vendredi 30 janvier 2009

Transports de vacances : l’eau

Oui c’est les 4 zéléments ce blog, sauf que ça fera 3, parce que sur le feu je n’ai point marché encore voyez-vous.

Quand tu vas en Bangkokie, tu as des tas de moyens de te transporter. Le pied (peu recommandé, d’abord il fait chaud, ensuite tu es sûr de te faire arrêter tous les 5 mètres par un conducteur de tuk-tuk qui veut bien t’emmener partout où tu veux seulement si tu t’arrêtes dans les magasins de son cousin et que tu dors dans l’hôtel de son frère après avoir déjeuné dans le resto de sa tante et qui te dit la seule chose qu’il sait dire en anglais « Hello, where you go ? » . Au 25ème en général je craque, je ne dis plus « Thank you » en faisant non de la main, je prends juste mon plus beau sourire et je lui dis en français « dans ton cul ». VOILA), mais aussi le tuk-tuk donc (un peu long au démarrage, rapport à la négociation marchandage préalable, puis à la prière pré-montage dans l’engin de la mort, et enfin au filmage du testament par APN avec mettage sous scellé de la carte mémoire et envoi en recommandé à mon notaire), le métro (pas essayé), le skytrain (essayé, climatisé, en hauteur, pas bondé) et le bateau, à cause qu’à Bangkok y a une rivière que ça s’appelle le Chao Praya et qu’à côté le périph aux heures de pointe un jour de grève c’est le désert.

Alors tu prends le bateau, qui comme tout bateau qui se respecte à un nombre limite de passagers officiel écrit dessus lui et comme tout bateau thaïlandais qui se respecte, se tape complètement de la sécurité et place le nombre limite à « quand c’est plein et que les gens commencent à tomber dans la rivière on arrête ». Mais c’est sécurisé quand même, parce que sur le ponton où on embarque, y a une grande ligne jaune avec écrit dessus « Safety first », la safeté première pour les non-angloparlants et les non-anglolisants. Soit tu restes derrière la ligne et rien ne peut t’arriver, soit tu passes la ligne et tu montes dans le bateau, et là on peut plus rien te garantir.


Parce que bon déjà, faut monter dedans. Et ça tangue (frères) ce bateau, et ce con de ponton il tangue en opposition de phase, résultat bonjour la marche et les sensations fortes. Ensuite dedans, faut faire gaffe quand que t’es une fille de sexe féminin (oui, parce qu’en Bangkokie y a aussi un certain nombre de filles de sexe masculin, ou de garçons de sexe féminin, on ne sait plus trop), faut bien s’accrocher, parce que si tu tombes ou que tu trébuches et que tu atterris sur un moine, bonjour le scandale. Les moines ils ont pas le droit de toucher des filles de sexe féminin, et vice versa. Alors gare.

Après, quand tu pars de la Bangkokie pour aller à la playa, ohohohohoh, tu prends un autre type de bateau : le long tail boat (que tu peux aussi prendre à Bangkok, mais bon c’est moins marrant, parce que sur l’eau douce tu ne te prends pas un gros paquet de mer toutes les 3 seconde,s et tu ressors sec). C’est un bateau qui est très joli, et que la première fois on s’extasie, mais qu’au bout de 3 minutes on n’en peut plus de tout ce boucan.

Maintenant, éloignez les jeunes personnes sensibles et ma môman, je vais vous entretenir de comment on a failli décéder par la mort aquatique maritime un beau jour de janvier, dans la fleur de l’âge de mes 16 ans.

Après 3 jours paradisiaques sur une île paradisiaque que quand j’ai mis le pied dessus j’ai dit « aaaaaah je veux passer le reste de mes jours ici » et que j’ai bien failli faire ça, effectivement, on devait partir pour une autre île, Koh Libong de son petit nom, et que le monsieur de Koh Libong devait venir nous chercher en long tail le matin à 11h.

A 10h30, on vient nous dire que le bateau sera là à 11h30 seulement, parce que c’est très windy today, et que du coup c’est un peu plus long. A 10h32, finalement c’était boucou trop windy pour prendre un petit long tail, donc on devait prendre le ferry. Problème : y a point d’embarcadère sur l’île. Donc un long tail va nous emmener au large, où le ferry le rejoindra, et là on passera sur le ferry avec l’élégance et la prestance qui nous caractérisent. A cet instant, j’ai commencé à flipper un brin.

