mercredi 30 juillet 2008

On sait ce qu'on perd, mais etc...

Il y a un peu plus que peu, j’apprenais avec stupéfaction que Zorro Courbet partait de Thé et Faim. Et que même pas il prenait dans ses bagages son émission où que dedans il défendait la veuve et l’orphelin, surtout si l’un des eux était cul-de-jatte. J’étais choquée, faut me comprendre, j’aime pas seksandzecity, alors Julien C (appelons-le JC si vous le voulez bien), c’était un peu le compagnon de mes vendredis soirs. En plus, quand il avait fini de faire revenir la justice et l’équité sur la France, il se sentait un peu désœuvré, alors il allait résoudre les querelles de voisinage (en même temps ils sont un peu cons les gens d’acheter des baraques où pour aller de la cuisine à la salle de bains faut passer au milieu du salon des voisins, mais bon cet avis n’engage que moi). Et ça, c’était drôle, parce que les vieux qui se font des crasses et qui se traitent de tout les noms en rivalisant d’inventivité à cause qu’il y a des caméras de Thé et Faim et que bon zut ils ont un standing, ça m’a toujours fait boucou d’effet aux zygomatiques. Mais tout ça c’était avant. Avant que je découvre que j’avais les voisins les plus tarés de la Terre. A mon avis ils ont été refusés au casting des voisins fouille-merde de Thé et Faim tellement ce sont des cas GRAVES. Je vous montre.

Au rez-de-chaussée, on a l’homme le plus crade de la Terre, accompagné de son copain/fils (on n’a pas encore élucidé le mystère) l’homme à la DS (pas la voiture, le truc où tu gribouilles avec un faux stylo dessus pour faire des trucs idiots). Cette délicieuse personne ressemble à s’y méprendre à Guy Gilbert qui n’aurait pas pris de douche depuis 25 ans, odeur comprise. En plus, il est très très aimable. Quand on lui dit bonjour, il répond au mieux rien, au pire FAITES CHIER. Chez eux, c’est incroyablement sale, les murs sont marrons de crasse et de fumée de cigarette et ça pue (je suis pas allée visiter, j’ai vu ça de la cour un jour où ils avaient ouvert la fenêtre). Les appartements qu’on voit dans c’est du propre sur Aime 6 avant nettoyage sont étincelants de propreté à côté. Un jour, le coboille a vu Guy Gilbert faire les poubelles du quartier. Il s’avère que c’est sa passion, faire les poubelles, récupérer des objets crades et puants et les stocker chez lui. C’est ainsi que la semaine dernière, à 1h du matin, le coboille et moi avons été réveillés par un bruit dans la cour, comme un chat qui ferait les poubelles (mais gros le chat). Après vérification visuelle par le coboille, il s’est avéré que c’était Guy G qui faisait les poubelles (dans le noir et en pleine nuit). Depuis ce jour-là, je ne jette rien qui puisse être réutilisable, je refuse que ce connard se fasse des sous avec ce que je jette. Et le matin, si on sort avec une poubelle à jeter, je demande bien fort au coboille devant la porte de Guy G « tu es sûr qu’on aurait vraiment dû le jeter ce insérer ici le nom d’un objet de valeur ? Il fonctionnait encore quand même… ». Là je compte jusqu’à 3 et j’attends Guy G…

Montons d’un étage, et rendons-nous au premier. L’un des occupants des 3 appartements de cet étage est CampingCarMan. C’est un vieux, avec un gros bide, un pantalon monté très haut sur le bide en question, une magnifique paire de bretelles, une barbe blanche et le peu de cheveux qui lui restant bien plaqués sur son crâne. Sa passion c’est son camping-car. Il le nettoie un jour sur deux, le branche en quasi-permanence dans son appart (donc y a un fil qui pendouille entre le camping car et sa fenêtre. Il ne parle que de son camping car. Mais il a au moins le mérite de ne pas être méchant (et aussi d’être parti en vacances avec son fidèle destrier qui fait un boucan d’enfer et que tout le monde cesse ses activités quand il démarre pour aller directos à la fenêtre admirer la bête en attendant qu’il arrête son satané moteur).

Encore un étage, nous voilà chez la voisine du dessous. Oui oui, celle-là. Il se trouve que depuis ce petit incident, elle s’est écrasée, je crois même qu’elle a PEUR de nous énerver, alors elle est tout sucre tout miel avec nous. Comme on est conciliant, on a mis un tapis dans le salon (c’était sa suggestion anti-bruit dans la lettre d’excuses enflammée qu’elle m’avait écrite). Le truc c’est que sur le tapis y a la table basse, et que donc ça n’amortit pas du tout le bruit de nos pas, puisqu’on n’est pas contorsionniste et que donc on a du mal à MARCHER sous la table basse. Depuis, elle a commis un autre courrier de dénonciation du voisin du n°8 (on habite au 10), avec copie à toute la France dont Bertrand D notre maire à tous, Anne H notre pas maire à tous du 15ème, pour dire que son chien il double-pite sur le trottoir et que ça suffit, que des gens très haut placés du ministère de la culture ont dû nettoyer le trottoir au jet d’eau samedi (elle est classe la voisine, quand elle a des invités elle leur demande de nettoyer le double-pi des chiens devant chez elle. Ce qui sous-entend aussi qu’avec l’invité en question, ils ont guetté à la fenêtre, parce qu’avec cette chaleur ça sèche vite hein…)

Et à côté de chez nous, il y a une famille de 12 000 personnes (selon mes dernières estimations), ça rentre et ça sort à toutes les heures, et comme on a une très mauvaise isolation au niveau des portes d’entrée des apparts, quand leur clef tourne dans leur serrure, on a toujours l’impression que c’est chez nous, ce qui est légèrement anxiogène quand tu es toute seule chez toi à 3h du matin. Et leur particularité, c’est de nous prendre pour des gens très dangereux. Dès que la mère nous voit sur le palier et qu’elle y est aussi, elle empoigne ses enfants, les pousse dans l’appartement et se barricade à double tour. Et elle fait ça même quand ils sont sur le point de partir. Elle re-rentre chez elle et s’enferme. Et la première fois que je l’ai vue, elle était avec une de ses (nombreuses) filles, qui m’a parlée, enfin qui a répondu à la question que je venais de poser et la fille s’est prise la mandale de sa vie pour cet affront.

Donc là je crois que ça s’impose, plaignez-moi les gens, plaignez-moi…

mardi 29 juillet 2008

Beauce-Thon, 5 semaines d'arrêt

Je pars à Beauce-Thon lundi. Dans pas du tout longtemps donc. Et ça me cause du souci voyez-vous.

Je ne stresse pas pour le boulot. Je ne stresse (presque) pas pour : est-ce que je vais bien faire les manips tout comme il faut et ne pas passer pour une empotée dans le labo où je vais bosser. Je ne stresse (presque) pas pour mes futures colocs qui sont paraît-il fort étranges et plutôt bordéliques. Je ne stresse pas parce que mes manips risquent de ne pas fonctionner, ce qui voudrait dire que j’ai passé 5 semaines là-bas pour RIEN. Je ne stresse pas non plus parce que je ne sais pas où je dormirai la dernière semaine (j’ai le budget le plus serré de la terre, et là-bas c’est super cher, et je refuse d’aller dans une auberge de jeunesse).

