samedi 31 mai 2008
Désert, cailloux et canyons
Crédit photo: le coboille
Ashley est mise en beauté par les petits savons des motels qui puent et qui tirent la peau
mercredi 28 mai 2008
Si t'es fier d'être un chercheur prends ton pépin
Avec toutes ces histoires de cartons, on en oublierait presque de causer de la science ici. Mais y a du ram dam scientifique hier (que personne n’en a parlé, une HONTE) et le coboille et moi on était dedans dites donc.
Mardi matin de bon matin (hier quoi), le réveil sonne. Comme à son habitude, le coboille explose de rire devant ma tronche fripée « uhuhuh t’es toute fripée, la tronche, han » (ce qui signifie en langage coboille « bonjour magnifique astre qui éclaire le ciel de ma vie et qui ne cesse chaque matin de luire un peu plus pour éclairer chacun de mes pas »). Et juste après il me demande « tu vas à la Gay Pride toi cet aprèm ? ». Gnnnn ? répondis-je. Je n’ai pas la date de la prochaine Gay Pride en tête dès potron minet, mais bon tout de même, en général c’est pas le mardi. Quand tout à coup, éclair de génie, ce n’est pas la Gay Pride, c’est l’Academic Pride, en gros c’est la Gay Pride des chercheurs. (aka la marche de tous les savoirs, aka si t’es fier d’être un chercheur tape dans tes mains) (en vrai c’est pour autre chose de moins rigolo aussi, mais bon n’entrons point dans de telles considérations qui risquent de m‘agacer un brin si vous le voulez bien). Evidemment que je voulais y aller. Pour une fois que je suis pas coincée dans une salle de gratinage de rats pendant une manif, j’en profite.
J’effectue alors le geste fraîcheur du matin, c’est-à-dire que j’allume l’ordibaby et que je fonce sur le site de MeteoFrance qui m’informe de la chose suivante : Ashley, prends ton parapluie et perds pas de temps à te coiffer les cheveux de la tête ce matin.
Alors j’ai pris mon parapluie.
Le matin, il pleuvait. Un peu avant midi, il s’est arrêté de pleuvoir. Au moment où la manif a débuté, il s’est remis à pleuvoir. En fait, c’est pas tout à fait vrai, parce qu’on a raté le début de la manif. On a récupéré la manif en cours de route. Très facile. Tu descends de ton labo, devant lequel passe la manif. Tu te mets dans une rue perpendiculaire à l’itinéraire et tu zyeutes pour repérer les gens que tu connais (c’est chouette les manifs, y a toujours des gens que tu connais et que t’as pas vus depuis longtemps). Perso je zyeutais pour repérer Chofie (que je n’ai jamais vue, mais que je savais qu’elle avait une blouse, une pancarte et des baguettes roses plantées dans le chignon). Je l’ai point vue, alors on s’est inséré dans la masse. Et là il s’est mis à pleuvoir. On était trois, j’avais un parapluie. Petit. J’étais tout à gauche, et au bout de deux minutes j’étais hémi-trempée du côté gauche. Et la collègue de droite était hémi-trempée du côté droit. (le coboille qui était au milieu était complètement sec, mais ça c’est parce qu’il s’est dévoué pour porter le parapluie).
Au bout d’un moment, on était tout mouillés, les pancartes étaient délavées, mais les Japonais étaient heureux, parce que voir une manif française, c’est encore mieux que manger du camembert sur de la baguette avec un béret sur la tête, le tout arrosé d’un bon coup de Beaujolpif au son de l’accordéon d’Yvette H. Il ne pleuvait presque plus, et on ne risquait presque plus de se faire crever les yeux de la tête par les baleines des parapluies des voisins. Tout cela était bien trop paisible, alors on s’est tous retournés, et on a marché à reculons (là les Japonais ont failli en tomber à la renverse). Et ben c’est super dur je peux vous dire. Parce que 1 tu vois pas ce qui se passe derrière (donc devant dans le sens de l’avancement du cortège, vous me suivez ?) et si jamais tu marches un poil plus vite tu peux colisionner avec les gens de devant qui sont en fait derrière. Et 2 même si tu es devant, tu es toi aussi la personne de derrière par rapport à celle qui est devant tout en étant derrière, donc tu peux toi aussi te faire colisionner par les gens de devant, mais de derrière, mais devant (vous suivez toujours, c’est bon ?). Et 3 du coup tu te fais repérer par le mec anciennement de derrière, qui est devant toi maintenant et que tu es devant lui toujours parce que lui refuse de marcher à reculons, et c’est pile celui sur qui tu ne voulais pas tomber. Et 4 le coboille se moque de toi sous prétexte que ta démarche est vachement moins féline à reculons que dans le sens de la marche.
Quand tout ça est fini, un coup de métro, on rentre au labo, et la fin de la journée est dure, rapport à l’état de trempaison avancé dans lequel on est et qui ne laisse plus qu’une seule pensée venir jusqu’au cerveau « je veux que ma môman elle me fait un chocolat chaud et que je mets mon pyjama sec et chaud ».
Et comble de tout ça, le soir je me suis tapé TOUS les journaux (même Thé et Faim, bonjour le sacrifice) et y a personne qui a causé de nous. Alors qu’on était beaucoup à se mouiller. Donc plaignez-nous les gens, plaignez-nous.
mardi 27 mai 2008
Si je peux rendre service...
Parce que ça fait longtemps, un petit coup de Gougueule, hop la, ça fait jamais de mal.
Youtube son arret cardiaque a john abbott: c’est moi que je vais en faire un si tu me dis que mon pôpa il en fait un. Non mais ça va pas de me faire des frayeurs pareilles ?
Cerveau encombré: moi aussi et c’est un vrai fléau
Bah dame: bienvenue à toi jeune Vendéen
Bounoume: et bienvenue à vous les Berrichons
Chanson on bouge son qu en faisant lalala : il y en a moult. Cependant, Ne me quitte pas n’en est pas une.
