jeudi 25 juin 2009

Abécédaire, 3/3

P comme poule. Fille de bonne famille d'où l'expression: "sa mère la poule" ? Vous noterez que sa mère la poule est vachement plus drôle à prononcer que sa mère la périprostipute. Y a pas photo sonore. En plus, sa mère la poule a la faculté de ne pas faire crier « y en a pas ici » dans le meilleur des cas ou « oh les gros mots », dans le pire, par les autorités maternelles froncées du sourcil.

Q comme Popotin arrière.

R comme rencontres bloguesques. J’en ai fait plein, et à chaque fois c’était très super. La dernière en date c’était Ccil et c’était vachement bien. Même que si la science le veut bien, on remettra ça bientôt. Y en a une autre de prévue dans pas longtemps. En plus pour cette fois-là, on décentralise. Et ça permet aussi de se rendre compte que le monde est petit, et c’est pas Ccil ou Londoncam qui vont dire le contraire. Et venez pas chouiner que ça fait longtemps qu’on a pas fêté la St Blog. Je le sais, merci. Pour cet été c’est foutu, j’ai pas un seul week end de libre. Mais on peut envisager de faire ça dans les environs d’octobre.

S comme suhsi. J’adore les sushi. J’adooooore ça. Et j’aime encore plus en manger maintenant que c’est moi qui les fais. Parce que non seulement c’est bon, mais en plus ça me rend super fière de moi (on peut dire ça à un entretien d’embauche : une des plus grandes réussites de ma vie c’est de savoir faire les sushi ? Non, Dommage)

T comme thèse. Oui bon ne pas confondre faire une thèse et devenir docteur. On connaissait les gens qui ne branlaient rien mais réussissaient quand même à devenir docteur, et maintenant y aura moi, qui fait une thèse mais ne sera sans doute jamais docteur (que les alcooliques inquiets se rassurent, y aura quand même fête de fin de thèse, car la joie sera en moi et pas qu’un peu)

U comme urubu, parce que j’ai pas d’idée et que urubu ça sonne pas mal. Comme c’est un oiseau, je pense qu’on peut s’en servir comme alternative masculine à l’expression sa mère la poule. Son père l’urubu, c’est très distingué. Allez hop, on le valide.

V comme vacances. La plus meilleure chose dans le travail. Ceci dit sans travail on serait tout le temps en vacances, et que personne ne vienne me dire qu’on s’ennuierait, qu’on s’en lasserait vite et qu’on serait bien content de retourner bosser, je n’y crois pas une seule seconde. Je suis sure que les gens se disent ça pour s’en convaincre et se consoler. Les vacances, c’est bien. Partir en vacances, c’est très bien. Revenir de vacances c’est moins bien ; sauf au début quand on raconte et que tout le monde est jaloux. C’est pour ça qu’il faut partir hors saison, ça fait encore plus de jaloux.

W comme week end. Mini ersatz de vacances. Sauf qu’en fait on en profite pour faire tous les trucs chiants qu’on n’a pas pu faire pendant la semaine. Résultat, le week end devient une annexe de la semaine. Et on ne rêve plus que des vacances. La vie est vraiment compliquée. Mais c’est toujours mieux que la semaine, donc bon je prends et j’attends la chose avec impatience dès le lundi matin, voire le dimanche soir.

X comme Xoulala, je sèche. Je pourrais dire xylophone, j’en ai fait à l’école primaire, même que j’aimais bien ça surtout le xylophone basse qui faisait des beaux sons tout ronds tout graves. A part ça, je vois pas.

Y comme Yaourt. C’est bon les yaourts. Si si. A part ça, rien à signaler dans les Y, à part que je viens d’apprendre un nouveau mot : yodiser (aucun rapport avec le sel)

Z comme Ze end, l’alphabet il a pas l’air comme ça mais il est long.

Edit:Pour les sceptiques qui ne croient pas que je suis une moda, je le PROUVE sous vos yeux ébahis. Je suis une moda car je reçois des invits pour les ventes privées. ET OUAIS. La preuve en images



Alors, c'est kiki a un vrai blog de moda? c'est MOUA!


mercredi 24 juin 2009

Abécédaire 2/3

H comme Hannibal et Brutus, les gerbilles au cerveau de petite taille (je mets pas le pluriel, y a des chances qu’ils n’aient qu’un cerveau pour deux, ils sont un peu siamois par la tête, ais sans se toucher, comme des simaois en wifi quoi). Bon normalement on dit Brutus et Hannibal, dans cet ordre-là, mais ça ne change rien à la taille de leur cerveau. Heureusement qu’ils sont mignons et qu’ils ne sont jamais à cours de bêtises, sinon on se poserait des questions… Je leur cause matin et soir, ils apprécient boucou (si je viens pas, Brutus attend près de la porte tellement il m’aime d’amûûûr, et non ça n’a rien à voir avec le fait que je lui file des graines de courge à chaque fois)

I comme idioties. J’aime regarder les idioties qui passent à la télé. Les idioties-réalité ce sont les mieux . J’ai raté le début de Secret Story et ça me chagrine, parce que j’ai comme l’impression que cette année y a du lourd. Y aura pas Koh Lanta cet été et l’île de la tentasse c’est fini. Le Bachelor me manque, je crois que je ne me remettrai jamais de la fin de cette émission. Encore heureux qu’on a l’amour est dans le pré, sinon la vie serait bien trop dure. (an mais le bachelor quoi, c’était quand même énorme, les roses, tout ça).