Non, je stresse pour des trucs stupides

Ce matin par exemple, je me suis réveillée bien plus tôt que le réveil, et je n’ai pas pu me rendormir parce que je tentais de résoudre un problème tout en grattant mes boutons de moustique du bras sans mettre de coups de coude dans la tronche du coboille. Le problème était : je fais COMMENT avec mes bas de contention par 35°C à l’ombre ? Parce que si je ne les mets pas, je ferai 3 fois mon volume en descendant de l’avion. Et si je les mets, je vais devoir mettre un pantalon LONG par dessus, rapport au fait qu’ils sont noir bien opaque et que quand je les ai j’ai l’air fin prête pour la maison de retraite. Et le jean par dessus les bas par 35°dehors (donc environ 40° dans le RER pour aller à Roissy), c’est juste impossible. La solution la plus simple, celle qui consiste à mettre une tenue normale pour la saison (donc une jupe quoi) et d’enfiler les bas à l’aéroport, je ne l’ai pas trouvée, c’est Isabella qui me l’a soufflée. Parce que quand je stresse, mon cerveau il ne peut plus fonctionner.

Et je m’en tape d’avoir des bas de mémé dans la raie au port et dans l’avion, parce que si l’avion c’était le QG de l’élégance et de la prestance ça se saurait. Si je pouvais y aller en pyjama je le ferais. Faudra juste que je pense à ne pas mettre de tongs ce jour-là, parce que pieds nus ok ça va rentrer, mais les tongs avec les bas ça va être plus problématique, je le sens.

Deuxième énooooooorme stress : mon week end au Canada. J’ai loué la voiture, ça c’est bon, je vais pouvoir me balader sur les routes américaines avec la musique très très fort en chantant à tue-tête. Juste faudra que je fasse gaffe parce que ma spécialité c’est de ne pas voir les bêtes sauvages (genre biche, vache, dindon, écureuil). Je sais juste que le 30 août au soir je dors dans la campagne de Montérégie. Et je cherche désespérément un hôtel là-bas. Je trouve, j’envoie des mails pour demander si y a des chambres dispos, et on ne me répond pas. Ce qui m’embête, c’est que j’avais repéré une chambre tout à fait bien dans un B&B qui fait spa à des tarifs que si j’avais pas autant envie de double-piter j’en rigolerais de bon cœur (une heure de massage, 50$, vu le taux de change c’est plus que festif), et ils ne me répondent pas ces andouilles. Je veux mon massage à 1,12€ moi (sauf que je sais pas trop quand j’aurai le temps d’en profiter, mais bon). Mais la nuit de vendredi à samedi que je sais même pas où je la passerai, j’ai prévu de m’arrêter là où j’en aurai envie, celle-là ne me stresse pas du tout (je vais juste éviter les motels à 30$ au bord de la route, ceux où tu as l’impression qu’un ours va attaquer en plein milieu de la nuit ou que le pire des insectes va sortir d’un trou du mur ou du siphon de la douche).

Troisième problème de taille : je me rends au Canada pour le mariage d’un ami, mariage qualifié par l’ami en question de « simple », de « garden party décontractée » puis de mariage « à la bonne franquette québécoise ». Je m’y connais plus que moyennement en franquette québécoise, qu’elle soit bonne ou mauvaise, alors je ne sais pas comment m’habiller, et c’est un gros problème. J’aimerais autant ne pas emporter la totalité de mon placard pour décider au dernier moment. Certes j’ai droit à 2 bagages de 23 kilos en soute et un bagage cabine de 18 kilos, mais je suis l’heureuse propriétaire de deux bras, pas un de plus, et en plus j’ai des modèles sous-musclés (c’est pas pour rien que selon mes frères j’ai « une force de mouche »), donc je ne vois pas comment je vais tout porter.


Bon ok j’avoue, en vrai c’est plus tout le reste énuméré au début qui me stresse, mais j’essaie de me concentrer sur des points stupides pour que ça passe mieux.

lundi 28 juillet 2008

Court toujours

Il y a deux mois, je fus prise de panique à l’idée suivante « aaaaaaaaaaaaaaaaaaah mon Dieu j’ai rien à me mettre pour le congrès de juillet ». J’ai acheté une robe, fort jolie. Le problème des cabines d’essayage, c’est que quand tu essaies les fringues, tu reste srelativement statique. Et c’est seulement dans le feu de l’action que les inconvénient se font remarquer. Et donc le robe s’est avérée légèrement trop courte. Alors je ne l’ai pas mise, mais elle faisait joli dans mon placard.

Entre temps, j’ai eu la joie et le bonheur d’accueillir de nouveaux pensionnaires : 5 kilos supplémentaires (bienvenue, mettez-vous à l’aise au lieu de tous vous tasser au même endroit). Et comme même à mon poids « normal » je suis fort complexée par mes genoux et encore plus par le bas de mes cuisses (j’ai zéro jupe ou robe au dessus du genou, à part celle en question), c’est pas avec 5 kilos en plus que j’allais étaler ma graisse cuisso-genouillesque.

Oui mais voilà, jeudi matin je me suis pesée. Et j’avais perdu 1.5 kilos (merci de ne pas dire qu’il en reste presque 4 à évacuer, je le sais), ça a mis la bonne humeur dans mon body et dans ma tête, j’étais contente et dans contente, y a con, résultat, résultat j’ai mis LA robe.

Le coboille était content, il voyait mes genoux (comme on n’est pas mariés, je lui avais jamais montré avant, bande de dévergondés). Et quand je me baissais, le coboille voyait mon popotin arrière (là aussi il était content, et là non plus il ne l’avait jamais vu avant), drapé dans la dignité de ma mulotte.

Epreuve numéro 1 : le bus. Elégance et prestance étaient venues avec moi, j’ai donc réussi à installer mon popotin arrière sur un réceptacle prévu à cet effet. Sauf qu’assise, la robe remonte. Et qu’il y a plus gracieux que le gras de la cuisse étalée sur la moquette turquoise jaune et orange de la rateupeu. Pour me consoler, je pense très fort aux touristes américaines qui se baladent en short tellement courts qu’on dirait des mulottes sans aucun complexe. Ca marche super bien, je suis méga décontractée du cuissot et du cerveau, résultat j’oublie de vérifier le verrouillage des jambes.

Epreuve n°2 : le cherchage de documents en hauteur au labo ou toute autre activité nécessitant un levage de bras (par exemple, danser YMCA, sauf que je le fais rarement au boulot, et encore plus rarement à jeun). C’est donc devenu le jeu du coboille. J’ai reçu des mails (et des visites dans mon bureau en laïve) dont le contenu était « HAUT LES MAINS » et moi je suis bête alors je les levais à chaque coup. Mais bon j’étais assise sur mon popotin arrière, au dessus duquel on peut trouver mon buste puis ma tête, autant dire qu’il y avait du poids pour tenir le bas de la robe, c’était donc sans risque.

Epreuve n°3 : marcher dans la rue en évitant que le sac à main fasse remonter la robe. Je ne sais pas par quel miracle, ça a marché. Pour être certaine de ne pas être reconnue en cas de problème, j’avais mis mes magnifiques brand new lunettes de soleil Parissiltonne (mais pas vulgaire, attention on a un standing ici)

Epreuve ultime : les gens. Le problème quand je porte ce genre de vêtements (ceux où on voit mes genoux donc) c’est que je suis persuadée que tout le monde dévisage mes genoux et mes cuisses avec un air catastrophé en se disant « han mais y en a qui ont pas honte de montrer des trucs pareils ». Et l’épreuve dans l’épreuve, c’est de passer la tête haute devant une terrasse de bar, parce que tu sais très bien que si c’était toi qui étais en train de boire, tu critiquerais en gloussant tout ce qui passe. Et l’épreuve bonus de l’épreuve dans l’épreuve, c’est quand la fille qui est juste devant toi au moment où tu passes au niveau de la terrasse c’est un mannequin en combishort. Après ça, tu rentres chez toi, tu mets ton pyjama (ou pire celui du coboille) et tu te gaves de saucisson devant la télé en te demandant pourquoi toi tu pèses plus de 12 kilos (pour ma part, j’en fais 23). Sinon, solution b, tu rentres chez toi, tu ouvres le frigo pour boire de l’eau fraîche, et tu t’aperçois que la moitié de la bouteille de lait a coulé dans tout le frigo, et donc là tu nettoies pendant une demi-heure, robe trop courte ou pas.


samedi 26 juillet 2008

Ma vie est un rêve

Vendredi midi, je pars acheter de l’eau au Monop du coin. Dans la petite rue qui monte le long du Monop, il y a un camion de livraison. Quand je passe le livreur fait descendre deux palettes, dont une qui vient s’écraser à mes pieds. Le carton craque, et là une centaine de paquets de cookies tombent tout autour de moi. JE NAGE DANS LES COOKIES, ma vie est un conte de fées, je suis Picsou dans son coffre, Jésus sur l’eau (en moins barbu hein), je me baisse pour toucher mon bonheur du doigt quand soudain « PUTAIN DE BORDEL DE MERDE oh tu piques pas la marchandise toi ».

