Bon, on papote, on rigole, c’est bien joli, mais il arrive aussi que parfois, on réfléchisse ici. Et aujourd’hui, pas de bol pour ceux qui voulaient leur dose de rigolitude, on va réfléchir. Eh ouais. Parce que voyez-vous, cette histoire de Simone ça m’a quand même fait réfléchir (si si) et puis il y a eu cet article pseudo-scientifique sur la place des femmes dans les carrières universitaires qui m’a bien gonflée. Ou alors c’est à cause de la très fine remarque de mon frère concernant mon autre frère qui je cite « n’a pas besoin d’aller à la laverie maintenant qu’il a une copine, c’est elle qui doit lui laver son linge » (doit n'a pas ici de sens hypothétique hein). Enfin bref là faut que j’en parle, je ne tiens plus.
Je ne me suis jamais considérée comme une pionnière. De toute façon y a aucune raison, puisque je n’en suis pas une (merci de faire la liaison, sinon ça va m’agacer). Oui d’accord au lycée y avait moins de filles dans la section S que chez les littéraires. Mais je ne vois pas le problème. De toute façon, à quelques exceptions près, j’ai mis énormément de temps à apprécier à sa juste valeur la compagnie des filles, alors ça m’allait très bien. A vrai dire, ça coïncide avec les rencontres que j’ai pu faire avec des gens de les blogs, qui sont finalement mes seules vraies sorties de filles qui font des trucs de filles sans pour autant être des sorties de filles caricaturales qui parlent chiffons et mecs en gloussant, mais bref c’est pas le sujet aujourd’hui. Tout ça pour dire que je me suis rendu compte du peu de féminisation de ma filière à force d’entendre des discours des directeurs des différents établissements que j’ai fréquentés « nous sommes très heureux de vous annoncer que pour cette année scolaire, nous avons 10% d’élèves féminines parmi nous ». La première fois ça m’est passé complètement au dessus (de toute façon c’était ma première rentrée loin de chez moi, avec que des gens que je connaissais pas, dans une ville que je ne connaissais pas, j’avais autre chose à faire que lire entre les lignes d’un discours d’auto-satisfaction d’une directrice de prépa imbue d’elle-même), et au fur et à mesure ça a commencé à me gonfler. Ça ressemblait très fortement à des annonces du genre « le parc zoologique de TelleVille est heureux de vous annoncer la naissance en captivité pour la première fois en France de deux bébés-pandas» . Ou alors, ça venait juste avant la liste exhaustive de toutes les infrastructures de l’école. Nous avons 10% de filles, trois courts de tennis, un terrain de football, un terrain de rugby et un gymnase chauffé.
Après la prépa, j’ai eu de la chance sans en avoir. J’étais dans une école d’ingénieurs avec une spécialité considérée comme assez masculine (je dis considérée, parce que pour moi y a pas de filière de filles ou de filières de mecs, y a des filières et point barre). Là de la même façon, j’ai pris conscience du peu de filles après avoir supporté une bonne demi-douzaine de discours. Et après avoir entendu dans ces discours que l’école se fixait des objectifs de féminisation. Tout comme elle se fixait des objectifs d’internationalisation. Et le directeur annonçait fièrement que cette année, il y a avait 10% d’élèves ingénieurs féminines et 15% d’étudiants étrangers. Je me demande même si la commission des titres (une commission qui inspecte les écoles d’ingénieurs tous les 4 ans) n’imposait pas des quotas de filles et d’étudiants étrangers à l’école (pour les étrangers c’est sûr, pour les filles un petit peu moins). Mais à côté de ça, à quelques exceptions près comme d’habitude, on avait la chance d’avoir des profs relativement intelligents qui en faisaient pas de différences entre filles et garçons, même et en particulier lors des travaux pratiques réputés comme plutôt masculins. C’est là que j’ai appris à souder, usiner, percer, scier au même titre que les autres (ceci dit on ne forçait pas non plus les filles qui ne voulaient pas à le faire. Parce que ce serait débile de dire que les responsabilités ne sont pas partagées. C’est aussi à cause des filles que les choses sont ce qu’elles sont. Certaines ont donc pu traverser leurs trois ans de scolarité là-bas sans le moindre accroc à leur manucure ou à leur brushing).
Maintenant que je travaille dans un labo, je suis confrontée au regard de personnes qui n’ont pas suivi le même cursus que moi. Des secrétaires, des médecins, des vétérinaires, des technicien(ne)s. Des personnes qui n’hésitent pas à me dire « han mais Ashley mais pourquoi tu fais ça, c’est un travail de garçons ». Et à qui j’explique de façon aussi peu marrante qu’en ce moment que jamais de la vie tu redis ça, y a pas de métiers de filles et de métiers de garçons, nan mais c’est pas possible, qu’est ce que j’ai fait pour mériter des collègues comme ça. J’ai fait mes choix sans jamais me préoccuper du pourcentage de filles (ou du pourcentage de mecs d’ailleurs, pourquoi on exprimerait toujours le pourcentage de filles hein ?), j’ai fait et je fais les choses parc que je veux les faire et c’est tout. Après c’est certain que j’ai de la chance, je vis dans un pays où j peux me permettre de raisonner de cette façon.