Coiffure anniversaire à faire en 5 minute : j’ai jamais passé autant de temps à me coiffer, je ne puis t’aider
Comment se débarasser d’une marmotte/ marmotte se débarrasser : les Marmotte sont nos mais, il faut les aimer aussi, surtout en ces temps difficiles où ils se remettent du Doudou
Extrait d’ashley abbott : bientôt disponible dans toutes les grandes surfaces en flacons de 20, 50 ou 100mL, première pression à froid
J ai recu un sms avec chiffre d une inconnue : chacun ses problèmes
J’aime le peignoir du coiffeur/mal à l’aise avec le peignoir du coiffeur : je propose de vous mettre en relation pour que vous puissiez partager vos expériences et éventuellement vous aider à mieux accepter votre difficile condition.
Je suis aigrie : je suis désolée pour toi, c’est déjà beau de le reconnaître, courage
Mariage avec lino parquet bleu : c’est ce qui arrive quand on s’y prend en retard pour réserver la salle.
Moi et ma femme la saloupe : non, quand on est poli, on dit ma femme la saloupe et moi
Musique ils ont gagné les doigts dans le né : c’est une bien jolie chanson dont la fin a pour particularité de toujours faire hurler « OH LES GROS MOTS NON MAIS C’EST PAS POSSIBLE » à Môman Abbott
Potomane bière : on dit aussi alcoolique
Pourquoi mon rat titube : si tu es la personne qui a demandé « potomane bière » c’est parce que tu lui as parlé un petit peu trop près. Sinon je ne sais pas, le mien ne titubait pas. Si les symptômes persistent, consultez votre médecin traitant.
Poèsi sur la recette du beurre : j’en ai une avec des rimes riches
Tu barrates
Tu barrates
Tu barrates
Quel et le titre de la chanson kon met pour un mariage pour l’entrer du gateau : c’est une très bonne mais très mal orthographiée question. Si c’est un mariage en janvier, on peut mettre « j’aime la galette », sinon je ne sais pas.
Quoi prendre pour apaiser la soif je bois 6 à 7 litres d’eau par jour : prends le chemin du médecin, ce sera un bon début...
lundi 26 mai 2008
Déménageage, acte I
Résumé des épisodes précédents (oui tutafé y a eu des épisodes AVANT l’acte I, c’est comme ça et picétou) : le coboille et Ashley ont trouvé un bel appartement (beau très beau, grand très grand, et même qu’il est pas très cher et que donc on est restés abonnés aux pitites annonces selogeationner et avendrealoueradonner juste pour voir que notre nôtre d’appart il est plus grand plus beau et plus moins cher que les autres) et vont bientôt aller habiter dedans. Pour ça, le coboille a loué son bébé-ranch à un ami. Et donc il fallait que le bébé-ranch soit vide pour le 1er juin.
C’est ainsi que vendredi soir, nous sommes arrivés au bébé-ranch munis de moult cartons vides (et c’est lourd cette cochonnerie). Sauf qu’il y avait eu un léger quiproquo et que le ranch étaient encore occupé. Et que donc on a gagné le droit de faire le chemin dans l’autre sens, mais sans les cartons (et après le plus meilleur couscous du monde, on n’est pas des animals quand même)
Le samedi matin de bon matin, on repart dans l’autre sens, les voyages forment la jeunesse. Et là on cartonne, on scotche, on jette (OUAIS !! ON JETTE !), on étiquette (enfin au début quand on est jeunes et fous et qu’on arrive encore à faire des cartons contenant autre chose que « bazar » « gros bazar » « bordel » et « n ‘imp en vrac »), on porte (et c’est LOURD). Et on nettoie l’appart. De fond en comble. Que les deux vieilles de Aime 6 à côté de nous c’est des grosses feignasses de l’éponge. Résultat quand vient le soir, qu’on sort la bouteille de vodka parce que bon ça fera ça de moins à transporter le lendemain, il faut du léger à tendance pas lourd pour reposer le corps et l’esprit. Et c’est là (et seulement là) que le Mimi D(r)u Caire et autres Flavie Flamande danse sans rien dire sont les bienvenus. Sauf que sur la 2 y avait du foute. Et sur la une y avait Jacques Legras et Carole la ricaneuse qui commentaient les exploits de gens à qui il arrive l’impossible pile le jour où ils ont emprunté le caméscope à Tata Mauricette. Mais car il y a un MAIS, sur la 3 il y avait l’Eurovision. Et c’était PILE ce qu’il nous fallait (enfin si on abstractionne Le Perse et Jean-Paul qui vend des marinières à un million de dollars). J’étais à fond pour Antoine qui représentait la France en anglais, les Latvianois, les Croatianniens (75 cents est mon idole) et les Bosnia-Herzegovinanais Evidemment c’est le Russe qui s’est traîné par terre (où que c’était très propre ceci dit, parce qu’à la fin sa chemise blanche était toujours blanche) que sa chanson elle était toute pourrite qui a gagné (tout ça parce que tous les pays autour voulaient pas se faire couper le gaz, pffff).
On a regardé religieusement des tas de présentateurs dire « thank you for this wonderful show » alors qu’en vrai ils ont même pas regardé, et dire « reuchia, touelve poïntse » (y en a un qui a dit France eïte poïntse, mais il était un peu le seul)
Et à la fin avec le coboille on a un peu discuté, parce que bon quand même à part « ça je jette ? » et « il est où le scotch ? » on n’avait pas boucou boucou papoté dans la journée. Mais au bout de 3 minutes j’avais un air super songeur et j’ai dit « la guerre, ça doit faire peur » et donc là on est allé faire dodo, ça s’imposait.
Le lendemain à 10h on a remis ça (les cartons et le ménage, pas l’Eurovision) et à 22h, on était de retour à Paris, vannés (on s’en est aperçu au moment où le coboille a dit avec un air très sérieux que sur sa tête y avait marqué on me la fait pas à moi, je serai intransigeant sur ce point « je lui laisse internet dans le bébé-ranch jusqu’à ce que je lui coupe »). Et donc on a redormi. Et quand on s’est réveillé, fallait retourner bosser… Plaignez-nous les gens, plaignez-nous…
vendredi 23 mai 2008
Habillée pour l'hiver
Quel est le vêtement que tu adores (au point de ne mettre que cela) mais qu’il est hors de question de reporter aujourd’hui ?