Fin du rêve éveillé. Mais je garderai toujours cet instant de bonheur parfait dans ma mémoire.

vendredi 25 juillet 2008

Fatiguer un enfant, c'est épuisant 2/2

Episode précédent .

En attendant le départ du bateau, pour faire patienter le paquet, on lui a montré le chemin que le bateau allait faire sur un plan. Ce fut l’erreur fatale. Pour une raison que nous ignorons toujours à ce jour, le plan s’est révélé beaucoup mais alors beaucoup plus intéressant que ce qu’il pouvait voir en vrai et il n’a plus voulu en décoller les yeux. Et toujours pour une raison que nous ignorons, ça nous a fichu les nerfs en boule « Paquet regarde le paysage EN VRAI au lieu de regarder le plan tout le temps bordel de cul de pompe à merde ». Finalement, le coboille et le paquet sont partis à l’arrière du bateau, j’ai planqué le plan, et j’ai fermé les yeux.

Après ça, il était 16h30, on ne pouvait décemment pas rentrer, surtout que le paquet ne présentait aucun signe de faiblesse. Le coboille et moi étions en forme pour faire une sieste, mais comme nous tenions boucou à notre grasse matinée jusqu’à 9h du matin le lendemain, on a tenté le tout pour le tout. Pour une raison que nous ignorons, le paquet est un grand fan de la pyramide du Louvre. Alors on y est allé. A pied depuis la Concorde (opération je fatigue le paquet toujours), en lui précisant qu’on allait traverser le jardin des Tuileries. Arrivés aux Tuileries SCANDALE « C’EST PAS UN JARDIN Y A PAS D’HERBE ». Si si y en a, mais plus loin. Photo de la pyramide par le paquet « OUAIS, JE L’AI EUE! ».Paquet toujours pas mûr. Donc direction, toujours à pied, Notre Dame de Paris. Sauf que le paquet n’en avait rien à faire, donc on a remonté le boulevard Saint Michel, toujours histoire de fatiguer le paquet, avec notre botte secrète au cas où : traverser tout le jardin du Luxembourg et récupérer la ligne 12 de l’autre côté. MAIS le paquet a demandé grâce avant le Luxembourg, donc on a pris le bus pour rentrer (tout contents que le paquet soit mort). Le coboille s’est assis tout seul, et je suis allée au fond avec le paquet. A chaque fois qu’on passait devant une église il hurlait « NOTRE DAME DE PARIIIIIIIIIIIS », tout le bus se retournait vers moi (hilare la première fois, moins les suivantes) et le coboille se marrait bien dans son coin loin de nous.

Comme nous sommes vaillants (ou inconscients, au choix), on avait prévu une soirée crêpes. Même si elles n’étaient pas comme celles de Maman, elles ont eu du succès (c’est un ventre, on dirait moi…). On a fini en regardant le DVD de la nuit au musée, c’est tout à fait bien, je vous le conseille. Et ensuite tout le monde au lit (non sans avoir déposé au pied du lit du paquet un tas de BD avec ordre de lire ça jusqu’à 9h si jamais il se réveillait avant)

Le lendemain, pour faire comme dans le film de la veille, on a décidé d’aller voir les squelettes du muséum. Mais c’était un peu nul parce qu’il n’y avait pas de tyrannosaure voyez-vous (moi j’étais très impressionnée par le diplodocus et les baleines, déformation professionnelle sans doute, mais le paquet a jugé ça très très bof). Après un déjeuner des plus fameux (sandwich au jambon et chips), on a pris la direction de la ménagerie du jardin des Plantes. Succés mitigé là aussi. En fait, le paquet était fatigué. Hin hin. Dans le vivarium, j’ai fait connaissance avec toutes les créatures repoussantes que je suis susceptible de croiser au Costa Rica, je trouillais tellement que je ne pouvais pas m’approcher à moins de deux mètres de la vitre…

Le moment salvateur de la pause goûter est arrivé. Tu le vois le paquet de tartelettes à l’abricot? Eh ben MAGIE, tu le vois plus hop la le paquet a tout mangé. La pause double-pi la plus épique du week end a suivi. Le paquet part avec le coboille du côté des double-piteurs debout. Sauf que le paquet avait besoin de faire la pause en version assise. Et qu’il n’avait aps du tout l’intention de fermer la porte à clef. J’ai donc vu le coboille sortir de là tout rouge, parce que le paquet n’étant pas enfermé, il criait dès que quelqu’un touchait la porte « JE FAIS CACA ». Quand il est sorti, pour parfaire le tout, il m’a demande-hurlé « ASHLEEEEEEEEEY, POURQUOI LE MONSIEUR IL A QU’UN BRAAAAAAAAAAS ? ». Là on a décidé de partir direction le magasin de touréfelles pour que le paquet puisse assouvir son besoin de touréfelles en or. Y avait que des jolies choses, le choix fut très très dur : plutôt une grosse touréfelle et pas d’arc de triomphe, ou plutôt une touréfelle plus petite avec un arc de triomphe ? Et ensuite on est rentrés, il était carrément mûr, et on était super déçus parce que du coup on n’en profiterait même pas. Et les parents l’ont récupéré bien crevé, il a été super calme dans le train. Une arnaque totale pour nous. REMBOURSEZ NOS INVITATIONS.

Donc là, si vous voulez, vous pouvez nous plaindre.

PS : aucun paquet n’a été maltraité pendant ce week end

jeudi 24 juillet 2008

Fatiguer un enfant, c'est épuisant, 1/2

On est mercredi, et comme la semaine dernière il est donc plus que temps que je raconte mon week end. Enfin notre week end quoi. Ce fut intense.

A 21h19, le paquet nous fut livré. Le moins qu’on puisse dire c’est que le paquet était très enthousiaste, pas vraiment affecté par le fait de dire au revoir à ses parents et surtout INCAPABLE de faire une phrase sans « tour Eiffel » dedans. Jusqu’à ce qu’on arrive près des Halles et que le paquet demande en boucle « cékoilézaaaaaaal ? » Les hhhhhhhalles (on avait mangé du roquefort avant de venir en plus, donc je pense qu’il a bien retiendu que le h tu l’aspirais) c’est la prochaine station de métro.

Arrivé à la maison, on a bien senti qu’il avait été briefé comme il faut. Ooooooooouh, c’est joli chez toi Parrain (moi je puais de la gueule, pourtant le coboille avait bouffé plus de roquefort que moi), han la fenêtre elle est jolie, le salon il est joli, le canapé il est joli et le téléphone il est joli, il est noir c’est très joli (par contre, aucune remarque sur le rideau de la salle de bains, j’étais très vexée).

Une séance « pipotage d’Ashley » a suivi quand je lui ai dit d’aller prendre une douche. Que soit disant maman elle dit qu’il faut pas se laver tous les jours, ça sert à rien, et que ce soir c’est un jour où on se lave pas, on ne se douche pas et on ne se lave pas les dents. Mais bon c’est les vacances, c’est la fête, j’ai fait comme si je le croyais et il a promis de se laver le lendemain soir.

