lundi 31 décembre 2007

SOS d'une travailleuse en détresse

D'habitude, quand tu reviens des ouacances de Noël, tu frétilles tel le gardon rien qu'à l'idée de crâner avec tes cadeaux tout beaux au bureau. Moi ce matin, je frétillais puissance 1000, rapport qu'hier soir en rentrant à Paris, j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres DEUX avis de passage du facteur, et donc je suis allée chercher mes colis ce matin. J'ai donc reçu 3 mini-bouteilles de coca light (étiquetées comme si c'était des produits dangereux, pasque voyez-vous moi on me sonde pour des produits, je les goûte, mais dans des emballages bizarres) , que j'étais bien contente de l'avoir celui-là, ça me fera mon champagne du réveillon de ce soir, et surtout y avait un colis en provenance de Belgiquie, aux environs de vers par là à peu près, colis bien rempli de toutes ces choses qui rendent la Belgiquie encore plus jolie. Y a du cocolat, des speculoos, de la confiture. Merci Françoise, merci merci. (et y a pas de photos, l'APN n'est pas ressuscité). Et merci Sixtine d'avoir comploté avec la Belgiquie.

Mais hier soir, quand je suis arrivée, y avait déjà un paquet dans la boîte aux lettres, c'est le gentil Joe Butagaz qui s'occupe de ma conjugaison. J'ai eu le Bescherelle, il est beau, il est rouge, il brille, il sent bon (enfin je crois, je vous le confirmerai dès que mon nez sera débouché), y a des tas de verbes réguliers et irréguliers à tous les temps et à tous les modes, j'adooooooore ça. Gros merci Joe Butagaz.

Ensuite, je suis allée au bureau. Vide le bureau. Et froid. Sortez les mouchoirs ça va chialer dans les chaumières. Sur mon bureau, y avait un mot, et sous le mot, un cadeau. Un autre gentil collègue m'a offert un jouli paquet de thé de Noël, avec le mot de Noël le plus choubidou de l'histoire du mot de Noël. Et le plus long aussi, mais ça fait partie de sa choubitoutitude.

Puis je me suis dit "Ashley, ma petite Ashley, tu vas passer la journée toute seule au bureau sans laisser de trace de ta bravitude à la tâche, faut que tu te débrouilles pour que ça se voit que tu étais la seule au labo". Je me dirige donc vers l'accueil, et je vais récupérer le courrier du labo, que je dépose sur le bureau de la personne qui s'en occupe habituellement. Comme je suis nunuche, j'oublie de mettre un post-it "Ashley, 31 décembre 2007".

Alors là, oui j'aurais pu y retourner, mais bon c'est à l'autre bout de ce grand couloir froid. Et puis à quoi ça sert que je parade dans le couloir avec ma trop chouette nouvelle bague

et mon trop trop trop beau nouveau collier que j'ai eu pour mon anniversaire et que le matin je réfléchis à comment je vais m'habiller pour que ça aille avec mon collier tellement je l'aime d'amûûûr si y a personne pour le voir? Merci Môman, merci Papa. En plus il sent le cuir et le cuir ça sent bon.

Ouais d'ailleurs en parlant de cuir, ce matin j'étais toute contente, je me suis dit "je vais parader dans le métro avec mon nouveau sac trop beau" et ben y avait personne, personne, macache oualou comme on dit en Maupinerie.

Du coup, j'ai réfléchi. je me suis dit "Ashley, faut que tu trouves un moyen de montrer que t'étais là et que tu as bossé SANS TRAVERSER LE COULOIR". J'étais tellement désespéree que j'ai pensé taper un compte-rendu d'une réunion faite il y a un mois, que tout le monde attend pour le mois dernier, et hop je l'envoie aux chefs par mail daté du 31 décembre et c'est magnifique. J'étais en train de me motiver, quand tout à coup, on frappe à ma porte. GRAND CHEF! Contente que j'étais de le voir, vous pensez bien, pas besoin de faire le compte-rendu. Et quand il m'a dit qu'on était les deux seuls à bosser, j'ai pris la confiance, je lui ai fait une blagounette (avortée pour cause de quinte de toux de fumeuse) et il est parti. Niveau confiance, j'étais au top, j'envoie un mail aux autres pour leur dire qu'ils peuvent se mettre leur prime au Q (ce qui est d'autant plus vrai que de prime pour les esclaves il n'est pas question, on a déjà un salaire on va pas se plaindre non plus). Et là, la confiance m'a poussée à bloguer. Et là, la conscience a poussé grand chef a venir dans mon bureau en mode furtif pour me rapporter deux cafés qu'il m'avait empruntés au temps où les mamouths étaient toujours vivants. Et boum, gaulée en plein blogage.

Conclusion: je vais être obligée de la faire pour me rattraper cette saleté de compte-rendu.

Oui, ceci est une note qui ne sert à rien, mais bon en même temps là vous êtes tous en train de vous demander si pour ce soir, vous serez plus paillettes dorées ou paillettes argentées, alors hein...

dimanche 30 décembre 2007

Cucul nonnon

J'avais dit à Mademoiselle Coco que je le ferais, donc voilà, aujourd'hui je vais exposer à la face du monde ma non-cucutitude. Alors voilà, je le dis haut et fort (enfin je l'écris haut et fort, parce que pour le dire c'est encore une autre paire de manches) J'AIME PAS LES TRUCS CUCULS. Ceci étant dit, développons.

Tout d'abord, étudions les effets physiques de la cucutitude sur la (encore jeune mais pas pour longtemps, même à la banque ils m'ont envoyé une lettre pour me dire que le 6 janvier je devenais vieille) Ashley Abbott. C'est très simple, en présence d'un phénomène cucul, qu'il soit livresque, filmesque ou vraitesque, c'est plus fort que moi, la paume de ma main droite vient s'écraser de façon sonore sur mon front, puis dégouline le long de mon visage comme dégouline la mièvrerie en face de moi. Le tout avec une expression des plus catastrophées. Puis ma main retombe sur ma cuisse, sans vie, terrassée par tant de cucutitude. Là par exemple, si je veux finir d'écrire cette note avant 2008, va falloir que j'évite de penser à des tas d'exemples de cucutitude, sinon je vais passer la journée avec la main sur le front, et l'autre devant la bouche pour tousser, alors à ce rythme-là on n'est pas sorti de l'auberge, vous en conviendrez.

Y en a qui ont bien compris que sur ce sujet je partais au quart de tour, surtout au labo, y a comme un complot pour m'empêcher de manger chaud. Et pour ça, y a une valeur sure. Il suffit de dire Marc Levy. Là par exemple, je l'ai dit, alors BOUM le front. Lui c'est quand même le roi de la cucutitude, pinaise c'est pas permis d'écrire des trucs aussi cuculs (ni de les lire d'ailleurs, même si je cause pas gratuitement, j'en ai lu un ou deux avant de dire ça quand même). Y a aussi tous les films méga cuculs, le problème c'est que dedans y a mon copain Hugh (oui c'est le mien n'insistez pas c'est le mien, surtout une certaine personne qui vit au pays d'ici), alors je suis quand même obligée de le regarder, mais c'est pas de ma faute si les pitites rides au coin des yeux quand il sourit ça me fait fondre hein (messieurs rassurez-vous, ça marche avec toutes les rides au coin de tous les yeux masculins, ce truc-là c'est un vrai piège à Ashley, enfin pour peu que ce qu'il y a autour des yeux soit intelligent, je suis pas du genre à me pâmer devant un footballeur à la retraite, MOI). Mais je m'égare là, saletés de pattes d'oies. Enfin je dis ça, mais depuis que j'ai vu My Blueberry Nights, je sais pas pourquoi mais je suis très Jude Law voyez-vous.