On est partis, la mer était un piti peu démontée quand même, pour pas dire beaucoup, et je commençais à vraiment appréhender le changement de bateau. Mais on se dirigeait vers une île où on avait été la veille, et on avait vu que comme par miracle, 1 y avachement de fond près de cette île donc c’est ok pour le ferry, et 2 près de l’île, la mer est super calme même quand à côté elle est agitée.

Sauf que pour une raison que la raison ignore, on s’est arrêté AVANT la zone calme. Et quand j’ai vu qu’on allait s’arrêter en pleines montagnes russes, le seul truc que j’arrivais à dire c’était Nononononononononononon avec de temps en temps un petit « putain non ». J’vais crè crè crè peur. On s’est collé au ferry. Ca tanguait énormément, et évidemment on ne tanguait pas dans le même sens que le ferry. J’avais encore plus peur que très peur. Les sacs sont passés. C’était à mon tour. Y avait bien 1.50m d’écart entre là où j’avais mes pieds et là où je devais atterrir. Le coboille m’a dit d’y aller, et là je ne me souviens plus de ce qui s’est passé entre le moment où il m’a dit ça et le moment où je me suis retrouvée à plat ventre sur le pont du ferry (sans rambarde aucune le pont, safety first hein), accrochée à l’encadrement d’une porte qui donnait sur la cabine. Avec 4 touristes passagers du bateau qui me tenaient les poignets. J’entendais notre tout petit long tail qui tapait contre le ferry. J’ai fini par me relever avec l’aide des gens qui me tenaient et me tiraient, et là le ferry a commencé à pencherdu mauvais côté, et le sac qui contenait les passeports, les cartes bleues et autres babioles du genre a commencé sa glissade vers le pont. Je tenais à peine debout tellement j’avais peur, mais j’ai quand même réussi à hurler THE BAG THE BAG THE BAG et le bag a été rattrapé à un quart de seconde de sa fin. Et là, étrangement, les Thaïs des deux bateaux se sont dit que peut-être éventuellement c’était un peu dangereux, et que peut-être on allait arrêter là les dégâts. Et le ferry est parti, les sacs et moi à bord. Et le long tail est parti, le coboille à bord. Et en deux secondes je en les voyais plus, tout le monde voulait me faire asseoir, boire de l’eau, des gens très gentils ont géré les sacs et j’ai été assaillie de questions en anglais « C’était dur ?. Ca fait peur ? C’est haut ? ».

Après un moment qui m’a paru super long, parce que mon cerveau ne fonctionnait plus très bien, et que je pensais que le coboille n’allait jamais prendre ce ferry, et qu’il allait rentrer sur l’île en attendant qu’il y ait moins de vent et que j’étais toute seule et que c’était affreux, et que si ça se trouve il était tombé à l’eau mais que je ne l’avais pas vu, on s’est arrêté de nouveau. Et le coboille est arrivé. Non sans mal, parce qu’au moment où il allait passer d’un bateau à l’autre, une grosse vague l’a fait tomber en arrière sur le long tail, et le long tail est venu se coller sous le ferry, qui l’a fait tanguer beaucoup trop, très dangereusement, et quand le ferry a commencé à pencher vers le long tail, des planches de la coque se sont cassées, et la structure métallique du bateau a plié. Mais il est passé quand même.

Bilan des courses : un genou qu’on dirait que j’ai tombé à la récré, un bras tout griffé par les gens qui tentaient de me rattraper, un tibia tout bleu et très bobo pour moi, un énorme bleu dans le dos pour le coboille (il l’a encore d’ailleurs).

Bon après, on était un peu les héros du bateau, tout le monde nous parlait, nous racontait leur version des faits (y en a qui se marraient bien parce qu’ils m’avaient vue faire nononononononononon toute paniquée) et nous redemandait de refaire la cascade.

