prendre quelqu'un pour donner une tronche workproof à mes fringues. Ah oui parce que j'ai oublié de vous dire, mais avec ce nouveau travail j'ai un nouveau salaire. Et je trouverais ça dommage d'en redonner un max à l'Etat tout en continuant à passer mes soirées à repasser, alors je sens que je vais sous peu faire d'une pierre deux coups de cuiller à pot. Enfin tout ça pour dire que c'est fini d'avoir des collègues qui demandent si on est sapé pour un mariage parce qu'on est arrivé au boulot avec un jean sans trou et un pull qui n'a pas connu le 20ème siècle. Ouais, faut que je mette mon mois de chomiste à profit pour me faire une garde-robe de fille sérieuse. Et un garde chaussures aussi, parce que les Converse ça va moyen avec les tailleurs si je ne m'abuse.
Si vous le voulez bien, je vous entretiendrai de mon portable avec 300€ de forfait mensuel, de mon PC de fonction et de ma carte qui sert à payer l'essence de ma ouature même pour mes déplacements privés tels que vacances, week ends et autres virées chez Ikea, parce qu'avec toutes ces âneries faut que je me trouve un box pour ma ouature (de fonction mouhahahaha). Non mais pardon mais comprenez ma joie, je passe de salaire pourri et considération zéro à salaire normal et avantages en nature comme s'il en pleuvait, et les gens autour veulent que je sois happy dans mon travail, donc je jubile.
Voilà, au revoir au revoir Président, bonjour ouacances et pôle Emploi et un peu plus tard bonjour nouveau président. Ne me plaignez pas, je vous autorise même à jubiler par procuration. (oui je sais, ce post est puant d'auto-satisfaction, mais une fois de temps en temps ça fait pas de mal)
Aujourd'hui, 30 septembre, c'est mon dernier jour au labo. J'y suis depuis janvier 2006 dites donc. A l'époque j'avais 13 ans, des boutons plein la tronche, je trouvais que les parents c'étaient tous des cons et je voulais fucker le système. Non en vrai je devais effectivement avoir quelques boutons, et le seul truc que je fuckais c'était le RER A que je me farcissais matin et soir pour rentrer dans cette ville pourrie de Perpette sur Oise où j'avais élu domicile depuis septembre 2001. J'étais toute contente d'être en stage au labo, j'étais très décidée à faire une thèse après. Tous mes copains de promo faisaient des stages en entreprise (et étaient rémunérés, j'aurais dû me douter dès ce moment-là que les labos ça puait le caca à 12 bornes. Mais je pouvais pas, je passais trop de temps à attendre le RER à Châtelet Les Halles qui pue le caca, j'avais le pif saturé) (cette douce expérience olfactive vous était offerte par la Ratp et la région Ile de France qui sponsorise la carte ImaginR).
On va pas s'attarder sur le côté qui sent lui aussi le caca et qui fait que je suis super contente de partir, que j'ai envie de crier "free at last, I am free at last" en courant cheveux zau vent et bras grand ouverts à demi nue dans les rues de Paris. Parce que bon en trois ans forcément, y a eu des trucs biengs. Le truc bieng principal c'est que j'ai gagné un coboille dans l'histoire, soleil de mes jours, astre de mes nuits, et descendeur de mes poubelles.
Et puis il y avait aussi des trucs dont je ne mesurais pas forcément l'importance. Et que maintenant que je sais où je vais bosser à partir de novembre, je me rends compte. Mon nouveau boulot que je ne vous en dirai pas plus, mais qui est dans une boîte privée où les gens ils s'en tamponnent complètement du mot thèse. Et qui est aussi situé dans une ZA de la région parisienne. Et quand tu as bossé 3 ans presque 4 dans un labo situé en plein milieu du 6ème arrondissement de Paris, près du boulevard St Germain, près de St Michel, près du Luxembourg, près du métro, du RER, du bus, du velib, tu pleures un peu de te retrouver dans la ZA que même pas y a des bus pour y aller, mais seulement des CARS tout pareils que pour aller au salon des Vieux Libidineux sauf qu'il faut payer. Et que y en a un toutes les heures, aux heures de pointe. Ah, on m'en signale que je m'en tamponne puisque j'aurai une voiture de fonction. Très bonne remarque (oui c'était juste pour caser la voiture, mais que voulez-vous je ne m'en remets pas). Ceci dit, voiture de fonction ou pas, je peux me brosser pour avoir de nouveau 4 starbucks à moins de 3 minutes à pied de mon lieu de travail. Et y a pas de Nespresso dans ma nouvelle boîte, ce qui est un pur scandale.
Et à partir de novembre, je vais devoir me donner l'apparence de quelqu'un de sérieux qui possède un fer à repasser. Ca change de mon look habituel de sortie de machine à laver. Du coup, je pense que ça sous-entend que je vais devoir faire l'acquisition d'une planche à repasser. Voyez-vous ça. Et ça veut aussi dire qu'une fois la planche acquisitionnée, je devrai m'en servir. Et ça veut aussi dire que je devrai m'en servir pour l'usage auquel elle est destinée, et non pas comme annexe du meuble de l'entrée pour entreposer le courrier dans une magnifique reproduction du chaos de l'univers. Bref, je me donne 3 mois avant de craquer et de prendre quelqu'un pour donner une tronche workproof à mes fringues. Ah oui parce que j'ai oublié de vous dire, mais avec ce nouveau travail j'ai un nouveau salaire. Et je trouverais ça dommage d'en redonner un max à l'Etat tout en continuant à passer mes soirées à repasser, alors je sens que je vais sous peu faire d'une pierre deux coups de cuiller à pot. Enfin tout ça pour dire que c'est fini d'avoir des collègues qui demandent si on est sapé pour un mariage parce qu'on est arrivé au boulot avec un jean sans trou et un pull qui n'a pas connu le 20ème siècle. Ouais, faut que je mette mon mois de chomiste à profit pour me faire une garde-robe de fille sérieuse. Et un garde chaussures aussi, parce que les Converse ça va moyen avec les tailleurs si je ne m'abuse.
Si vous le voulez bien, je vous entretiendrai de mon portable avec 300€ de forfait mensuel, de mon PC de fonction et de ma carte qui sert à payer l'essence de ma ouature même pour mes déplacements privés tels que vacances, week ends et autres virées chez Ikea, parce qu'avec toutes ces âneries faut que je me trouve un box pour ma ouature (de fonction mouhahahaha). Non mais pardon mais comprenez ma joie, je passe de salaire pourri et considération zéro à salaire normal et avantages en nature comme s'il en pleuvait, et les gens autour veulent que je sois happy dans mon travail, donc je jubile.
Voilà, au revoir au revoir Président, bonjour ouacances et pôle Emploi et un peu plus tard bonjour nouveau président. Ne me plaignez pas, je vous autorise même à jubiler par procuration. (oui je sais, ce post est puant d'auto-satisfaction, mais une fois de temps en temps ça fait pas de mal)