Alors voilà, en parlant de ce film, la jeunesse du Laboratoire d'Initiation aux Palymobils décide un jour d'aller au cinéma. Pas de chance pour eux, je fais partie de la jeunesse. Il faut donc me prévenir bien en avance, pour que j'aie le temps de traîner sur allocine afin de vérifier la non-teneur en cucutitude du film. J'ai donc vérifié, et vérifié, je ne savais guère, mais j'ai fini par dire "banco pour my Blueberry Nights, mais si c'est cucul, je vous tue tous" (notez la douceur dans le propos). Ils ne s'en sont pas mal sortis.

Alors maintenant, on pourrait disserter sur le pourquoi, couchez-vous sur le divan Ashley et parlez-moi de votre enfance. Mais j'ai pas envie, et puis bon si je me couche je me connais je vais dormir, et comme je suis malade je vais ronfler, ça va pas être top glamour, un mythe va s'affronder, donc c'est pas possible.

Mais je peux vous citer un MAGNIFIQUE exemple. J'avais un pote, dans ma zécole des Ingénieurs (celle où ils sont orthographiquement déficients, oui j'y suis zétée pour étudier aussi). Il sortait avec une fille, ils sont toujours ensemble d'ailleurs, mais peu importe, et en dernière année (sortez les mouchoirs) ils n'étaient pas dans la même section, ils n'avaient pas cours dans la même salle et il fallait qu'ils restent séparés deux heures, parfois même quatre. L'horreur totale pour eux. Alors à chaque pause, c'était le mauvais remake d'un film cucul, scénario Marc levy, mise en scène Marc Levy, et produit par Marc levy (secondé par Paulo Coelho), chacun à un bout de l'immense couloir, on aurait pu croire qu'ils couraient au ralenti, jusqu'à l'impact, et là il la soulevait et la faisait tourner, et ma main s'écrasait sur mon front. Et comme ils sont pas futés futés, ils ont cru que c'était encore une de mes folasseries et que c'était ma façon à moi de dire bonjour. Et pendant plus d'un an, ils se tapaient sur le front pour me dire bonjour.

Bref, j'aime pas le cucul, la vraie vie c'est pas cucul. Et si ça ressemble pas à la vraie vie, moi j'aime pas. Donc hier j'ai regardé pendant plus de 3 heures Docteur Jivago. Et là j'irais bien voir l'Amour aux Temps du Choléra, j'ai adoré le bouquin, cherchez l'erreur.

Y a des jours où je me fatigue....

jeudi 27 décembre 2007

Pas de voix pas de titre

C'est de l'arnaque. J'avais pas prévu de prendre autant de vacances, et finalement quand j'ai eu la feuille avec toutes ces petites cases à cocher (avec écrit à droite qu'il me restait 28 jours de congés pour 2007 alors qu'il ne restait même pas 28 jours à 2007), j'ai craqué. Faut me comprendre, je venais d'apprendre que mon statut d'esclave ne me permettait pas de prétendre à la prime Carla (la prime que si tu travailles plus tu gagnes plus, hop la, le Centre National de la Recherche des Sous peut te payer jusqu'à 4 jours de reuteuteu si tu les as pas pris, et boum 400 euros dans ta poche. Moi j'en avais pas besoin, c'est pas comme si je venais de lâcher le PIB de l'Ouganda à un plombier de Sciences Po pour 10 minutes de débouchage d'évier), parce que bon les thésards doivent sans doute trop gagner ou pas assez bosser ou les deux, et puis bon j'étais légèrement sur les nerfs à force d'entendre certains de mes collègues appartenant à la catégorie blaireaux dire "han, que 4 jours, ouh la la quelle arnaque vraiment c'est nul, tu trouves pas ça tout nul toi Ashley?". Alors voilà, j'ai craqué, j'ai coché plein de cases, et à l'heure où je vous parle, il ne me reste plus que 22 jours de congés pour 2007 (que je vais perdre bien entendu, esclavagisme oblige), et 88 jours non pris depuis mon arrivée au Centre National de la Recherche des Sous. Oui je sais c'est mal. Et je m'en repends. Parce que si j'avais pas coché autant de cases, j'aurais eu la joie d'être ARRÊTÉE et donc j'aurais gardé mes saletés de jours de congés. Bah oui parce que là tussuite je suis malade. Je me fichais bien de gentille collègue qui avait la voix toute pétée partie, et ben maintenant c'est mon tour. Pardon.

Et le pire, c'est que je subis de nombreuses tentatives d'assassinat de ce qui reste de ma voix. On peut citer Môman, qui me cause pendant qu'elle passe l'aspirateur et qui me demande de parler plus fort nan mais là chui à fond.
On peut aussi nommer Pôpa, qui me pose des questions existentielles graves avec la tête sous la hotte et qui me demande de répéter PLUS FORT. Nan mais là chui à fond hein.
On peut citer Kimberly qui me téléphone et me raconte un truc qui ferait pousser à n'importe qui de normalement constitué des cris suraigus (iiiiiiiih t'as eu un joli PC pour Noyel, iiiih la chance). Et qui me trouve un peu froide. Nan mais là chui à fond hein. Le suraigu ça sort pas et picétou.
On peut aussi dénoncer le chien de mon frère, qui trouve malin de faire des trucs interdits quand je suis la seule à la surveiller. Mais Ashley pourquoi que t'as pas grondé la chienne? Je l'ai fait, mais on a rien entendu, pourtant je suis à fond là.
On peut aussi faire référence à Mamie, qui d'habitude reconnaît immédiatement sa pitite-fille Ashley au téléphone rien que quand je dis Allô, qui m'a fait répéter tout trois fois, et qui n'a rien entendu. Nan mais chui à fond là, donc la muette va arrêter de parler à la sourde au téléphone et on va gagner un temps fou, chte passe Maman HEIN? Chte oh et flûte.
Y a aussi ces abrutis de candidats à Questions pour un Champion ou qui veut gagner de l'argent en masse, qui ne trouvent pas la réponse à des questions débilissimes. Nan mais c'est pas vrai que je vais être obligée de crier là? Ah bah non chpeu pas, chui à fond là.

Pendant que je souffre en silence (et en gaspillant mes jours de congés), y en a deux qui se marrent bien. Et qui répètent à qui veut l'entendre "aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah bah ça nous fait des vacances".

Et comme si ça suffisait pas, ce crétin de Blogger écrit tout en petit, pfffff

Alors voilà, pour peut-être la dernière fois de l'année 2007,
plaignez-moi les gens, plaignez-moi.

PS: Facebook c'est de la crotte, je viens de m'apercevoir que les gamins que je gardais au temps de ma folle jeunesse ont du poil au menton, et pas qu'un peu, je me sens VIEEEEEEILLE (et les courbatures de ma crève de sa mère la poule n'arrangent rien)

Ashley Abbott (tout)

Chose promise, chose due, le florilège de Noël. Bah oui, tout partout on vous fait des bêtisiers de Noël, qui seront bientôt suivis des bêtisiers de l'année à cause que bientôt on change d'année. Alors moi aussi je veux faire une émission à pas cher en recyclant les neuneuseries des autres, y a pas de raison. Alores c'est parti pour le florilège de Noël 2007.

Tout d'abord le titre de cette note vous est offert par Shalima. Bon, ok ça date pas de Noël, c'est bien plus vieux, mais l'explication de texte, elle, est beaucoup plus récente.