J’ai mis la journée et un massage thaï à m’en remettre. Et là quand je raconte j’ai encore le cœur qui bat super vite… Et surtout quand finalement on est arrivé à Koh Libong que c’était encore plus le paradis que sur l’île précédente, j’ai pris mes précautions et j’ai dit très fort « ah c’est le paradis, mais ça ira merci, je vais éviter de passer le reste de mes jours ici ».

jeudi 29 janvier 2009

Transports de vacances: l'air

Dans la grande rubrique transportage, ou récit de voyage comme dirait los Pitus, commençons par le commencement, c’est-à-dire le début : le voyage aller en avion. Evidemment je n’ai pas réussi à le faire simplement, comme il faut, à l’heure, dans le bon avion, ni même dans la bonne compagnie. Non.

Rappelez-vous. Nous sommes le 6 janvier, je me lève de bonne humeur, tellement esquitée de partir en Thaïlandie le sac plein de marcels, de tongs et de maillots de bain que j’en oublie que c’est le jour de mes 16 ans. Pourtant la veille, je m’étais dit « bon, demain j’ai 16 ans, l’an dernier, j’en avais 15, mais en vrai, j’ai quel âge ? » (oui, à force de raconter n’importe quoi je en me souvenais plus du tout. Thank God j’ai fait math sup, et c’est donc avec élégance et prestance que j’ai fait 2009-1983=) Aaaaaaaaaaaaah mais 26 mais c’est affreux, je suis vieille, je suis âgée même tiens. Ca m’a fichu un vieux coup dans les dents et dans les cheveux blancs.

Bref, l’avion décolle à 11h, donc à environ de bonne heure, de bonne heure moins le quart, on arrive à la raie au porc, tout contents même si le terminal 1 est triste à mourir. En plus comme, rappelez-vous, le 6 c’était tout plein de neige, voire de neige gelée qui fait marcher tel le cosmonaute dans la rue, j’étais un poil inquiète. Mais bon, apparemment seuls les vols intérieurs ou moyen courrier étaient retardés, les longs courriers partaient à l’heure. J’étais donc un poil confiante (enfin un poil c’est une expression, je vous rappelle que juste après, j’avais plage, alors j’avais fait les foins hein).

On arrive à la raie au porc donc, on se checkine, on se prend un coup de détecteur de métaux non sans avoir réparti le contenu de notre sac dans 37 bacs en plastique différents, le tout pieds nus, sans écharpe (la bombe cervicale est désormais très répandue dans le monde, on n’y pense pas assez.), on se rhabille, on range tout. Dehors, c’est le grand ballet des chasses-neiges, mais pas franchement sur une chorégraphie de Kamel Oualou, plus sur la chorégraphie de la kermesse de quand on avait 3 ans et qu’on était tout juste bons à faire deux tours de scène en se double-pitant dessus et en faisant coucou papa d’un air terrorifié. En gros, c’était le bazar donc. Mais on est quand même monté dans l’avion. Le coboille a dit au stewart que c’était mon birthday today, ce à quoi on lui a répondu « but fallait le dire before, on aurait prévu le cake et les candles mais sans feu rapport à la réglementation internationale des bombes ». Ensuite, avec un petit quart d’heure de retard, autant dire à l’heure quoi, on est parti du terminal.

Ensuite, une petite minute après, l’avion s’est pris pour Surya Bonaly et a tenté le triple axel piqué arrière. Raté d’ailleurs. Du coup, le pilote s’est cru au trophée Andros Andros ça c’est fort de fruit, et il a tenté le virage frein à main. Raté d’ailleurs. J’avais rarement vu autant de personnes contentes de partir passer du sourire au serrage de fesses et d’accoudoirs en si peu de temps. Et là, on a commencé à attendre. Attendre. Puis le pilote a causé dans le poste et a dit « this is the commandant speaking, you can desserrer le arrière popotin, everything is ok, but pour s’en assurer on rentre au garage et on regarde et ensuite on repart ». 10 minutes après il l’a redit. Ensuite il a dit « We are waiting for the remorqueuse and then come back to the parking, check the roues and the plane en entier and décolling to the Qatar ». Une demi-heure plus tard, toujours rien. Et comme tout le monde s’ennuyait ferme, on a tous eu le temps de regarder le paysage du dedans de l’avion. Et on a entendu les premiers « bah dites donc, il pencherait pas un brin l’avion là ? ». Et effectivement, il penchait l’avion. Pas qu’un peu. Et nous o est coincés dedans, ce qui nous donne un petit air penché pas franchement très élégant. Au bout d’une bonne heure, on nous annonce que tout bien réfléchi, on va pas moisir ici, tout le monde descend.