J comme Jmanfoussamféchiéjivépa. Ou comme Jmanfoussamféchiéjlefrépa. Dit au moins une fois par jour. Affirme volonté et opposition ferme à quelque chose. Exemple, tous les vendredis, le bigboss dit « Ashley, j’attends le compte-rendu de la semaine ». Jmanfoussamféchiéjlefrépa. Et je le fais pas. On a aussi « Visite médicale demain à 11h30 ». Jmanfoussamféchiéjivépa.

K comme Kafé. Mmmmh c’est bon le café. Deux cafés a day keep the doctor (but keep you pas loin des wawas). Après je dis deux mais ça peut être plus, deux c’est le minimum. Mais bon ajouté aux deux ou trois thés par jour, ça finit par faire boucou d’allers-retours bureau-wawas.

L comme labo. Le labo c’est malheureusement la deuxième maison. (sauf en ce moment vu que de maison je n’ai point jusqu’à mardi). Ceci dit, ça peut aussi faire L comme Làdoùjvémbarré, parce que quand y en a marre, y a que je me barre.

M comme moda. Je suis une moda. La mode, ça me connaît. Je suis à deux doigts de m’ouvrir un autre blog où que je pourrais vendre tous les vêtements que j’achète et que je ne mets jamais. Le problème c’est que comme je suis du genre pauvre et que ça va pas aller en s’arrangeant (le 1er octobre, Ashley profession Chômeuse), ben je réfléchis à 2 fois en tournant 7 fois ma langue dans ma bouche avant d’acheter un truc. Je veux être sure que je vais le mettre, l’user jusqu’à la corde et l’aimer d’un amour inconditionnel. Et je peux difficilement ouvrir un blog pour revendre des fringues trouées qui valaient déjà rien y 6 ans. Surtout que ça peut encore faire de très bons pyjamas. Si si.

N comme Non-nutella. Je ne dois pas être normalement constituée au niveau de l’intérêt pour le chocolat. Le Nutella je trouve ça pouark, ça donne vraiment l’impression de bouffer du gras chimique, et ça se colle dans tous les coins de la bouche, intérieurs et extérieurs. La déprime Nutella à la petite cuiller, j’ai jamais fait et je ferai jamais je pense. La déprime charcuterie ou pistaches, là oui. Et le chocolat pareil, j’arriverai jamais à m’envoyer une tablette entière de chocolat. Sauf de celui que tout le monde trouve dégueu : le chocolat blanc. Un carré de bon chocolat (pas de Galak, le vrai bon chocolat, belge par exemple avec des tas de parfums trop bons, chocolat au cumin, mmmmmmmh), ça me fait plaisir, j’aime bien avec le café. Mais je n’en mangerai jamais 12 de suite. C’est pas possible. Mais je crois que côté desserts je suis très incohérente, parce que la cannelle bof quoi, mais les speculoos là je dis UI et re UI.

O comme organisation. Mot que je pense inconnu de moi. Mais quand je vois comment certaines personnes se débrouillent, je me dis que je suis peut-être pas si pire parfois.

mardi 23 juin 2009

Abécédaire, 1/3

Y a Flozus qui a eu une sacrée bonne idée (gloire à Flozus) que je mets en pratique là maintenant tussuite. Merci Flozus

L’idée est la suivante (je cite la prose flozussienne) :

« Je te propose le sujet suivant pour ta prochaine panne d'inspiration: l'Abécédaire d'Ashley.
A: Ashley Abbott: célèbre gratineuse atristique ?
B: Bostonie: village de vacances ?
C: Coboille: mâle a ta tête ?
...
P: Poule: fille de bonne famille d'où l'expression: "sa mère la poule" ? »

Je vais respecter les suggestions, et il me reste 22 cartes blanches, je devrais pouvoir m’en tirer. Allez hop c’est parti.

A comme Ashley Abbott. Je ne suis pas une célèbre gratineuse atristique.Gratineuse oui (mais bon j’essaie d’arrêter), célèbre non et atristique jamais entre les repas, mon médecin me le déconseille. En dehors de ça, Ashley Abbott c’est mon speudonyme, et j’aurais peut-être dû y réfléchir à deux fois avant de le choir. Mais bon tant pis, maintenant je l’ai je le garde. Et surtout, le truc pratique c’est d’avoir un pseudo qui n’est pas qu’un prénom et qui a aussi un nom de famille, ça évite les tours et les détours quand il s’agit de parler de certaines choses.

B comme Beauce-Thonnie (attention à l’orthographe quand même Flozus, y en a qui vont faire des lignes de copie si ça continue) : village de vacances, je suis obligée de dire NON. Mais on peut y tourner le prochain Koh Lanta, y a tout ce qu’il faut pour ça : des rats, des énormes cafards, la mer, des orages pour détruire la cabane et éteindre le feu, bref, je pense que Thé et Faim devrait y songer (je voulais mettre penser, mais penser et Thé et faim dans la même phrase ça me faisait bizarre).