Le lendemain matin, nous avons découvert que le paquet était un ventre. J’interroge le paquet sur ses préférences du matin : croissant ou pain au chocolat. Réponse : j’aime bien les deux. OK. Le coboille prend donc deux croissants et deux pains au chocolat. Après le premier tour, les hommes les vrais avaient mangé les pains au chocolat, et la fille la vraie avait mangé un croissant. Et c’est là qu’on a constaté que le paquet aimait effectivement LES DEUX, puisqu’il s’est emparé du dernier croissant en disant « moi je préfère LES DEUX, les pains au chocolat ET les croissants ».

Juste après le petit déjeuner, vers 9h57 et 12 secondes, je présente deux paquets de gâteaux au paquet en lui demandant ce qu’il préfère pour le goûter. Regard brillant, œil vif, sourire Col Guette « le goûter de 10 heures ? » Euh bah non, comment te dire, il EST 10 heures. Déception, désillusion , horreur, j’ai perdu boucou de points là.

Puis, départ direction touréfelle (sans le goûter que j’ai oublié, histoire d’être cruelle jusqu’au bout). Sur la ligne 6, sur le pont de Bir Hakeim, premier contact visuel du paquet avec la touréfelle. Et dernier souvenir auditif de leur vie pour la plupart des passagers OUAAAAAAAAAAH ELLE EST BEEEEEEEEEEEEEEEEELLE (oui je sais merci. Ah on parle pas de moi ? Pardon. Non cet enfant n’est pas à moi, je l’ai trouvé sur un quai de la gare de l’Est hier soir).

Ensuite, chemin Trocadéro-pied de la touréfelle (500mètres). Ca nous a pris 45 minutes. Entre les mecs qui vendaient des trooooooooooooooooooop belles touréfelles en ooooooooooor ça briiiiiiiiiiiiille j’en veux une (on avait oublié son porte-monnaie avec son argent de poche AUSSI), les photos qu’il fallait prendre ouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah elle est trop belle je peux prendre une photo avec ton appareil ? Non pas le tien Parrain il est nuuuuuuuuuuuuuul je veux celui d’Ashley. Et après chaque photo d’un monument, le paquet criait un « OUAIS JE L’AI EU ! » triomphant. Faut dire que la touréfelle elle court vite.

L’objectif avoué de la journée étant « fatiguer le paquet pour avoir la paix le lendemain matin », on est monté au deuxième étage de la touréfelle à pied. Le paquet était très ravi au deuxième étage, parce qu’il a vu le stade de France (qu’on ne peut absolument pas voir du deuxième étage, même avec des yeux bioniques). J’étais vachement moins ravie, car vachement en jupe, et ça ventait vachement. J’ai tenu 5 minutes, ensuite j’ai craqué, le ridicule ne tuant pas, j’ai pris un bout de tissu en bas à gauche de ma jupe, un en bas à droite, et j’ai tout nué devant, et à moi la liberté (j’étais trèèèèèèèèès chic, très élégante et très prestante, y aura une photo si vous êtes sages).

Après la touréfelle, le paquet voulait voir l’arc de triomphe et les Champs Elysées. Donc direction la place de l’Etoile. Succès du truc sur une échelle de 1 à 10 :-2. Rinafoute de l’arc de triomphe, rinafoute des Champs. Déjeuner au macdal (où j’ai failli tuer le paquet qui voulait un menu enfants UNIQUEMENT si le cadeau était bien sinon c’est nuuuuuuuuuuuuuul allez demande à la dame ce que c’est le cadeau sinon je mange pas. Hum tu manges pas ? C’est marrant mais là j’en doute).

En fait THE truc chouette des champs, c’était le stand Peugeot à côté du macdal. Ouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah les belles voitures ouah elles sont trop beeeeeelles hein Parrain?

Ensuite, direction le Pont de l’Alma pour prendre le bateau-mouche (et donc pour moi, faire la sieste au soleil). Le paquet était toujours très vaillant. Le coboille et moi, un peu moins. Faut dire que le paquet ne s’arrête de parler que quand il mange et que ça fatigue un brin.

dimanche 20 juillet 2008

Un dimanche au bureau

Un jour, y a environ longtemps, Mamzelle Maupin (qui est actuellement en train de se battre avec ses cartons seule à mains nues et sans internet, si c’est pas pitié ça…) m’avait demandé de montrer mon bureau. A l’époque, je n’avais point d’appareil photo (enfin si, mais cassé deux fois par le SAV Darty sa mère la poule). Le coboille ayant remédié à cela, j’ai pu mitrailler. Avant j’ai un peu rangé, parce que c’était souillonland mon bureau la semaine dernière. Et avant, mais un peu après le rangement, j’ai attendu que le collègue de la Polonie, qui bosse juste en face de moi, rentre dans sa maison. Et ensuite, j’ai mitraillé telle le Japonaise, toute à ma joie d’avoir un nouvel appareil.

Allez hop, on y va, première photo.

On voit, en haut à gauche, la pile des trucs à lire impérativement (et que je ne lirai jamais bien entendu). Pour faire croire que je suis intelligente, sur le dessus y a un papier qui vient de Nature. C’est que de la gueule, en vrai j’ai rien pigé, c’est un truc de biologistes. A côté de la pile, le lapin joli (de Pâques oui, mais je m’en fiche je le trouve joli alors je le garde là tout le temps) offert par Elise. Y a aussi une lampe moche. Puis toujours en allant de gauche à droite, une fève (non c’est pas l’Epiphanie mais les fèves pour faire la galette des rois je les range là pour pas les perdre). Puis un écran d’une platitude inégalée. Ma bouteille de Volvic Touche de fruit Framboise (que c’est trop bon, mais que je remplis de flotte+pulco fruits rouges, mam mam). Ensuite il y a ma magnifique trousse qui contient mes non moins magnifiques stylos, et qui surtout cale la pile de « papiers à ramener à la maison et à trier parce que ça n’a rien à faire là » que je ne ramène jamais, bien entendu. Et sur le PC, y a des cartes postales jolies (qu’on ne voit pas, je sais).

Ensuite, retour à gauche. Un gros tas de CD qui contiennent des images scanner d’os de brebis fracturés (o s'amuse comme on peut). Il y a aussi un magnifique devis pour du milieu de culture (la sauce des gratins de rat, mais là ce sera du gratin de souris cette fois) et mes précieuses lunettes de soleil (pas parce qu’elles sont chères, mais parce que j’en ai besoin tout le temps). Et devant, y a un énorme classeur plein de papiers, mais ceux-là je les ai lus. Après, il y a ma jolie tasse et ma pince à thé, mon portable et mes écouteurs, toujours dans mes oreilles quand je bosse, mais qui ne diffusent pas toujours de la musique, c’est juste un prétexte pour ne pas répondre aux cons. Je réponds pas parce que j’entends pas puisque j’écoute de la musique à fond.

Maintenant, si vous le voulez bien, rapprochons-nous de cette magnifique interface qu’est l’écran.

Oui c’est moche. Le bonhomme c’est pas de moi hein, je suis pas atteinte à ce point. Par contre le magnifique autocollant « Mon Chéri » c’est moi. Parce que l’écran de mon PC c’est le truc que je regarde le plus dans la journée. Et ouais. Oui je sais c’est nul, mais j’aime boucou cet autocollant. Un gros plan peut-être ?

Suffisait de demander

Et non, je prends pas les salles de manips en photo, c’est secret.

Bon bah maintenant, prend qui veut. Ceux qui ont pour bureau la plage sont priés de s’abstenir, merci.

vendredi 18 juillet 2008

Bonjour et bienvenue dans Déco

Hier soir, j’ai basculé du côté obscur. Je sais, j’avais dit JAMAIS, mais bon… Hier, j’ai fait des trucs dignes de Valérie Damidot. Et le pire du pire, c’est que c’est un truc réfléchi de longue date.