Ensuite, c'est moi qui officie. Jeudi 20, soutenance de thèse d'une thésarde du labo. Pendant que le jury délibère, je vais parler à la future docteuse, qui tient à me présenter sa soeur. Comme le stress la faisait parler un poil vite, j'ai pas tout bien saisi
"Ma soeur, venue du Liban pour ma soutenance, elle a très froid ici, ghzeivzkhegppf crispée".
"Ah, bonjour Chrispée" disa d'un air très dégagé votre serviteuse.
On m'a quand même accordé par la suite qu'effectivement Chrispée c'est un très joli prénom, ça fait grec, j'aime bien. Mais que bon faut pas déconner, ça existe pas.

On ne peut pas nier que le cirque inspire John Abbott. Il a ressorti ses plus meilleurs blagues (elles sont drôles parce que c'est leur nullité qui fait rire). Tout d'abord, devant le numéro des élaphants, qui n'avaient pas de défense mais qui avaient des tas de trucs autour des yeux qui les empêchaient de voir les pauvres bichons "Ils n'ont pas de défense et des tas de gros trucs sur les yeux parce que défense d'y voir" (oui, c'est là où vous riez normalement)
Et la seconde, pas du tout connue "Eh, t'as vu Monte Carlo? Non je n'ai vu que Môman"

Et finissons dans la distinction la plus totale. Hier soir, finissage des restes du réveillon, je mange un petit morceau de rôti de biche, mais j'ai comme l'impression que mon pull en mohair qui est atteint de calvitie précoce a encore perdu un poil dans l'assiette (je passe mes journées à sortir des bouts de pull de ma bouche). John Abbott me voit et me demande (attention, c'est juste après qu'il faut rigoler) "Ah, t'as trouvé un poil de biche?" (oui c'est maintenant).

Y en a eu d'autres, mais je voudrais essayer de ne pas perdre tout mon lectorat en une seule note.

samedi 22 décembre 2007

La jetite vs la gardite

Je le sais, je suis atteinte d'une maladie, j'ai appris à vivre avec en achetant toujours un rouleau de sacs poubelles d'avance: la jetite. Je jette, je jette, je jette. Et j'aime ça. J'ai attrapé cette maladie au printemps 2006, quand j'ai déménagé d'un appart vide à un autre appart vide. Avant, je n'avais fait qu'un déménagement d'internat à chambre meublée dans coloc, puis de coloc meublée à appartement vide. Donc c'était un poil moins encombré. Avant mon déménagement, je jetais chaque jour au moins 100 litres de trucs inutiles, cassés ou même les deux. Ça n'a pas empêché de gravement en ch... le jour J, mais là n'est pas le propos. Depuis je jette, je jette je jette, ça me rend euphorique de jeter, et j'ai jeté par procuration quand Sixtine a déménagé cet été, la liste de ses jetages m'euphorisait à distance... Et puis quand on habite dans 20m², être atteinte de jetite, c'est tout bénef pour l'espace vital.

Ma môman à moi que j'ai, elle est atteinte de gardite. Elle garde TOUT. Même les trucs moches que tu peux plus les voir en photo, elle les garde, enfouis au fin fond d'un tiroir inaccessible, parce qu'elle sait que c'est moche et que jamais elle n'en aura besoin, mais elle garde.

Et comme il paraîtrait que sous peu c'est Noël, hier avec mon Pôpa on est zétés acheter un sapin (oui cette année on a décidé de ne pas le voler comme les années précédentes. Résultat il ne touche même pas le plafond, je crois même qu'il n'est pas plus grand que moi, je n'ai pas eu le bide à l'air en levant les bras pour mettre l'étoile, tout se perd). Et cet après-midi, on a décoré le sapin. Ce fut épique.

Ashley: Môman, je peux les jeter ces boules moches et cassées et moches et aussi cassées?
Môman: NON, on sait jamais hein

Ashley: Mais pourquoi qu'on la jette pas cette guirlande que jamais on s'en sert parce qu'elle est moche?
Môman: on sait jamais, on pourrait vouloir s'en resservir un jour, on la garde.

Ashley: Euh, ces cheveux d'ange, je les mets pas hein, ils sont super moches
Môman: ah non on en les met pas, ils sont vraiment super moches
Ashley, déjà grisée par la perspective du jetage: ah ouais, ouais, ils sont super moches, on dirait de la paille de fer. Je les jette?
Môman: AH MAIS NON ENFIN! On sait jamais.

Pendant ce temps, stoïque dans son fauteuil, John Abbott attendait la fin de la tempête (de toute façon, la très grande majorité des histoires de la famille Abbott se termine comme ça).

Bref, le faisage de sapin de Noël c'est hyper frustrant, je pense que cette nuit je vais me lever en douce pour bêner des trucs, parce que là je suis en sérieux manque de jetage.

Si vous êtes sages, dans un prochain billet, un florilège des blagues les plus pourries de Noël, Manoug prépare tes mouchoirs, tu vas en pleurer de rire mais tu risques d'être la seule, enfin avec moi on sera deux quoi).

vendredi 21 décembre 2007

Grande nouvelle

CA Y EST! Je suis dans l'esprit de Noël, youpi c'est parti. Je ne suis plus que lumière et bonté (enfin je dis ça mais je prends le train dans une heure et demi, ça risque de changer un brin)
Alors bonnes vacances et Joyeux Noël.
Et non je ne sais pas quand je vais poster, parce que comment dire c'est un peu le rush là.

Et sinon, si toi aussi tu as décidé de m'offrir un voyage surprise à New York pour mon anniversaire (le 6 janvier, jour de l'Epiphanie, petit rappel. Oui tous les ans je saoule tout le monde avec mon anniversaire, mais bon là 25 ans quoi), maile moi, je suis déjà bookée beaucoup, ça sent le multi-festoiment ça.

Bonnes vacances!

mardi 18 décembre 2007

Les titres, c'est le mal

En raison des pré-festivités de Noël, les notes de la semaine risquent d'être très décousues. Tous les soirs je m'entraîne pour être au top le 24 ET le 25, alors je peux pas être partout. Et croyez-moi, c'est difficile, la preuve:
-ce soir c'était apéro, mercredi soir ciné et resto et jeudi soir dîner. C'est bien simple, j'en peux plus. Mais faut voir le bon côté des choses: je ne mange jamais chez moi, donc ça ne me fait pas de vaisselle à laver donc ça fait autant d'occasions en moins de boucher mon évier. Conclusion: manger au resto c'est économique.
-ce soir c'était apéro. Un apéro bien comme je les aime, assise par terre sur un gros coussin. Dans mon nouveau jean. Qui a des boutons aux fesses (le jean, pas moi, vous pensez bien...). Que depuis que je me suis relevée, j'ai mal au Q sévèrement, de façon symétrique, à l'endroit de chaque bouton. Donc retenir que ce jean est un pantalon POUR RESTER DEBOUT.
-tous les jours, plein de gens apportent plein de gâteaux différents au labo (dont un pannetone de 5 kilos), et comme je suis polie et bien élevée, je goûte un peu de tout, te je peux vous dire que c'est pas fastoche (en particulier quand il s'agit d'un muffin anglais au coeur à la crème, au glaçage rose fluo parsemé de pépites de sucre mentholées bleu turquoise)
- aujourd'hui, j'ai reçu de la part de mes gentils collègues un kit de survie en milieu de recherche hostile, comprenant une mini-bouillotte emmaillotée dans une pochette rouge à col roulé, sur laquelle est écrit en gros HOT, une tasse, du chocolat (en poudre, pour faire du chocolat chaud dans la tasse) et un sachet de mini chamallows pour mettre dans le chocolat chaud. Alors du coup j'ai été OBLIGÉE d'aller acheter du lait au Monop pour tester le tout, et je peux vous dire que c'est pas fastoche fastoche parce que dehors il fait super froid

Alors, c'est qui qu'elle les mérite grave ses vacances jeudi soir hein, c'est qui?

lundi 17 décembre 2007

M'Abbott de Noël

Bah oui hein, c'est bientôt la fin de l'année, alors c'est le moment ou jamais de faire le titre le plus pourrave de l'année hein.