C comme coboille. Mâle à ta tête. Mâle oui, à ma tête d’accord mais seulement si moi je suis à la sienne. Et merci de t’en préoccuper, mais je n’ai jamais mal à la tête, sauf des fois, et dans ce cas-là je suis très pénible, on dirait un mec qui a attrapé un rhume (rhume ou crève, c’est le nom de la maladie chez la femme, cancer de la gorge et du cerveau et du nez, c’est le nom de la maladie chez les sujets de sexe masculin).

D comme Dorothée. C’est mon prénom à moi que j’ai en vrai (han le scoop). Autant vous dire que dans mon enfance, j’ai souffru. Et je souffre encore. Parce que NON c’est pas drôle de me demander « et sinon ça va Jacky ? Et t’as des nouvelles des Musclés ? ». Ca pose aussi problème à l’étranger. Pour une raison que j’ignore, les américains sont complètement incapables de prononcer le mot Dorothée. Ca donne des trucs assez atroces du style, dans le meilleur des cas Deurtey ou Dorty. Et cerise sur le gatal, les américains font des blagues une fois qu’ils ont pigé comment je m’appelle. Et bah ouais, le magicien d’Oz, tout ça, j’y ai droit à chaque coup « Where are your red shoes ? » Dans ton cul.

E comme emmerdes. Je crois que j’en ai tout le temps (attendez je fais ce que je peux, je peux pas mettre p comme poisse à cause que Flozus a décidé poule, et si je case pas ma poisse dans cet abécédaire c’est comme si que c’était pas de moi qu’on cause). Quand je prends le train, l’avion, le bateau. En France ou à l’étranger. Quand je vais à la poste. Quand je vais à la banque. Quand je ne vais pas à la Poste et quand je ne vais pas à la banque. Je pense que si on enlevait de ce blog les billets causant de ma poisse, il ne resterait pas la moitié.

F comme feignasse. Je suis une grosse feignasse, mais je le vis très bien, merci. J’aime boucou ne rien faire. Ca me repose, ça me détend, ça me fait du bien. Mais parfois c’est un peu compliqué, parce que le coboille, lui ça l’angoisse de ne rien faire, faut toujours sortir, faire ci faire ça aller voir ça, sinon il ne se sent pas bien du tout. Mais bon il a fait des progrès depuis quelque temps, je dois l’avouer. Et ça tombe bien.

G comme gougueule. Non mais c’est vrai, on faisait comment avant quand on avait pas gougueule. Gougueule il fait tout pour nous. Il trouve dans le ternet du texte et des images, il donne les plans de toute la terre, il traduit, pas très bien mais bon il traduit quand même, avec blogger on peut avoir des blogs, il a ToiLeTube, et on peut aussi avoir une boîte mail. J’ai ouvert ma boîte J’aiMail y a pas si longtemps que ça, dans l’unique but de pouvoir causer avec ma copine de bureau que si je tends le bras je la touche sans que les deux autres du bureau ne nous entendent. C’est pas qu’on dit des trucs secrets c’est que si on le faisait à voix haute, ça caquetterait trop dans le bureau. Et quand on en a marre de J’aiMail, on peut toujours se causer sur Fessebouc. C’est beau la technologie.

lundi 22 juin 2009

Sous acide (la drogue, c'est MAL)

Je bloguerais bien, mais je peux point (ouin ouin ouin). Mon cerveau est momentanément indisponible, je l’ai laissé sur le chantier de ce week end. J’ai passé un délicieux samedi, la tronche dans la cuvette des chiottes pleine d’acide pendant 3 heures, ma brosse à dents à la main, ainsi que deux heures dans la douche à récurer les joints à la brosse à dents (mais une autre hein, pas de panique). Je vous déconseille le peeling à base de vapeurs d’acides, ça flingue la peau de la tronche. Et maintenant j’ai un gros bouton sur le front. (qui n’a probablement aucun lien avec l’acide, mais je préfère me dire que c’est l’acide le responsable et pas ma peau pourrie, merci de ne pas briser tous mes rêves). Et dimanche, peinture et pose de toile de verre. Je crois que j’ai maintenant un niveau bac+12 en toile de verre, je sais ce qu’il faut faire et pas faire (devinez comment j’ai appris ce qu’il ne faut pas faire ? Ca commence par Amédée et ça se termine par PAN !)

Piti ouane, il faut couper les lés. Donc piti 0, il faut mesurer les murs et ajouter 10 cm. Puis dérouler 3 mètres de toile par terre dans le studio. Ce qui sous-entend qu’il faut avoir un espace de 3m de long et 1 mètre de large à disposition (on peut aussi faire ça dans un espace de 3 mètres de large et 1mètre de long, mais c’est beaucoup plus technique, c’est pas pour les débutants je peux vous le dire). Ensuite on coupe. Puis on roule le lé. Et on le pose là où y a de la place mais pas en dessous des peigneurs de plafond.