Figurez-vous que dans notre ranch d’amûûr, il n’y a pratiquement que des portes vitrées. Genre ça. L’une des DEUX portes du salon est vitrée (notez que je viens de placer fort subtilement que dans l’immense salon de notre immense ranch, il y a deux portes tellement c’est immense), la porte de la cuisine est vitrée, et… la porte de la salle de bains/wawas est vitrée. En verre dépoli, certes. Mais on a fait un test, chacun son tour l’un va s’asseoir sur les wawas, double-pi staïle, et l’autre regarde ce qu’on voit du couloir. Ce fut sans appel, dépoli ou pas, va falloir faire quelque chose si on ne veut pas avoir l’impression de double-piter in ze mideul of the salon.

Première hypothèse envisagée par votre serviteuse : échanger cette porte contre une des deux portes non-vitrées de l’appart. Mais bien sûr y en avait pas une seule qui s’ouvrait dans le bon sens, solution abandonnée.

Deuxième hypothèse : pendant notre big Far West Tour, on avait acheté un carnet de dessins rigolos pour décorer nos wawas. Il serait donc opportun de s’en servir pour obstruer cette ouverture anti-sexitude et anti-quiétude. Oui mais le papier ça va gondoler dans une pièce humide. C’est alors que surgit l’idée du vernis-colle. Je pensais vernis-coller mes images sur la vitre de la porte. Je m’en ouvre donc à la spécialiste mondiale du vernis-colle. Qui me dit « ah malheureuse ne fais pas ça, tu n’y songes pas jeune fofolle, tu vas te galérer à tout enlever. Colle plutôt tout ça sur un plastique que tu accrocheras à la porte».

Hier soir, je suis allée toute pleine de courage acheter du plastique transparent pour recouvrir les livres, un pinceau-brosse et du vernis-colle (que j’ai mis 10 plombes à trouver parce que ces blaireaux appellent ça de la colle-vernis, ce qui est nettement moins drôle que « un p’tit verre, Nicole ? »).

Bref, séance tri des dessins et découpage des trous pour les spirales, puis je me suis lancée. Par terre telle une pauvresse (en pyjama la pauvresse).

Et après c’était l’heure de dormir, ça tombait bien, comme ça ça avait le temps de sécher.

Et ce matin, on a accroché la bête. Et je suis contente de moi. C’est un peu de travers, un peu pas parfait, on voit un peu les coups de pinceau, mais je m’en fous, parce que maintenant c’est beau dans ma salle de bains. J’ai bien failli me laver sans fermer le rideau de douche juste pour pouvoir admirer la porte.

A la place, j’ai pris mon brand new appareil photo offert par le coboille, et j’ai mitraillé ma porte (avec le coboille dans le salon qui me demandait « nan mais Ashley tu fais QUOI là ? »). Et donc je vous montre. Je sens que les gens qui vont double-piter chez nous vont rester assis sur le trône un certain temps pour tout lire.






Et le fin du fin, ze cerise sur ze cake, c'est que c'est joli de derrière aussi...


PS: je voulais le publier à 19h, mais blogger ne veut pas dépublier un truc déjà publié, grrrrrrr ça m'éneeeeerve

jeudi 17 juillet 2008

Ce week end, j'aurai des enfants (mais je les rends dimanche soir)

Au début, je voulais vous dire du mal de Lutecewoman, avec qui j’ai bu un café après déjeuner aujourd’hui, mais comme j’ai plus ou moins promis que non, je suis un peu coincée (mais quand même elle est super bizarre, et en plus elle fréquente des gens louches et violents qui pètent des murs pour se détendre, donc j’ai peur, donc je vais me taire). Et du coup je vais vous raconter mon week end prochain grâce à mon don de médium.

Figurez-vous que le coboille a des filleuls. Deux pour être exacte. Et sur les deux, y en a qui l’a appelé il y a quelques semaines en lui disant qu’il voulait venir à Paris, et prendre le métro voir la tour Eiffel, et les Champs Elysées, mais pas Sark*zy parce qu’il est méchant et qu’il fait peur. Le coboille a dit OK et donc ce week end nous auront la charge et la responsabilité d’un enfant de 8 ans qui parle très fort dans le téléphone au risque de défoncer les tympans de son parrain. Et oui, j’ai bien fait une phrase contenant le mot « responsabilité » ET un pronom à la première personne. Autant vous dire que c’est pas gagné tout ça, parce que déjà nous on a du mal à se gérer. Prenons un exemple simple. On rentre du boulot, il est 19h30, on a faim il faut dîner. Dans le frigo il y a entre autres des légumes, de quoi faire une bonne salade. Dans le congélateur il y a de quoi faire des repas équilibrés ET bons. Il semble donc évident qu’on va faire bière saucisson rilletes et glace en dessert. Je commence à comprendre où j’ai pris mes 5 kilos bonus moi (vivement Beauce-Thon avec je cite « tu verras Ashley, c’est fast food tous les midis », ça me fera un régime). Mais on le sait, on est nuls mais lucides. Donc on a décidé que le week end serait le grand week end de la déséducation du filleul. Je plains les parents quand ils vont le récupérer.

Etape n°1 : on ne va pas manger une seule fois à table. Bah non parce que chez nous, y a bien une table, mais pour l’instant c’est le « meuble qui sert à poser les trucs que tu vois pas bien où tu vas les caser à part éventuellement sur sur cette table en attendant de savoir ». Inutilisable donc pour sa fonction première : faire croire aux gens qui viennent chez nous pour la première fois qu’on sait manger proprement. De toute façon, nous on bouffe sur la table basse, assis sur le canapé ou sur un coussin par terre, mais certainement pas sur une table normale.

Etape n°1bis : en fait si, on va manger à table, puisqu’on va déjeuner au MacDo samedi ET dimanche (c’est bon pour mes brand new bourrelets)

Etape n°2 : on a un problème avec le coboille, on est complètement incapables de résister à une gaufre. Exemple dimanche, parc montsouris, passage devant baraque à gaufres, on a dû s’arrêter. Et c’était bon. Donc on va lui faire manger des gaufres au Nutos à tous les coins de rues, ça fera couler le MacDo.

Etape n°3 : comme ce charmant enfant dormira dans le salon et comme on n’est pas franchement des couche-tôt, il se pourrait qu’il se couche un peu tard. (j’espère secrètement que du coup il se lèvera un poil plus tard que 7h30, mais je sens que ça va foirer, je sais pas pourquoi)

Etape n°4 : on est complètement incapables d’arrêter de dire des gros mots (Lutecewoman peut en témoigner, mais encore avec elle j’ai fait un effort, je les ai dit tout bas), je pense donc que son vocabulaire sera très enrichi à son retour.

Etape n°5 : on va le mettre à la bière, pour qu’il fasse comme son parrain.

Voilà, je pense que quand les parents vont le récupérer, ils vont beaucoup s’amuser. Et nous on sera fatigués je pense. Parce que comme par hasard ce week end il va pleuvoir. Je sens que mes DVD Disney vont tourner en boucle (oh zut, c’est dommage).

Et n’appelez pas la DDASS, on ne fera pas l’étape n°5.

Voilà, c'était mon billet n°300 (et donc on y apprend que je fais boire de l'alcool à des enfants, c'est vraiment de mieux en mieux ici, je me félicite tiens)

mercredi 16 juillet 2008

Vélo, poissons, tortues, cherchez l'intrus

On est déjà mercredi, autant dire qu’il est largement temps que je narre mon week end aux trois personnes qui ne sont ni en ouacances ni en déménageage qui lisent encore ce blog. Avec le coboille on avait prévu un week end de ouacances, c’est-à-dire pas de déballage de cartons, pas de montage de meubles, pas de rangement, que du repos, un bon restaurant et d’autres trucs de ouacances.

