vendredi 31 octobre 2008

6 fois rien

Gaëlle (elle aussi tenancière d'un club privé) m’a demandé de vous dire 6 choses sans importance sur moi. Et comme c’est un très bon exercice du vendredi, je m’y colle. Mais comme je l’ai déjà fait en février et comme mon cerveau est au même titre que moi malade, je vais très certainement dire des trucs déjà dits ici ou là.

Piti ouane : je ne suis pas symétrique des yeux. Depuis que je me suis fait lasérifier la rétine de l’œil gauche (histoire d’être certaine qu’elle ne fugue pas cette saleté de rétine), je louche un peu d’un œil, j’ai un œil plus fermé que l’autre et j’ai un bourrelet de paupière juste au dessus de l’œil gauche (le laser a cramé quelques nerfs au passage, et depuis c’est le drame). Très chic, très rare. Très moche. Et cerise sur le gâteau, quand je suis fatiguée, mon œil se ferme encore plus, je louche encore plus mon bourrelet se voit encore plus et ma pupille fait la grève de la dilatation/rétractation. Sur toutes les photos de soirée, on dirait donc que je viens de me battre et de me prendre un pain dans l’œil gauche.

Piti tou : je déteste qu’on me cause quand je suis aux wawas. La liste des personnes autorisées à converser avec moi à travers la porte est très limitée. Doit y avoir trois personnes dans cette liste à tout casser (dont Môman).

Piti tri : Je fais très souvent semblant d’être passionnée par la bouse qui passe à la télé, juste pour le plaisir de rester avachie sur et accrochée au coboille, au chaud, sur le canapé. Oui c’est la 4ème météo qu’on se tape ET ALORS ? Tu trouves pas ça DINGUE toi, qu’avec les mêmes prévisions fournies à toutes les chaînes par Météo France ils arrivent à te sortir des météos différentes ? Non ? Bah écoute on devrait s’en taper une petit cinquième piyur confirmer.

Piti for : si les coins de la couette ne sont pas bien calés dans les coins de la housse, je le vis très très mal. Mais je fais un énorme travail sur moi depuis quelques mois, parce que la couette ranchesque vit sa propre vie dans la couette, pas moyen de lui faire entendre raison.

Piti faïve : je fais la même chose tous les soirs en rentrant au ranch après le boulot : j’enlève mes chaussures, je me lave les mains et je me mets en pyjama. J’adore être en pyjama. Le pyjama c’est trop bien (et ça fait une bonne excuse pour ne pas sortir la poubelle). Et pas la peine de dire « han mais ton seske à piles Ashley, tu n’y songes pas malheureuse ? Et l’élégance et la prestance dans tout ça ? Tu sais qu’à force d’avoir une femme mal habillée à la maison il va finir par partir avec une pétasse de son boulot ». Parce que la pétasse de son boulot, c’est MOI (mais quand même c’est gentil de vous inquiéter)

Piti sikse : je refuse de sortir du placard mon manteau d’hiver avant le 1er novembre, ça me déprime ( c’est aussi un peu parce que je m’étais jurée d’aller le mettre au pressing avant, mais en fait bah euh non). Et là pouf, à partir du 1er novembre il va faire moins froid…

Voilà, après ces fracassantes révélations, je suis tenue de désigner les heureux successeurs. Je désigne volontaires Llyn (ça t'occupera pendant que tu répares ta cheville), Lutecewoman, Ceciel, Lilychocolat, Joe Butagaz et Mamzelle Maupin (parce que bon elle si je lui donne pas elle va vouloir le faire quand même et si je lui donne elle va râler, mais bon tant pis).

jeudi 30 octobre 2008

Heating Body, la suite

On me savait maraboutée des transports. On me savait maraboutée des administrations. Et ben maintenant, on me sait aussi : maraboutée de la plomberie (pas la mienne personnelle qui va très bien, merci, celle de mon eau chaude de mon domicile ranchesque).

Résumé des épisodes précédents : Après notre emménagement dans le ranch, nous avons comme il se doit soucrivu à un contrat d’entretien de la chaudière auprès d’une entreprise dont le nom fait hurler de rire le frère du coboille (mais c’est bien le seul). Au moment de la visite de la chaudière en question, le 16 juillet 2008, le verdict tomba : mon corps de chauffe était tout pourri, il fallait le changer. Si vous êtes sages et que je retrouve la photo, je vous montrerai mon corps de chauffe avant remplacement, je peux vous dire que c’est pas joli joli, même les gens qui zont vu les zhorreurs de la guerre ça leur retourne l’estomac. Avec la rapidité qui caractérisent les proporiétaires, le devis fut accepté en à peine 3 mois, et notre heating body fut remplacé le 9 octobre 2008. Le remplacement s’accompagna de force fuites et la pompe décéda dans l’opération (RIP, Requiat In Poubellem). Depuis que la chaudière est neuve, pas possible d’avoir de l’eau chaude correcte, le choix pour les douches (et la vaisselle) se limite à brûlant ou glacé. Je m’en suis ouvert quelque peu violemment aux personnes responsables de tous mes maux douchesques, qui devaient passer lundi dans l’après-midi.

Lundi, le cœur brisé par le départ parental vers les cieux romains, je partus gratiner un peu de souris pour me remettre de mes émotions. A midi, j’étais sur le chemin du retour pour être prête à 13h, quand mon téléphone sonnit. C’était un soldat de l’armée des blaireaux de la chaudière qui me disait « vous êtes chez vous là ? je peux passer ? » Certes non, passez à partir de 13h comme convenu, je suis pas chez moi, j’ai une vie en dehors de ma chaudière même si ça paraît fou. Réponse extrêmement aimable du blaireau « Ouais bah vous avez intérêt à être là à 13h sans faute, parce que moi j’y serai je vous préviens. ».

Effectivement, à 13h55 il sonnait. Et là surprise, je fais connaissance avec un quatrième technicien. Je vois qu’ils sont très forts en suivi de dossier chez ** Gaz, c’est bien. J’explique mon problème. Il tripote quelques boutons, me dit « allez dans la salle de bains et dites-moi si ça marche », ce que je fais. J’avais la tête dans la baignoire et la main sous le jet brûlant quand j’ai entendu « bon ben je vous dis pas à bientôt, puisque ça marche je ne reviendrai pas, et je vous laisse fermer derrière moi ». Il s’est enfui le blairal.

Le lendemain matin, douche et désillusion, NON ça ne fonctionne toujours pas. L’après-midi, je rappelle. Je m’aperçois avec effroi que je connais par cœur toutes les dates d’intervention et le numéro de mon contrat d’entretien. Alors que je ne connais pas mon numéro de sécu et que j’ai du mal à me souvenir de mon code de carte bleue. J’obtiens un rendez-vous pour le lendemain entre 10h et 12h.

Mercredi matin, de bon matin, je pars m’occuper de mes gratins de souris, et je rentre au ranch. J’arrive à 9h59, et je trouve mon peut-être sauveur en train de s’énerver sur l’interphone « Je sonne mais personne ne répond ». Mais vous sonnez chez moi, et vous êtes à l’heure, ça commence fort bien. Il entre, enlève son manteau et SURPRISE, me montre la raie de son popotin arrière côté pile et côté face le bas de son gros bedon qui retombe sur son pantalon, le tout sous un t shirt beaucoup trop court. A cet instant j’en ai été persuadée, cet homme était compétent. Il démonte tout. Me met une gentille petite honte en enlevant de l’évier toute la vaisselle sale qui le gêne.

Une demi-heure plus tard, le verdict tombe, mon boîtier de modulation est décédé. D’après mon sauveur, deux solutions : soit il était déjà cassé avant, et les défaillances du corps de chauffe et du boîtier s’annulaient, laissant croire que tout roulait, soit son collègue précédent l’a cassé au moment où il changeait le corps de chauffe. D’un commun accord, nous choisissons la réponse B, et c’est notre dernier mot Jean-Pierre.

Résultat : on va encore devoir attendre 3 mois que les propriétaires acceptent le devis. Et je veux que ce soit mon sauveur (Technicien n°12 de son petit nom d’après la fiche d’intervention), Numérodouz donc, qui viennent réparer tout ça. Mais dans 3 mois, y a pas comme un petit ouayage en Thaïlande ? Ah bah si, bon bah ça attendra février alors… Les douches froides c’est vivifiant.