Alors on descend. La dernière marche de la passerelle est très haute, et par terre c’est gelé. Y a des pompiers et des gendarmes à la réception, moult moult au cas où que on se pèterait un truc en plus de péter l’avion. Et c’est là qu’on commence à comprendre. En gros, le virage fut un brin raté, il semblerait que le pilote ait décidé que zut quoi, on va pas encore se farcir 30 tours de raie au porc avant de décoller, let’s prendre un shortcut. A travers champs. Résultat : à ma gauche, les roues de l’avion qui sont complètement enfoncées dans la terre, hors de la piste, et à ma droite, les roues qui sont sur la piste, mais pas franchement perpendiculaires à cette dernière, et pas franchement non plus encore sur leur support… Comme ceci quoi

Là, on a tout de suite senti qu’on était pas arrivés en Bangkokie. Juste en Roissie, dans le même terminal pourri. En plus, avec toutes ces âneries, il était largement l’heure de déjeuner, et le déjeuner d’anniversaire c’est IMPORTANT. Au bout d’une bonne demi-heure, la madame qui devait régler tous nos problèmes (et qui nous faisait encore croire qu’on changeait la roue et qu’on repartait, la saleté) nous a dit qu’en montrant notre carte d’embarquement avorté au monsieur du stand de bouffe dégueu, on aurait une collation. Alors on a eu le sandwich le plus dégueu de la terre et une mini-bouteille de flotte. On était super contents, et ça n’a pas du tout commencé à nous énerver tous. Ensuite, on a quand même fini par nous dire qu’on pouvait oublier le nouveau départ, et qu’on allait tous nous caser sur d’autres vols. Et que ceux qui étaient prioritaires étaient ceux qui pouvaient encore choper leur correspondance, si correspondance il y avait. Nous, ça faisait plus d’une heure qu’on l’avait loupée, alors on a posé nos popotins arrières là où y avait encore de la place, et on a assisté aux débats. Ils ont appelé des tas de gens. Tellement de gens que je me demandais comment on avait fait pour tous tenir dans l’avion. A 18h, on était toujours là. Et le suspense a commencé.

Il ne restait plus que les gens qui allaient en Bangkokie. Tous les autres étaient partis. Et là, on a appris qu’il y avait un vol ce soir, via Vienne, par une compagnie autrichienne. Et qu’il restait 24 places sur ce vol. Et qu’on était 26 à attendre. Premier appel des gens qui partent, très con donc, puisqu’il suffisait d’appeler les mecs qui ne partaient pas, deux ça allait vite, mais NON, on fait durer le suspense. C’est limite si on a pas eu une coupure pub avant d’avoir les noms des grands gagnants de la nuit au Campanile et du vol Aeroflot le lendemain (ah oui y avait de l’enjeu). Ces blaireaux ont fait au pif, des couples sont séparés, il faut recommencer. Et ça a duré, duré, duré. Jusqu’à ce qu’on finisse par avoir une liste à peu près correcte. L’avion partait dans une heure et demi. Un billet MANUSCRIT a été donné à un mec qui a dû faire l’appel en criant pendant que la madame de Cas Tard Airways se prélassait derrière son comptoir et devant son micro. On a dû repasser le point de contrôle des passeports, aller récupérer nos valises, se les balader jusqu’au terminal le plus éloigné de celui où on était avant, le tout sans trop s’éloigner de l’unique billet papier qu’on avait pour 24, refaire la queue à l’enregistrement, repasser la sécurité à moitié à poil, et réattendre dans un terminal pas chauffé. Puis on est parti. Et on a fini par arriver à Bangkok le soir, au lieu de tôt le matin, hop la, une journée de vacances en moins, merci.