Piti tou, il faut mettre le colle à toile de verre sur les murs. La découverte Ashley du week end : la colle à toile de verre ça sent trop BON, ça change vachement des chiottes acidifiées, c’est super (sauf quand le père du coboille intervient « Ashley je te vois arrête tout de suite de te shooter à la colle ». Oups, pardon.). Quand le mur est plein de colle, il faut poser les lés. Droit. Sans bulle. C’est dur, surtout quand en plein milieu du mur, vers les 1.70m, y a une prise. Mais bon on s’en sort. C’est toujours plus facile que de poser le bordel derrière un radiateur.

Piti tri, il faut admirer l’ouvrage et découper ce qui dépasse en haut et en bas au cutter SANS se couper les doigts (c’est un peu la difficulté technique de la chose. Avec aussi le non-crevage d’œil quand comme moi on s’approche tout tout près du mur parce que toile blanche sur mur blanc on voit pas bien où on est. Et le cutter part tout seul, vlan)

Et pour achever la journée en beauté, j’ai eu le droit de peindre les plinthes (ouais !). Pour les nostalgiques de la petite enfance et de la très élégante et très prestante position du 4 pattes, c’est parfait. Seulement moi, d’après Môman, j’ai jamais su marcher à 4 pattes. Je fais partie de la race des bébés qui n’ont jamais su faire ça, ceux qui sont passés (péniblement) du rampage commando-parcours du combattant à la marche. Déjà, il faut mettre le scotch par terre à ras des plinthes pour protéger la moquette. Quand on voit la tronche des cadeaux que j’offre quand ce n’est pas un vendeur qui a fait le paquet, on peut avoir des doutes sur mes capacités à poser du scotch. (et on a raison). Si on ajoute à ça que le scotch c’est quand même vachement plus mieux si on le pose à 4 pattes…

Ensuite, peinture. Ca, ça va. Enfin surtout si personne ne regarde, parce que blanc sur blanc, va savoir où t’as peindu et où t’as pas peindu. La seule possibilité, c’est de mettre le doigt. Si le doigt est blanc, test positif, c’est peindu là. Si le doigt est pas blanc, test négatif, faut peindre. Attention, cette technique ne peut être utilisée que 10 fois en cas de réponse positive à chaque fois (voire moins pour les amputés des doigts). Là où la méthode atteint ses limites, c’est que test positif ou négatif, faut peindre à cet endroit-là, soit pour enlever les traces soit juste pour peindre.

Et il y a un piège (dans lequel je suis tombée à genoux joints, évidemment). Quand une plinthe tu peins à genoux, si quelqu’un t’appelle, te retourner tu ne dois. Sinon le jean dans la peinture fraîche tu finiras.

Après cette longue journée, quoi de mieux que de prendre un peu soin de soi ? Après la douche, j’ai entrepris de changer le vernis de mes doigts de pied. Erreur. Totale. Sans cerveau c’est très difficile, voire quasi impossible. J’ai commencé par chercher le white spirit à orteils dans la salle de bains. En fait ça s’appelle dissolvant, mais bon c’est presque pareil. Puis, j’ai voulu enlever la peinture. Ca a marché. Youpi. Et ensuite je suis allée chercher le scotch qu’on met sur le bord des orteils pour éviter que ça déborde. Grosse désillusion, ça n’existe pas. Il ne faut pas déborder. Ah merde. Et surtout, il me manquait le truc essentiel : le vernis. Je n’arrivais pas à le trouver dans le tiroir à bazar. Alors j’ai dit tout haut « Control F vernis à ongles ». Et c’est là que je me suis rendu compte que l’acide m’avait peut-être attaqué le cerveau en plus de la face.

Alors plaignez-moi les gens, plaignez-moi, parce que c’est pas fini, et qu’en plus cette semaine on se fait mettre à la porte de chez nous par Pierre Ponce.


Et tant qu'on est dans les travaux, la version lutecwomanesque du changement de parquet est , et c'est juste super (ceux qui zy vont pas c'est des pas gentils).



vendredi 19 juin 2009

Nada

Là voyez-vous, ça fait plusieurs jours que je cherche désespérément un sujet que je pouvais traiter avec la rigueur scientifique qui est la mienne sur ce blog. Et j’ai rien trouvé. Ce qui est ballot, parce que j’ai bien envie d’écrire une ou deux conneries. C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa goule (comme diraient les modas tenancières de blogs).

D’ailleurs en parlant de modas, j’avais un instant envisagé de vous entretenir de cette mode stupide de la botte d’été (enfin ceci dit cet été c’est peut-être pas si ridicule, mais bon si on peut plus se moquer où va t on ?). Et d’enchaîner sur cette maladie bizarre qui semble frapper les modas : elles n’ont jamais froid en hiver alors qu’elles ont le popotin arrière à moitié à l’air, sans parler des bras à cause des pulls sans manche, et l’été elles n’ont jamais chaud alors qu’elles sont en bottes. Elles doivent avoir des problèmes de thyroïde en plus des problèmes orthopédiques qui leur font rentrer les genoux. En revanche, la moda est frileuse des chevilles, parce que pardon mais la tong-botte ne peut pas avoir été créée dans un but esthétique. C’est IMPOSSIBLE.