Evidemment, le vendredi soir, on a commencé le week end en montant deux bibliothèques sur les trois achetées la veille lors de notre dernier tour chez Ikeo. En camion de déménageage de location le tour chez Ikeo. Camion fait pour que tu te sentes un peu seul, tout neuf avec des autocollants tout neufs et tout pétants avec écrit partout en orange DEMENAGER SEUL (sans tes amis car tu n’en as pas, sans ta famille car elle ne t’aime pas et sans déménageurs car tu es pauvre). Bref, on a donc assemblé deux meubles Ikeo, pour l’hygiène (ça faisait au moins une semaine qu’on avait pas joué aux lego suédois, ça nous manquait).

Nous apérotions en toute quiétude quand une subite envie de lire mes mails s’empare de moi. Je m’exécute en douce, mais bon au moment où je me suis mise à crier IHIHIHIHIHIHIH le coboille a vu que c’était pas mon verre vide qui me mettait en transe. Je venais de recevoir un mail me disant que mon poster sur RIEN présenté la semaine d’avant au congrès du tartare et du red wine avait reçu le 3ème prix. J’étais toute fofolle, j’ai gloussé pendant une bonne heure. On en déduit donc que même si je présente RIEN, je le présente bien (et j’avais même pas de décolleté).

Le samedi matin, on part faire les magasins et pendant qu’on était en train de fouiller dans le magma immonde des chemises soldées, j’ai par inadvertance répondu OUI à la question suivante (non Gaëlle calme-toi, je ne me marie pas) « On rentre en velib ? ». Velib=vélo=pédalage= effort=sport=no way pour Ashley en temps normal. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Je sais encore moins ce qui m’a pris quand j’ai aimé ça. Ni ce qui m’a pris le mardi quand j’ai posté de ma propre main, alors que je n’étais sous l’influence d’aucune substance illicite ou licite pouvant entraîner des troubles du comportement, ma demande d’abonnement annuel. Alors qu’on habite en haut d’une côte. Et que si on me demande de citer une image traumatisante vu à la télé dans ma jeunesse, je réponds sans hésitation aucune « les cuisses de Florian Rousseau ».

Samedi matin, nous avons aussi eu la joie et le bonheur de croiser quelqu’un de cher à nos cœurs. Nous étions dans l’ascenseur, fraîchement tagué « LENS » quand le coboille s’est mis à chanter « Allez Lens » en l’honneur de l’artiste. Je lui ai dit de se taire, parce que sinon la voisine allait ENCORE appeler les flics en le dénonçant pour le tag. Le coboille me demande alors si par hasard elle ne serait pas morte, ça fait longtemps qu’on ne l’a pas croisée. Ce à quoi je réponds que non, je l’ai entendue la veille au soir raccompagner quelqu’un sur le palier vers 20h (je suis commère à mes heures perdues).

On arrive au rez de chaussée, on sort de l’ascenseur et on tombe nez à nez à nez avec… la voisine bien sûr, qui avait entendu toute notre petite conversation. On a tous fait semblant d’être très contents de se voir, même si la veille on avait débouché la bouteille qu’elle nous a refilé le jour du déménagement et qu’on a failli s’intoxiquer avec tellement il était DEGUEU son porto et qu’il est immédiatement parti dans les égoûts…

Pour le reste du samedi rien à signaler, à part que j’ai mangé les plus meilleurs rognons de veau de ma vie samedi soir et aussi la plus meilleure taret au citron vert de ma vie (on a un restaurant à côté de chez nous que je suis amoureuse de ce qu’on y mange).

Dimanche nous fûmes (en vélib, je suis définitivement atteinte) à l’aquarium du Trocadéro, on a vu plein de requins et de raies et de poissons rigolos, mais on n’y remettra plus jamais les pieds parce que c’est hors de prix et que pour le prix tu t’attends à voir environ 100 fois plus de trucs. Et le pire du pire c’est qu’en sortant de là on a subi les répétitions pour le concert du lendemain, c’était affreux affreux affreux, déjà Christophe Maé dans la radio y a de quoi se pendre, mais alors en vrai, tu ne t’en relèves pas comme ça. Du coup on est rentré en vélib SOUS LA PLUIE (à cause de C.Maé la pluie je suis certaine) en haut de notre côte et EN PLUS on s’est pris le feu rouge au milieu de la pente, celui qui tue tout ton élan que tu as mis dans tes cuisses pour arriver en haut. Et sous la pluie le feu rouge évidemment, pour une meilleure adhérence du jean aux cuissots.

Le lundi, réveil à 9h30 pour être opérationnels pour le défilé du 14 juillet, j’adore ce truc, je sais pas pourquoi. On a donc brunché devant le défilé, puis direction le parc Montsouris pour voir les tortues. Qu’on a vues que de loin, que c’est un SCANDALE. Alors on a décidé que pour pas se faire arnaquer sur la marchandise, on irait en vacances en Amérique du Sud en mars pour en voir des très très grosses. Et picétou. Au début on voulait aller aux Galapagos. Sauf que bon, 3000€ par personne c’est un brin pas donné. Ensuite, on a lu les fiches des pays où on voulait potentiellement aller sur le site du ministère de Bernard K, fiches qu’on peut résumer de la manière suivante : on va mourir (soit tués par balle, soit de la fièvre jaune). Alors du coup on ira au Costa Rica (là-bas on va juste se faire voler toutes nos affaires, et ensuite comme on n’aura plus de passeport, on ira en prison, donc ça va c’est cool). En mars, Costa Rica. Ouais ouais. Ca me plaît bien.

Cette fois, vous êtes donc autorisés à ne pas me plaindre.

vendredi 11 juillet 2008

Bon anniversaire

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire d’Isabella. Elle a 25 ans, ça la rajeunit pas (ceci dit, j’ai rarement vu un anniversaire rajeunir quelqu’un). Alors comme c’est un peu sa journée, je vais vous raconter comment on se connaît.

Isabella et moi, on s’est rencontrées quand on était en sixième, ça devait donc être en septembre 1994. En sixième, on était dans la même classe. Et puis en cinquième aussi. Et puis en quatrième aussi. Et puis en troisième, bah aussi. En seconde je crois pas, et puis après on n’était plus dans la même classe, à cause qu’elle faisait ES et moi S sans le E devant. Mais on était quand même dans le même lycée. Et puis surtout, on était dans la même chorale, alors tous les vendredis soirs on ricanait comme des greluches pendant les répétitions. Et comme ils étaient bien trop contents de nous avoir pour faire un peu descendre la moyenne d’âge (et la justesse aussi, car Isabella et moi on chante telles des nouvelles stars), on ne se faisait jamais gronder.

Je crois qu’Isabella et moi, on s’est tout de suite bien entendu. Faut dire qu’on avait des tas de points communs. Nos mômans faisaient grosso modo le même métier et donc se connaissaient et se voyaient régulièrement en réunions et autres joyeusetés et puis on avait toutes les deux la joie et le bonheur d’avoir les plus grosses lunettes de la classe. Et puis surtout, Isabella elle était gentille.

Avec Isabella, on a trop globe-trotté. Déjà en sixième, on était dans la même famille anglaise quand on est parti en ouyage de classe à Londres. Et ça c’était plutôt marrant.
Ensuite, comme on était dans une chorale qui pratiquait moultement le jumelage avec d’autres chorales, on s’est baladé un peu partout ensemble.
On est allé à Tarbes, et c’était rigolo.
On était allées en Allemagne. On était aussi dans la même famille d’accueil, et donc on a cotoyé ensemble le même bébé atteint de gastro, et donc on a chopé ensemble une gastro allemande, on est tombé dans les pommes ensemble un peu partout dans cette ville de Germanie à cause que tout ce qu’on bouffait ça repartait directos dans l’autre sens, on vomissait ensemble, bref c’était magique.
On est aussi allé au Portugal ensemble. C’était très rigolo aussi. On chantait des trucs portugais qu’on prononçait super mal et qu’on ne comprenait absolument pas ensemble, et c’était chouette. On a pris l’avion ensemble, et ça c’est drôle parce qu’Isabella c’est trop une flippette de l’avion.