Alors oui, vous allez me dire « ah mais Ashley, ne sois pas si dure, il y a de plus en plus de campagnes de pub pour motiver les filles à faire ce genre de métiers ». Et là je te dis « han mais c’est encore plus pire, t’es fou de la tête ou bien ? ». Comme je suis trop une pédagogue dans mon âme, je vous explique en deux exemples. Premier exemple : les plaquettes alpha des écoles d’ingénieurs. Pour ceux qui ne connaissent pas, j’explique. Tous les ans, une petite équipe de joyeux lurons ont pour mission dans les écoles de préparer un piti livret qui explique aux jeunes de prépa qui ont passé les concours à quel point la vie dans l’école sera trop de la bombe de balle. Pour cela, un certain nombre de photos est nécessaire. Et sur ces photos, l’équipe de joyeux (mais cons) lurons tente toujours de mettre un maximum de filles, et ce pour deux raisons. 1 les mecs croiront qu’il y a plein de filles dans l’école et voudront tous intégrer cette école et pas une autre et 2 les filles verront qu’il y a d’autres filles et donc elles auront moins peur de venir. Je pense qu’il est inutile que je détaille le fond de ma pensée sur ces deux allégations à la con. Les mecs sont donc tous des crevards qui viennent en école dans l’éventualité de peut-être un jour baiser (puisqu’il est semble-t’il acquis que les filles seront toutes d’accord) et non pas d’apprendre un métier qui les intéresse et qui les engage pour les 40 années à venir. Les filles, quant à elles, sont des petites choses fragiles et peureuses qui ne viendront que si elles sont sures de rencontrer leurs semblables afin de participer à des grands colloques sur le parfum, la maquillage et les chaussures à talons. J’ai toujours refusé de poser pour ces photos.
Deuxième exemple : la participation aux campagnes pour inciter les filles à choisir un métier scientifique (masculin donc, puisqu’une fille fait OBLIGATOIREMENT des lettres ou de l’éco, je le rappelle. A la limite de la chimie ou de la bio. Mais certainement pas des maths ou de la physique). Il y a quelques mois, j’ai reçu un mail me demandant de venir témoigner dans des classes de lycée de la place des femmes dans les métiers scientifiques. Ça m’a énervée. En quoi la place des filles serait-elle différente de celles des hommes ? On est supposé être des professionnels avant d’être des hommes ou des femmes il me semble. L’idée générale du truc paraissait être la suivante : toi aussi viens expliquer que si tu es une fille, personne ne te mordra si tu décides de faire de la physique ou des maths. En gros il fallait dire que oui bon d’accord c’était comme quelques mois de survie en milieu hostile, mais bon c’est comme Kho-Lanta, tu ressors grandi de cette aventure humaine incroyablement forte. J’ai refusé, bien entendu. Je veux bien venir expliquer à une classe mixte ce que c’est que faire de la recherche, ou ce que c’est que faire de la physique, mais leur truc à la con, c’est NON. Maintenant j’aimerais qu’on me dise (Gaëlle par exemple), est-ce qu’il y a des campagnes où des mecs viennent expliquer à d’autres mecs à quel point c’est super d’être infirmier, ou à quel point c’est génial d’être esthéticien. Il me semble pas (mais je peux me tromper)
Alors voilà, ça m’énerve, ça m’agace, je dis à mort Barbie ( ce magnifique jouet qui t’apprend dès tes 4 ans que pour être une vraie femme il faut avoir comme mensurations 95-56-82, se changer et se coiffer 20 fois par jour pour plaire à Ken), offrez des dînettes aux filles ET aux garçons, des jeux de construction aux garçons ET aux filles. Et pour finir, je dis trop merci à mon pôpa et à ma môman, sans qui je ne penserais sans doute pas comme ça. VOILA (demain nous reprendrons des activités plus normales, merci de votre attention).
59 commentaires:
Moi non plus je n'ai jamais choisi mes filières en fonction du taux de féminisation. Ben j'aurais ptête dû, parce que 5% de garçons, pour se trouver un mari, c'est pas le top... (comment ça, "le but d'une femme dans la vie ne doit pas être de se trouver un mari ??!" Spèce de scientifique débarbi(e)sée va...)
Ashley, mon héroïne (non pas ma drogue quoique !).
On en parlait l'autre jour entre femmes scientifiques ma soeur et moâ, enfin moi je suis encore dans la branche -tousse ici- acceptable de la chimie, elle c'est une vile électricienne, comme son père et son mari, il n'y a plus de féminité ma bonne dame :D
(Je trouve que c'est un peu notre combat "pantalon" à nous, une femme est une femme même en pantalon, ben elle l'est aussi même en mécanicienne...)
C'est marrant parceque je souriais depuis le début de ta note, en me disant que je vivais exactement la même chose, mais à l'envers...
C'est à dire: "je suis infirmière". Réponse: "ah, c'est chouette, c'est super féminin, comme travail". Va te faire foutre, ça s'appelle juste un boulot pour lequel je suis payée...
Non, personne n'explique aux hommes que c'est génial de faire mon boulot... Et personne ne leur en fait la pub...
Et pourtant je ne crois pas qu'en soi ce soit plus féminin ou masculin...
Bref, oui, moi aussi ça me gonfle ce genre de raisonnement...
D'ailleurs quand j'étais petite je jouais au camion, aux voitures, et j'avais pas de barbie...
Merci pour cette note, Ashley!