Voilà, je suis maraboutée de la chaudière, alors plaignez-moi les gens, plaignez-moi…

PS: Oui on fait un concours avec les Pitous pour savoir qui causera le plus de sa chaudière et e son heating Body

mercredi 29 octobre 2008

Et vice versa

Tout a commencé il y a 6 mois. On avait surprisalement fêté les changements de dizaines des parents, et ils avaient eu un beau cadal : un voyage à Rome pour les ouacances de la Toussaint. J’ai pris les billets d’avion (et pour ça, j’aurais peut-être dû déléguer vu mon karma daubesque pour tout ce qui concerne les transports, ça aurait peut-être éviter à Ali Talia de se casser la goule puis de se relever), réserver l’hôtel, pris les billets de train pour aller de la patrie parentale à Paris. J’ai aussi subi sans broncher les 12 relances d’Ex pet d’Ia de sa mère la poule qui me spammait à coups de « Ashley, bientôt les vacances à Rome ! Avez-vous tout prévu ? » (ils demanderaient pas ça si ils savaient qui est ma madre les malheureux, c’est génétique, je pense à tout et surtout au pire)

Dix jours avant le départ, je demandais déjà à Môman « alors, elle est prête votre valise ? ». Alors que moi je DETESTE ça quand elle me le demande une semaine avant mon départ, bah non elle est pas prête, elle sera prête un quart d’heure avant de partir, comme d’hab, je vais peut-être pas me mettre non plus à faire MAINTENANT les valises pour les vacances de janvier enfin quand même ?

Lundi matin, j’ai récupéré les parents à la gare. Ensuite on est parti boire une boisson chaude de notre choix en attendant l’heure de les mettre dans le RER direction Roissy qui s’appelle Charles de Gaulle histoire de paumer les touristes qui débarquent alors sous l’arc de Triomphe en se demandant où sont les comptoirs d’enregistrement. Mais pour ou contre le rajoutage de « Charles de Gaulle » à la fin du nom de chaque station de RER, là n’est pas la question. Pendant le buvage de breuvage, je pense que je leur ai répété environ 20 fois les consignes à suivre entre nos adieux déchirants sur le quai de la station Saint Michel Notre Dame Charles de Gaulle et leur arrivée à leur hôtel à Rome. Mais comme ils sont polis (ou endormis à cause de leur départ de la maison à 6h30) ils ont fait comme si ça ne les gavait pas.

Sur le quai, en attendant le RER, derniers conseils « et surtout vous ne perdez pas vos tickets vous en aurez besoin pour sortir. Et ne vous collez pas contre la porte opposée, ça s’ouvre jamais du même côté. Et à Rome vous ne prenez pas un taxi clandestin qui va vous dépouiller. ».

Quand le RER est parti, c’était encore PIRE. Déjà ils ne m’ont même pas fait coucou. Ensuite si jeunes ils partent déjà seuls en vacances à l’étranger, je les ai pas vus grandir moi, ça me fait un choc. Qu’ils partent en vacances sans nous dans des endroits où on a nos habitude,s d’accord, mais là, à l’étranger, tout seuls… J’avais limite la petite larme (qui s’explique certainement plus par mon hystérie, mais bref j’avais pas l’air futé moi)

Depuis, je scrute ma boîte mail (mes parents sont des geeks, ils partent en ouacances avec leur PC et se mettent à 4 pattes dans le couloir de l’hôtel pour avoir un brin de signal ouifi). Lundi soir, un Nesse et Messe, ils sont bien arrivés. J’appelle illico ma Mamie à moi que j’ai pour lui faire part de la nouvelle. Oui car ma Mamie à moi que j’ai n’est pas équipée de téléphone portable, ni d’internet, donc elle n’est pas très facile à joindre de l’étranger à moindre frais. Et tous les jours, dès qu’un Nesse et Messe ou un mail tombe, je me saisis de mon téléphone et j’appelle ma Mamie à moi que j’ai et je lui dis ça :
-Allô Mamie ? C’est pour la dépêche AFP
-Oui allez-y madame, je vous écoute
-Ils sont au Vatican, je répète aujourd’hui ils sont au Vatican. Il fait beau, mais cette nuit il y a eu de l’orage.
(on peut remplacer Vatican par Colisée ou tout autre monument du coin, ça marche pareil).

Déjà, on voit que je suis atteinte et que y a de l’inversage de rôle dans l’air, et vice versa quoi.






Mais ça ne s’arrête pas là. Hier, dans le mail que j’ai eu, je lis « on a déjeuné à 11h, pizza ». QUOI ? Mais c’est pas une heure pour prendre son petit déjeuner ça, 11 heures non mais franchement… Et QUOI ? Ils ont mangé de la pizza à 11 heures ? Pffff mais c’est vraiment n’importe quoi, on tourne le dos trois minutes et ça y est, ça bouffe de la pizza à point d’heure. Ah bah ça bien sûr hein, on leur donne ça et ils prennent ça, ah non mais franchement, de la pizza à 11h on aura tout vu. Rien ne me sera épargné, RIEN avec eux… (ceci dit le coboille a aussi trouvé ça scandaleux, il est aussi atteint que moi)

Voilà, je suis complètement atteinte, ça va pas du tout. Je vous raconte pas le choc que ça va me faire quand ils vont être à la retraite tous les deux, ils sont encre si jeune,s je les revois y 25 euh je veux dire 15 ans, ils étaient grands comme ça, ah la la ils étaient mignons à l’époque.

Dimanche, je vais les chercher à la raie au porc, et je me ferai une belle pancarte « PAPA ET MAMAN » pour qu’ils ne me loupent pas. Et je constaterai le cœur brisé que je ne leur ai pas manqué uen seule seconde pendant les vacances, qu’ils sont grand,s et qu’ils peuvent partir seuls maintenant…

vendredi 24 octobre 2008

Toujours pas retrouvée...

Ma patience donc.

Faut dire qu’on me pousse un brin à bout. J’explique

On a l’eau chaude, sauf quand on ne l’a pas. Certaines diront qu’on va pas se plaindre de pouvoir se laver à domicile, même en se cramant, même en grelottant. Certes. Mais quand même. Parce que bon avant que le technicien vienne la réparer, elle marchait très bien. Depuis qu’elle est réparée, on ne peut plus rien en tirer.

Petit flashback. En juillet, on prend notre contrat d’entretien pour la chaudière, le type a l’air super compétent, on est drôlement contents, enfin surtout le coboille parce que c’est moi que j’ai fait le chèque à la fin. Avant la fin quand même, il m’annonce "ah votre corps de chauffe il est tout foutu". Je suis pas sure que ça dise à une dame ça, mais enfin bon j’encaisse la remarque et je joue mentalement au Juste Prix, combien pour ce corps de chauffe offert par notre partenaire les magasins la FoirFouille. Ah mais nada, c’est le proprio qui paye pour ça.

Y a 10 jours, retour du type, muni de notre brand new heating body (à ne pas confondre avec moi, qui suis un eating body). Ca devait prendre à peine deux heures. Au bout de plus de deux heures, il se débattait toujours avec les heating bodies et le reste et ça n'avait pas franchement l'air en bonne voie. Au bout de deux heures et demi, il annonce que ça fuit (sans déconner, tu fais bien de le dire, je croyais que les mares de flotte par terre venaient de la très célèbre source thermale logée entre le plafond de Miqueline et le sol du ranch) et qu’il ne sait pas trop comment réparer, mais bon a priori ça vient de la pompe. Il appelle un collègue pour lui demander comment on fait (là comment dire j’ai commencé à avoir des doutes sur les compétences chaudièresques du monsieur). Il répare avec peine, mais ça ne fuit plus. Y a du gras marron partout dans la cuisine, je sais pas comment il a fait son compte, on dirait qu’il y a eu une bataille à coups de pâte pour gâteau au chocolat dans la cuisine (mais en plus gras et plus tenace).