Voilà, fin du volet aérien des transports spécial ouacances de la Thaïlandie. Bientôt, les transports sur l’eau (qui valent leur pesant de cashew nuts aussi)...

mercredi 28 janvier 2009

I'm back (et un peu black aussi, j'ai bronzé)

Bon ben voilà, je suis reviendue. Enfin reviendue physiquement, parce que pour le reste c’est pas gagné. Mon cerveau est resté en Thaïlandie, et avec les grèves de demain, il risque de ne pas pouvoir revenir tussuite tussuite. Du coup, j’ai vachement de mal à me réhabituer. Ca va vachement plus mieux dans l’autre sens, c’est moi que je vous le dis. Résultat, je fais des tas de trucs que je devrais pas ici :

-je me marre dès que je vois quelqu’un avec une énorme écharpe, chose pas vue depuis longtemps.
-je me bidonne dès que je vois quelqu’un en manteau, chose pas vue depuis longtemps.
-j’oublie qu’il faut mettre des chaussettes, parce
-j’oublie qu’il ne faut pas se balader en tongs dans Paris
-je me sèche pas les cheveux le matin
-je ne me mets plus de crème, le climat humide est un hydratant naturel que jamais de la vie ta peau elle tire
- je ne jette plus le papier toilette dans les toilettes, c’est mal
-parfois je cherche la casserole pour prendre de l’eau dans la bassine pour tirer la chasse
-je me demande bien comment grimper sur les wawas pour double-piter accroupie avec élégance et prestance, parce que quand même c’est haut en France
-j’attends sur le trottoir qu’un type m’accoste à coups de « Hello where you go ? » et m’emmène au boulot en tuk-tuk.
-je marchande le prix du ticket de métro au guichet. 1.60€ ? No, I have a family, no no no no. 40 centimes.
-au resto je commande en demandant “not too spicy?”
- au supermarket je convertis les prix en bahts (et après je pleure I have a family à nourrir moi)
-je cherche la bouteille d’eau pour me rincer la bouche après m’être brossé les dents
-je ne fais plus à manger, resto matin midi et soir oblige.
-j’ai mis de nombreuses heures à me rappeler ce qu’était un blog.
-j’ai mis quelques heures de plus à me souvenir que j’en avais un.
-je me ferais bien une petite brochette ou de l’ananas et de la mangue à 4 heures
-et puis de la pastèque aussi.

Dans les prochains épisodes, le récit des vacances. Ce sera un récit thématique, avec comme thème principal les transports de la Thaïlandie, un grand moment de bonheur (j’ai fait environ 10 fois par jour mon testament filmé au cas où, et la seule fois où je ne l’ai pas fait j’ai failli y rester pour de vrai) bien sûr que y aura du transport en avion raté (avec un capital journées de vacances entamé de 1 pour cause de problème à l’aller, of course), de la gamelle ridicule en public (nombreux le public), des cascades (sans doublure), des gens à moitié nus sur la plage, du bouton de moustique à gogo (si je décède dans les 3 semaines, c’est le palu, cherchez pas), du macaque, du varan, de la plage, de la jungle et de la super bonne bouffe.

Mais pas de précipitation, on a une tonne de paperasse à régler, rapport au dégât des zoos qui eut lieu dans le ranch le 7 (on est partis le 6, naturellement), qui a inondé TOUS les étages du dessous jusqu’au rez de chaussée, que tout le monde veut qu’on signe des constats à l’amiable, que chez nous y a rien eu ou presque alors qu’en dessous Miqueline se déplaçait dans son appart en barque rapport aux 5 cm de flotte qu’il y avait partout, et s’éclairait à la bougie rapport à son compteur électrique qui a été noyé, que les proprios disent que c’est nous qu’on entretient mal notre tuyauterie et que les pompiers disent que c’est la tuyauterie qui est vétuste dans tout l’immeuble à cause que les proprios ne font rien. Et que heureusement que super Londoncam était là, merci boucou.