Après j’ai pensé à vous causer d’un truc pas drôle, mais en fait non parce que les trucs pas drôles c’est pas drôle et que rigoler c’est plus marrant qu’être triste (je m’entraîne pour mon oral de Miss France de cet hiver et je sens que je commence à tenir le truc là)

Puis j’ai voulu vous faire une espèce de pot pourri (c’est le cas de le dire) des candidatures spontanées que j’ai reçues ces derniers temps. Et spontané c’est vraiment le mot qui convient. Ils sont bêtes à pleurer. Et puis en fait non, parce que relire ces bouses ça m’aurait énervée (parce que parmi ces crétins y en a que ça va être mes élèves l’an prochain, je pars avec un a priori négatif là bizarrement. Surtout que je sais d’avance que quand je vais leur dire qu’ils ont intérêt à bétonner CV et lettre de motivation pour trouver un stage de fin d’études, ils vont prendre leur air blasé et dire « mais madame on sait hein, c’est bon ». Et deux jours après, ils enverront leur CV au labo en disant qu'ils écrivent parce que "Votre entreprise est à la pointe de l'informatique et des télécommunications". Le seul mot qui correct là-dedans c'est" est"; Y a du boulot c'est moins qui vous le dis

Et enfin, je pourrais vous raconter comment hier soir je me suis retrouvé à prendre l’apéro avec des américains que je ne connaissais pas mais que c’étaient les neveux d’un chercheur du pays des cowboys, mais à part une bonne vingtaine de « Oh my gosh », ils se sont très bien tenus, n’ont pas goulé que la Tour Eiffel et le Château de Versailles c’était so amaaaaaaaaaaaaazing, fantastic et cute. On a même passé une bonne soirée.

Résultat bah j’ai rien à dire. Bon rassurez-vous, ce week end on fait des travaux, je devrais réussir à me transpercer la main avec une fourchette ou à me noyer dans un litre d’acide chlorhydrique. Mais bon d’ici là c’est pas gagné. Donc toutes les suggestions sont les bienvenues, n’hésitez pas. Allez bon week end les gens, moi je pars dégager les angles.

mardi 16 juin 2009

Robin du Bois et conséquences

Mardi dernier était un grand jour : je recevais Lutecewoman dans mon doux foyer. Pour l’occasion, j’avais créé un nouveau style de déco que même Valérie D’Amygdales n’a jamais osé, j’ai nommé la random déco. Le principe est très simple. On prend les meubles d’une ou plusieurs pièces et on les dipose au pif dans une autre pièce pour boucher les trous. Dans le cas qui nous intéresse, on avait récupéré tous les meubles du couloir (même la Billy sa mère la poule qu’il manquait 3 pauvres centimètres pour qu’elle passe la porte du salon et que donc on a dû la vider et la coucher à 7h30 pour réussir à la caser de la plus belle manière qui soit : perpendiculaire au mur).

Normalement, on était tranquille jusqu’à 10h minimum, heure à laquelle Robin Du Bois devenait nous envoyer son émissaire Petit Jean pour tout casser le parquet du couloir et en remettre un nouveau à la place. A 9h15, King Kong faisa la sonnette. J’ai ouvert la porte et j’ai découvert un homme armé d’un gros pied de biche. Bonjour je suis le menuisier disa le menuisier. On a été très sages pour une fois et on n’a même pas beuglé « Bonjour nous sommes Lutecewoman et Ashley Abbott ».

Il a tout cassé et remis du nouveau parquet dans le couloir. Et il a même remis la porte des wawas sans que je lui demande. Et le lendemain il a fait pareil dans le salon. Le premier soir, j’ai reçu un naissèmesse extatique du coboille qui disait « aaaaaaah je suis aux toilettes et c’est le bonheur, je peux enfin prouter en paix ». Ah bah oui, parce que depuis de longs mois, pour cause de rideau très bon isolant visuel mais très mauvais isolant phonique, on était devenu vachement intimes du prout (cherchez pas, sans porte, même avec la télé ou la radio vous êtes grillé). Bon à chaque fois on criait « Oh Brutus un peu de tenue tout de même » pour la forme, mais quand même. (ah ouais, dans ce blog on ne vous cache rien on vous dit tout)

Bref, c’était vraiment le bonheur. Une porte aux wawas, un parquet plat sans trou, que demander de plus ? (Une sangria et des tapas ? Ah oui pourquoi pas). Et ce matin, un homme est venu briser tous mes rêves.

King Kong faisa la sonnette à 8h15. Bonjour disa Ashley Abbott en ouvrant la porte. C’était Pierre, celui qui ponce (je suis en grande forme aujourd’hui je crois) et qui vitrifie aussi. Il a dit tussuite « j’ai une mauvaise nouvelle. Quand on fera les travaux, vous en pourrez pas dormir dans votre chambre (là je m’ai dit « pas graaaaaaaaaaaave on dormira sur le canapé), parce que vous ne pourrez pas marcher dans le couloir qui va à la chambre ». Là je m’ai dit « han la merde, si on peut pas marcher dans le couloir, ça veut dire qu’on peut pas rentrer dans l’appartement. »

Pierre Ponce le Fourbe a ensuite dit « faut mettre tous les meubles dans la chambre et c’est pas nous qu’on va le faire ». Et après il a dit d’autres trucs tout aussi désagréables, des trucs concernant la poussière et les odeurs. Le chien. En conclusion, nous n’avons pas le droit de mettre les pieds chez nous du 25 au 30 juin. Sauf le dimanche 28 où on doit venir changer de place tous les meubles qui étaient dans la chambre et dans une moitié du salon pour tout remettre dans l’autre partie du salon (ouais on a un grand salon de grosses bourgeasses que avant c’était deux pièces séparées et que quelqu’un a pété la cloison et que maintenant c’est une seule grande pièce que la terre parisienne entière nous envie). Et après on s’en va de nouveau jusqu’au mardi 30 au soir.