Constatation après quelques jours d’utilisation : y a une couille dans la chaudière. Exemple concret : le matin, la tête dans le fion, douche. Eau chaude, puis eau froide pour trouver la bonne température. Entrage dans la douche. Aspergeage de tête pour laver poils de tête. AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAcéchossabrule. L’eau que nous fournit la chaudière devient de plus en plus chaude au fil du temps alors que quand même zut à la fin la température devrait rester constante. Donc il faut se laver plié en deux avec une main sur le robinet d’eau froide qu’il faut tourner en continu pour rester à une température correcte. Puis, cette saleté de chaudière, une fois que l’eau est archi brûlante, décide qu’elle a assez bossé et PUF sans crier gare, eau gelée. Moi non plus je ne crie pas gare, mais il m’arrive de crier « putain de bordel de cul de pompe à merde de chaudière de sa mère la poule je vais les appeler ces connards de chez ** Gaz ». Ce qui fut fait ce matin.

La madame ne voulait pas me croire. Oui je mens pour faire venir le mec même si tout marche nickel, juste pour rentabiliser mon contrat d’entretien, ça me semble évident. Je finis par avoir un rendez-vous lundi "dans la journée" .
-Oui à quelle heure ? demandais-je pleine de naïveté
-bah dans la journée, je viens de vous le dire (ah chouette, vous n’allez pas passer à 3h du matin, on a eu chaud )
-oui mais quand dans la journée ?
-bah dans la journée je vous dis (sur le ton de « non mais Ashley t’es conne ou t’es conne ? »)
-OUI MAIS QUAND ? J'ai un peu besoin de m'organiser là
-en bah dans la journée
-…
-Euh on va dire dans l’après-midi.
-Vers quelle heure ?
-Bah dans l’après-midi, entre 13 et 19h quoi, je peux pas être plus précise

Conclusion : j’ai dû poser ma journée pour attendre qu’un crétin incompétent vienne tourner d’un quart de tour un bouton de ma chaudière (et accessoirement réparer ses conneries). Youpi. Mais bon pendant cette journée de congés, je vais travailler chez moi toute la journée et aller gratiner de la souris un coup pour l’hygiène. Ca va être une bonne journée de congés ça je le sens, pas posée pour rien. Bon le matin je vais prendre un café avec mon Pôpa et ma Môman qui partent faire les touristes à Rome aux frais de la princesse rapport à leurs changements de dizaines, et après je les jette dans le RER qui va à Roissy en leur disant de ne pas parler aux inconnus et de bien s’amuser et que je les récupèrerai à la raie au porc dimanche après-midi.

Un petit deuxième malheur pour la route ? Allez on y va. Hier j’ai reçu les papiers pour mes cours à l’Eilloude, et dans ces papiers, il y a la feuille de service prévisionnel. Que je lis. Que je relis. Que je rererelis. Que je constate qu’on me vole 6 heures de cours (payées coeff 1.5, donc 9h en vrai). Je les appelle ce matin. Je leur signale. On me dit d’envoyer un mail au prof avec qui je bosse, copie à toutelaplanète@eilloude.fr comme ça au moins on est sûr que la personne qui doit l’avoir l’aura (après on ne sait pas si ce sera lu mais bon…). Question 2 : oui mais alors faut me renvoyer une seconde feuille de service, parce que si je signe pas de feuille de service je ne serai point payée, même si je fais ça par amour de la science, je veux bien aussi manger autre chose que des pâtes. Et là, la madame me dit de signer quand même la feuille fausse histoire de faire avancer mon dossier… Alors oui je l’ai fait. Sauf que je devais écrire avant "lu et approuvé", mais comme j’approuve nada, j’ai écrit "lu et relu mais PAS DU TOUT approuvé". Et j’ai écrit dessus qu’on me spoliait de 6 heures de cours, pas d’accord pas d’accord. Si avec tout ça je suis payée en avril 2009, on pourra tous crier « OMIRAKL »

Sur ce, je vais aller perdre patience en week end, où que je dois faire des activités de filles avec que des filles et comme j’ai mon hystérie et pas l’habitude de ce genre d’environnement, je sens que c’est pas là que je vais la retrouver. Mais castagnette, au moins ce sera le week end.

Allez bon week end et plaignez-moi les gens, plaignez-moi.

mardi 21 octobre 2008

Perdu de recherche

Oui, j’ai perdu ma patience, et je la cherche voyez-vous, mais ne la trouve point. Je ne sais pas où elle est, mais je sais pourquoi je l’ai perdue.

Raison numéro 1 : le paiement de mes heures de cours. La semaine dernière, je demande l’air de rien « mais au fait, je n’ai pas encore reçu les papiers pour cette année, pourtant de mon côté tout est prêt j’ai MEME eu mon autorisation de cumul du cnrs en moins de deux mois, alleluia, non je dis ça parce que ça va commencer à être tendu pour être payée à la session de novembre ».

PAUSE pour les non-inités. Quand on donne des cours qu’on trouve tout seul comme un grand, comme moi, on est un vacataire. Et les vacations, elles ne sont payées que deux fois par an à l’Eilloude : une session fin novembre et une session fin mars. L’an dernier, j’avais donc eu la moitié de mon salaire en novembre et l’autre moitié en mars. Et la session de la fin novembre, elle est assez wonderful, parce qu’elle arrive après le paiement des impôts divers et variés, des frais d’inscription pas divers pas variés mais élevés et des autres conneries diverses et variées de la rentrée. Fin de la pause pour les non-initiés.

Et là, que répond-on à ma question ? Que de session de novembre point il n’est question cette année, à cause de la nouvelle loi sur les heures supplémentaires que ça fait du travail aux gens de la compta et que donc ils n’ont pas le temps de nous payer (je me suis abstiendue de demander si en faisant des heures supplémentaires ils pourraient éventuellement nous payer moins de 6 mois après la fin de notre boulot, parce que je sens qu’on m’aurait répondu que non, parce que plus ils font d’heures sups, plus il leur faut de temps pour faire tout ce qu’il faut pour les payer, et que c’est un cercle vicieux et qu’on s’en sort pas et que franchement la meilleure solution c’est de nous payer 6 mois plus tard). Ravie je suis. En ma qualité de moda créatrice de tendance, cette année je vais lancer la fachion de l’orange comme cadal de Noël, voilà voilà. Et qu’on vienne pas me dire que c’est comme ça partout et depuis longtemps, je le sais très bien, et je m’en fous. C’est pas parce que c’est pourri partout qu’on n’a pas le droit de le souligner et de se sentir lésé.

Raison numéro 2 : le réveil de Canard WC. Ce brave homme, qui ne s’est pas soucié de moi une seule seconde de l’année dernière (sauf quand j’étais en Beauce-Thonnie où quand même il faisait gaffe parce qu’il fallait que je fasse bien son boulot dans les temps), m’a envoyé coup sur coup deux mails, un avec des tas de questions sur ce que j’étais en train de faire et en me suggérant de faire des tas de trucs (qui sont d’ailleurs déjà faits ou en cours, mais ça il sait pas vu qu’il ne s’y intéresse pas) et un avec un planning tellement précis pour cette année que c’est limite si dedans y avait pas les heures de toutes mes pauses double-pi jusqu’au 30 septembre 2009. Et comme bien entendu c’est grâce à ce planning et à son travail acharné que je vais boucler ma thèse, faudra que je le remercie chaleureusement, et tout le monde va le féliciter, et ça, ça m’écœure. Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est pareil partout et que faut pas que je me plaigne, je suis jeune et folle, et donc je refuse (encore) d’accepter la merde communément admise partout.