Shalima, qui avait peur que je meure d'ennui depuis que mon évier est débouché et que mon derrière est au chaud dans un jean ENTIER, m'a refilé un questionnaire, hop la, ni vu ni connu je t'embrouille. Alors voilà, je m'y colle parce que là j'ai le cerveau broyé par mon dernier cours et mes corrections de copies, et surtout pasque y a des trucs que je dois ABSOLUMENT vous raconter.

- Noël pour vous c’est quoi ?
Déjà, tu peux me tutoyer tu sais. Ensuite, Noël c'est le truc le plus contradictoire du monde. T'es en vacances mais c'est des vacances usantes que limite t'es content de retourner au boulot pour te reposer, c'est aussi mon sport de l'année, faut tout le temps courir derrière la mère, et je peux vous dire qu'elle trace. Et ensuite c'est la seule fois de l'année où on va à la messe LA NUIT (bah oui, la veillée pascale j'y vais pas).

- Noël pour vous c’est quand : le 24, le 25, tous les jours ?
Alors, Noël c'est réglé comme du papier à musique. Le 24 au soir, on fait ça chez les parents, avec juste les parents et les enfants (et assimilés), dîner SAUF le dessert, puis messe de minuit, et au retour c'est distribution des cadeaux et dessert et champagne (bah oui, pasque si on boit trop AVANT la messe on a trop envie de doublepiter, en plus dans la cathédrale ça caille sa mère comme c'est pas permis). Ensuite dodo, le lendemain midi, c'est chez Mamie avec les tontons, les cousins, les cousines. Et ensuite on rentre on se désape et on met son plus laaaaaaarge pyjama, parce que le moindre truc qui serre le bide c'est une torture, et on se couche en promettant que plus jamais de la vie on mangera autant.

- Noël, cette année, combien de fois ?
Si ce que j'ai dit à la question suivante compte pour un, alors une seule fois. Sinon bah deux. De toute façon, plus ce serait mal, faut garder de la réserve pour mon anniversaire le 6 JANVIER.

- Noël, avec qui ?
Avec môman, pôpa, les frères et Mamie, le reste je ne sais guère, on verra bien hein.

- Qui vous manquera ?
Une personne pour faire la vaisselle.

- De qui vous passeriez-vous ?
Du président à talonnettes, mais il est pas invité, donc ça tombe BIEN.

- Noël, jamais sans… (complétez)
deux paires de chaussettes pour aller à la messe, chanter à tue-tête les Anges dans nos Campagnes et Adeste fideles, donc jamais sans se faire faire les gros yeux par môman, être à la bourre pour faire le sapin, chercher Jésus dans le placard à apéro pour le mettre dans la crèche en revenant de la messe "Oùkilé Jésus? Je le vois pas". Mais si enfin, je l'ai rangé derrière le whisky. Ah non c'était peut-être derrière le porto. Jamais sans passer 15 fois par jour le mini aspiro sous le sapin. Et jamais sans le foie gras fait par pôpa Abbott, le plus meilleur de la Terre et je suis objective, si si je vous jure.

- Noël où ?
J'ai bien une réponse mais je vais vous devoir 10 centimes. Je dirais donc Noël à Bourges. Par contre, méfiez-vous, parce que si vous faites Noël au balcon, vous risquez de faire Pâques aux tisons.

- Quel est votre repas de Noël idéal ?

Le foie gras du père avec un Jurançon très mam, de la dinde aux marrons (qu'on en mange jamais et que je trouve ça SCANDALEUX) et monsieur Carpi pour le dessert.

- Noël, chez vous, c’est comment : listes ou non ? surprises ? abondance ou économie ? Plaisir ou ras le bol d’offrir ? Joie de recevoir ?

En théorie, y a des gens qui veulent qu'on leur fasse des listes. Moi je fais comme si que je savais pas parce que j'adoooooooooore les surprises. Et carrément plaisir d'offrir, joie de recevoir aussi.

- Avez-vous cru au Père Noël ? Jusqu’à quel âge ?
Je me souviens vachement bien du moment où j'ai appris que le Père Noël n'existait pas. Toute petite déjà, la science et le cherchage étaient en moi, et c'est donc très travaillée par ce grand mystère que j'ai demandé à môman, dans l'entrée de l'ancienne maison "mais euh le Père Noël il fait comment exactement pour faire tout le tour de la terre et de tous les enfants du monde en UNE SEULE NUIT?". Et là, j'ai SU. Je ne me souviens pas si j'ai été traumatisée ou pas, je suppose que non donc.

- Y croyez-vous encore ?
Bah oui, je l'ai vu dans la galerie marchande d'Auchan avec Mamzelle Maupin samedi en allant acheter un nouveau jean.

- Et vos enfants ?
J'ai pas de zenfants figure-toi, tu lis mon blog parfois ou pas Shalima?

- Quel est le cadeau de Noël qui vous a émerveillé ? Et le cadeau le plus nul ? Le cadeau de Noël que vous garderez toujours ? Le cadeau que vous avez perdu ? Celui que vous avez cassé ? Le cadeau le plus chiant ? Le cadeau le plus amoureux ? Le cadeau le plus sexy ? Le cadeau le plus vexant ? Le cadeau que vous avez offert à quelqu’un d’autre après l’avoir reçu ?
Pffiou, c'est compliqué tout ça, je ne répondrai donc qu'à une question, le cadeau le plus vexant. Mamzelle Maupin et d'Artagnan m'ont offert du dentifrice, celui-là même (oui oui, celui qu'elle dit POUAH C'EST DE LA CROTTE). Je suppose que je pue du bec sévèrement, et qu'on a voulu me faire passer un message. Je suis VESQUEE!

- Celui que vous rêveriez que l’on vous fasse ?
Je crève d'envie qu'on m'offre un massage, un vrai un long un trop bien dans un joli spa. Voilà c'est dit.

- Quelle question aimeriez-vous rajouter ? Rajoutez-la et faites suivre…
Rien à rajouter, ça suffit maintenant.

Et je refile le bébé à Fyfe, Elise et Mademoiselle Coco.

dimanche 16 décembre 2007

Elégance, prestance...

Ce week end, comme vous le savez tous (sauf la Reine) parce que vous avez bien suivi (sauf la Reine qui ne suit jamais), ce week end j'étais en déplacement dans la capitale de la Bisounoursie, c'est-à-dire chez Mamzelle Maupin.

A 9h21 samedi matin mon train volait vers la contrée de Miss Orléanais. A la descente du train, j'ai suivi les consignes à la lettre, j'ai guetté la plus belle folle du parking qui fait de grands gestes devant une limousine blanche que ça me faisait bien plaisir de la revoir. Arrivée dans le château, j'ai fait la connaissance de d'Artagnan, l'homme qui a son pseudo affiché sur son système pileux visagesque.

Moi qui suis très timide quand il s'agit d'aller chez des gens (mon rêve ce serait d'être là mais de ne pas occuper un seul cm², j'ai toujours peur de gêner, de ne pas savoir...), je me usi assez rapidement sentie à l'aise, c'est fou comme on se sent bien avec et chez eux.