Et y a pas que nous qu’on doit déménager, y a aussi Brutus le pétomane et Hannibal le stroboscope (oui cet animal n’a pas le déplacement continu, il est bizarre. Mais gentil. Mais bizarre) qui doivent se trouver une famille d’accueil pendant cette période (entretien très simple, rien à faire pendant 5 jours à part mettre un rouleau de PQ vide chaque soir dans la cage. Garantis sans odeur).

Et ensuite, nous mangerons de la poussière pendant 12 ans. Allez, plaignez-moi les gens, plaignez-moi.

jeudi 11 juin 2009

Lisbonne, Lisbonne, 4 jours d'arrêt

La semaine dernière, je suis zétée à Lisbonne. Et je crois bien que les dieux sont de nouveau avec moi, il ne m’est rien arrivé dans l’avion, pas de retard, pas d'avion en réparation, rien. Ceci dit, j’ai comme l’impression que pas longtemps avant, certains avaient assez pris pour qu’il ne m’arrive rien pendant les 15 prochaines années.

Jeudi, je suis partie à l’arrêt au port prendre l’avion. Pas de problème de train pour aller jusqu’à Roissy. Pas de problème à l’enregistrement, j’avais déjà imprimé ma carte 2 jours avant. Pas de problème à la sécurité, si ce n’est que la sécuritière voulait absolument que j’enlève ma ceinture avant de passer le portique. Sauf que je ne mets jamais de ceinture et que donc j’avais du mal à l’enlever. Et que derrière moi y avait un groupe de 5 Mexicains (je le sais, ils avaient leur passeport à la main) qui toussaient à n’en plus finir. Après, je pensais que tout ne serait que luxe calme et volupté, à cause que j’avais cassé ma tirelire de Miles et que je voyageais en classe affaires. Erreur.

Je suis montée dans l’avion, et là stupeur, point de siège massant énorme qu’on peut mettre en lit sans jamais toucher le fauteuil de devant. Il n’y avait que des sièges de pauvres, trois de chaque côté. La différence, c’est que celui du milieu ne peut pas être occupé. Ensuite l’hôtesse est passée proposer du champagne ou du jus d’orange. J’étais bien décidée à prendre du champagne, mais tous les autres prenaient du jus d’orange, et ne voulant pas passer pour un alcoolo (il était 15h), j’ai suivi. Bien entendu, à la rangée derrière, ils ont tous pris du champagne. Et bien entendu, y a jamais eu de deuxième tour.

Après le décollage, mon voisin a décidé de se mettre à bosser. Comme tous les autres d’ailleurs, parce qu’un jeudi en début d’après-midi en classe affaires, ça fait un peu tache de ne pas avoir de costume et de petit cartable en cuir pour ranger des documents top secret. Moi j’étais en fausses birk et jean troué même pas petit ami… Enfin bref, mon voisin s’est mis à bosser. Et c’est là que j’ai deviné sa profession. Au moment où il m’a mis des plans de maison format A0 sous le pif, qu’il essayait d’étaler avec les deux bras bien écartés. Architecte. Bingo. Le seul qui fait le mariol il est pour moi. Etonnant, non?

Après une heure de regardage de plans, qui ne m’ont d’ailleurs pas franchement convaincue, sans doute à cause des arbres tout rachitiques virtuellement plantés devant une façade jaune poussin, il a décidé de faire la sieste. Du coup moi aussi, parce que ça faisait un bout de temps que je l’attendais celle-là. C’est à ce moment-là que les deux vieilles de derrière ont commencé à criscuter. Oui criscuter, comme discuter en criant quoi, criscuter. Que Archie et moi on pouvait pas fermer l’œil.

On a fini par arriver, et j’ai pris le bus pour rejoindre le coboille. Oui parce que le coboille était là depuis dimanche, pour causer de sa science avec des gens qui font la même science. Pendant une semaine, tout le monde cause de ce qu’il fait dans l’unique but de montrer que ce qu’il fait est plus bien que ce que font les autres. Quand on est élégante et prestante comme moi, on peut aussi appeler ça « le concours de suikalaplugrosse ». Et vous serez donc ravis d’apprendre que cette année, ce sont les Hollandais qui ont la plus grosse.

A peine arrivée, je suis allée au dîner de la science en goguette. J’étais bien contente, parce que j’allais revoir des gens qui viennent parfois bosser au labo à Paris, et chez qui on était allé l’an dernier au Nouveau-Mexique. D’où une arrivée remarquée en bas du restaurant « Ouhou, Tiiiiiiidjééééééééé » (Aïe av euh véri tcharmingue french accent). Après avoir bien hugué tout le monde, on a pu passer à table. Dans une petite salle à l’étage, très basse de plafond. Et avec une acoustique très pourrie qui a fait qu’au bout de 2 minutes, tout le monde criscutait très fort.