Raison numéro 3 : les gens sans gêne. Dernier exemple en date, l’ancien locataire de notre ranch. Quelques jours après notre emménagement (fin juin donc), on reçoit une lettre à son nom, venant de la sécu, et au toucher ça avait tout l’air d’être une carte vitale. J’appelle le type en lui disant qu’on a un courrier pour lui, sans doute sa carte vitale, et qu’il n’avait qu’à m’envoyer un textal avec sa nouvelle adresse et que je ferai suivre illico. Après quelques semaines sans nouvelles, je renvoie le tout à la sécu NPAI. Et cet après-midi, il m’appelle et la conversation suivante a eu lieu :

-Bonjour je suis l’ancien locataire, je viens d’avoir votre message pour ma carte vitale (là déjà il a fallu que je mouline un certain temps avant de me souvenir de quoi il me causait). Je vous appelle pour vous donner mon adresse pour que vous puissiez me l’envoyer.
-Gné ? Mais je vous ai appelé y a 4 mois, comme j’avais pas de nouvelles, au bout de quelques mois (ouais ça fait plus mieux que quelques semaines), je l’ai renvoyée à la sécu.
-Ah oui mais j’ai eu votre message seulement aujourd’hui parce qu’avant j’étais dans le Sud pour le boulot
- Gné ?
- Oui le Sud de la France (où les portables ne passent pas donc, d’ailleurs c’est bien connu, les gens qui habitent dans le Sud n’ont pas de portable). Si vous avez renvoyé le courrier à la sécu, vous avez son adresse, vous pouvez me la donner?
- Non, je ne la connais pas par cœur
- Ah bah vous pouvez chercher alors ?
- Non plus non (c’est pas 118 218 ici blaireau)
- Mais vous vous souvenez quand même grosso modo ce que c’était.
- Ah grosso modo oui, CPAM 75 Paris
- Bah oui mais ça m’aide pas ça… Vous pouvez vraiment pas chercher ?
- Non, je ne peux pas, non. Mais vous, vous pouvez maintenant que vous êtes de retour dans le monde de la technologie.
-Ah et sinon (remarquable tentative de détournage d’attention), tout va bien dans l’appartement ?
- Non pas franchement. Comme vous n’avez pas daigné prendre un contrat d’entretien pour la chaudière alors que vous êtes tenus de le faire normalement, on a dû se taper de faire changer la plupart des pièces (ne surtout pas préciser que c’est le proprio qui a tout payé), y a eu des fuites partout.
- Ah euh bon bah merci et bonne soirée
- Oui c’est ça au revoir

Raison numéro 4 : les gens qui se comportent mal dans les wawas du labo, mais ça je crois que j’y reviendrai plus tard.

Donc voilà, plaignez-moi les gens, plaignez-moi.

jeudi 16 octobre 2008

Pffffff

Je ne sais pas ce qui m’a pris. Ce matin, e suis arrivée au boulot, épuisée. J’ai commencé à bosser. Puis mon futur ex-collègue Karol est arrivé, et m’a dit « Bonjour ouh la la tu es très très fatiguée toi non ? » ce à quoi j ‘ai répondu « ah ouais, ça se voit tant que ça ? » et là il m’a dit « euh ouais » et il est parti se faire un café vite fait avant que je lui défonce le crâne.

Ensuite j’ai vérifié ma boîte mail, parce qu’hier c’était TP (le plus catastrophique de tous les TP d’ailleurs, faudrait que je raconte tiens) et comme je suis super environment friendly, j’avais dit aux zélèves que le compte-rendu pouvait m’être rendu par mail, pas de papier, j’annote le truc directos avé mon ordibaby et comme ça tous ensemble dans un grand élan d’amour on sauve la planète (et aussi un peu mon sac à main et mon dos parce que bon ça me fait ça de moins à traîner voyez-vous). J’ouvre le premier document sur lequel je tombe. Ils avaient fait un effort de présentation, je commençais à être contente entre deux micro-siestes. Après, comme une andouille, j’ai LU. Et là je me suis saisi de mon feutre qu’avec j’écris sur mes boîtes de culture, et j’ai bien failli tout barrer ce qui était écrit sur mon écran. Pour me soulager, j’ai été obligée d’imprimer et d’écrire EN VRAI sur les copies, avec rage (mais application, on n’est pas des cochons et surtout on n’a pas envie que le coup foire et que l’élève se ramène en disant « maaaadaaame j’arrive pas à lire ce que vous avez marqué là »). Il résulte de tout ça que 1 je ne crois plus en rien et 2 y en a qui vont se taper des lignes de copie dès vendredi matin 8h, ça va pas leur faire de mal c’est moi que je vous le dis. Et même si ça ne rentre pas dans les têtes, ça aura au moins le mérite de me soulager. A l’automne les résonnances se ramassent à la pelle, et moi ça m’énerve.



Hier donc comme je vous le disais c’était le premier TP de l’année. Et ça, ça veut dire que toutes les merdouilles qui ne peuvent en théorie JAMAIS arriver, et surtout pas au même moment, VONT arriver. Mais comme je le savais, je suis arrivée en avance pour avoir le temps de préparer le matériel avant l’arrivée du troupeau. Sauf que la salle était fermée à clef, et que le passe-partout local était en congés. Je suis allée expliquer mon cas à la très aimable dame de l’accueil qui m’a dit "et comment je peux être sure moi que vous n’allez pas tout voler et repartir et que vous êtes bien vacataire ici ? Hein ?". Après négociations, elle m’a dit qu’elle allait ouvrir la salle, mais que si la moindre chose disparaissait elle dirait que c’est de ma faute. Elle sort de sa loge, on fait 3 pas (vraiment 3 hein) et elle s’arrête " Ouh la mais c’est LOIN votre salle, franchement j’ai pas le courage d’aller si loin moi, je suis pas payée pour marcher autant dans une journée". De nouveau négociations. Finalement elle m’a ouvert la porte. Mais finalement je n’avais plus autant d’avance que ça.

Les élèves arrivent. Je dois en avoir 13, à répartir en binômes mais attention y a un piège et comme je ne tombe pas dedans ils doivent faire 5 binômes et 1 trinôme. Je les compte. Ils sont 14. Sauf que je n’ai que 6 postes de travail. Et que je refuse de faire 2 trinômes et 4 binômes, car qui dit trinôme dit emmerdes. En binôme, les deux bossent, ils sont à peu près calmes, tout va bien. En trinôme, y en a deux qui bossent et un qui met le box dans la salle. Alors là, deux qui mettent le box, je dis NON. Je pars donc négocier avec le prof qui a l’autre demi-groupe. Qui me dit de lui refiler deux élèves puisque lui peut faire 7 groupes. En gros, il pige rien quoi, parce que vendredi (oui demain) qui va se récupérer les 7 groupes dans SA salle qui aura toujours le même nombre de postes ? Bah c’est moi, et il ne voit vraiment pas que ça ne fait que décaler le problème, donc je me barre en lui disant que je vais me démerder toute seule parce que bon j’ai déjà assez perdu de temps comme ça non mais c’est pas possible. Je lance le grand mercato d’automne du bi/trinôme, et en 1 minute à peine les groupes étaient faits, youpi.

C’est là que les vraies enquiquinations ont commencé. Le grand chef de la salle n’avait pas enregistré que le premier TP avait lieu hier, et donc il n’avait pas sorti la moitié du matériel nécessaire. J’avais donc la moitié de mes binômes qui étaient au chômage technique, avec aucun espoir de les sortir de cet état rapidement parce que seul le grand chef de la salle a la clef qui donne accès au matos. Là j’étais à deux doigts d’envisager de modifier la moitié des sujets de TP en TP d’optimisation. "Vous êtes à la tête d’une somme de 12€. Allez chez Aux Champs acheter le maximum de bonbons sans oublier de prendre ce qu’il faut pour hydrater vos camarades, sachant qu’il faut 400 mL de liquide par élève, que la prof a très soif, et que 24% de la population n’aime pas les boissons gazeuses."

Finalement, pour une raison qui échappe à tout le monde, le grand chef est venu faire un tour dans sa salle de TP, et a délivré le matériel. Un étudiant a alors voulu brancher un générateur, et là PAF tout l’ondulé a sauté. Et là j’ai pas trop rigolé. Parce que je ne savais pas comment faire pour remettre l’ondulé dans la salle. Là où je n’ai plus rigolé du tout, c’est quand les profs des autres salles sont venus me voir pour me demander si moi aussi j’étais victime de la panne d’ondulé et si par hasard je savais d’où ça venait. C’est l’ondulé de tout l’étage qui avait sauté. Et comme par hasard j’étais à l’étage où se trouvent toutes les salles informatique… Ah nononononono je ne sais pas d’où ça vient, je suis comme vous je suis embêtée. Bah oui je sais tout le monde vient de perdre ¾ d’heure de boulot, je trouve très très fâcheux moi aussi… Et là l’élève brancheur de matériel foireux commence à faire le beau en racontant bien fort à tout le monde « C’est MOI, j’ai branché le géné et POUF tout a sauté, JE SUIS FORT HEIN ? » Non t’es pas fort, tu vas t’asseoir et tu ne touches plus à rien jusqu’à nouvel ordre. Et puis tu te tais aussi tant que tu y es, merci.

