Il y a un peu plus que peu, j’apprenais avec stupéfaction que Zorro Courbet partait de Thé et Faim. Et que même pas il prenait dans ses bagages son émission où que dedans il défendait la veuve et l’orphelin, surtout si l’un des eux était cul-de-jatte. J’étais choquée, faut me comprendre, j’aime pas seksandzecity, alors Julien C (appelons-le JC si vous le voulez bien), c’était un peu le compagnon de mes vendredis soirs. En plus, quand il avait fini de faire revenir la justice et l’équité sur la France, il se sentait un peu désœuvré, alors il allait résoudre les querelles de voisinage (en même temps ils sont un peu cons les gens d’acheter des baraques où pour aller de la cuisine à la salle de bains faut passer au milieu du salon des voisins, mais bon cet avis n’engage que moi). Et ça, c’était drôle, parce que les vieux qui se font des crasses et qui se traitent de tout les noms en rivalisant d’inventivité à cause qu’il y a des caméras de Thé et Faim et que bon zut ils ont un standing, ça m’a toujours fait boucou d’effet aux zygomatiques. Mais tout ça c’était avant. Avant que je découvre que j’avais les voisins les plus tarés de la Terre. A mon avis ils ont été refusés au casting des voisins fouille-merde de Thé et Faim tellement ce sont des cas GRAVES. Je vous montre.
Au rez-de-chaussée, on a l’homme le plus crade de la Terre, accompagné de son copain/fils (on n’a pas encore élucidé le mystère) l’homme à la DS (pas la voiture, le truc où tu gribouilles avec un faux stylo dessus pour faire des trucs idiots). Cette délicieuse personne ressemble à s’y méprendre à Guy Gilbert qui n’aurait pas pris de douche depuis 25 ans, odeur comprise. En plus, il est très très aimable. Quand on lui dit bonjour, il répond au mieux rien, au pire FAITES CHIER. Chez eux, c’est incroyablement sale, les murs sont marrons de crasse et de fumée de cigarette et ça pue (je suis pas allée visiter, j’ai vu ça de la cour un jour où ils avaient ouvert la fenêtre). Les appartements qu’on voit dans c’est du propre sur Aime 6 avant nettoyage sont étincelants de propreté à côté. Un jour, le coboille a vu Guy Gilbert faire les poubelles du quartier. Il s’avère que c’est sa passion, faire les poubelles, récupérer des objets crades et puants et les stocker chez lui. C’est ainsi que la semaine dernière, à 1h du matin, le coboille et moi avons été réveillés par un bruit dans la cour, comme un chat qui ferait les poubelles (mais gros le chat). Après vérification visuelle par le coboille, il s’est avéré que c’était Guy G qui faisait les poubelles (dans le noir et en pleine nuit). Depuis ce jour-là, je ne jette rien qui puisse être réutilisable, je refuse que ce connard se fasse des sous avec ce que je jette. Et le matin, si on sort avec une poubelle à jeter, je demande bien fort au coboille devant la porte de Guy G « tu es sûr qu’on aurait vraiment dû le jeter ce insérer ici le nom d’un objet de valeur ? Il fonctionnait encore quand même… ». Là je compte jusqu’à 3 et j’attends Guy G…
Montons d’un étage, et rendons-nous au premier. L’un des occupants des 3 appartements de cet étage est CampingCarMan. C’est un vieux, avec un gros bide, un pantalon monté très haut sur le bide en question, une magnifique paire de bretelles, une barbe blanche et le peu de cheveux qui lui restant bien plaqués sur son crâne. Sa passion c’est son camping-car. Il le nettoie un jour sur deux, le branche en quasi-permanence dans son appart (donc y a un fil qui pendouille entre le camping car et sa fenêtre. Il ne parle que de son camping car. Mais il a au moins le mérite de ne pas être méchant (et aussi d’être parti en vacances avec son fidèle destrier qui fait un boucan d’enfer et que tout le monde cesse ses activités quand il démarre pour aller directos à la fenêtre admirer la bête en attendant qu’il arrête son satané moteur).
Encore un étage, nous voilà chez la voisine du dessous. Oui oui, celle-là. Il se trouve que depuis ce petit incident, elle s’est écrasée, je crois même qu’elle a PEUR de nous énerver, alors elle est tout sucre tout miel avec nous. Comme on est conciliant, on a mis un tapis dans le salon (c’était sa suggestion anti-bruit dans la lettre d’excuses enflammée qu’elle m’avait écrite). Le truc c’est que sur le tapis y a la table basse, et que donc ça n’amortit pas du tout le bruit de nos pas, puisqu’on n’est pas contorsionniste et que donc on a du mal à MARCHER sous la table basse. Depuis, elle a commis un autre courrier de dénonciation du voisin du n°8 (on habite au 10), avec copie à toute la France dont Bertrand D notre maire à tous, Anne H notre pas maire à tous du 15ème, pour dire que son chien il double-pite sur le trottoir et que ça suffit, que des gens très haut placés du ministère de la culture ont dû nettoyer le trottoir au jet d’eau samedi (elle est classe la voisine, quand elle a des invités elle leur demande de nettoyer le double-pi des chiens devant chez elle. Ce qui sous-entend aussi qu’avec l’invité en question, ils ont guetté à la fenêtre, parce qu’avec cette chaleur ça sèche vite hein…)
Et à côté de chez nous, il y a une famille de 12 000 personnes (selon mes dernières estimations), ça rentre et ça sort à toutes les heures, et comme on a une très mauvaise isolation au niveau des portes d’entrée des apparts, quand leur clef tourne dans leur serrure, on a toujours l’impression que c’est chez nous, ce qui est légèrement anxiogène quand tu es toute seule chez toi à 3h du matin. Et leur particularité, c’est de nous prendre pour des gens très dangereux. Dès que la mère nous voit sur le palier et qu’elle y est aussi, elle empoigne ses enfants, les pousse dans l’appartement et se barricade à double tour. Et elle fait ça même quand ils sont sur le point de partir. Elle re-rentre chez elle et s’enferme. Et la première fois que je l’ai vue, elle était avec une de ses (nombreuses) filles, qui m’a parlée, enfin qui a répondu à la question que je venais de poser et la fille s’est prise la mandale de sa vie pour cet affront.
Donc là je crois que ça s’impose, plaignez-moi les gens, plaignez-moi…