Mon héroïne à moi aussi. Parce que moi, j'ai fait une filière "féminine" (et franchement, ça ne m'avait pas frappée jusqu'à ce que je comprenne que les étudiants-ingénieurs d'en face ne venaient pas que pour la machine à café du hall - c'était des caricatures de tes plaquettes, ceux-là) et qu'un certain nombre des rares mecs qui y traînent ont une furieuse tendance à le prendre de haut dans les cours "techniques" (informatique, traduction technique, traduction scientifique) - genre que ça, c'est LEUR rayon, dégage de là. Ce n'est pas franchement la gloire non plus. Et ça ne s'arrange pas après. Et je suis bien d'accord avec toi : c'est aussi dans une (très) large mesure la faute des "pauvres petites choses fragiles" qui ont peur de se casser un ongle quand le vent souffle trop fort et font mine de ne pas arriver à retenir sur quel bouton il faut appuyer pour allumer l'ordi. Chez nous, c'est l'homme qui cuisine et la femme qui change les ampoules. Fallait que ça soit dit. ;-)
Ah tu m'as bien fait rire avec ton quota de 10% de filles à atteindre ou comparer le % de filles dans une filière typée mec à la naissance d'un bébé panda en captivité :-D
Je t'admire d'avoir résisté dans ce monde de brutes ;-)
Tu as de quoi être fière !
Argh, LE sujet qui me rend dingue complet.
Je passe mon temps à me battre avec les élèves là-dessus, p***, le sexisme est pas mort je te le dis, même si finalement j'ai un métier totaly girlie (mais pas la vie qui va avec ^^), c'est la lutte permanente et j'ai pas attendu le centenaire de Simone pour l'étudier en cours et ARGH je te jure ça me rend dingue.
Merci d'en parler si bien ...
J'adore ton coup de gueule, c'est intelligent, fin, sans compromis et très réaliste ... très toi finalement ;-)
Ici en Bisounourserie y a des barbies mais Crapule y joue autant que Grenouillette et y a des bidules de constructions et ... bref pas trop de différences, le souci c'est à l'école, parfois ils reviennent avec des idées ... yeark !
Tellement vrai tout ça, et tellement triste et pathétique aussi... Les idées reçues ont la vie dure et c'est clair que beaucoup de gens ne font rien pour faire changer les choses, on reste dans ces carcans réducteurs et c'est pénible.
Je rejoins Françoise, en DESS traduction technique, on était 13 filles et 1 mec, dans ma société on est 9 filles et point barre (sauf le patron, mais ça compte pas).
Bref on est pas sorti de l'auberge, mais grâce à des réflexions comme la tienne, qui sait, peut-être qu'un jour les choses finiront vraiment par évoluer...
@mademoiselle coco: nan mais euh arrête euh de me faire rigoler et va parler italien. C'est pas possible ça
@stéphanie: en tant que vile électricienne de formation, j'aime souder en jupe, ça accentue le contratste uhuhuh
@gaelle: ouais, on en parlat hier avec Isabella, et je suis arrivée à la conclusion suivante qui m'a encore plus énervée. Ils font de la pub pour qu'il y ait plus de filles dans les métiers dits de mecs, mais pas de pubs pour qu'il y ait plus de mecs dans les métiers dits de filles. Pourquoi? ben juste parce que les métiers dits féminins sont considérés comme des sous-métiers, alors que si uen fille va faire un métier dit masculin, elle s'élève. Le mec lui s'abaisse en faisant un métier dit féminin. Grrrrrrrrrrrr. Et merci de m'avoir répondu
@françoise: ouais, y a un gros problèm d'éducation là-dessous (quoique, en fait je pige pas bien, parce qu'a priori mon frère et moi avons été élevés de la même façon). Et chez nous c'est Papa qui fait à manger.
@missbrownie: mais j'ai jamais eu l'impression de résister, en tous cas pas avant d'être ici
@sixtine: moi aussi ça me rend tarée, c'est d'ailleurs ça qui m'a fait sortir du lit ce matin. Y avait un mec qui parlait du service minimum chez les instits, et qui disait "oui c'est pas mal, comme ça les mères auront le temps de s'organiser pour garder leurs enfants". Ouais et les pères? C*nnard va.
@mamzelle maupin: rhô merci, n'exagérons rine. Voilà c'est bien ce que je disais, c'est un problème d'éducation (et donc qui passe malgré tout, étant donné la situation actuelle, par les femmes. Donc de là à dire que les femmes sont en grande partie responsables de tout ça, il n'y a qu'un pas que j'ai parfois bien envie de franchir)
@tania: oui, ça marche aussi dans votre sens. Mais bon visiblement ici les gens ont les mêmes idées que moi, donc on devrait bien finir par y arriver
A Bristish Land, ils ont les "male nurses", pour bien montrer que le métier d'infirmière, c'est bien un truc de fille qu'on a même pas pensé à y inscrire des mecs.
Ce saucissaunage de la société (fille/garçon, poupée/voiture, vernis à ongles/baggy), ça m'énerve. Sauf pour le droite/gauche, parce que c'est plus facile dans ta vie de reconnaître ta gauche et ta droite.
La bonne journée.