Pendant deux heures et demi, tout s’est bien passé. Jusqu’à ce qu’un élève m’appelle pour me montrer quelque chose. Et là ce jeune impertinent me sort la photo prise de moi à la rentrée de ma première année à l’Eilloude. Oui oui, celle prise juste quand tu débarques, que tu ne sais pas à quoi t’attendre, que tu sors de deux ans de prépa qui ne sont pas franchement les années les plus épanouissantes de ta laïfe. Celle du trombi des élèves toujours en ligne même si ça fait 16574 ans que tu es sorti. Celle-là, oui.

Et là il a ajouté « en plus c’est bizarre, on dirait que vous avez les yeux vairons, alors qu’en vrai non ».

A 17h40, la salle était vide, elle puait le fennec, mais j’étais seule, dans le silence et c'était bon. A 17h42, je me suis vue dans le miroir des wawas, et j’ai constaté que j’avais sur le menton un énorme bouton dont la blancheur n’avait rien à envier à la neige. J’ai fait pfffff, et je suis allée à la gare prendre mon train. Et ils ont tous été annulés les uns après les autres. J’ai refait pffff.

Ce matin quand le réveil a sonné, j’ai fait pfff. Et depuis je fais pfff sans arrêt. Et là, je viens de me souvenir que demain j’avais 8h à l’Eilloude: 2 de cours, 2 de TD et 4 de TP. Et que pour ça je vais me lever à 5h du matin. Et donc là, ça me donne juste envie de faire un grand pfffff.

Plaignez-moi les gens, plaignez-moi, pffffffff…


mercredi 15 octobre 2008

Week end surprise 2/2

Résumé en version longue de l’épisode précédent .

Evidemment, on s’est pointé aux caisses environ 3 minutes après la fermeture, donc on n’a pas trop bien vu comment c’était fait dedans Chambord. Alors on est partis direction l’observatoire de la ouaïldlaïfe. A 1,2 km de là où on était, avec moi que j’avais pas fait ma sieste et que je baillais tous les trois pas. Sans mettre la main parce que bon ça use de marcher 1 borne et quelque avec la main devant la bouche, et puis zut à la fin quoi, on est partis pour être wild, soyons wild. J’ai ainsi battu le record du monde de " l’avalage d’insectes sans faire exprès".

Quand on est arrivé à l’observatoire, j’ai dit "euh bah non ça va pas être possib malheureusement, ma religion m’interdit de monter aux échelles, parce que bon après je suis tétanisée par le vertige et je peux pas descendre, ou alors en chouinant très fort et dans des positions que mon amour de l’élégance et de la prestance m’interdisent d’adopter". Finalement je suis montée. Et on est resté une bonne heure là haut. Et on a vu des tas d’animaux, des sangliers, des marcassins (oui c’est comme un sanglier, je sais, sauf que c’est plus mignon parce que c’est petit, que ça suit la madre en file indienne comme des petits canards et que comme c’est des bébés, ça fait pousser des cris suraigus), une biche et… des castors. Et ce fut beau. Surtout qu’au début on pensait que c’était rien qu’un ragondin, mais quand le coboille a vu dans ses jumelles que le gérondif avait la queue plate, ce fut un grand moment.

Le truc le plus rigolo, c’est que quand on est dans un observatoire, on chuchote pour ne pas se faire repérer par la ouaïldlaïfe. Alors quand y a des gens qui montent, on leur dit "Bonjour". Et après avoir passé une heure là haut, quand on se retrouve en bas sur la terre ferme, celle qu’on n’a pas l’impression qu’elle va s’écrouler sous nos pieds, on continue à chuchoter sur le chemin où on croise plein de gens et on se fait un peu regarder de travers.

Ensuite, dans un autre observatoire, on a vu un grand cerf pas du tout dans sa maison (et qui donc ne regardait pas du tout par la fenêtre) en train de draguer une biche, mais je suis descendue avant qu’il y ait de l’action, je suis bien trop jeune pour ça, je n’ai que 15 ans.

Le soir, de retour au camp de base, le coboille qui n’a pas volé son nom a fait un vrai feu de coboille, et on a mangé autour du feu près de la rivière. Et quand il a fait nuit, on a commencé à entendre des bruits bizarres, y avait des animals qui criaient, ça ressemblait un peu au cri du canard mais en plus fort et plus long. Et ensuite, on a entendu des crcrcrcrcr, c’étaient les castors qui bouffaient des arbres. Y avait des castors partout, on les voyait nager dans la rivière, le coboille était très content et moi aussi. A 22h, je dormais dans ma roulotte entourée de castors et j’avais les cheveux qui sentaient la fumée.

Le lendemain matin, direction Beauval (le zoo). A Beauval y a des ours, mais ils sont un peu pourris, ils dorment tout le temps. On s’est fait agresser par un orang-outan qui nous a sauté dessus (mais s’est pris violemment la vitre forcément, paf sur la main, aïe, et après il se faisait des bisous magiques sur la main). J’ai aussi pu constater que plein plein d’animaux pas très ragoûtants du vivarium venaient de Thaïlande et j’ai un peu pleuré (mais pas trop, parce que bon j’aurai un coboille avec moi).

Après, il a fallu rentrer et ça c’est quand même dommage, parce que si les week ends duraient toute la vie, ce serait quand même vachement mieux. Pour faire durer un peu plus le week end, je n’ai PAS préparé mes cours ni mes TD pour le lendemain, et j’ai fait de l’improvisage pendant 4 heures lundi matin.

Les photos promises:





Alors, qui a le meilleur coboille hein, qui ? Ah bah c’est moi…

mardi 14 octobre 2008

Week end surprise 1/2

Je le savais depuis longtemps, ce week end c’était mon week end surprise, organisé par le coboille qui est très fort en organisation de ouayages, surprises ou pas. J’avais ordre d’être au ranch, prête à partir à 17h vendredi, ce qui fut fait. A 17h05, j’étais pétrifiée de trouille, le sac à la main dans le couloir, parce qu’en allant aux wawas pour mon double-pi pré-ouayage, j’ai constaté que le PQ avait disparu. Alors certes je suis une aventurière, mais j’ai mes limites. Et ces limites sont : dormir dans un endroit où que t’es pas obligé de sortir braver les éléments pour aller double-piter et/ laver ton body en te chopant des verrues dans des douches communes.

Le coboille avait loué une outaure, il est allé la récupérer et on est parti. J’ai demandé 25 fois où on allait, le coboille a craqué et m’a sorti le guide des châteaux de la Loire. Comme je n’avais absolument pas le souvenir d’y avoir mis les pieds un jour (je n’écris pas « comme je n’ai jamais mis les pieds là-bas », parce que si par malheur los padres nous y ont traînés par un dimanche d’automne, je vais recevoir un mail qui dit « ah bah c’est bien la peine de s’être donné autant de mal, on vous a emmenés là-bas quand vous étiez petits, vous étiez insupportables, c’était un bazar pas possible, avec tes frères qui savaient se détacher de leur siège auto depuis qu’ils avaient 6 mois, vous avez fait n’importe quoi dans le château avec ton père on avait HONTE tout le modne nous regardait et tout ça pour que tu ne t’en souviennes plus, bah c’est pas du joli tiens »). Moi tout ce dont je me souvenais des visites de châteaux du dimanche, c’est que dans l’un d’eux y avait des tas de casseroles en cuivre accrochées aux murs de la cuisine, et que j’avais trouvé ça MAGNIFIQUE et que je voulais qu’on fasse pareil à la maison. Et ensuite ma maicresse du CP a eu deux casseroles en cuivre comme cadals de fin d’année, j’étais verte de jalousie, j’aurais préféré qu’ils offrent que ce soit Môman qui ait ça comme cadal de fin d’année. D’ailleurs je lui ai dit et elle m’a répondu que ah bah ça certainement pas, parce que c’est kiki va nettoyer les cuivres que c’est enquiquinant comme pas permis et que franchement on a autre chose à faire hein. Bref, tout ça pour dire que j’ai répondu au coboille que j’espérais qu’il y avait des chouettes casseroles là où on allait.