Fidèle à ma poisse habituelle, j’ai eu la chance de me retrouver en face du seul sourd de la soirée. Mais fidèle à ma politesse habituelle, j’ai tenté de lui faire la causette. Et c’est seulement à ce moment-là que j’ai compris qu’il était sourd. Dommage. Du coup, il a commandé plein de vin en me disant 20 fois que c’était pas du tout pour je sois drunk, ouh la la, ne nous méprenons pas. Mais je n’écoutais déjà plus, parce que les calamars étaient devant moi, et je ne puis résister aux calamars (lula en portugalien, squid en anglais, calamar en espagnol, calamar en français, kalmar en allemand, je peux en manger dans tous les pays de la Terre si besoin) .

A ce stade, on avait déjà bu du vin rouge (pas bon, et qui tache boucou, je pense qu’ils jettent les nappes tous les soirs dans ce resto, sinon c’est pas possible), mais surtout pas mal de vinho verde, qui est l’exact contraire des vendanges tardives et qui se traduit en français par vendanges tôtives. Et on avait fini au Porto.

On ne pouvait pas en rester là, il était bien trop tôt et nous avons fait une promenande en pente qui monte jusqu’à un bar. J’ai pris un verre de sangria. A 1€ et des poussières. Et surprise, il faisait 75 cl. Et c’est beaucoup. On est rentré à l’hôtel à 2h30, et en plus il y a une heure de décalage avec la France, donc pour moi il était 3h30. J’étais légèrement fatiguée. Mais moi, j’avais pas le dernier jour du grand prix de suikalaplugrosse à me taper. Je pensais même pouvoir dormir jusqu’à 11h. Mais ça c’est parce que j’avais pas pensé que ce serait le défilé des camions de livraison en bas de mes fenêtres dès 9h et que j’aurai une crampe en plein milieu de la nuit, une comme j’en avais jamais eu avant, la plus douloureuse crampe nocturne de ma longue carrière de crampes nocturnes à la jambe gauche (je vous conseille de hurler PUTAIN en pleine nuit quand vous dormez à l’hôtel, ça fait toujours plaisir aux voisins en général et au voisin de lit en particulier).

J’ai finalement réussi à me traîner jusqu’à la salle du petit déj, parce que le truc génial des hôtels c’est le buffet avec jambon et fromage à volonté (mais ça arrive juste avant le buffet petit dej le plus génial de l’hôtel de la Thaïlandie où y avait aussi des tas de plats trop bons en plus de la charcuterie et des œufs habituels que je sais même pas comment j’ai fait pour ascensionner la jungle avec ça dans le bide)

Et ensuite, j’ai bugué. Le ciel était gris très très foncé, mais j’ai rendu la clef de la chambre et laissé les bagages à la consigne de l’hôtel. Avec mon parapluie cassé dedans. Et je suis partie me promener, direction le Tage, histoire de ne pas faire un truc à haut potentiel de wahoutitude sans le coboille. La bonne nouvelle c’est qu’il y avait moult magasins le long du chemin. Et que j’ai pu acheter un parapluie tout neuf. La mauvaise nouvelle c’est que mon parapluie m’a été très utile. Mais bon je suis allée tout en bas, vers le Tage. Au moment où je devais déboucher sur une belle place, à la fin de la balade, je suis tombée sur un énoooooorme chantier avec de grosses palissades bien occultantes qui cachaient tout le paysage. Et c’était pas un petit chantier pour la rigolade, non non, c’était le réseau d’assainissement et de traitement des eaux usées qui était en travaux. Je vous laisse imaginer l’odeur hein, c’est cadeau.

J’ai contourné le chantier, en prenant un chemin à haute teneur en flaques (j’étais en tongs naturellement) pour quand même aller voir le Tage. Je pense que je l’ai vu, ça devait être le truc gris foncé sur lequel flottaient les bateaux militaires gris, là juste en dessous du ciel gris foncé d’où venait la pluie.

Je suis rentrée, comme à l’aller, en allant de magasins en magasins pour essayer de conserver les quelques centimètres carrés de vêtement secs que j’avais encore. Et j’ai retrouvé le coboille pour déjeuner. Ensuite, retour à l’hôtel pour récupérer les bagages et aller dans le nouvel hôtel, tout en haut en haut en haut d’une rue qui monte, comme il se doit.Et là, ce fut le bonheur, 2 heures de sieste pour se remettre de la nuit.

Et étrangement, dès l’instant où je n’ai plus été seule, la poisse est partie. Je crois que le coboille a un effet inverseur de poisse en fait. Bon il a un peu plu le samedi matin, mais j’étais à l’aquarium, bien trop occupée à convaincre le coboille d’adopter des loutres de mer pour me préoccuper des ces considérations météorologiques.

Bref, Lisbonne c'était bien. peut-être même que je mettrai les photos ce soir si j'ai le temps et le courage.


Les photos:

Promenade en pente et ciel menaçant, photo réalisée sans aucune mise en scène ...