Ouc'que ça fait du bien de lire ça ! Moi après un bac S (pas beaucoup de mecs) j'suis partie en éco (beaucoup de filles) jusqu'à un certain point parce que quand on est une fille faut faire juste ce qu'il faut d'étude pour trouver un boulot qui te donne un peu d'indépendance par rapport à ton mari (les filles c'est bien connu ça veut absolument se marier) et avoir du temps pour élever ses enfants. Attention, je ne dis pas qu'élever ses enfants c'est mal c'est même très très bien si c'est un choix, d'ailleurs les mecs aussi peuvent avoir envie d'être homme au foyer non ? ET chaque année le nombre de filles a diminué.
Sinon dans maville ma cousine qui était en école de sages femmes avait un collègue homme le seul depuis... toujours...
Le comm de Miss H. me fait penser à un truc qu'on traduit en ce moment, en gros un jeu vidéo où les personnages peuvent acquérir des compétences pour exercer tel ou tel métier. Ben en anglais ça parle de "beautician", et comme n'importe quel avatar peut faire le métier en question, on a traduit par "esthéticien". Beh ouais. Même pas peur. Nan mais.
PAs complètement d'accord avec toi : prof en 1ère S option SI, 30gars et 2 filles : alors je dis oui à la campagne "vous pouvez y aller". Mes 2 élèves sont normales, ont choisi l'option qui leur plaisait, campagne ou pas. Mais en 2nde, peu de filles prennent l'option ISI, parce qu'a 15ans, on veut être avec les copines.. et c pas glamour d'enfiler les blouses d'atelier alors que celles qui vont en L peaufinent leur tenue (excentrique svt) leur manucure etc.. D'ailleurs la différence de look a tjs existé, qd j'étais élève je savais reconnaitre une elève de A d'une elève de C ... mais là je m'égare..
bref c'est un constat, en France encore de nos jours, les filles doivent devenir intits, maman, prof de lettres, sage-femme, coiffeuse et les hommes ingénieur, balayeur, coiffeur uniquement s'il est homo.. Tout ce qui peut être entrepris pour faire changer ces mentalités, je suis pour...
@miss h: puanise, les male nurses, c'est pas possib. Ils peuvent aps écrire "les hommes égarés qui sont infirmiers" tant qu'ils y sont?
@élise: les études jusqu'à un certain point, je connais. En prépa avec moi, il y avait des filles dont le but dans la vie était de se marier. Et qui savaient que dès qu'elles seraient mariées, elles arrêteraient de bosser. Parce qu'elles devraient s'occuper de leur mari et de leurs enfants. Pas par choix, mais parce que c'est comme ça qu'il faut faire pour être uen femme respectable. Grrrrrr
@tania: ouais, vas y, mets-tout au masculin, je te soutiens à 100%
@guilitti: ce qui me gêne le plus dans cette campagne, c'est pas tant le fait qu'on leur dise "oui vous pouvez y aller", c'est celui qu'on leur mette dans le crâne que la place des femmes dans une profession scientifique n'est pas la même que celle d'un homme. Et donc pour moi, ça ne fait pas changer les mentalités, ça conforte plus les gens dans leurs vielles idées
tellement bien dit.
mon bonhomme est pourvu question dinette et il ADORE y jouer :)
(cela ne l'empêche pas d avoir aussi un chouette tracteur ^^ et d aimer jouer avec voitures, clipo et autre jeux de construction)
le sexisme, et les rôles attribués dès le plus jeune âge, c'est raide.. mais les idées reçues sont tenaces..
bonne journée!
ah mais faut faire zen! moi je ne travaille qu'avec des mec et on me fait tres souvent comprendre que je suis dans LEUR monde... et que je devrais retourner dans ma cuisine...et moi je fais un grand sourire... je respire un bon coup et je passe mon chemin... je prends ce qu'il y a prendre... je laisse les cretins sur le bord de la route!
des bisous
PS: mais bon... mort a Barbie quand meme!
Ben tout pareil, et encore, j'ai fait chimie (donc 80% de nanas)... je me suis rattrapée ensuite où j'ai bossé dans l'hébergement informatique (99,99% d'informaticiens, et du bien lourd). Bref, pas étonnant que les clichés et clivages subsistent avec des discours, et de photos, comme ça.
Pour info, Petitou a reçu une poupée pour le Noël de ses 2 ans. Mamzelle aime bien l'établi de son frangin. Si mes garçons veulent faire de la danse comme leur sœur, ptain je serais ravie ! Toute comme si Mamzelle se met au karaté l'année prochaine. De toute façon, chez nous, c'est le grand gloubiboulga des jouets à l'étage, on mélange, on étale tout et on s'éclate (et c'est tant mieux !)
Je suis bien d'accord sur le principe du boulot qui passe avant la présence ou non du zizi, mais la réalité montre qu'il y a une différence de traitement.
A l'école d'ingénieur je ne m'en rendais pas compte, dans mon boulot de chercheuse non plus, mais maintenant que je bosse dans un milieu plus mélangé femmes - hommes, par comparaison je me rends compte qu'avant j'avais un traitement spécifique.
Que ce soit en étant chouchoutée pour ma rareté ou malmenée à cause de ma faiblesse intellectuelle due au non-zizi, je faisais l'objet d'une attention spécifique et on ne me traitait pas comme les autres, les zhommes, quoi.
Enfin, tout ça pour dire qu'on s'habitue à être dans la minorité, et qu'on ne se rend plus forcément compte des différences de traitement. Et que du coup, le discours sur la position des femmes en milieu masculin, il n'est pas forcément idiot.