J’ai traversé une période polos de rugby lorsque j’étais au collège. Y en avait un que j’adorais, rayé gris et vert, même que je le porte sur la photo de classe de 6ème, la preuve en images:
ne suis-pas magnifique sur cette photo de 1995?
Je le mettais tout le temps. Au lycée j’ai compris que c’était mal, et donc je le mettais tout le temps mais en cours de sport. J’étais de toute beauté avec mon yogging bleu marine en coton tout doux à l’intérieur mais tellement lavé qu’il était tout bouloché et rêche dedans et qu’il avait tourné au violet dehors, avec les jolis élastiques en bas pour plus d’élégance et de prestance. Si on ajoute à ça des baskets 6 ans d’âge anciennement blanches avec un magnifique liseré rose et violet, on peut dire que j’étais la reine du gymnase (toutes ces fringues étaient du recyclage : yogging anciennement celui des frères, tee shirt idem, polo rugby anciennement tenue de tous les jours, et baskets datant du primaire, j’ai toujours refusé de mettre des sous dans les tenues de sport. Mais le mois dernier j’ai pris la carte de fidélité de Décatruc, si quelqu’un comprend ça, qu’il le dise)
Le vêtement que vous ne jetterez jamais de la vie ?
Ca c’est facile. C’est un pull à col roulé, long, fendu en bas sur les côtés, couleur crème, avec des côtes. Il était à mon arrière-grand-mère, et depuis il est de chaque déménagement, même si je ne le mets plus. Quand j’étais ado et que je traversais ma phase pulls trop grands et polos de rugby (nous étions très glamours mes boutons mes grosses lunettes et moi) je le mettais souvent, surtout en hiver sous un des polos en question. Et ça devait être chouette, je l’ai réessayé cet hiver et il est bien bien grand encore maintenant…
Une seule fringue de marque ou beaucoup à petits prix ?
Pas beaucoup à petits prix. J’achète pas de fringues. En général je n’en achète que quand j’en ai besoin, rarement pour le plaisir. Et je refuse de mettre plein de sous là-dedans, parce que c’est ça de moins à mettre dans les sushis, les rillettes et les produits vinicoles de nos douces régions. Faut avoir des priorités dans la vie…
Le vêtement de tes rêves ?
Un jean qui ne soit ni trop long ni trop court quelles que soient les pompes que je porte, qui ne soit pas informe après deux jours de portaison, qui me fasse un cul de déesse (pas celle de la fertilité la déesse hein, merci, ça je le fais très bien au naturel), des cuisses parfaites et dont la braguette ne se mette pas en RTT au bout de deux mois, même si c’est bien pour l’aération, et qui ne déteigne pas bleu foncé tout partout dans la maquina, histoire d’éviter d’avoir trois machines différentes à faire quand j’ai 3 fringues à laver. Et le tout pour 30 euros merci.
Les victimes suivantes sont mademoiselle Lili qui est insolente, les sieurs Pitous et madame Françoise (je veux que tu blogues plus au cas où le message serait pas clair).
jeudi 22 mai 2008
Bon appartement chaud
Tu es jeune, tu es désœuvré, et tu veux te coller des sensations fortes ? Pas la peine d’aller faire du saut à l’élastique, en parachute, ou même sans parachute, le coboille et moi avons la solution : LE CHERCHAGE D’APPARTEMENT (ce qui est bien, c’est que rapport à notre cravail, on est habitués à pas trouver, donc on le vit pas trop mal).
Pour jouer, c’est très simple. Si vous êtes locataire (comme moi), il vous suffit d’envoyer sur papier libre (j’adooooore cette expression) en recommandé avec accusé de réception une lettre d’adieux larmoyante à votre propriétaire, vous pouvez même envoyer une carte musicale qui lui chantera des jolies choses comme «faisons l’amour avant de nous dire adieu » ou « ça va pas changer le monde » (avec un peu de bol en retour vous aurez « ne me quitte pas »). Si vous êtes propriétaire d’un ranch (comme le coboille, qui a un ranch dans le 92), trouvez un ami en recherche d’appartement, et louez-le lui. A partir de là, on peut jouer. Et c’est très drôle. Et je le prouve en deux exemples.
Exemple 1 : Ashley, enthousiaste sauf qu’en fait non. Mais oui. Mais non.
Un midi aux environs de midi, je prends le bus, plus exactement je l’attrape au vol après avoir sprinté derrière lui tout le long du Luxembourg (comprendre donc que j’ai couru 20 mètres, que j’ai mis 5 heures à m’en remettre et que j’ai répété au coboille toute la journée « j’ai tellement couru que je me suis fait un claquage des deux cuisses en même temps »). J’arrive sur les lieux du crime, la délicieuse personne de l’agence est en retard (comme par hasard). Quand finalement elle arrive, elle décide que c’est MOI la prems pour visiter. On laisse les autres sur le palier et on s’enferme dans mon hypothétique futur ranch. La délicieuse personne de l’agence est très désagréable, mais passons (elle m'a grondée plein de fois parce que je posais des questions sur l'appart, du style "vous pouvez me rappeler quelle est la surface?" ce à quoi elle répondait "eh oh c'est pas mon boulot ça, vous aviez qu'à lire l'annonce")…
Je rejoins le coboille après la visite « Ouais franchement il est pas mal l’appart. A part la cuisine. Elle est minus. Elle est en plein milieu du salon. Ah oui et le branchement machine est dans le salon. Mais bon c’est pas grave c’est original d’avoir la machine à laver comme table basse ou comme meuble télé. Et y a un bar dans le salon on sait pas trop pourquoi il est là. Et dans la chambre juste en face de la fenêtre y a un mur tout gris. Mais bon y a pas de fenêtre sur ce mur donc pas de vis-à-vis. Mais bon il fait tout noir dans la chambre. Et l’immeuble il est assez pourri. Ah ouais en fait nan tout est nul, j’ai rien dit. »
Visite d’un appart. THE appart. On le veut. Comme les 28751751815842 personnes qui l’ont visité avant nous. Au moment où on le visite, on est seuls avec la locataire, qui est très sympa et avec qui on discute. Elle nous explique que ça fait moins d’un an qu’elle est dans l’appartement. Du coup ça nous inquiète, pour se barrer si tôt c’est que l’appart doit être bien pourrave.