Loutre en plein repas, à la demandé générale de Phoebe, président du sealoutre fan club.


Mulottes et soutifs portugaliens, pas du tout Ashley-approved

Rue qui monte pour aller à l'hôtel, très bonne excuse pour se péter le bide le soir "mais siiiiii j'ai besoin d'un dessert, sinon j'aurai jamais assez de force pour monter la rue"


mardi 2 juin 2009

Un seul être vous manque...


L’heure est grave. Je suis en train de vivre une douloureuse expérience. Dimanche, le coboille est parti en congrès en Portugalie. Sans moi. Je suis seule, dans mon grand ranch plein de courants d’air et de trous dans ce qui reste du parquet. Même les deux bêtes féroces ont pitié de moi.

Depuis dimanche, j’ai dû descendre deux fois la poubelle. Ce qui veut dire que depuis qu’on habite dans le ranch, j’ai dû descendre deux fois la poubelle. Ca fait deux fois de trop. Parce que le partage des tâches en vigueur stipule que je ne descends jamais la poubelle. Mon boulot à moi c’est de changer le sac et de mettre la poubelle à sortir à côté de la porte.

Depuis dimanche, j’ai aussi dû faire la vaisselle. Alors que je ne fais pratiquement jamais la vaisselle. Moi je salis les plats les casseroles les saladiers et tout le reste, et le coboille fait la vaisselle.

Mais surtout, le partage des tâches et de la salle de bains open-space de la maison stipule que quand le réveil sonne, j’allume la lumière (mais comme je suis sympa, juste avant j’essaie de prononcer de façon intelligible « tention zyeux allume » et ensuite je me rendors. Pendant ce temps le coboille va laver son corps de dieu grec. Et seulement après j’émerge. Parce que la radio ne suffit pas à me tenir éveillée.

Ce matin, à 6h45, la radio s’est allumée. Je me suis rendormie aussi sec (pour ma défense, à cette heure-là sur France Inter c’est le sport, et moi le sport ça me fatigue). 59 minutes après, le réveil s’est éteint. Mais moi j’étais toujours pas allumée. Heureusement, un gros camion très bruyant est arrivé en bas de l’immeuble et m’a tiré du sommeil. Après ma douche dans une salle de bains pas pleine de vapeur pour une fois, je me suis habillée et je me suis assise devant la table basse pour prendre mon petit déjeuner. Quelle ne fut pas ma stupeur de constater que rien n’était prêt. J’ai dû tout préparer moi-même, et c’est un scandale (j’en ai causé à Brutus et Hannibal qui sont complètement d’accord avec moi) (ça m’a coûté deux graines de courge et un croûton trois semaines d’âge, mais bon tant pis)

Résultat, plus d’une heure et quart de retard ce matin. Joli score.

Tiens d’ailleurs en parlant de Brutus et Hannibal, hier j’ai dû changer la litière toute seule, sans coboille pour me tenir le sac poubelle (oui oui, celui qu’il a fallu que je descende moi-même après). Ca m’a pris 45 minutes, alors que normalement en un quart d’heure c’est torché. Bah oui parce que j’ai bien essayé de tenir le sac ET de vider la litière dedans en même temps, mais tout finit par terre dans le salon. Alors j’ai dû vider la litière avec ma pelle et avec patience, pelletées par pelletées, assise par terre au milieu du salon en pensant au coboille qui sait si bien tenir les sacs poubelle (mais j’ai pas pleuré, j’ai ma petite fierté quand même)

Quand je suis allée me coucher, j’ai trouvé qu’il faisait étonnamment clair dans la chambre. Forcément, c’est toujours le coboille qui éteint la grande lumière (moi je me charge de la petite). Alors j’ai dû me relever pour tout éteindre. Bon, après pour me récompenser de mon courage tout au long de cette dure journée, j’ai dormi dans la diagonale du lit avec les deux oreillers pour moi toute seule. Chose étrange, ce matin, la couette était toujours à sa place, et pas partie du côté du coboille. Ce qui tend à prouver que NON la couette n’est pas irrémédiablement attirée par la fenêtre, mais que OUI c’est bien le coboille, celui-là même qui dit toujours qu’il a beaucoup trop chaud la nuit, qui pique toute la couette (ça c’est sûr que même moi avec 5 épaisseurs de couette au lieu d’une je crève de chaud hein).

Conclusion, les coboilles, c’est comme les portables, on se demande bien comment on faisait AVANT…

Jeudi je pars en Lisbonnie pour rejoindre le coboille. Mon défi sera de réussir à échapper aux promenades de vendredi avec les spouses (je suis boucou trop jeune pour être une spouz quand même) pendant que ces messieurs seront au travail (ensuite faudra que j'arrive à ne pas les croiser dans Lisbonne pendant que je ferai ma petite promenade de touriste sinon je suis foutue). Enfin travail, travail, faut pas pousser non plus. Parce que si je demande au coboille de me résumer la journée de boulot de lundi, il me répond "ouais c'était pas mal, le café est dégueulasse mais les pâtisseries sont vachement bonnes, même si elles tiennent vachement au corps". Bref, plaignez-moi les gens, plaignez-moi, parce que ça faisait longtemps.