Parler des 23% de différence de salaire, des discriminations à la promotion, du fait que parfois (souvent ?) il faut bosser plus et mieux que les hommes pour être reconnue pareil, et qu'à 30 ans personne ne veut de toi parce que tout le monde pense que tu vas entrer dans ta période pondeuse, c'est pas inutile quand même.
M'enfin c'était peut être pas à ce genre de discours sur la position des femmes auquel tu faisais allusion.
@art.truk: la dinette dans la remorque du tracteur, et on n'en cause plus, zou
@la reine: bah en fait c'est ça, t'as deux solutions. Soit tu considères que t'as vraiment pas de temps à perdre avec des crétins pareils, soit tu prêches la bonne parole, ce qui en sert à rien, ni dans un cas ni dans l'autre...
@shalima: C'est cool, parce que ça fait des frustrés à vie. J'ai un copain qui a demandé pendant des années un camping car Barbie à Noël, il ne l'a jamais eu because c'est pour les fille,s et il en parle encore (et souvent). ceci dit un truc barbie c'est pas uen grande perte, mais quand même
@fyfe: en école, j'ai pas eu ce problème à partir du moment où ils ont compris je cite "han Ashley elle a des c*uilles". Là effectivement c'était pas l'idée, mais ça fait aussi très largement aprtie du truc (surtout le rapport à la con que j'ai lu hier et qui m'a fait sortir de mes gonds sur les carrières universitaires, mais je vais pas en parler là tussuite parce que ça va devenir plus que très long)
yeah ! et à mort le jouet pour faire le ménage aussi !
Ben dis donc, çà t'a sacrément remonté cette histoire !! Je crois que tout a été dis dans les comms, mais dis-toi que c'était encore plus pire avant, dans l'temps, t'aurais même pas eu le droit d'envisager cette orientation ! Cà change, (tout) doucement certes, mais çà va viendre (j'espère) !
Continue de l'ouvrir, avec élégance et prestance !
J'ai pas eu le courage de tout lire, alors je me suis contentée des mots en majuscules qui, mis bout à bout, résument bien l'idée je crois : "Obligatoirement non, et voilà"...
@lili est insolente: nan, regarde par exemple madame Aphykit elle l'offre à son fils, je trouve ça super
@c'est alice: oui ça m'a remonté, et plus j'écrivais plus je m'énervais (d'où la longueur du truc). Ce qui est con c'est que cette fois je raconterai pas ça sur la chaîne parlementaire
@erika: ouais en gros c'est ça.
Mes reves a moi: foncer dans mon metier de biologiste (tres feminisee a ca que je vois...), faire des bebes, prendre des cours de mecanique auto et me mettre au kick boxing
Reves du Chef: avoir des chambres d'hotes avec table d'hotes mam-mam, que je lui fasse des bebes pour qu'il puisse rester a la maison a s'en occuper et prendre des cours de peinture (artistique pas pour la facade)
alors je donne que quelques idees typiques comme ca mais en fait nous on veut faire ce qu'on a envie et pas ce que la "morale" voudrait qu'on fasse... la grand-mere du Chef a failli faire une syncope quand il a dit qu'il adorerait etre pere au foyer parce que je cite "les femmes qui travaillent c'est parce qu'elles sont trop cons pour reussir a gerer la vie familiale qu'avec l'argent de leur mari"...
et pour finir je cite un de mes profs en pharma: "la seule raison pour qu'il y ait plus de filles que de garcons sur les bancs de l'amphi c'est parce qu'en officine il est facile de travailler a mi-temps, ca aide pour les enfants et le menage...". le prof en question doit avoir aujourd'hui une petite 50aine d'annee donc il doit toujours enseigner ce genre de conneries... on est pas au bout du tunnel...
et sinon, tu peux m'envoyer une copie de l'article qui t'a mise dans cette etat... je suis curieuse...
des bisous
Le coup de l'emploi du temps adapté à une fâââme rapport aux nenfants on me l'a faite longtemps : "c'est bien instit' pour une femme"
(car quand je disais prof à la question "mais vous exercez un métier or donc que c'est délicieux mais kèsse ?", en tant que femme c'était forcément "instit'")
(et tu crois quoi quand je dis que non j'ai pas des nenfants ?) (ARGH)
@lilly: très sympathique ce prof, vraiment formidable (va voir le mail que je t'ai envoyé,selon l'article les profs de fac ne sont pas misogynes, ha ha ha)
@sixtine: ouais mais avec le chat que tu paies, t'as intérêt à avoir un emploi du temps adapté
J'ai fait une filière scientifique assez sinistrée dans laquelle il y avait moins de 10% de mecs (chimie), après ça j'ai insisté dans une proportion à 20% de mecs (qualité) ben...j'ai trouvé ça vraiment chouette !! ;o) (mais ça n'était aps du tout entré en ligne de compte dans mes choix pro faut pas deconner ^^)
J'ai deux remarques à faire, une qui va dans ton sens et l'autre dans le sens contraire (je suis pas tiraillée du tout, nonnon).