Enfin voilà quoi, je suis reviendue quoi.


vendredi 2 janvier 2009

Procrastination, quand tu nous tiens

Dans 4 jours je serai dans l'avion. Et je serai pas franchement contente parce qu'avec cette saleté de décalage horaire, je me ferai arnaquer 6 heures (25%, non mais c'est ENORME) de ma journée d'anniversaire. Et quand même 16 ans zut quoi, c'est mon sweet sixteen).

Dans 4 jours et des bananes, je serai en Thaïlandie et j'aurai enfin enlevé ces saletés de bas de contention à grand renfort de "ouh pétard ça fait du bien la vache."

Dans 4 jours, des bananes et quelques minutes, je serai en train de dire au coboille "oh punaise il fait chaud il fait super chaud au secours faut que j'enlève ce jean sinon je vais mourir".

Dans 4 jours, des bananes, quelques minutes et un dixième de seconde je dirai "t'as pas chaud toi? Nan parce que moi je crève de chaud punaise nan mais comment tu fais? T'as pas chaud parce que moi j'ai super chaud". Et là, le coboille sera super content d'être en ouacances avec moi au lieu d'être au boulot où il pourrait être tout seul dans son bureau pendant que je bosse dans le mien, ce qui lui confère une bonne dizaine d'heures de paix par jour.

En attendant, je dois préparer tout ça. Pour le palu, c'est fait, vous le savez. Pour le reste, c'est en cours. Mais ça s'annonce mal. Mardi matin, soit pile une semaine avant le départ, je me réveille avec un moyen bobolepié. Mais comme j'ai un sommeil assez particulier et qu'il m'arrive de dormir avec les orteils pliés vers le haut, parfois j'ai bobolepié le matin. Donc mardi, je m'ai traitée de cruche et picétou. Mercredi matin, le 31 décembre donc, pas moyen de poser le pied par terre. GROBOBOLEPIE. Et là c'est sûr, rien à voir avec mes positions de dodo. Je m'en ouvre téléphoniquement au coboille, qui panique et me dit d'aller chez le médecin. Pas de chance, ce jour-là mon hypocondrie était en RTT, et donc je ne voyais pas pourquoi y aller. J'ai fini par y aller. Verdict (attention on s'accroche): c'est la cystite sa mère la poule, encore elle. En gros le GROBOBOLEPIE est un effet secondaire des médocs buteurs de cystites de leur mère la poule. Saleté. Anti-inflammatoires et interdiction de marcher sauf si c'est vraiment nécessaire. YOUPI. C'est pas comme si qu'on devaait marcher et randonner pendant trois semaines juste après, donc ça va.

Et tout en restant le popotin arrière et les pieds sur le canapé à regarder les corneries habituelles des périodes de fêtes, je dois :
- faire le ménage
- faire les courses
- corriger mes copies
- aller à la poste pour expédier des colis
- trouver de quoi remplir l'un de ces colis
- écrire et poster une dizaine de cartes de voeux
- répondre aux voeux reçus
- répondre aux commentaires
- préparer mon sac pour mardi
- faire une galette des rois (m'est avis que c'est pas la spécialité de la Thaïlandie)
- la manger
- avoir la fève
- appeler ces messieurs de la maréchaussée pour leur dire qu'on n'est point là du 6 au 27 janvier pour 1 faire plaisir au coboille et 2 que Miqueline se tape la honte de sa vie si elle les appelle pour dire qu'on fait trop de bruit
- boire beaucoup d'eau
- boire plein de jus de cranberry (histoire de ne pas devoir ENCORE prendre le médoc qui pourrit les pieds).
- et encore plein de trucs passionnants.

Et comme par hasard, les seuls trucs que j'ai envie de faire ne sont pas ceux qui sont praticables en position assise. C'est ainsi que cet après-midi je fus prise d'une soudaine pulsion ménagère, sévèrement réprimée pour le bien de mon pied. Du coup ça attendra demain, que le coboille revienne de sa mini-semaine de vacances. Mais bon si je fais ça, c'est avant tout pour le bien-être de mon pied.

Quand je pense que c'est déjà le bazar alors qu'on n'est même pas encore partis, ça m'épuise d'avance. Alors plaignez-moi les gens, plaignez-moi, je braverai tous les dangers pendant que vous êtes peinards au boulot.

PS: Au fait, bonne année hein.