Après une récupération de zenfants à la sortie de l'école, un déjeuner trop miam, qui avait en plus le goût de la nouveauté pour moi que j'avais pas eu le temps de faire un vrai repas depuis au moins une bonne semaine, direction le centre équestre des chevaux et des poneys. Il faisait un chat à ne pas mettre un chat couineur dans le garage, et encore moins une personne de type humain dans le dehors.

J'ai suivi la môman de ma copine pour aller voir les zenfants qui faisaient du poney (non Ashley ne rigole pas quand tu vois un poney trotter, non c'est pas drôle, tu rigolerais moins si t'avais des petites pattes et le ventre qui traîne presque par terre). Au bout d'une heure, j'avais vraiment trop froid, j'ai donc décidé d'aller m'asseoir au coin du feu. Je descends du muret sur lequel j'étais perchée, et j'entends un grand CRRRRRRRRRRRRRRRRRAC, immédiatement suivi d'un courant d'air gelé sur mon popotin arrière. Et d'un fou rire. Oui, tutafén j'ai réussi à exploser l'unique pantalon que j'avais apporté pour le week end. Et je peux vous dire que se balader la mulotte à l'air par des températures négatives, c'est assez glaglatisant. Je passerai sur le fait que môman Maupin m'a longuement reluqué le Q, puis a pris des photos (enfin quand elle arrivait à se retenir de rigoler assez longtemps pour que la photo ne soit pas floue). La nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre dans la Maupin Team, et je me suis très rapidement retrouvée avec 4 paires d'yeux fixées à mon séant. Gelé le séant. Oui parce que (vous admettrez que je suis obligée de la faire cette blague) figurez-vous que je me pelais le cul sévère. Ni élégance ni prestance.

Donc, direction le centre commercial. Avec élégance et prestance. Mamzelle Damitruc de l'amûûr humait le poney et était dans sa tenue de cheval, et moi je tentais de marcher félinement pour cacher mon popotin arrière des regards. Élégance, prestance. J'ai trouvé un nouveau jean à la vitesse du cheval au galop, et hop direction le château.

Puis, pestacle. Parce que comme vous le savez si vous avez suivi (LiLLy, je compte sur toi pour espliquer à la Reine), Mamzelle Maupin-Damitruc jouait les deux semaines dernières dans Cyrano. J'ai assisté à la représentation le derrière au chaud dans mon nouveau jean, au premier rang comme les fayots, et c'était vraiment crè crè génial. Le tout suivi d'une fort sympathique soirée avec les gens qui jouaient dans la pièce.

Et c'est lors de cette soirée, pendant laquelle nos deux amies élégance et prestance ne nous ont pas quittées, que nous avons découvert notre vocation. Mamzelle Maupin et mua, nous sommes des choristes (non hein, pas ceux en culottes courtes avec la raie sur le côté). Et de distinguées chorégraphes. Disponibles pour vos réveillons, mariages, baptêmes, et bar mitsva, avec 10% de réduction en donnant le code "ElégancePrestance".

A 5h30, on était au lit et ça faisait du bien.

Et cet après-midi, je suis zétée chez mon piti frère, où qu'on a joué avec le chien, les zhamsters et au Trivial Pursuit. Que même que les règles elles avaient changé, je comprenais RIEN, et puis de toute façon quand on sait pas on répond Maurice Carême, non sans avoir au préalable hurlé DUEL.

Et quoi de mieux pour clore ce week end qu'une heure de corrections de copies dans le train?

Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai un Guy Saint Hilaire à accueillir demain, faut que je travaille moi. Bonne journée, may le fun du lundi be with you.

Ah oui, et pendant que j'y pense, vu qu'il y en a au moins une qui va les réclamer, les photos du craquage de jean sont dans la capitale de la Bisounoursie, donc allez voir là-bas si on veut bien vous les transmettre.

vendredi 14 décembre 2007

Rigolade et conséquences

Ce matin, de bon matin, Grand Chef m'attrape dans le couloir. Je crois qu'il sait que c'est le bon moment pour me parler, parce que si je suis dans le couloir c'est que je vais aux wawas et que donc je suis pressée et que donc je dirai OUI à tout pour qu'il me lâche. Et donc là "Ashley comme tu le sais lundi Guy BIIIIIP (grand chercheur du Québec des Québécois à tendance canadienne, qui n'est pas une colonie de la France) vient visiter le labo, et j'aimerais que tu lui montres ton travail donc tu fais une petite présentation pouvoir du point et tu lui montres ta manip". OUI

Guy BIIIIIP, Guy BIIIIIP, ce nom me dit quelque chose, je l'ai déjà entendu quelque part, oui mais où? Ah ça y est, j'y suis, c'est le nom du candidat dans "Qui veut gagner de l'argent en masse".


Ah bah non, lui c'est Guy Saint Hilaire... Et là, ça a été le drame. Parce que je me suis souvenue que si y a UN accent dans le monde devant lequel je peux pas m'empêcher de pouffer, c'est l'accent québécois. C'est très mal barré pour lundi, il va forcément me poser des questions ce Guy Saint Hilaire. Punaise arrête Ashley , il s'appelle Guy BIIIIIP. Va pas l'appeler monsieur Saint Hilaire hein.

Arrivée de copain-collègue (ouais j'ai plein de copains et de copines dans mon labo). Qui me demande si ça me fait pas penser à Qui veut gagner de l'argent en masse. Que je lui réponds oui. Qu'il me demande "et tu crois qu'il va dire disons que si j'arrive à ce niveau du jeu, je pense que je quitterai ma femme et que je me paierai des p*tes de luxe". Que je lui réponds "ou alors c'est votre ultime bafouille?"

Une heure passe. Copain-collègue vient me demander de vérifier son pouvoir du point pour Guy BIIIIIP. Première page

LABORATOIRE D'INITIATION AUX PLAYMOBILS
17 DÉCEMBRE 2007
VISITE DE GUY SAINT HILAIRE

Ah nan hein, lui c'est Guy BIIIIIP.

Bref, rien que de savoir qu'il va venir lundi, on rigole comme deux crétins (que nous sommes), c'est à celui qui arrivera à dire "COMPIOUTEUR, voulez-vous bien passer le pouvoir du point?" ou autre "je demande le super MOITE MOITE".
Je suis crevée d'avance.

Bon sinon, ce week end je serai . Et non je vais pas publier un article dans le blog de ma mamzelle Damitruc préférée. Donc autant que vous dire que je vais avoir des tonnes de trucs à vous dire lundi.

Bon week end les gens, courage aux travailleurs et tournée générale de bisous.

jeudi 13 décembre 2007

Une bien belle journée pour faire un gros chèque

Suite et fin.

Résumé des épisodes précédents .

10h: "Allô Ashley Abbott? Voilà les coordonnées du réparateur de tout de l'immeuble"

10h02: Réparateur de tout (RDT) ne répond pas

10h05: ça fait 5 fois que j'appelle et toujours pas de réponse

10h06: Allô Pôpa

10h10: J'appelle ces gens-là. Et oui je vous donne les coordonnées, je voudrais pas que vous fassiez la même connerie que moi, les gens de Paris. Ils passeront à partir de 17h (super, ça tombe bien, j'ai pas de vie ni privée ni professionnelle donc je peux être là-bas sans problème à 17h.

10h17: "Allô mademoiselle Abbott? C'est monsieur Bip de la société TRUC, votre commande est prête, vous pouvez venir la chercher". QUOI? T'es en train de me dire que dans les 800€ que le Centre National de la Recherche des Sous va te donner pour faire 3 trous dans deux bouts de plastique, y a pas la livraison? Bon je passerai en début d'après-midi.

10h20: Trop énervée pour bosser, je vais bloguer tout ça pour estérioriser hein

10h45: Un peu de correction de copies pour la route?