Coboille : mais pourquoi vous partez déjà ?
Locataire : en fait on vient de se séparer, et je peux pas garder cet appart toute seule
Coboille, tronche de circonstance pendant au moins un douzième de nanoseconde : oh zut…
Coboille, lueur d’avidité dans les oeils : mais alors vous cherchez un appart ? Parce que nous on a un studio qu’on sait pas trop à qui le refourguer
Ashley, admirative devant le tact du coboille :…
Locataire : ah bah non, je viens de signer samedi pour mon studio.
Coboille, déçu : oh c’est dommage, enfin je veux dire c’est bien d’avoir trouvé
Locataire : mmmh
Coboille : Eh mais et lui, il cherche pas un appart ? Vous pouvez pas lui demander si un studio dans le 15ème ça l’intéresse ?
Locataire : euh bah euh, je sais pas trop
Coboille : rhô non il est un peu pourri hein, laissez tomber, même franchement pourri, non non j’ai rien dit…
J’ai essayé, on peut pas s’enterrer dans du parquet par la seule force de son regard. C’est ballot… Ceci dit après on rigole bien quand même.
(et finalement c'est bon on l'a ce génial appart. Camille fais gaffe on arrive)
(vous remarquez donc que je tiens ma résolution pour 2008: déménager dans l'année)
PS: dans cette note se cache la réponse à uen devinette basée sur un jeu de mots extrêmement pourri...
samedi 17 mai 2008
Agenda
GROS 2 Aujourd'hui ma Môman a 30 ans, alors
jeudi 15 mai 2008
Le coboille
Alors voilà. L’autre soir y a le cow boy qui se pointe devant moi et qui me dit « faut que tu expliques que je suis pas Américain, parce que là je crois que les gens de ton blog ils pensent que t’es tarée, que t’es allée en vacances aux Etats-Unis, que t’as trouvé un cow boy et que comme il te plaisait bien, tu l’as ramené dans tes valises ». J’ai répondu « naaaan, tu crois ? » en faisant des gros yeux tout globuleux et sans lui dire que de toute façon niveau taritude j’étais déjà grillée depuis un certain temps, il m’a répondu « bah oui » en faisant sa tronche de non mais c’est pas possib faut tout t’expliquer à toi rho la la. On a des chouettes conversations avec le cow boy. Alors je vous explique le cowboy.
Or donc avant le 1er février, le cow boy n’était pas encore un cow boy. C’était un ingénieur pas du tout Américain du Centre de la Recherche des Sous. Mais le 1er février, il est parti travailler un peu chez les cow boys des Amériques, et du coup c’est devenu un cow boy à cause que Sixtine elle l’appelait comme ça et que ça me plaisait bien. Le cow boy, lui, il voulait qu’on l’appelle le trappeur, rapport à qu’une fois il a dormi dans son duvet. J’ai dit non, je trouvais que ça faisait trop chasseur de ratons-laveurs (et j’aime bien les ratons laveurs). Sauf que comme je mange au dessus de mon PC chez moi, y a une grosse miette qui s’est mise pile sous le W, et je suis obligée de taper à coups de massue sur la touche en question pour arriver à écrire cow boy, donc à partir de maintenant il s’appelle le coboille, épicétou (sinon je vais être obligée de bloguer du bureau, et ce serait drôlement mal).
Et ensuite je suis allée rejoindre le coboille au mois d’avril parce qu’il avait fini sa mission, donc hop vacances. Y avait aussi Indiana Jones avec nous (le frère du coboille, c’est une grande famille d’aventuriers). On a périplé dans le Sud-Ouest (des Etats-Unis hein, pas dans les Pyrénées), et on est rentré. Et on a repris notre travail au Centre National de la recherche des Sous. C’est bon, tout le monde tu as compris ?
Sinon, sur un aspect plus personnel, je vous signale que le coboille est blond, qu’il ne met pas de chapeau, pas de chemise à carreaux, qu’il n’a pas de cheval ni de pick up. Et que depuis que cette note est publiée il est allé voir les commentaires en douce environ 142897521 fois pour voir ce que vous dites sur lui. Et qu’il fait les œufs au bacon le matin (alleluia). Et il est très partageur. Là par exemple il m'a donné sa gastro (plaignez-moi les gens, plaignez-moi)...
mercredi 14 mai 2008
Dilemme (avec les dates dedans)
1 on annule carrément, tout le monde pleure et bouffe sa quiche surcalorifiée à domicile (mais c'est tout pourri, et surtout vous n'avez pas besoin de moi pour déjeuner),
2 on est jeunes, on est fous, on parie que ce sera bon et si jamais je déménage, vous venez tous porter mes cartons et on se mange par terre dans ma nouvelle demeure seigneuriale pleine de cartons (mais ça c'est tout pourri parce que porter des cartons c'est nul)
ou 3 on fait comme si que j'étais libre, on organise ça comme si de rien, et si je peux pas viendre vous vous passez de moi, vous buvez un coup à la santé des déménageurs et vous vous pétez le bide tranquillou.
Si tout le monde est ok avec la solution number 3, je balance les dates dans la journée.
Les dates: en juin c'est tout booké, même pas la peine d'y penser, boulot congrès gningningnin, donc la St Blog de juillet aura lieu le 26 juillet et celle d'août le 23 août. Comme d'habitude vous m'envoyez un piti mail à l'adresse en bas à gauche. Et les garçons tu peux venir hein (mais prends des bouchons pour mettre dans tes oreilles, les filles ça crie aigu)
mardi 13 mai 2008
Elégance, prestance, festoyance
Là normalement je devais vous causer de mes ouacances, mais je vais attendre d’avoir les photos pour illustrer tout ça, sinon ça va être séquichon. Donc je vais vous raconter d’abord ce qui s’est passé après.