On a roulé sur l’autoroute, puis sur de la petite route, et ensuite on a traversé le parc de Chambord, et dedans y avait des tas de bestioles sur le bord de la route, des biches, des sangliers, des marcassins, on était en pleine communion avec la ouailledlaïfe si on fait abstraction de la tuingo. Ensuite, on a pris une route barrée que déjà pas barrée tu te demanes comment c’est possible qu’une voiture même petite arrive à passer. Et ensuite on a pris une piste cyclable, toujours en tuingo. Et en plus on était dans le noir, y avait des trous partout, j’avais envie de double-pi, j’avais faim et je ne savais pas où on allait avec le PQ dans le coffre de la tuingo, j’étais donc pas super réceptive…

Et là pouf on s’est garé en plein milieu de la forêt, et y a un monsieur qui a dit « Bonsoir Coboille, je vous attendais » Derrière lui y avait de la lumière, qui sortait de quelque chose qui avait une forme de fenêtre ou de bébé-porte, et là le monsieur qui connaissait le coboille a dit « voilà les roulottes ». Han des roulottes. Là j’ai compris le coup du PQ, je me suis dit « argh je vais devoir aller doule-piter le popotin arrière dans les ronces derrière la roulotte, il va être super rock’n roll mon double-pi de 3h du matin… »

Et là, Roulotteman nous a dit « donc voilà la roulotte cuisine et salle de bains, avec douche et wawas, et le chauffage est là », j’ai fait ouf, et à partir de là je fus très contente tout le week end.

On a choisi dans quelle roulotte on allait dormir et j’ai fait une découverte : rentrer une couette dans une housse de couette avec un plafond qui culmine à 1.70m quand on fait 1.73, donc avec la tête sur le côté et sans possibilité de lever les bras plus haut que les épaules, c’est tendu, méthode Guilitti ou pas.

Le matin de bon matin, le coboille est parti chasser le castor. Oui le coboille a une passion inexplicable pour le castor et l’ours, et veut voir les deux live in la natcheure. Pour l’ours, on s’est dit que dans le Loir et Cher, on pouvait repasser. Mais pour le castor, on était pile au bon endroit, Roulotte man nous avait dit la veille qu’on pouvait en voir jusqu’à 8h du matin. Et donc à 8h le coboille est parti en safari photo dans la forêt. Evidemment il n’a rien vu.

Et on est parti à Blois visiter le château. Il est très jouli et moi qui suis complètement hermétique à l’histoire je vois maintenant à peu près qui est le fils de qui dans les rois qui ont séjourn là-bas pendant la Renaissance, je suis très fière de moi.

Après un déjeuner à suer en terrasse à 15 jours de la Toussaint que même pas j’y croyais, on est partis direction Chambord avec une double mission : visiter le châtal et visionner de la ouaïldlaïfe depuis les observatoires qui sont dans le parc.

La suite demain, avec des photos si vous êtes sages et si j’ai le temps…

mercredi 8 octobre 2008

Un boulot monstre

En ce moment, je me fais peur moi-même. Je fais n’importe quoi, je suis un semi-monstre (l’autre semi c’est quand je dors, et encore c’est même pas sûr), mais la bonne nouvelle c’est que je sais pourquoi : c’est à cause que je travaille trop. Notez qu’il y a moult progrès là-dedans, car d’habitude je suis un monstre mais je ne sais pas pourquoi, et donc ça m’énerve de ne pas savoir pourquoi je suis dans cet état et donc ça me rend encore plus monstrueuse. Mais là je sais. En même temps les symptômes étaient là sous mon nez, j’ai pas mis longtemps à diagnostiquer le truc.

Le premier symptôme du trodboulo, c’est quand on commence à considérer que le lieu de travail est notre maison. Depuis quelques semaines, je ne dis plus "mon bureau", je dis "ma chambre", lapsus très révélateur je pense. Y a plus de trucs à manger au labo (enfin je devrais dire aux labos, parce que je suis une travailleuse itinérante en ce moment, une sorte de compagnonne de la recherche, on the road always pour décrypter les mystères de la science) que dans le frigo du ranch. Et le pire (et le moins glam), c’est que comme je pense que le labo c’est chez moi, et que chez moi y a rarement 20 personnes dans le couloir, quand je vais aux wawas il m’arrive de commencer à me désaper en chemin (oui c’est bon hein, faites pas comme si vous attendiez toujours d’être enfermés pour défaire le bouton de votre jean quand vous êtes seuls chez vous). Et croiser du collègue dans le couloir quand on est en train de défaire le bouton du jean, comment vous dire, ça ne met pas hyper à l’aise, je vous prie de le croire. Et non, je ne vais jamais au delà du déboutonnage de jean dans le couloir, j’évite en règle générale de me promener le jean sur les chevilles et la mulotte à l’air, ça ne donne pas une démarche très très assurée.

Symptôme suivant : l’irritabilité, et en particulier l’irritabilité quand j’ai faim. Déjà en règle générale, faut pas trop me faire attendre quand il fait faim et que c’est l’heure du repas, sinon je suis très très infréquentable jusqu’à ce que mon estomac ne crie plus FAMINE. Mais là voilà, si le dîner n’est pas 1 tôt et 2 composé de pile ce que je veux, je deviens plus que colère. Mais tout ça s’explique assez bien. Le matin, je prends mon petit déjeuner aux environs de 5h45 si je vais à l’Eilloude et 7h si je vais dans un labo (mon mien où j’ai ma chambre ou celui de gratinage où j’ai même pas un pauvre porte-manteau pour poser ma veste et que ma blouse je suis obligée de l’accrocher à la bouteille de CO2 que j’ai dans la mini-pièce où je bosse, celle qui est tellement pourri que personne d’autre que moi ne veut bosser dedans. Mais au moins j’ai la paix et je ne croise pas les faces de prout de certaines personnes). Si je vais à l’Eilloude, je dois attendre midi et quart pour déjeuner, et je vais rapidement acheter un sandwich dans la boulangerie où les sandwiches sont très buenos, et je mange en bossant dans le RER. Sauf que cette année, il semblerait que la boulangerie en question soit passée dans d’autres mains, y a plus une seule vendeuse qui est la même qu’avant, et les sandwiches ne sont pas les mêmes non plus. Mais surtout, la madame qui prend les commandes de sandwich est SOURDE. Et elle entend rien (ah bah ça alors) quand je lui demande le sandwich Truc alors je lui montre du doigt mais écidemment je veux toujours celui qui est rangé dans un coin pas montrable du doigt, et elle finit toujours par me filer un truc que je veux pas (avec de la tomate farineuse et de la baguette. Et la baguette ça arrache le palais, moi je veux du pain viennois rha la la)

Alors le soir, quand je quitte le labo aux environs de 19h si je finis tôt ou de 20h, quand j’arrive dans le ranch, il faut que je mange un truc qui me plaît et qui se fait VITE. Sinon, je deviens monstrueuse, je boude, je refuse que le coboille, ce méchant homme qui m’a refusé le seul repas potable de ma journée, s’approche de moi. Et je boude encore plus si on m’oblige à le taper un 217452586556896857ème reportage sur la crise finincière qui va tous nous faire mourir dans la pauvreté.

Et enfin, à 21h30, épuisée, je vais me coucher en hurlant toutes les 3 secondes « TU VIENS TE COUCHER » (non, pas de point d’interrogation) jusqu’à ce que le coboille cède. Dès qu’il arrive je m’endors non sans avoir pris possession de la totalité de la couette.

Troisième symptôme : mes doigts, enfin ce qu’il en reste. J’ai mangé toute la peau qu’il y avait dessus, je pense que je vais bientôt devoir ronger l’os. Le plus étonnant, c’est que je passe une grosse moitié de mes journées avec les doigts dans des gants, je pense donc que je mange tout très très vite en très très peu de temps.

Quatrième symptôme : le temps libre me stresse. Et il me stresse parce que je considère que c’est du temps en moins pour bosser, et avec tout ce que j’ai à faire comment voulez-vous que je m’en sorte, au secours , par pitié, non je peux pas sortir vendredi soir, sinon je serai fatiguée samedi pour bosser, et donc no je peux non plus samedi sinon dimanche je serai trop crevée pour travailler, au secours.