10h47: Disez-moi que c'est pas de ma faute si ils me disent que 1,6 divisé par 0,016 ça fait 99,7...

11h15: "Allô mademoiselle Abbott? Ici RDT, vous m'avez appelé?" Oui, vous avez du temps pour mon évier aujourd'hui? Non? Bon bah laissez tomber alors.

12h: Les enfants, à taaaaaaaaaaaaaaaaable j'ai faim

13h45: Départ pour TRUC, il fait super froid.

14h05: Arrivée chez TRUC. Voilà votre matériel, attention c'est lourd. Ah non c'est HYPER lourd.

14h09: Bon, tu me le sors ce bon de livraison, c'est LOURD...

14h12: "Maryyyyyyyyyyyyyyyyyse, oukilé le BL de la demoiselle"

14h12 et 6 secondes: Punaise Ashley t'as assuré t'as même pas dit "Dans ton Q". Ni "Magne toi bourdel c'est lourd".

14h27: si j'arrive pas bientôt je me doublepite dessus dans le bus, au secours.

14h32: Non vraiment j'insiste, t'es pas obligé de freiner avec des à-coups. Ni de démarrer d'ailleurs.

14h40: Retour labo. Mon bras et ma main sont décédés. Cause de la mort: frottement répétitif 15 kg de tiges filetées.

15h: Ayé, le système est monté, je vais enfin pouvoir faire avancer la science.

15h01: Eh viendez tous voir mon beau dispositif que c'est moi que je l'ai imaginé et dessiné.

15h12: je sors de mon bureau pour aller à la fontaine taine taine pour chercher de l'eau eau eau, dans mon petit seau seau seau. Erreur fatale. "Ashley puisque t'es dans le couloir, viens m'aider à ranger le PQ". Ah bah oui, la commande annuelle de PQ est arrivée, faut tout traîner dans le couloir, ranger, optimiser.

15h42: Fini, le prochain rouleau de PQ que je vois je sais pas ce que je lui fais mais ça va mal aller. Ah bah si tiens, je me torche avec (oui la fuite rend poète)

15h43: bon j'en étais où?

16h20: faut que j'y aille. J'y vais d'ailleurs.

16h24: Meeeeeeeeeeeeeeeeerde, j'ai zoublié mes copies dans mon bureau.

16h30: retour métro.

16h50: arrivée maison, ah punaise ça arrache, j'ouvre en grand. ET je remets mon manteau et mes mitaines.

16h54: KING KONG faisa la sonnette. Laurel et Hardy sont derrière la porte. "SANYRAPID" disa le plus vieux et le plus grand. Puis metta un coup de coude dans petit apprenti "ah oui euh Sanyrapid madame".

16h55: Ah mais c'est quoi kya d'dans? Du destop monsieur.

17h06: Et voilà mademoiselle. Alors ça fera...

17h11: 123,43

17h12: hahahaha que vous êtes drôle, vous parlez encore en anciens francs chez Sanyrapid (pour la plomberie peut-être mais nettement moins pour les additions) c'est ça?

17h13: voilà votre chèque, au revoir. "Au revoir, et la prochaine fois appelez le plombier AVANT que ce soit bouché"

17h14: Ashley, tu es en progrès, tu n'as même pas hurlé C*NNARD, enfin CANARD quoi. Ah tiens, l'apprenti plombier de 16 ans a un pull Sciences Po... Po comme Pomberie?

17h15: Oh mon Dieu, ça pile le mois des impôts locaux, du double prélèvement de la RATeupeu, et des cadeaux de Noyel.

17h16: Môman dit toujours "c'est l'intention qui compte".

17h18: Ah mais chuicon, ce mois-ci on va me payer la moitié de mes heures de cours que je bosse à l'oeil depuis septembre. Respire Ashley, respire.

17h20: Étude de la facture. 17€ HT de plus parce que j'ai eu l'outrecuidance d'utiliser du destop... 75€ HT l'heure de main d'oeuvre. Ils ont bossé 12 minutes, ça fait TTC plus de 10€ la minute.

17h27: c'est décidé, j'arrête la recherche et je deviens plombière (oui, comme la glace pour alcooliques)

18h: ah le doux bruit de rototo de l'évier qui se vide VITE.



Une bien belle journée pour esponger

Je me plaignais d'avoir du boulot, je me plaignais mais quand j'ai lu ça je me suis dit que ça pourrait être pire, je pourrais crouler sous le boulot ET avoir la tête pleine de poux. C'est donc tout à ma joie relative que je me suis levée ce matin, tard, pour cause de surveillance d'exam à Perpette sur Oise. J'avais le temps de prendre un bon petit dej, peut-être même avec des oeufs et du jambon, de prendre une douche sans stress, de m'habiller sans essayer en même temps de me brosser les dents et de me sécher les cheveux pour aller plus vite. Et comme dirait Shalima

Enfin, ça c'est ce que je pensais.

Mais ça ne s'est pas du tout passé comme ça, forcément...

9h30: je lance une lessive de laine, tous mes pulls à la machine, zou.

9h45: Aaaaaaaah le bruit doux et bucolique du torrent au fond de la vallée pendant la fonte des neiges...

9h45 et 12 secondes: j'ai pas de vallée, j'ai pas de torrent, et c'est pas le printemps, donc ARGH, ALERTE AU DEGADEZO!

9h45 et 30 secondes: la machine à laver est arrêtée. Elle crache l'eau de vidange dans l'évier, mais là visiblement l'évier est bouché, les deux bacs sont remplis, le plan de travail est inondé, ça coule par terre sur toute la largeur de la cuisine et aussi dans les placards sous l'évier.

9h46: Elle est OU cette saleté de serpillière?

9h50: Saladier à la main, j'écope le contenu des éviers, je traverse l'appart avec le saladier plein à la main, je vide ça dans les wawas et on recommence du début.

9h54: ah tiens on dirait que le bac de gauche se vide plus vite. Et si je vidais tout dans le bac de gauche au lieu d'aller dans les toilettes?

10h: Ashley, t'es la reine des cruches, ça COMMUNIQUE, et donc ce que tu mets à gauche repart à droite, t'as plus qu'à TOUT recommencer.

10h12: vidé. Cool, je peux me laver les mains. Dans l'évier. PUT*IN mais non quelle connasse pas dans l'évier. Faut REvider.

10h15: Allô Pôpa?

10h17: mise en place de la stratégie avec Pôpa. 1 tu destopes et 2 si ça suffit pas tu dévisses le siphon.

10h18: j'ai plus de destop, alors on inverse 1 et 2

10h32: impossible de dévisser ce con de siphon, par contre le reste qui est en plastique a bien morflé, ça fuit au dessus du siphon. Je continue quand même

11h15: Je dois partir dans 45 minutes maximum. Je suis en pyjama détrempé, pas coiffée, j'ai ni mangé ni bu depuis hier soir.

11h20: douche vite. juste douche, pas le temps de me laver les cheveux tant pis.

11h21: Saleté de connasse d'habitude de me laver les cheveux tous les matins, je me suis mis la tête sous le jet par habitude, j'ai plus qu'à tout laver.

11h30: Habillons-nous. Il fait froid, du "moins quelque chose". Les pulls sont dans la machine pas totalement vidangée. J'ai un seul jean propre mais je dois le garder pour le week end. Il me reste une jupe propre, une vieille, trop petite, avec la fermeture cassée. Banco pour cette jupe. Avec un petit pull en coton. Et un tee shirt, que je n'aurai donc pas pour ce week end. faiche

11h38: Départ cheveux mouillés trempés au Monop pour acheter du destop. Ma jupe, trop petite, remonte bien au dessus du genou. Faiche. Les trottoirs sont peuplés de petits vieux qui marchent lentement à petits pas.