Tout d'abord c'est rigolo, ton texte fait écho à une remarque qui m'a puissament énervée à ma pause café d'hier. Une collègue, la 50aine, qui se plaint de ce que les chercheurs du labo considèrent qu'en tant que femme on bosse moins et moins bien qu'eux et d'ajouter : "pfff, c'est facile pour eux vu qu'ils sont des hommes ils sont pas obligés de s'occuper des enfants, du ménage ecetera alors que nous en tant que femmes on fait ça en plus ce qui nous oblige à sortir tôt du boulot" Je suis restée muette, ce qui chez moi est signe que ça bout sérieux à l'intérieur. Nan mais c'est vrai, elles se laissent faire et n'essayent pas d'imposer une prise en compte correcte de leur boulot dans leur couple et ce serait de la faute de leurs collègues hommes ??? Je ne vois pas en quoi le fait d'être une femme oblige à s'occuper de toutes les taches ménagères à la maison. Vraiment j'hallucine là dessus. Et je comprends mieux du coup pourquoi tout le monde trouvait normal que pour le pot qu'on organisait avec un collègue, lui se charge de la boisson (trop dur mélanger des alcools dans un grand saladier) et moi de toute la bouffe (qui qui a fait cuire des tonnes de bouffe dans un minuscule four miniature all day and night long ???).
Bref tout ça pour dire qu'effectivement, je ne suis pas pour un traitement de faveur pour les femmes au sein du boulot, que ce soit un boulot technique ou non. (Et je fais un boulot ou on dit que pour faire un bon chercheur, le pire défaut dont tu puisses souffrir, avant même de ne pas tenir l'alcool c'est d'être une femme). Par contre j'aimerai qu'on arrête de considérer que parceque je suis une femme je vais forcemment faire des choix de vie "de femme" ou que parceque je ne les fais pas je ne suis pas une "vraie" femme.
Par contre, je ne voudrais pas te faire peur, et c'est vrai que jusqu'à la thèse j'avais moi aussi eu la chance d'être pas mal protégée des discriminations, mais en fait quand tu es une fille, on ne se comporte pas du tout de la même façon avec toi. Notamment pour les embauches. J'avais beau le savoir à l'avance, ça m'a quand même fait un choc quand je me suis pris des remarques comme "han mais non, vous viendrez jamais ici vous vu que votre mari il habite loin, ça sert à rien qu'on vous classe bien", voire même "ho mais vous êtes mariée ? Alors ben non, on peut pas vous embaucher, vous comprennez, il est temps que vous songiez à faire des enfants" (celle là heureusmenet que le type qui me l'a faite à eu la présence d'esprit de faire ça pendant la soirée de gala d'un congrès, ça m'a permis de me défouler sur le vin plutôt que sur sa tronche) et j'en passe...
Aujourd'hui encore je dois faire mes preuves sur le mode "on attend de voir si tu vas vraiment faire de la recherche ou des enfants" (les deux c'est pas possible pour moi ? et pourquoi on dit pas la même chose au type qui a été embauché en même temps que moi ?).
Ayé, rien que de parler de ça je suis toute énervée. Spamalin alors que je viens de récupérer 100 copies d'exam à corriger, ça va pas améliorer leur moyenne mon humeur maintenant. Mais bon, je suis aussi interessée par le fameux rapport dont tu veux pas nous parler, hein. Histoire de finir d'achever mon moral :)
Ah oui un truc rigolo aussi. L'an dernier, dans le labo où je bossais, un jour quelqu'un fait la remarque qu'on était dans un labo ultra féminisé et qu'il préférait se méfier de ce qu'il disait parceque les femmes étaient en majorité. La remarque m'avait titillé (parceque j'étais quand même en mode de défense : oui moi aussi je peux être plus grasse que vous donc pas la peine de tenter de me coincer en faisant des allusions salaces, ce qui est assez rare dans un milieu réellement féminisé) et j'ai compté le nombre de femmes par rapport au nombre d'hommes. En comptant tout le monde même les secrétaires, femmes de ménages et les stagiaires et bien on arrivait uniquement au tiers de femmes. Si on ne comptait que le personnel technique et les chercheurs c'était encore pire bien entendu. C'est fou hein ce que le fait de bosser dans un milieu très masculinisé ça déforme l'esprit des gens quand même. Ces messieurs se sentaient en infériorité numérique alors qu'ils étaient encore deux fois plus nombreux, au bas mot.
@silphi: ouais, un mec qui cause! (me dis pas que t'as fait de la qulité de ton plein gré, c'est dans le top 10 des trusc que je déteste le plus)
@titi: pour la première partie, on avait la même au labo "ah maintenant que mon mari est à la retraite, il peut faire les courses". Oui, car un homme qui fait 9h 18h ne peut pas faire les courses, une femme qui fait 8h 20h,si... c'est fou fou tout de même. Pour la deuxième partie, je sais bien que ça se passe comme ça, et ça m'éneeeeeerve gravement aussi. Pour l'article à la noix, tu peux me mailer si tu veux te sortir de tes copies.
Et pour le titi again, c'est sûr que ça introduit comme qui dirait un biais. Même moi je me susi fait la réfelexion "han mais y a vachement de filles dans cette classe" quand j'ai vu que sur 30 élèves, j'avais 6 filles. (je suis neuneu mais c'est pas nouveau)
Sisi ! J'ai fait de la qualité de mon plein gré et même que j'ai aimé ça et que j'en ai fait mon métier... Dingue non ? ;o)
Wouaouh, joli billet, j'aime décidément tes réflexions coup de gueule!!
Et bien sur je ne peux qu'aller dans ton sens!!