Après un retour des Amériques houleux (j’ai failli me vautrer de mon siège tellement y avait de la turbulence dans l’air, mais Dieu merci y avait pas la place pour que je me pète trois incisives sur le sol crado de l’avion, je me suis donc contentée de me croûter sur le siège de devant. Ah et houleux aussi parce qu’une hôtesse m’a forcée à rentrer dans des wawas qui étaient occupés et que je voulais pas y aller parce que y avait quelqu’un dedans et qu’elle me soutenait qu’il y avait personne et que voir une vieille le pantalon sur les chevilles double-piter en se cramponnant au mur à 6h du matin, ça m’a fait un choc) et un poil en retard, je suis rentrée dans ma demeure seigneuriale, plus pitite que les plus pitites salles de bains des motels où que j’avais dormi dedans. Et en plus y avait même pas de king bed. Un pur scandale. J’ai défait ma valise, fait une lessive, refait une valise, pris congé du cow boy qui était en train de décéder à cause du décalage horaire et que du coup il a pas bien saisi que je partais. Et j’ai voulu p)rendre le métro. Qui ne fonctionnait pas. Alors j’ai rusé, j’ai fait douze fois le tour de Paris dans une espèce de mouvement escargotique qui s’enroulait autour de la gare d’Austerlitz, je suis arrivée pile poil, j’ai pris mon billet, mon Biba, et zou. Ben je vous annonce qu’une heure et demi de train après une petite quinzaine d’heures de vol, 8 heures de décalage horaire dans la tronche, et l’interdiction de dormir histoire de se caler à l’heure de la France, c’est légèrement pénible. J’ai dû me retenir pour ne pas réveiller le mec à côté et lui demander toutes les secondes « c’est kaaaaaaaaaaaaaan qu’on arriiiiiiiiiiiiive b*rdel de m*rde, j’en peux plus d’être assise dans un machin qui se déplace ? » (je note cependant qu’on a plus de confort et de place dans un Paris Vierzon à 12€ que dans un Paris Albuquerque 60 fois plus cher)
Quand je suis arrivée, point de Pôpa à l’horizon. Je l’ai cherché partout, parce que je croyais qu’il ne me reconnaissait pas à cause de mon bronzage de mannequin Décathlon. Et je l’ai finalement trouvé dans la voiture, sauf que lui ne m’avait toujours pas repérée, et j’ai failli me prendre la plus pire prise de karaté de toute l’histoire de Walker Texas Ranger tellement il a trouillé que je le braque.
Après encore une bonne demi-heure de route où j’ai cru décéder de folie tellement j’en avais marre des transports, on est arrivé à la maison, et Môman était en haut, elle préparait l’apéro (mais elle faisait ça en bas, mais ça rime pas).
Bon bref, trève de blablas, je vais pas vous raconter ce qu’on a mangé en détails (mais y avait des crevettes), mais le lendemain vendredi 2 mai j’avais une rude journée. Et le surlendemain aussi. Et le sursurlendemain aussi. Alors j’ai mis le réveil alors que j’avais eu droit à très exactement ZERO grasse matinée (sauf une, mais je le dis pas sinon ça fait pas assez victime) pendant les vacances. J’avais les courses à faire pour nourrir 25 bouches affamées le samedi soir. Parce que dans mon inconscience, j’avais trouvé trop super de faire un anniversaire surprise aux parents, parce que quand même 20 et 30 ans, ça se fête. Et comme les gens ils sont gentils et qu’ils aiment boucou les parents Abbott, ils avaient décidé de venir de toute la France pour ça. Et comme je suis un peu gourdasse, j’ai su seulement APRES avoir fixé la date des festivités que j’allais partir vacationner aux Amériques jusqu’à l’avant-veille des réjouissances.
Heureusement, ma Mamie à moi que j’ai a trouvé l’idée trop géniale quand je lui en ai parlé au mois de décembre. Même qu’après elle me parlait de ça qu’avec sa voix d’espionne alors qu’elle était toute seule chez elle, et moi toute seule chez moi à Paris et que c’était trop marrant de comploter avec elle. Mais ça c’est à cause que les parents Abbott ils sont un peu de la CIA et qu’ils savent tout le temps tout.
Heureusement encore, Isabella que c’est ma copine elle est venue EXPRES de Lyon pour faire des montagnes de rillettes et du roulage de jambon samedi tout l’après-midi (enfin je lui avais pas vendu ça sous cette forme, mais en réalité c’est un peu ce qui s’est passé. Ceci dit pendant ce temps là je faisais le plus grande salade tomate mozza de mon histoire).
Le soir tout le monde il est arrivé, moi j’étais toute fatiguée par le décalage horaire, alors je pleurais tout le temps « oh vous êtes venus ça me fait tellement plaisir, ça fait tellement longtemps, ça me fait tellement plaisir, bouhouhou ». Du coup il se pourrait que j’aie légèrement effrayé des personnes de ma famille que la dernière fois que je les avais vues j’avais même pas le brevet des collèges à cause qu’à chaque fois que je les voyais j’étais émotionnée (et que donc du coup j’ai aussi beaucoup dit « je suis très émotionnée »).
Les parents sont arrivés, ils ont fait semblant d’avoir rien capté parce qu’ils sont gentils et après on a débouché plein de bouteilles de champagne et c’était bon.
Ensuite je ne sais plus trop, y a plein de gens qui zont dit qu’ils allaient se marier, pas de bol c’est le même jour de 2009, alors du coup on a joué à cékikiva au mariage de qui.
Re ensuite, je me suis fait super peur parce que y avait moult restes et que j’ai découvert que j’étais atteinte du syndrome de Mamie (et je suis en phase terminale au moins), que j’avais prévu 20 fois trop de bouffe et que j’étais outrée que les gens n’en aient repris QUE 12 fois et que je me suis demandé du coup si par hasard ils seraient pas malades les pauvres bichons.
Au moment du dessert, Pôpa il a fait un discours et j’ai encore pleuré (ça devient répétitif).
On est rentrés à la maison tout pleins de Bisounoursie, on a papoté jusque tard et le lendemain on a remis ça avec les restes (les restes de gens de la veille et les restes de bouffe), et c’était trop chouette.
Et après j’ai dormi, dormi, dormi, dormi. Et dormi (petit conseil, ne faites pas ça à la maison sans la surveillance d’un adulte, vous pourriez vous aussi être très très fatigués à la fin d’un week end de ce genre)
jeudi 8 mai 2008
Un tag sur un pont
Madame Lilly, qui avait grand peur que je me retrouve fort désoeuvrée à mon retour, m’a fort aimablement taguée. Et comme je trouve que c’est un très bn exercice de pont, je m’exécute.