11h44: Y a la queue à toutes les caisses. Que des petits vieux. Qui mettent 8 jours à déposer une courgette et un steack sur le tapis de caisse. Qui mettent 8 autres jours à emballer les courses en question (les sacs réutilisables, connaissent pas les vieux). Qui décident de payer en liquide. Qui déposent TOUTES leurs pièces sur la caisse. Qui comptent trois fois avant de s'apercevoir qu'il leur manquent 3 centimes. Qui rangent tout lentement dans leur porte-monnaie. Qui hésitent 10 ans entre chèque et CB. Qui sortent le chéquier et ne trouvent plus leur carte d'identité.

11h59: Deux bouteilles de destop vidées dans l'évier, odeur pestilentielle, ça brûle le nez la gorge et la trachée.

Midi: Départ en courant direction métro. Oh punaise j'ai plus un seul ticket pour perpette sur Oise, arrêt au distributeur qui doit lui aussi être un petit vieux.

12h15: arrivée à Charles de Gaulle Etoile, vérification sur l'écran, le RER est en retard. Donc je vais l'être aussi.

13h15: Arrivée à l'école des ingénieurs orthographiquement déficients. Oups, ils sont dans quelle salle?

13h25: Bonjour madame de l'accueil, pourriez-vous interrompre votre partie de Solitaire et me dire dans quelle salle je suis.

13h32: "L'ordinateur est lent. Alors MONSIEUR Abbott vous êtes en C23". Merci mais moi c'est mademoiselle, ça se voit pas non?

13h35: Bonjour eskusez-moi, prenez un sujet, vous avez deux heures silence merci.

13h36: Oh put*in j'ai faim. Forcément, j'ai pas eu le temps ni de déjeuner ni de petit déjeuner. Et la salle de devoir est juste en face du local de l'association de cuisine, qui fonctionne à plein régime, ça sent les lardons et le fromage, j'imagine un petit muffin avec le fromage juste bien gratiné, puis je pense à la pizza au Maroilles de MissBrownie, j'ai faim j'ai faim c'est insoutenable.

13h47: Tiens, si je bouffais le bureau...

14h02: Air digne, c'est parti j'entame la tournée dans la salle, le truc que j'ai toujours voulu faire, marcher d'un pas lent et digne dans les allées. Ça se passe très bien jusqu'au moment où ma dignité se mange une table en pleine face, tout le monde se marre. SILENCE, BOSSEZ UN PEU!

14h21: Bon, c'est fini quand?

15h15: il vous reste un qurt d'heure.

15h30 LES COPIES, C'EST FINI

15h35: ouais c'est bon je vais enfin aller manger. Sauf que "Bonjour mademoiselle Abbott". Ah, bonjour, oui oui bien sûr que j'ai quelques instants pour discuter (bouhouhou) devant la porte de cette saleté d'association de gloutons.

16h: Mam mam ce pain au chorizo sur la route du RER.

16h01: Mademoiselle, vous avez quelques minutes? NON (c'est pour une association qui m'avait bien arnaquée quelques années avant, oui oui je vous rends la monnaie bien sûr et hop la fille se barre avec mon billet de 20€ en me lançant une carte postale pourrie). S'engage un dialogue des plus charmants "Genre t'as pas le temps, mais tu marches comme une tortue" Réponse ashleyesque "bah justement comme je marche leeeeeeeeentement, ça me prend plein de temps de marcher, et du coup j'ai pas le temps pour le reste. Au revoir". "VAZY CASSE TOI GROSSE VACHE RADINE. ET PUIS FAUT PAS T'ÉTONNER D'ÊTRE GROSSE, ESPÈCE DE GROSSE VACHE, T'ES DÉJÀ EN TRAIN DE BOUFFER, TU BOUFFES TOUT LE TEMPS". Bouhouhou

17h15: Arrivée maison. Ah tiens c'est amusant, c'est irrespirable ici. Dans la cuisine c'est irrespirable ET ça brûle. Et y a toujours autant de Destop dans les bacs. Rien n'a bougé. Youpi.

17h27: ah tiens, mais j'y pense, comment je vais faire pour dormir ici? Soit je dors la fenêtre fermée mais ça brûle gentiment mes bronches mes poumons mon nez ma bouche, et ce serait ballot parce que je pense que ça pourrait me servir dans un futur proche. Soit je dors la fenêtre ouverte mais il fait 0 dehors là. Réponse c donc, j'appelle copine-voisine.

9h30 ce matin: passage maison, toujours aussi irrespirable.

Si tout va bien, ce soir tout sera débouché, mais hum bon voilà, il faut pas mettre la peau de l'ours avant les boeufs hein, ça pourrait faire déborder le vase.

mardi 11 décembre 2007

Contes et légendes de la Polonie

Aujourd'hui, pas le temps, mais Dieu merci, mes gentils collègues oeuvrent pour la tenue de ce blog.
Nouveau collègue vient de la Réunion. Donc forcément je lui ai parlé de sa miss. Karol a sauté sur l'occasion pour nous parler de la découverte qu'il avait faite en regardant miss France (attention là on s'accroche)
"Mais c'est fou ça, je savais pas que la France avait encore autant de colonies!".

Ne le remerciez pas, ça lui fait plaisir (et à moi aussi)

Pour fêter cette découverte, il m'a proposé de goûter au chou préparé par sa mère. C'était vachement bon (I am a choucroute loveuse). Et là il m'a expliqué que c'était très spécial, typical Polish, parce qu'elle mettait le chou à macérer dans le sel dans une énorme marmite pendant des mois pour que ça leur fasse tout l'hiver, et que de temps elle se mettait debout dans la marmite pour tout fouler avec les pieds. Donc je suis en mesure de vous le dire: le chou au jus de pieds, c'est succulent (mais je pense que je n'en remangerai pas, c'est spichologique).

Sur ce, bonne journée et pensez à moi la prochaine fois que vous mangerez de la choucroute.

EDIT: merci de prier les dieux de la plomberie, ici c'est dégât des eaux, la la la qu'est ec qu'on se marre chez moi (au secours, j'en peux plus, achevez-moi). DOis-je préciser que TOUS mes pulls un peu et beaucoup chauds sont coincés dans ma machine à laver pas vidangée et qu'il fait -2°C dehors? NOn, pas besoin hein...

lundi 10 décembre 2007

Week end (je veux le et je raconte mon)

Je veux le, ça me semble évident hein, on est lundi, je suis déjà morte et j'ai du boulot tellement que je suis noyée en dessous, je suis stressée stressée stressée. Vivement 2008 que ça se calme, je peux pas supporter le réveillon du 31, mais là pour une fois j'attends le nouvel an avec impatience.

Je raconte mon, ouh la la la ça va être long. Et décousu. Alors on va se concentrer sur les faits marquants voulez-vous.

Vendredi soir, raclette chez copine-collègue. Raclette de chercheurs donc. Et même qu'on a fait une sacrée découverte: quand tu prends deux pitites spatules en bois pour ramasser le fromage dans les poêlons et que tu tapes, ça fait comme des claves dites donc. Avec de la guitare, même si tu reconnais pas trop trop ce que joue le collègue, c'est du meilleur effet (cékoikijoulà? Je sais pas, mais tape). Voilà, la recherche avance (n'est-ce pas Nat qui se posait des questions).