Après, on a eu notre bac et on est parties séparément cette fois, elle à Lyon et moi à Versailles, et on s’est un petit peu perdu de vue. Mais on s’est vite retrouvées, et maintenant on ne se voit peut-être pas boucou, parce qu’elle est à Lyon, moi à Paris et qu’on est particulièrement nulles en organisation de visites aux parents, et que donc on se retrouve jamais à Bourges en même temps, mais on discute boucou. Par mail, par téléphone, on papote tous les jours.

Isabella elle est fortiche. Elle a ce truc que certaines personnes ont qui fait que dès qu’elle touche quelque chose, ça devient jouli. C’est un peu la MacGyver des loisirs créatifs, tu lui files un crayon de papier et une feuille, et avec elle te fait un album photo, une boîte et un collier. Moi tu donnes la même chose, et si je suis dans un bon jour, je te fais la liste des courses.

Aujourd’hui, c’est son anniversaire, c’est pas celui de sa mère, et donc tout le monde tu lui souhaites un bon anniversaire (enfin si tu veux hein).

JOYEUX ANNIVERSAIRE ISABELLA

mercredi 9 juillet 2008

Bon appétit bien sûr

Manue l'indiscrète a décidé qu'il fallait que je vous livre les secrets de mon savoir-faire culinaire ancestral, alors voilà, je m'exécute.

Un aliment ou un produit que je n’apprécie pas du tout

Le poivron. J’aime pas ça, c’est pas bon beurk beurk. Cru, cuit, en salade, farci j’aime pas ça et picétou.

Mes trois aliments favoris

Trois aliments c’est pas très très possible, alors on va dire trois catégories d’aliments.
1 J’adore les sushi. MAM MAM les sushi. Surtout ceux au saumon. De toute façon ça tombe bien, parce qu’avec le coboille on a décidé d’arrêter de manger du thon rouge à cause que y en a plus des masses dans la mer.
2 La charcuterie. J’adore toute la charcuterie. Le saucisson, les rillettes, le jambon, les lardons, le bacon, la poitrine fumée, les saucisses et tout le reste, j’adore ça. Si y avait une religion adoratrice de la charcuterie, je crois que je serai cardinale (comme Claudia. Ah tiens on dirait comme mon humour est parti en ouacances LUI.Celui qui sait dans quoi on peut trouver le cardinal Claudia gagne un bisou de moi)
3 Tout ce que prépare ma Mamie. Ma Mamie elle est trrop forte, ce qu’elle fait c’est trop bon, et même si tu fais comme elle au milligramme et mini-mouvement près, ça n’aura jamais le même goût que si c’était elle qui avait préparé le plat. Mais à chaque fois qu’elle apporte un truc sur la table, elle dit « rha la la je suis pas contente de moi, c’est raté, franchement ça m’agace », et personne ne comprend pourquoi elle dit que c’est raté.

Ma recette favorite

Quand je suis seule à la maison, j’ai une recette favorite asse »z simple à réaliser. Comme je suis sympa, je vous la livre.

Ingrédients :
-un téléphone
-un dépliant d’un resto japonais du coin
-un canapé
-une télécommande
-une télé avec Aime Ti Vi dedans
-un chèque ou des espèces

Préparation

Quand la faim commence à se faire sentir tout doucement, choisir son menu dans le dépliant. Appeler le resto et commander. Attendre une petite demi-heure avachie sur le canapé. Quand la porte sonne, ouvrir. Dire bonjour, réceptionner les sushi et payer le livreur. Dire au revoir, refermer la porte. Attention, on entre maintenant dans la partie délicate de la recette. Aller immédiatement dans la cuisine, et séparer les aliments chauds des aliments froids. Laisser les aliments chauds à température ambiante et mettre les aliments frais au frigo.
Se préparer un plateau avec du boire, les baguettes et la serviette fournies, et manger sur le canapé, en guenilles de préférence.
Le petit conseil plus de tata Ashley : prévoir une grande cuiller pour manger la souplette, parce qu'avec les baguettes c'est un brin pénible.

Ma boisson de prédilection

L’eau fraîche, voire froide. Et à la bouteille, sinon c’est pénible, je suis obligée de remplir mon verre des tonnes de fois, ça me fatigue, et puis surtout ça interrompt ma buvaison. Le plus meilleur moment pour faire ça, c’est en rentrant du boulot le soir, ou de balade. Je prends ma bouteille d’un litre, et je bois je bois, ça fait glouglouglou, à chaque glou le coboille écarquille un peu plus les yeux, et quand c’est fini, je m’abstiens de faire haaaaaaa car je suis bien élevée, mais je le fais intérieurement parce que ouh la vache que c’est bon l’eau du robinet.

Le plat que je rêve de réaliser et que je n’ai toujours pas fait

Je rêverais de savoir faire aussi bien que ma Mamie un plat qu’elle nous a fait une année pour Pâques. C’était des œufs, préparés un peu comme des paupiettes, avec une sauce à se damner. J’avais embarqué tout ce qui restait à Cergy chez moi, et j’en ai mangé pendant près d’une semaine, un peu tous les jours en les économisant pour qu’il en reste le plus longtemps possible. Et depuis, tous les ans à Pâques, j’espère secrètement qu’elle en refasse. Mais je pense quand même que la meilleure solution pour en manger de nouveau serait de les faire moi-même.

Mon meilleur souvenir culinaire

Ca c’est facile, c’est les pommes de terre que ma Môman a faites une fois « comme faisait son grand-père » quand j’étais petite. Je ne me souviens pas exactement de ce qu’il y a dedans, peut-être pas grand chose d’autre que des patates de l’ail et du gras, mais je me souviens très exactement non pas du goût mais de la sensation que ça faisait en bouche, ça fondait, c’était délicieux. Mais ça prend des heures à préparer, autant d’heures à récurer la gamelle, et surtout c’est plein d’ail. L’ail passait tout seul au temps de ma folle jeunesse, mais depuis quelques années impossible de le digérer, pourtant j’aime ça. Mais je peux pas en manger. Ma vie est très dure (oui vous pouvez me plaindre, faisez faisez). En plus, je crois que je suis bien contente de ne pas en avoir mangé depuis cette unique fois, comme ça j’en garde un trop bon souvenir.

Je refile le bébé à qui n'est pas encore en vacances et s'ennuie au bureau.

mardi 8 juillet 2008

Demandez le programme

Le programme de l’été je veux dire. Enfin de l’été, on se comprend, disons des deux mois de l’année qui au siècle dernier étaient les plus chauds de l’année, ceux au cours desquels on ne peut pas faire trois mètres dans Paris sans tomber sur un gang de vieux bedonnants en short, chaussettes et sandales.

Depuis le 28 juin, le coboille et moi habitons notre ranch d’amûûûr (de gloire et de beauté également). Dès le 30 nous embrayâmes sur la plus grosse conf de l’année avec plein de retrouvailles avec plein de collègues allemands qui ne savaient parler que d’une chose : le tartare (le steak, pas le fromage qui fait puer du bec) aka un américain pour nos amis de Belgiquie qui ne seraient pas bilingues. Que tous les matins ils me disaient (enfin surtout B l’homme qui construit les lits Ikeo plus vite que son ombre et que je bénis tous les soirs en allant me coucher) « Bonchour Mateumoisselle, we have tartare tonight ? » Bonjour, et oui, we have tartare tonight. « Tartare and red wine ? » Yes, tartare and red wine.