1-Le trait principal de mon caractère
Je pense que c’est un trait horizontal (rapport à mon amûûr pour la sieste) , mais relativement pas droit, pas tracé à la règle en tous cas (rapport à que les gens ils pensent que je suis pas toute seule dans ma tête)
2-La qualité que je désire chez un homme
La patience, parce que vu ce qu’il a en face de lui (moi donc) il a intérêt à en avoir une sacrée dose. Sinon je pense que le tout, c’est qu’il comprenne que la meilleure façon d’avoir toujours raison, c’est d’être toujours de mon avis. Et il faut aussi qu’il soit drôle, et courageux (parce qu’il faut qu’il se lève AVANT MOI le matin pour me faire mes œufs brouillés et mon bacon, merci)
3-La qualité que je préfère chez une femme
Qu’elle ne se prende pas la tête avec des trucs de filles pénibles, qu’elle soit simple et drôle, que j’ai pas envie de dire toutes les 5 minutes « han la fiiiiiiiiille ». Qu’elle sache faire les margaritas et qu’elle ait de la bière au frais.
4-Mon principal défaut
Je suis relou (ectrêmement). Et angoissée. Et je ne sais pas dire aux gens que je les aime, ce qui est très handicapant quand on est comme moi entouré de gens géniaux.
5- Ma principale qualité
Je sais écouter et prendre le temps d’écouter
6-Mon occupation préférée
En dehors de dormir et manger, je dirais être en vacances et glander
Je suis un peu comme Lilly, rien que le fait de savoir que je vais manger, je rentre en transe. Du coup je dirais euh le boudin noir, les travers de porc de mon Pôpa, le saucisson, et tout ce que fait ma Mamie.
8- Mes mots favoris
J’aime boucou put*in et m*rde, je trouve ça très détendant. Et j'aime bien gnigningnin aussi. En ce moment j’apprécie énormément croûte (rapport à que le cowboy il déteste et que quand tu prononces ça devant lui il fait une grimace qui me fait boucou rire). Mais j’aime rédhibitoire (je sais pas pourquoi) et à table (ça je sais pourquoi).
9-Ce que je déteste par dessus tout
Je déteste que le réveil sonne, les gens qui conduisent comme des fous, avoir froid la nuit, les anguilles, me mettre en maillot de bain et les cons.
10-Un rêve
Je rêve de trouver un appart super bien situé, clair, pas cher, le tout sans chercher, et je rêve que le déménagement se fasse tout seul, hop la sans stress, sans rien porter, comme par magie. Mais je crois qu’effectivement, je rêve là…
Je tague euh ben qui veut le faire pour s’assurer une reprise post-pont en douceur.
mardi 6 mai 2008
Les vacances, ça se mérite, part 2
Résumé des épisodes précédents : Ashley essaie tant bien que mal de partir en oucances, mais c’est pas gagné à cause que les avions ils volent plus à cause qu’ils sont tous au garage à avions à cause que les gens qui zont construit l’avion ils trouvent que ça ferait mauvais genre si leurs avions se crashaient les uns après les autres, tuant de milliers de gens dont plein d’Américains, et les Américains on les connaît, même morts ils sont vachement procéduriers. Tout ça pour dire qu’Ashley a été changée de compagnie, et qu’elle est coincée entre à sa droite un hublot et à sa gauche un troupeau de deux vieilles qui se sont vidées chacune un magasin Ces Faux Rats entier sur le coin de la chetron.
Evidemment, à peine installée PAF je m’endors, et c’était bien parti pour durer longtemps. Sauf que ma voisine la vieille avion-stressée avait vissé les écouteurs gracieusement prêtés par Con Airlines dans ses oreilles. Mais elle n’avait pas l’intention d’arrêter de papoter avec sa copine l’autre vieille. Et donc elle s’est mise à hurler, ça m’a réveillée, ça m’a énervée. Encore heureux, c’était le moment où on nous filait généreusement à boire. Sauf que l’hôtesse ne parlait pas français, et ça a posé problème à mes voisines (et que fait-on quand on ne parle pas la langue de son interlocuteur et qu’on veut se faire comprendre ? Facile, on HURLE en français…)
Ensuite, le premier film a commencé, et ma deuxième sieste aussi. Jusqu’à ce que ma voisine se mette à me pousser du coude en hurlant pour cause d’écouteurs toujours sur les oreilles « ET MAIS QU’EST CE QU’ELLE A ? POURQUOI ELLE DORT TOUT LE TEMPS ? ELLE EST ANESTHESIEE OU QUOI ? ». A ce stade, j’ai commencé à devenir très légèrement malaimable. Et je me suis rendormie. Et j’ai été réveillée 10 minutes plus tard par ma voisine qui hurlait « AH MAIS C’EST NUL, MAIS POURQUOI ILS NOUS PASSENT QUE DES NAVETS ? ». Là je suis allée aux wawas pour me calmer.
Elle a hurlé pendant les 8 heures de vol jusqu’à New York, m’a réveillée en hurlant, m’a réveillée pour que je lui traduise ce que lui disais l’hôtesse, m’a réveillée pour me demander si ils étaient passés avec les trucs duty free à vendre.
On a fini par arriver à New York. A l’immigration je pense que c’est inutile de préciser que j’ai choisi la mauvaise file. Que le mec m’a demandé pourquoi je venais, que je lui ai répondu holidays, qu’il m’a dit ok, qu’il a écrit que je venais pour des vacances et que juste après il m’a demandé « holidays, vacation or professional ? » et que là j’ai bien senti que j’allais raté ma correspondance.