Vivement la retraite. Ah on me signale que ça pourrait être dans bien plus longtemps que prévu. Bon bah dans ce cas, plaignez-moi les gens, plaignez-moi.

lundi 6 octobre 2008

Ashley Abbott, prénom Ouaichvazi, nom Madame

Ce matin j’ai fait ma rentrée à l’Ecole des Ingénieurs Orthographiquement Déficients, que nous renommerones par la suite Ecole des Ingénieurs Orthographiquement et Oralement Déficients, EIOOD donc, que nous prononcerons Eilloude, pour la bonne et simple raison que j’ai décidé que c’était comme ça.

Je vous cache pas que passer la journée du dimanche à préparer cours et TD c’était pénible et que j’ai passé l’après-midi à soupirer « pffff ça me GAVE de bosser un dimanche bord d’elle » et autres « non mais c’est hors de question, j’irai pas dans le Michigan, je veux pas partir moi » (rapport à un mail de Canard WC qui me disait « après ta thèse viens donc te rigoler avec moi dans le Michigan en post-doc, ce sera chouette, sinon tu peux t’asseoir sur un poste ». Or je préfère m’asseoir sur un poste qui ne m’intéresse que très moyennement plutôt que m’asseoir sur deux ans avec le coboille, et picétou et je le proute canard wc). Je vous cache pas non plus que le sonnage de réveil à 5h10 c’est pénible. Et être déjà en retard à 6h15 du matin, c’est pas franchement commencer la journée comme il faut. Surtout si on considère que pour le petit dej j’ai mangé RIEN car il y avait RIEN à bouffer.

J’ai ensuite pu vérifier que les gens sont cons à toute heure du jour et de la nuit. Ainsi, à 6h20, quand il y a deux personnes dans un wagon du métro et qu’une troisième personne, de préférence à l’odeur nauséabonde, entre dans le wagon, cet abruti vient s’asseoir à côté de moi qui n’ai rien demandé à part qu’on me fiche la paix. Et du coup ça m’oblige à changer de place alors que j’étais bien calée ah punaise mais les gens sont cons c’est papossib.

Bien entendu, quand j’arrive à l’Eilloude à huit heures moins 10 (ça fait moins mal de dire ça que d’écrire que je suis arrivée au boulot à 7h50 après 1h30 de transport, argh au secours), y avait personne, zéro élève, nada nadie. A 8h, j’avais deux élèves sur 25 attendus. Le cours commence à 8h en théorie. A 8h25, j’avais 25 élèves et on m’annonçait une absente, je me retrouvais donc avec 26 élèves sur le dos, à diviser en deux groupes pairs et égaux. Or 13 n’est pas connu pour être un nombre pair. Or avec 13 personnes je dois faire 6 binômes et ne laisser personne sur le banc de touche. Or comme on dit à l’Eilloude « Ouaichvazi madame, un binôme de 3 ça existe pas ? » Certes non, ça s’appelle un trinôme. « Ah tu vois j’ai raison , ça existe pas un binôme de 3, c’est la prof qui l’a dit » (bonjour et bienvenue en CP).

A 8h27 j’ai senti la peur parcourir les rangs après le rappel fort peu aimable des règles de politesse et de ponctualité en vigueur dans mes cours (le hic c’est que je suis la seule prof de l’Eilloude à dire ça, alors forcément ça leur fait bizarre). A 8h et 1 seconde, c’est officiel, on est en retard, et donc on FRAPPE pour entrer, on s’excuse (platement de préférence) et on demande si on est autorisé à entrer en cours. Si le feu vert est donné, on entre sans déranger personne et éventuellement on rampe jusqu’à sa place pour ne pas boucher la vue à ceux qui regardent ce qui se passe au tableau, merci.

A 10h10, fin de la pause, j’avais la moitié des élèves dans la salle. Rappel des règles de ponctualité. A 10h17, on frappe à la porte, c’est un élève en retard, évidemment. Je l’autorise à rentrer après son excusage et sa demande d’autorisation, et ce jeune foufou se met à ramper jusqu’à sa place. Avant les élèves je les aimais bien, depuis ça, je les adore.

J’en envoie un au tableau. Puis j’envoie son voisin (les deux du fond bien dissipés, vous voyez le genre). Le voisin refuse. Le premier envoyé au tableau lui crie « mais t’es ouf mon frère, la vie de ma mère la prof elle est encore mieux en vrai que vue d’ici, et en plus elle a des super beaux yeux, va voir ». Le voisin est donc venu. Il a vu et il a calculu. Moi j’étais consternée un peu.

A la fin du cours, le premier et son voisin viennent me voir dans la file des gens qui veulent poser des questions. Ca a donné ça :
"Ouaichvazi madame (quand je vous disais qu’ils sont oralement déficients) , je peux vous poser une question ?
-Oui vazi je t’écoute
-Je peux vous inviter à déjeuner ou quoi ?
-Ou quoi.
-Ah vous voulez pas c'est ça ?
-Exact. Mais ce que je veux c'est que tu sois là à l’heure demain, pas comme ce matin, sinon tu ne rentres pas en cours.
-Ouaich madame vous rigolez pas avec ça vous. Mais la vie de ma mère si j’avais su qu’on avait vous et pas un prof genre monsieur Biiiip ce matin, je serais venu plus tôt. Mais quand même 8h c’est tôt. Mais avoir cours avec vous le matin, ça fait plaisir. Demain si je suis là à l’heure, c’est que j’aurais rêvé de vous madame." (consternée encore j'étais, mais il disait ça gentiment, sans malice et du coup j'ai rien dit, car je suis sotte)

Cette année, ils sont rigolos, ils sont gentils, j’ai pas besoin de fracasser les polys sur le bureau pour avoir le silence, et ça tombe bien parce que cette année j’ai TOUT distribué le premier jour. Et en plus, ils ont l’air de vouloir bosser (jamais vu tout le monde d’un coup, même à un premier cours, c’est la première fois), mais ils sont pas chi*nts. Je les aime déjà (même si ils pensent que je suis tarée et monomaniaque avec cette histoire de l’heure c’est l’heure). Je sens que je vais vous en causer souvent…


jeudi 2 octobre 2008

La guerre des bureaux

A la rentrée, les mauvaises nouvelles s’enchaînent. Payage d’impôts, de frais de scolarité, récupérage de caution amputée de 600€ et comme si ça suffisait pas il paraîtrait qu’on est en pleine crise et qu’on va tous mourir (et que du coup les infos sont tellement déprimantes que ça me fait une bonne excuse pour regarder une nounou d’enfer que j’ai déjà vu 12 fois chaque épisode mais que voulez-vous c’est ainsi, j’aime cette série stupide), mais si on meurt c’est très certainement à cause de tous ces gens qui traînent sur internet alors qu’internet c’est le maaaaal, que dedans t’as le mode d’emploi pour faire des bombes en moins de temps qu’il ne faut pour monter une bibliothèque Billy et que si t’as pas bien compris tu peux aller poser des questions sur le forum des PBA (poseurs de bombe amateurs) et qu’après tu te transformes en psychopathe qui fusille ses camarades de classe, ou alors en anorexique ou même en poseur de bombes sur radars. Et on parle même pas des gens qui fréquentent les blogs, parce que bon quand même y a des âmes sensibles qui lisent ce blog, et je mettrai un point final à cette phrase quand je veux, c’est mon blog je suis une blogueuse donc une psychopathe, et donc je fais ce que je veux avec la ponctuation (parce qu’avec mes cheveux je galère sévère, même si ça va mieux depuis que je les ai fait couper) et picétou. (je me suis auto-essouflée en écrivant cette phrase, c’est pitié)

Mais la pire des mauvaises nouvelles, celle qui ravage le moral de tout chercheur parisien, c’est l’arrivée des nouveaux dans les labos. Oui le 1er octobre, les contrats précaires se signent à la pelle dans le cherchage et donc les nouveaux arrivent à la pelle également. C’est une source de grande angoisse pour moi, car je ne crois plus en rien et certainement pas en la jeunesse, et je suis donc persuadée que nouveau = gros lourd qui va me gonfler et que je vais encore devoir bouffer pour me calmer et que si je grossis faut pas aller chercher loin, c’est à cause des nouveaux). Faut dire qu’avec les stagiaires qu’on se tape depuis deux ans, on ne peut qu’être frileux. Et quand à la fin des grandes vacances ces crétins de stagiaires partent sans même faire un pot de départ, quand on est soulagés de ne plus avoir le mec le plus puant (au sens propre et au sens figuré) dans les parages, quand enfin le gros lourd qui me demandait "mais pourquoi tu fais de la science ? La science c’est un truc d’hommes, les filles peuvent pas comprendre, et puis de toute façon même si tu comprenais t’as rien à faire là, tu devrais être chez toi en train de faire le ménage et la cuisine pour ton mari, d’ailleurs t’es pas mariée pourtant t’es vieille, c’est pas normal ça, t’as un problème pour que personne ne veuille se marier avec toi ? ", on souffle, on est enfin entre nous, mais là PAF les nouveaux arrivent. Et les nouveaux, faut leur trouver un bureau. Là où ça devient complexe, c’est qu’en général on a bien plus d’arrivées que de départs. Et que déjà avant les arrivée,s y a plus un seul bureau disponible.