La semaine du tartare s’est achevée (sur un tartare, comme il se doit), et on a poursuivi sur le week end de Faffwah. Cette jeune personne devait se rendre à Paris pour marier un de ses amis, et nous l’avons donc hébergé. Je vous conseille d’avoir Faffwah sous votre toit. Il est doté de plusieurs super pouvoirs. Le premier, c’est qu’il a le pouvoir d’éloigner la pluie grâce à son talisman magique : son brand new pépin acheté juste exprès pour venir à Paris. Quand il est à l’intérieur, il pleut dehors, et quand il sort avec son talisman, il ne pleut plus (non, il ne pleut pas non plus à l’intérieur, c’est vraiment magique). De plus Faffwah a un second pouvoir, celui de tout piger ce qui se passe dans ton immeuble en deux secondes 12 alors que toi tu habites dedans depuis une semaine. On a donc appris que c’était pas la peine de faire de la spéléo dans le sac à la recherche de clefs pour rentrer dans l’immeuble puisqu’il suffit de pousser la porte (oui, y a une porte codée avant cette porte-là, non on ne risque rien, pas d’affolage). Faffwah prévient quand le camping car du mec du premier bouge (oui c’est l’attraction de l’immeuble, l’autre jour il a démarré, et tout le monde est venu à sa fenêtre en même temps, moi comprise, on s’amuse BEAUCOUP dans le ranch). Et surtout, Faffwah est intrépide, il n’hésite pas une seconde à tester le brand new canapé que personne n’a jamais dormi dessus et que si ça se trouve il arrache le dos pour 3 semaines (sauf qu’en fait il paraît que non, que c’est très confortable, et le canapé a donc été validé par Faffwah, et c’était son dernier mot Jean-Pierre). Lundi, Faffwah est parti (ça rime, on a drôlement du bol qu’il ne soit pas parti dimanche dites donc), mais il sait qu’il peut reviendre quand il veut.

A la conf, j’ai pas causé qu’avec du germain, j’ai aussi causé avec de l’américain (pas le tartare cette fois, mais plutôt le type qui vient de Zétazunie) et il en a résulté la chose suivante : le 4 août, je me barre à Beauce-Thon pour un mois. Et ouais. Ca m’enchante pas plus que ça, surtout qu’on n’a point les sous pour que je parte, alors depuis lundi matin on tente de trouver des stratégies pour que ce soit économique. Résultat, à peine mes cartons posés dans mon nouveau ranch, j’ai passé deux jours entiers à trouver un logement, mais à Beauce-Thon cette fois. Ce que je viens de réussir. J’aurai donc pendant le mois d’août une chambre dans un appart à Boston, que je vais partager avec deux Américaines (toujours pas des steaks pas cuits, mais des gens). Non je ne vais pas à l’hôtel, oui j’économise les sous du petit contribuable français, non ne me remerciez pas.

Il en découle donc la chose suivante : le pique-nique du mois d’août est annulé (ça devait être le 23 il me semble). On verra ce qu’on peut faire en septembre éventuellement. Par contre, celui du 26 juillet est plus que jamais d’actualité, donc mailez-moi zà ce sujet si vous voulez viendre.

Donc avec tout ça on n’a pas fini le programme de l’été. On a week end prolongé avec le coboille cette semaine. On va en profiter pour ne pas aller chez Ikeo, ne pas vider de cartons, ne pas déménager, ne pas faire le ménage en prévision de l’état des lieux d’un quelconque appart dont on serait encore locataire. Du coup on va se faire des mini-vacances à Paris, et ouais, et même que ce sera bien.

En septembre, quand je serai revenue, je partirai en Germanie. Un peu pour le boulot et beaucoup pour me venger en obligeant B à bouffer de la choucroute et des wursts tous les soirs because it’s soooooooooooo German and we don’t have it in France and I love it. Je suis trop machiavélique. Et aussi trop crevée quand je vois tout ce que je vais faire.

Il paraîtrait que certaines personnes (une minorité) profitent de ces mois d’été pour partir en vacances. Je ne fais pas partie de cette minorité. Donc plaignez-moi les gens, plaignez-moi.

mardi 1 juillet 2008

Ca cartonne

Je suis présentement en train d'écrire assise sur mon canapé NEUF posé en plein milieu du salon parce qu'à part là, y a pas de place ailleurs, étant donné que les murs sont tapissés de cartons (encore 18 à déballer, on en a déjà achevé 12, plus tout ce qui n'était pas dans des cartons).

Vendredi soir je suis allée chercher le camion TOUTE SEULE et je me suis perdue TOUTE SEULE et j'ai retrouvé mon chemin TOUTE SEULE (et par hasard) et je me suis garée TOUTE SEULE (avec l'aide d'un type qui me faisait des grand signes absolument impossibles à interpréter, j'ai donc choisi d'appliquer la politique "dès que ça fait BOUM mais pas trop quand même rapport aux 1000 euros de caution, j'arrête")

Samedi tout a été très rapide (sauf la pause déjeuner, mais on l'avait bien méritée). A 14h, tout ce qui devait être déménagé l'était. Restait juste à aller chez Ikeo acheter le reste. Trois fois rien, juste un lit un matelas une table une table basse et quelques autres broutilles.
A 21h, tout était dans l'appart. En kit certes, mais dans l'appart. Sauf le canapé, toujours pas trouvé.

Dimanche, après une nuit sur notre nouveau matelas à même le sol, on a pris la direction de tous lesmagasins de meubles possibles et imaginables (sauf Ikeo parce que ça va bien là hein STOP) pour trouver celui qui aura le bonheur de supporter le poids de nos doux popotins arrières. On a fini par trouver. Ensuite on a monté très péniblement le truc dans l'appart (j'ai rarement vu un truc aussi lourd). Puis, atelier montage de meubles. On avait à peine commencé que King Kong faisa l'interphone, arrivée de B le chercheur de Germanie. Sauf que là on était obligés de terminer avant de passer aux festivités, donc après une petite bière pour le rafraichissage, B a été ravi de construire le lit avec le coboille (B est un peu ouf, pour être sûr d'avoir des meubles qui lui plaisent, il les construit lui-même, de la minuscule étagère au lit). Résultat en moins d'une heure c'était fait, et on a un vocabulaire anglais très étoffé niveau outils et bricolage.
Ensuite on a dû regarder le match (avec B qui disait plein de gros mots en Germain que ça fait peur), on a initié B aux rillettes (il a mangé la moitié du pot), il a aussi mangé la moitié d'un camembert, le tout avec de la baguette et du vin rouge pour faire couler, il était ravi, et nous aussi parce que ça ne nous a pas demandé trop d'efforts...

Sinon dans le registre des voisins, je crois que c'est définitif, on est mal tombé. Au rez de chaussée, il y a un fou qui est la copie conforme de Guy Gilbert en très très crado, que t'es obligé de passer devant la porte en apnée tellement ça pue. Qui répond "Faites chier avec vos conneries" quand on lui dit bonjour parce qu'on a déposé un sac près de sa porte sans que ça gène le passage en attendant d'avoir monté le canapé au 3ème étage. Au premier étage, un autre gros crado, mais barbu cette fois, qui a un camping car garé en permanence sous sa fenêtre, branché dans son appart. Et qui ne répond pas non plus quand on le salue.

Au deuxième, on a qui vous savez. Quand le coboille lui a apporté la bouteille en question samedi matin, elle lui a dit "han mais moi aussi j'ai un truc pour vous, une vieille bouteille qui traîne" et elle a refilé une bouteille de porto au coboille. Elle avait aussi écrit une lettre. "Désolée pour l'accueil et sans rancune" en racontant que en gros si on peut éviter de marcher chez nous c'est mieux et puis merci de mettre des tapis partout (j'aime pas les tapis, si j'avais voulu en mettre partout j'aurais choisi un appart avec de la moquette et pas avec du parquet).

La voisine d'à côté embarque ses gosses par le bras les poussent dans l'appart et se barricade chez elle dès qu'elle nous croise.

MAIS SINON CA VA.

Bon ben j'ai environ 20 carton sà vider encore, donc hum voilà quoi...