Ensuite j'ai eu la joie et le bonheur d'être choisie pour passer au détecteur d'ions dernier cri de l'arrêt au port. Ce qui signifie que tu dois mettre tes pieds PILE POIL sur les marques dans la jolie cabane, que tu dois laisser des gens d la sécurité pas sympas envoyer des tas de pschitt sur toi, qu'ensuite un monsieur très baraqué et très effrayant t'emmène dans une petite guérite toute vitrée pour que tout le monde puisse admirer ta tête de terroriste, et là il vide tout ton sac, vide toutes les pochettes qui sont dans ton sac, démonte ton téléphone portable et passe un bébé chiffon sur chaque objet, puis sur tes chaussures, puis tes chaussettes. Ensuite il met le bébé chiffon dans un bébéchiffonnoscope, te dit "ok bye", et jette tout (toi, tes pompes, tes chaussettes, tes bouts de portable, ton sac et tout son contenu en pièces détachées) par terre juste devant la porte de la guérite, et tout le monde piétine tes affaires pendant que tu les ramasses pieds nus, c'est très ludique (CONNARD).
J’ai quand même fini par arriver à temps à la porte d’embarquement. Mais j’étais bien la seule, parce que l’avion lui était encore à l’autre bout de la Ztazunie. Quand une minute s’écoulait, deux minutes de retard supplémentaires s’ajoutaient au retard déjà prévu. Et que fait Ashley quand elle est stressée et énervée ? Elle BOUFFE. Je me suis donc dirigée d’un pas léger vers le Wok n Roll du terminal, prise d’une subite envie de gras chinois. Le gras j’ai eu, mais c’était dégueu, à cause que dans le poulet sauce aigre-douce, le poulet il était sous forme de nuggets. POUAH !
Ensuite ça a été la Bisounoursie, je me souviens plus exactement ce qui s’est passé rapport à ma fatigue et au décalage horaire, mais je me suis fait plein de copines âgées (oui Pôpa, des potes âgés, ah ah ah ah qu’est ce qu’on se marre), dont une qui était palestinienne et qui parlait un espagnol petit négre que j’étais la seule à comprendre. Ambiance on attend, on va arriver à point d’heure, on est épuisés, mais on s’en fiche parce qu’on s’aime tous et même qu’on immortalise tout ça.
Quand finalement on monte dans l’avion (avec trois heures de retard), que j’installe ma copine palestinienne à sa place (je ne sais pas si elle ne savait pas lire ou si elle avait oublié ses lunettes, ou si elle n’avait jamais eu de lunettes de sa vie alors que visiblement elle en a sacrément besoin), joie et bonheur je suis assise côté couloir, et je n’ai pas de voisine, sur la rangée de trois sièges celui du milieu est libre. Et la voisine du hublot est super gentille, elle me raconte qu’elle prend sa retraite et qu’elle part s’installer à Santa Fe parce qu’elle n’en peut plus de New York. Elle a l’air toute douce et toute gentille. On commence à accélérer pour décoller, elle se met à enchaîner les signes de croix. On décolle, elle se retourne, regarde par le hublot et se met à hurler Bye bye New York en enchaînant les bras d’honneur avec une rage abeulibeubeul. Résultat je m’endors en me marrant.
Après 5 heures de vol, on arrive ENFIN. On se dit au revoir, c’est très très triste, bouhouhou. Je retrouve ma copine qui attend qu’on vienne la chercher en fauteuil roulant tellement elle est épuisée. Elle se met à pleurer, me remercie, on se bisouille sous les yeux ébahis du rouleur de fauteuil qui me demande si je la connais et à qui je réponds que non pas du tout.
Ensuite j’ai retrouvé le cow boy qui m’attendait depuis longtemps, très très longtemps à l’arrêt au port.
FIN
Résultat, personne n’a gagné, je vais donc récompenser euh genre bientôt les prévisions les plus rigolotes. Même moi je n’aurais jamais imaginé que ça puisse être si catastrophique…
lundi 5 mai 2008
Les vacances, ça se mérite (part 1)
J’ai réfléchi dans ce qui me reste de mon cerveau (y en a pas des masses, le soleil tapait fort dans le désert et les neurones c’est comme la neige, ça fond au soleil, et oui Maman j’avais une casquette), et j’ai décidé qu’un truc assez pratique et qui a fait ses preuves dans le passé pour raconter une série d’événements (je m’ai appliquée pour l’écrire celui-là madame Aphykit, promis) c’est l’ordre chronologique. Donc je vais commencer par le début, ça me paraît pas mal. Donc aujourd’hui, le ouyage aller.
Prévu de longue date : départ de Roissy 14h40, escale de 2h à Chicago (pile le temps minimum qu’elle a dit Lilly) puis Chicago Albuquerque et hop à 21h15 j’étais arrivée (heure locale, je pars pas en fusée non plus hein), le tout sur des vols Ah mais ricane Airlines. Je suis arrivée à l’arrêt au port avec trois bonnes heures d’avance (j’aime pas faire la queue pour le check in, je préfère attendre après sans valoche que faire la queue avec tout le monde). Juste avant d’arriver, j’avais reçu un très très amusant texto d’une copine-collègue qui me disait que plein de vols Ah mais ricane Airlines étaient annulés à cause que les avions avaient été rappelés par le constructeur, et j’avais trouvé la blague très très très drôle. Je vais m’enregistrer au truc où que t’as pas besoin de causer à une hôtesse que t’as peur que les coutures de son lifting elles pètent tellement son chignon il est serré, et là PAF, pas possible de faire ça à la machine à cause d’un changement dans mon itinéraire. Ah. Je sens dès cet instant mon mauvais karma avec les transports qui prend le dessus. Je vais donc faire la queue au guichet. Où on m’annonce que les avions ayant été rappelés par le constructeur, le vol Chicago-Albuquerque est annulé. Et que c’est le seul vol de l’après-midi. Et que donc je peux pas aller où je voulais aller. Mais que c’est pas un problème parce qu’en faisant un itinéraire avec seulement 4 escales de 5 heures en moyenne, je pouvais y être avant dimanche (je devais arriver le vendredi en fin d’après-midi). J’ai failli accepter vu que mon plus beau rêve de toute ma vie c’est dormir par terre toute seule dans l’aéroport de Cincinnati (enfin juste après gagner un abonnement à vie au restau japonais trop bon du fin fond du 15ème, voir Ashley Abbott en vrai et présenter la météo sur Thé et Faim après le journal de 20h), mais finalement j’ai fait à la dame le regard que quand je le fais les élèves ils se ratatinent (enfin si c’est encore possible) dans leur chaise et ils plongent les yeux dans leur poly avec un air paniqué, et elle a décidé qu’elle allait plutôt appeler d’autres compagnies pour me trouver une place chez eux.