Mais les clichés ont la vie dure et même si l'éducation a changé, je ne suis pas certaine que dans le fond, on ait beaucoup avancé !! je n'ai jamais vu autant de fringues roses pour filles que ces dernières années....
Et je suis fière de t'annoncer que je n'ai jamais acheté de Barbie à ma fille!! Elle m'énerve trop celle là ( Barbie hein pas ma fille!).
@silphi: ah mon Diey (me dis pas qu'en plus tu vas traumatiser des élèves ingénieurs réunis pour boire tes paroles en amphi)
@alicia: merci beaucoup, mais je porte aujourd'hui même une mulotte rose... (nan mais t'as raison hein, y a des jours où je me dis qu'on régresse à fond les ballons)
Je suis à fond avec toi...
Tiens, dans l'autre sens, y'a quelques années, quand mon Brad a annoncé à ses grands-parents qu'il voulait être instit, ils lui ont répondu "tiens ? C'est bizarre comme idée ? C'est un métier de femme".
Mais tout ca a bien évolué aujourd'hui...
Quoique, "sage-femme" ? Ils ont trouvé quoi comme nom pour les hommes ?
natduvenez> un homme sage-femme est un(e?) sage-femme, en toute logique...
comme d'autres ici je fais un boulot super féminin et les garçons que se lancent dans cette voie sont adulés comme c'est pas possible, et que s'ils font ce métier, c'est parce qu'ils vont choisir des spécialisations super dures... mes fesses oui, certains ont choisi cette filière pour suivre leur nana ou pour en trouver une. et les autres auront le même métier que nous les filles, spécialisées ou non!
zut quoi!
Tout à fait d'accord avec toi, Ashley. Moi, un truc qui m'épate (mais dans le mauvais sens), c'est le nombre de femmes dans les labos - que ce soit biologiques ou chimiques - puisque j'ai connu les deux. Eh bien, au niveau étudiants, thésards et post doc, c'est clair qu'il y en a des milliers des filles. Et tout à coup, au dessus, plus rien... Ou si peu... Elles passent où après le doctorat ou le post doc?? Toutes à la maison entre mari et enfants???? Grrrrr, çà m'énerve....
Des biZoux pour nous déstresser
(Et moi aussi je serai intéressée de le lire ce fameux article...)
je suis complètement d'accord, c'est comme ces histoires de parité, ça m'énerve!!!!!! je veux être engagée parce que compétente, point. Moi je suis dans une filière globalement hyper féminine (sciences humaines), mais dans un cas particulier masculin, l'histoire. Du coup, ça "corrige" un peu les choses.
En tant que pauvre nouille qui lvait jusqu'à il y a peu le linge de son homme en chantant (et lui triait ses chaussettes par paires paske sinon il serait sorti avec des dépareillées le pov' chou), et qui a dû acheter des tournevis pour la première fois de sa vie y a 15 jours, je dis ... heu ... que je vais rien dire.
(Mais j'avais pourtant qu'une seule Barbie quand j'étais petite, je comprends pas)
5 ans de boîte (à dominante masculine), j'ai toujours été envoyée en mission et j'ai donc toujours rapporté de l'argent à mon entreprise. Toujours ?...en fait non : 4 irréductibles petits mois de congé maternité ont servi de motif à un refus d'augmentation lors de mon entretien annuel qui avait lieu peu de temps après mon retour. Un congé mater' qui ne leur a rien coûté en plus puisque totalement pris en charge par la sécu.
Aujourd'hui je suis en inter-contrat depuis 3 mois, payée à rester à la maison en attendant que mon australopithèque de commercial-chef me trouve une mission. Je touche sans complexe mon salaire et je profite de mon temps libre pour chercher du travail ailleurs, loin de ce pauvre type. Là ou ce sra NORMAL (même inaperçu) qu'une femme se barre quelques semaines pour avoir un bébé. :((
@natduvenez:un homme sage-femme est uen sage-femme, parce qu'un homme ne saurait être sage (allez hop la j'en rajoute dans le cliché)
@clo: ah sympa comme vocation "suivre la copine ou en trouver une"... Le cerveau de poule a aussi sa version masculine donc, le cerveau de coq je présume
@eloa: pour l'article n'hésite pas, maile moi. C'est aussi la reflexion que je me faisais, au labo en thésards on a la parité parfaite, mais après, dans les chercheurs c'est pas franchement ça...
@mo: oui moi aussi ça me gave sévèrement (je savais pas que l'histoire était supposé être uen matière de mecs dis donc). L'article peut t'intéresser toi aussi, il étudie justement le cas de l'histoire...
@madame patate: ouais mais bon je sens que t'as un fort potentiel pour rejoindre notre combat, si ce n'est déjà fait
@manoug: punaise mais ils sont CONS (ceci dit c'est pas une découverte, mais ça m'agace la vache). Punais eje vais me coucher super énervée je le sens je le sens
Bien dit! :D
(enfin moi je me demande pourquoi c'est toujours moi qui finit par laver les tasses de café au travail alors que je ne bois pas de café putain!)
Etant une lectrice assidue d'Heureuse et Gaëlle, quand on me dit : va lire ça ! Je vais lire !
Et je ne regrette pas ! Je viens de passer un très bon moment.
Moi je suis secrétaire. Quand j'ai passé mon BTS nous étions une classe de filles, 33 nanas l'horreur. Dans la session suivante, il y avait 1 garçon ; c'était la star. Moi je ne suis pas posé la question de savoir pourquoi un mec choisit un métier de "nana" mais plutôt : est-ce que c'est vraiment ce qu'il faut faire.