Mais voilà, à Paris on manque un peu de place. Et donc dans les bureaux on est obligés d’optimiser pour faire tenir le plus de personnes possibles. Ca fait bien rire les gens qui ont plein de place, comme les Beauce-Thonniens par exemple. L’un d’entre eux avait bossé dans notre labo à Paris et il me présentait à tout le monde en disant que je venais du labo où le seul à avoir un bureau tout seul c’est le chef et ça faisait bien rire tout le monde (sauf ceux qui étaient consternés et qu’on voyait sur leur tronche qu’ils pensaient que France=Tiers-Monde). Dans mon bureau à moi que j’ai, on est 4, y a Karol le Polonais, ma copine-collègue et un mec que je ne supporte pas et qui m’énerve dès que je le vois et que je lui mettrais volontiers une bonne paire de claques, ça lui ferait pas de mal (je hais les gens MOUS, et lui c’est le pire des mous que je connaisse, et en plus il ne parle jamais et c’est un assisté. Il paraît que je lui fais peur, mais merdum, pendant un an j’ai fait des efforts, donc là j’attaque et picétou). Mais il m’agace, c’est physique, et donc maintenant je suis fais TRES TRES gaffe au casting du bureau. Et d’ici peu, Karol va rentrer en Polonie, Karol dont le bureau est en face et collé au mien, Karol à qui je peux faire du pied en travaillant si jamais j’étends mes jambes de déesse. Et surtout Karol il est très sympa, et avant lui y avait déjà quelqu’une de sympa, alors la barre est haute.

Dès le mois de mai, tout le monde élabore des stratégies. Ouais machin part tel jour donc je peux mettre Bidule qui arrive une semaine après à sa place, en plus il est cool ça va, mais par contre Trucmuche faut le caser ailleurs, bref c’est très complexe. Et faut pas oublier d’aller en informer le big boss, mais là faut jouer stratégique. Si tu le dis trop tôt, il oublie et si tu le dis trop tard, la place est déjà prise. A la place de Karol, on avait prévu un post-doc qui va bosser avec le coboille, il est sympa et rigolo, le candidat idéal. Et mardi on m’annonce que c’est quelqu’un d’autre qui va se mettre là. J’ai réclamé une période d’essai de bureau, si au bout de 15 jours je la déteste plus que les poivrons et Christian Clavier, je la vire (je suis la chef du bureau, c’est moi la plus près du seul et unique téléphone et en plus je suis là depuis plus longtemps que les autres et en plus c’est moi qui tape et qui crie le plus fort). Sauf qu’on m’a rigolé au nez quand j’ai dit ça. Je m’en fiche, je peux être très très peste si je veux, gniark gniark, et elle pleurera pour déménager si besoin. Et si elle est sympa mais qu’elle renifle ou qu’elle fait des bruits de bouche et que quand elle boit son thé ça fait des grands slurp, je la fais pleurer aussi hein, y a rien de pire que les bruits de bouche.

Et le pire du pire, c’est qu’avec mes cours et mes manips, je suis peu au labo en ce moment, et je sens bien qu’on va installer quelqu’un à mon bureau les jours où je ne suis pas là et que donc je vais devoir ranger mon bureau, et que donc après je vais plus rien retrouver, et que je refuse de partager mon PC, un PC c’est comme un stylo-plume ou une Mooncup, ça se prête pas.

Alors oui, aujourd’hui je fais des phrases très longues, je sais. Mais c’est comme ça. Là présentement je rame pour trouver une esquisse de conclusion autre que plaignez-moi les gens etc, et je crois que ça se voit.

Je vais donc conclure en disant euh bah euh bon week end les gens. Voilà. (dimanche je bosse, joie et bonheur, et lundi je me lève à 5h15 et mardi zaussi, je crois qu’on m’en veut personnellement là).

mercredi 1 octobre 2008

Le travail c'est pas la santé

Si j'étais une vraie moda, je vous dirais que j'ai pas le temps de vous causer parce que c'est la fachionouique et que je cours les défilés et je peux vous dire que courir les défilés avec 12 cm de talon c'est pas fastoche et que du coup je suis OBLIGÉE de prendre le tasqui parce que le métro c'est plein de pauvres. Mais en fait non. Je fus emmerdée as usual par la fachionouique (qui fait encore plus mal quand que tu as encore pris des kilos en plus des kilos que tu avais déjà pris) parce que les gens qui viennent faire du défilage là où que y a le labo ils sont très très hautains et ils trouvent que si tu pouvais aller bosser ailleurs que là où tu bosses ce serait bien, parce que la fachion c'est un peu plus intéressant et important que le cherchage et en plus tu fais gros et moche dans le paysage (y a du progrès par rapport à l'an dernier où que j'étais rentrée dans une pseudo-célébrité et que j'avais failli me faire plier en 27 par un vigile mal aimable vous me direz).

Mais hum je digresse là je crois bien. Mais bon c'est pas de ma faute hein, je passe mes journées enfermée dans 4m² avec des millions de cellules de souris (oui j'ai arrêté le rat, c'est so 2007 le rat, la souris ça c'est 2008 voire même 2009) sans parler à personne, et pour ça je me barre de mon ranch avant que le coboille soit passé de la position horizontale sous couette à la position verticale sous fringues, j'ai donc la joie et le bonheur de m'habiller dans le salon face à la fenêtre et j'ai même pas le droit de crier "poutinlamerde" quand je m'aperçois que mon collant a décidé de faire deux fois le tour de ma jambe entre la cheville et le cuissot et que j'ai plus qu'à tout recommencer le mettage de collant.

L'avantage voyez-vous, c'est que je fais de nouvelles rencontres, je connais les travailleurs de l'ombre du labo de gratinage (qui n'est pas mon labo, je le rappelle), le matin j'arrive avant les femmes de ménage et le soir je repart après la première ronde des gardiens. Du coup le soir je suis vachement en forme et je suis pleine de conversation, je cause vachement avec le coboille: je lui dis "je vais me coucher je suis épuisette crevette" dès que j'arrive à m'arrêter de soupirer.

Le gros inconvénient, c'est que du monde entier je suis coupée, car au labo de gratinage, je n'ai point de bureau, et encore moins de PC, alors le reste du boulot n'avance pas (et le blog on en cause même pas). Alors après y a des gens qui m'écrivent pour me dire que je ne leur écris plus...

En plus que mon netvaïbz il est tout pété, y a les trois quarts des bidules qui ne fonctionnent plus, alors je crois que tout le monde il est méga occupé et qu'il n'a plus le temps de bloguer non plus, alors qu'en fait bah non.

Et y a les cours qui commencent lundi, et j'en suis au degré zéro de préparation des cours. Le léger problème c'est que ce week end je suis occupée, et vendredi zaussi et donc je sais pas trop comment je vais faire. En fait c'est dramatique, j'en suis à vouloir avoir des week ends libres au lieu de faire la rigolade avec des gens juste pour pouvoir bosser deux jours de plus par semaine, c'est pitoyable.

Vivement janvier qu'on se barre en Thaïlandie tiens, ça va me détendre de la mulotte...

Allez ça faisait longtemps, plaignez-moi les gens, plaignez-moi...