Après 25 minutes de tractation avec Johanna de chez Con (le tinental est là juste pour la déco, c’est moi que je vous le dis) Airlines, elle a réussi à me caser sur un vol Paris-Newark puis Newark-Albuquerque, qui me faisait arriver seulement 1h15 plus tard que mon vol à moi que j’avais payé. Et comme elle était gentille, elle m’a dit qu’elle allait causer au responsable de chez Con Airlines pour que je grille la queue au check-in de chez Con, rapport à que j’avais déjà eu 45 minutes d’attente. Sauf que de grillage il ne fut point question, car (non mais je vous jure j’ai un vrai problème avec les transports) le système informatique de chez Con Airlines était en panne, et donc ils n’avaient pas pu enregistrer les passagers du vol qui était supposé partir un quart d’heure plus tard, et donc la file d’attente s’étirait jusqu’à la moitié du terminal suivant. J’ai fait la queue, bravement, et mon tour est venu alors qu’au dessus de la pas charmante hôtesse qui s’occupait de mon cas était inscrit « fin de l’enregistrement : l’heure qu’il est actuellement + 40 minutes ». A cet instant précis, je n'étais pas ce que j’appellerais un exemple de relaxitude et de zénitude. Et en plus, je suis tombée sur LA débile. Qui me demande mon adresse aux Etats-Unis. Que je lui donne. Qu’elle me dit oui oui, qu’elle me dit ce qu’elle a écrit pour que je confirme, et qu'elle avait écrit un truc sans rapport. Que je lui donne le post-it que dessus y avait écrit l’adresse. Qu’elle recopie, jusqu’à ce qu’elle lise le nom de la ville « bled du Nouveau-Mexique » et qu’elle me dise « non madame, cette ville n’existe pas » (oui, les hôtesses de Con Airlines connaissent par cœur le nom de toutes les villes de tous les pays desservis par Con Airlines, c’est évident). Lutte armée avec l’hôtesse pour lui faire comprendre que OUI la ville existe même si elle n’a pas reçu de faire part pour la création du bled, mais finalement j’ai pu embarquer.
J’arrive dans l’avion, je suis au milieu d’une rangée de trois sièges. Je voulais être côté couloir, mais bon milieu c’est pas si mal, ça me fait une seule personne à enjamber pour aller double-piter. Arrivent deux vieilles, puant la cocotte. Elles ont les sièges de part et d’autre du mien. Je propose de me déplacer côté couloir pour qu’elles soient à côté. NON, l’une des deux veut absolument le couloir, je me retrouve coincée contre le hublot (= courant d’air+ deux vieilles à déplacer pour aller aux wawas, mon pire cauchemar).
Au bout de 5 minutes, j’avais déjà envie de vomir tellement elles puaient la cocotte. On décolle, la vieille à côté de moi fait sa prière. Fidèle à moi-même, je m’installe pour un roupillon (de toute façon j’ai pas le choix, y a pas de place pour mettre l’oreiller ailleurs que sous ma tête et la couverture ailleurs que sur mon corps de déesse).
La suite plus tard (moi aussi je fais des histoires d’avion à épisodes, comme Lilly), parce que point trop n’en faut, faut reprendre petit à petit sinon vous n’allez pas tiendre le rythme (et moi non plus)…
Y a quelqu'un?
Eh ben oualà, je suis reviendue. Et en trois semaines il s’est passé une tonne de trucs, et rapport à que les Ztazuniens ils ont pas les mêmes unités de mesure que nous, je pense que la tonne en question elle fait plus que mille kilos. Et ouais. Du coup je suis un peu embêtée parce que je sais pas trop par où commencer. Je dois en vrac, raconter mon départ de France et mon arrivée 256815726 heures après à destination (mais j’ai des problèmes au niveau de la fin, parce que mes 256815726 heures sans sommeil ont légèrement embrouillé ma mémoire voyez-vous, mais je me souviens nettement que j’étais la seule à comprendre l’espagnol palestinien de ma voisine, que j’ai fait l’interprète pour une mamie sortie d’une série des années 80 et que j’ai posé pour des photos dans un affreux terminal souterrain à New York alors que j’aurais dû être à Chicago voire à Albuquerque), je dois aussi dire c’est qui qu’a gagné le jeu du Netvibes et du voyage, je dois raconter mes oucacances. Je dois aussi raconter mon week end post-ouances qui m’a fait perdre le bénéfice de mes 19 jours d’inactivité neurologico-mentale de la tête , de non-vaisselle, non courses, non ménage, non tout, juste oui-ouacances, week end où qu’on a fêté surprisalement les changements de dizaines des parents Abbott et que je préparais avec ma Mamie et mes frères (enfin surtout un hum) depuis le mois de novembre (petit conseil : afin d’éviter d’être sur les rotules en mai, ne concrétisez JAMAIS les idées saugrenues zé étonnantes qui arrivent dans votre tête pendant les nuits d’insomnies de novembre) .
En revanche, si je veux éviter de perdre le peu de lecteurs qui me reste, je vais pas faire ma crâneuse avec mon bronzage, pourtant c’est tentant, parce que par écrit ça se voit pas que j’ai le nez tellement rouge que papa Abbott m’a appelée Ivrogne tout le week end, et du coup vous serez les seuls à ne pas vous tripoter le nez en faisant oh ah et outch en me regardant, et vous ne direz pas non plus « la prochaine fois faudra pas oublier la Biafine ».
Ceci dit je vais peut-être éviter de trop crâner, parce que j’ai bronzé en marchant dans mon uniforme de femme-sandwich pour Décathlon, résultat y a que ce qui dépassait qui est bronzé. Et j’avais des chaussures montantes voyez-vous (au revoir la jupe alors qu’il crève de chaud aujourd’hui). Et un décolleté rond (au revoir les jolis hauts avec un décolleté en V).
Enfin donc voilà, je réfléchis à un plan d’attaque digne de ce nom, et je vous raconte hein.