On a encore beaucoup à faire pour faire tomber des barrières...
Biz
Quand j'ai commené à travailler, à 22 ans, nous étions deux bébé-cadres du même âge et de la même formation, sauf que j'avais un diplôme en plus...
Le grand patron est venu nous voir et à demandé à mon collègue masculin quand il allait psser tel concours pour devenir cadre sup (Nous sommes fonctionnaires) et à moi, quand j'allais me marier.. Je lui ai répondu froidement que je préparais l'ENA !! Il a eu un choc, le vieux c..
ceci dit, je n'ai jamais passé le concours de l'ENA...
si si c'est plein de garçons, après les années de prépa littéraire c'était limite incroyable!! je vais voir l'article de ce clic.
@pirskila: y a des mystères dans la vie
@lilieblue: oui beaucoup, comme tu dis. Et encore nous on a de la chance par rapport à un certain nombre de pays
@soeur anne: t'as bien fait de le remettre à sa place ce gros blaireau, ça m'éneeeeeerve ça
@mo: en fait je m'étais jamais posé la question, toujours pour la même raison, pour moi y a pas de métière de mecs ou de filles, mais bon c'est bon à savoir, merci
Bon d'accord on prêche entre convaincu(e)s... Quant à moi, je suis véto, et en 20 ans la profession est passée de 95 % de mecs à 80 % de filles qui sortent de l'école maintenant. Et oui, il y a du progrès, mais c'est quand même une branche qui a été jugée "acceptable", et les médecins c'est pareil. Bref... au début je soignais les vaches et ça c'était pas vraiment féminin. Tu dois toujours prouver que tu es capable et que tu n'as pas peur. Les paysans ne te font pas toujours confiance... Enfin dans l'ensemble ça allait, quand même. (Et puis je vais m'y remettre, à soigner les vaches et les chèvres et tout et tout, j'espère.) Les pires réflexions que j'ai entendues ne venaient pas des éleveurs mais des vétérinaires eux-mêmes. J'arrête mon petit couplet, mais oui on finit par s'habituer, au début on s'énerve et puis on laisse filer...
J'avais oublié de préciser un truc: pourquoi c'est moi la SEULE fille au travail qui finit par laver les tasses des messieurs! (tout de suite, le mystère il s'éclaircit là! :D)
ué cévré, c'est dur d'être son propre chef :
- allez, au boulot !
- ah nan pas envie là
- bon alors fais les comptes !
- ah nan je vais faire les courses
- euh et la commande pour demain ?
- je la ferai ce soir
- et la commande pour ce soir ?
- ok c'est bonnnnnn...
du bisou de bon we miss !
@spierre: j'aime trop m'énerver et râler pour laisser filer un jour je crois...
@pirskila: han han, je crois que le chlore de la piscine t'est monté à la tête
@erika: uhuhuh t'es pas toute seule dans ta tête toi non plus
@sofiso: merci, je suis épuisée et croulsousleboulotée, alors je prends avec plaisir. Des bisosu à toi aussi
ben moi suis toute d accord avec toi bisous
C'est dommage ... Ashley elle est mourrue ... Le travail "l'a tuer" ...
Pirskila: tu rigoles ou quoi??? tu laves les tasses des mecs?? nan mais ca va pas la tete??! ;-)
Manue: moi je dis que la disparition d'Ashley c'est un coup de Ken paskelle veut la mort de Barbie!
@bykyss: des bisous pour toi aussi
@manue: ah ouais, t'imagines même pas (et lundi ce sera plus pire)
@la reine du chateau: ouais c'es Ken qui m'a tuée parce qu'il était énervé de devoir faire la vaisselle et la bouffe tout seul
j'adhere aussi!
( c'est UN sage-femme qui après ma cesarienne pour mon deuxième à énlève mes points)
( et les barbies (pas coiffes du tout) sont melangés aux voitures, legos et autres)
Bien dit ! j'arrive à la bourre, mais je suis d'accord qd même.
Je suis passée de Bac S à prépa L, et je me retrouve à faire un boulot où les femmes sont aux commandes, parce que figure-toi que dans l'édition, c'est les femmes les éditrices (et on est pas loin du 100%, c'est assez incroyable), et les hommes les auteurs (là on peut moins généraliser, mais globalement c'est quand même le cas). Résultat c'est les femmes qui jugent, qui corrigent, qui dirigent les hommes, et qui sont les "décideuses" en bout de course.
Garçon dans une filière à majorité féminine, ça a l'air plus reposant. Quand tu t'engages dans la voie littéraire avec un chromosome Y, tu es sûr d'échapper aux ambiances troisième mi-temps et les profs se souviennent facilement de toi.
Je tiens à préciser que, bien qu'appartenant génétiquement à la race des crevards, je n'ai pas choisi ma carrière pour baiser (et que d'ailleurs, j'aurais bien aimé qu'il y ait plus de garçons, pour le coup).
N'empêche, ça laisse des traces : je ne fréquente plus que des blogs de filles - je dis ça juste pour t'énerver
@maria: oui oui, viendez comtesse
@julie la p'tite olive: ça me plaît ton truc là
@les pitous: uhuhuhuh que tu es sot (c'est des fréquentations dangereuses en plus, faisez gaffe)
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