Samedi, journée shopping avec môman. Shopping hydratant, il pleuvait tel bovin qui urine... J'ai jamais essayé autant de chapeaux et de bonnets que samedi. Dialogue le plus couramment entendu samedi
Môman Abbott: Essaie celui-là
Ashley: Euh t'es sûre? Je le sens pas moi, ça va me faire une sale tête
Môman: Essaie quand même, on sait jamais
Ashley, moche chapeau sur la tête: Alors? Ah bah voilà, ça me fait une tête de bi*te
Môman, pouffant avec discrétion: mrfgpnbrgdcnbsjf, rhô les gros mots, chhhhtttttt!
Ashley: Quoi? Ça me fait une tête de bite en vrai
Môman: Oui t'as raison repose moi ce truc ça te fait effectivement une tête de ce que tu dis.

Jusqu'au moment où on a trouvé celui-là, que j'ai même pas une tête de "comme je dis" ni une tête d'idiote du village, alors vous pensez bien qu'on l'a pris. Mais comme le bovin n'a pas fini d'uriner, je peux pas le mettre, pfffff la vie est mal faite.

Samedi soir, soirée Miss France. Je tiens à souligner mon profond désaccord avec le choix du jury et du public. J'avoue tout, j'ai très rapidement été pour Miss Hot, bien plus jolie dans la réalité de la télé que dans la photo du ternet. Je signale au passage à nos amies expatriées qui se plaignaient la semaine dernière de leur impossibilité d'assister au carnage que l'intégralité de la soirée est disponible en ligne ici, vous n'avez plus d'excuse pour ne pas regarder. Bref, j'ai perdu et pas qu'un peu, miss Berry décrochant haut la main et surtout haut la frange le titre de Plus Moche Miss 2008 et même peut-être 2009 2010. Et pour citer un grand philosophe, je dirai "Miss France 2008, ou comment prouver qu'on peut aussi être brune ET nunuche".

Dimanche après-midi, exposition Abysses. Y avait des poissons super bizarres, en plus avec Ryan on a fait les chercheurs, on a lu TOUS les panneaux, et on est ressorti scandalisés "NAN MAIS QUEL SCANDALE C'EST EXPLIQUE NULLE PART COMMENT QUE LES MOCHES POISSONS QUI VIVENT DANS LE FOND ILS FONT DE LA LUMIERE, viens, on se casse c'est un scandale. Attends non tant qu'on y est on se tape le musée de la minéralogie". Y avait plein de cailloux (que y a écrit dans le musée qu'on doit pas dire que c'est des cailloux et que Ryan il m'a engueulée, alors après je voulais plus lire les pancartes, et puis fallait encore faire les photos alors on est partis. En plus que Ryan il en avait plein les oreilles des gamins de 5 ans et de moi qui zhurlaient de concert "je veux rentrer à la maison j'en ai maaaaaaaaaaaarre des cailloux bouhouhou".

Ensuite, les photos. Alors là ça rigolait plus du tout. Parce que j'ai un don voyez-vous, un don qui fait sortir sur mon visage toute la débilité dont je suis capable dès qu'un appareil photo est dans le coin. Déjà rien que dans les escalators du métro, je SAIS qu'il y a des caméras alors je suis toute crispée, dans le bus je vous raconte même pas, y a écrit partout "Souriez, vous êtes filmés", ça me traumatise. Mais ça j'avais légèrement omis de le dire à Ryan, mais je le soupçonne d'avoir deviné, vu qu'il m'a proposé un verre pour me détendre. "Mais enfin je ne vois de quoi tu m'entretiens, je suis très caaaaaaaaalme". Plus on installait le matériel, le drap noir, le projecteur, le trépied, plus j'espérais arriver à me transformer en flaque et à couler sous la porte. Évidemment, ça n'a pas marché, rapport à l'énorme apéro que je m'étais tapé devant Miss Nunuche, parce que la flaque avec du bide et des cuisses elle passe pas sous la porte. Première photo, pour faire les réglages, j'ai été prise par surprise et bizarrement elle n'était pas ratée du tout. Alors je sais pas, ça m'a mise en confiance, après ça allait vachement mieux, j'ai souri telle la nunuche, je me suis tiendue bien droite en disant à chaque fois "élégance prestance Miss France". Après une bonne heure et demi, donc au début je suis hilare, ensuite on sent bien que l'hilarité ça va deux secondes, ça commence à partir gentiment, ça finit sans sourire et au final on a fait des photos de mon dos, et je baillais à me décrocher la mâchoire pendant les prises. Avant que vous demandiez, non je n'ai pas les photos sous les mains, parce que si je les avais je vous les aurais montrées rien que pour me la péter. Mais bon si vous patientez quelques mois vous me verrez dans Vogue...

Tout ça pour dire que cette semaine je croule sous le boulot, qu'en plus on va nous pondre une petite grève pile le jour où je dois aller à Perpette sur Oise. Vivement le week end prochain, c'est moi que je vous le dis.

jeudi 6 décembre 2007

Contes et légendes de Bisounoursie

Note rapide, pas le temps pas le temps pas le temps, à côté de moi les lutins du Père Noël, ils glandent sévère en ce moment.

La Bisounoursie existe et j'ai des preuves:
-mercredi soir, excellentissime soirée avec mesdemoiselles Sofiso et Fyfe, et avec notre toute nouvelle copine de blog: monsieur Sofiso. Avec elles, pas besoin de prendre un abonnement au cours de gym pour les abdos, on rigole tellement qu'on est plus musclées que Jean-Pierre Van Damme (oui Jean-Pierre, parce que Jean-Claude c'est tellement pas fashion)
- en rentrant de la soirée en question, j'ai trouvé un cadal dans ma boîte aux lettres, ce livre

adorablement offert par Shalima. Que là tussuite ça me démange de faire la blague la plus pourrave du mois "Shalima, merci pour le chocolat ET pour le livre", ah on rigole bien chez Ashley (bientôt, une histoire de Toto, ne zappez pas). Merci beaucoup.
-ma môman vient faire du shoppingage à Paris samedi.
-samedi c'est l'élection de Miss France, joie et bonheur dans mon coeur, parce que moi j'aime beaucoup le bonheur, Jean-Pierre et Geneviève, parce que le bonheur ça rend les gens heureux.
-Saperli a eu une idée très chouette, écrire une histoire tous ensemble, tout est expliqué .
-le week end prochain je pars en Bisounoursie, donc ça c'est l'ultime preuve que la Bisounoursie existe.

MAIS en Bisounourise, rien n'est parfait, il y a de la délinquance:
- une certaine Fyfe s'est ouvertement moquée de mon hoquet en toute discrétion dans le métro, je trouve ça moche
-un certain Ryan m'a dit "Dimanche on se fait une séance photo, j'ai envie d'en faire une sur tes yeux, parce qu'ils sont super beaux". Là vous vous doutez bien que j'étais à deux doigts de remercier mes parents sans qui mes yeux n'en seraient pas là aujourd'hui, et toute l'équipe, très sympa, et tous les gens de l'ombre dont le travail est tellement essentiel. Sauf qu'il n'avait pas fini le Ryan "mais je les prendrai en photo un par un, parce qu'ensemble TU LOUCHES". Je suis donc preneuse de tout remède maison pour faire diminuer les cernes, histoire de les faire passer de jusqu'au nombril à jusqu'au menton.
-Blogger a décidé que ça suffisait comme ça de bloguer du boulot, donc 1 il ne m'avertit plus quand vous me mettez des commentaires (par contre il me dit quand moi j'ai commenté dans mon propre blog, on sait jamais hein), 2 il me bouffe mes commentaires 4 fois sur 5 et 3 il ne veut plus des adresses de vos blogs, ce qui me chagrine moult.

Bonne journée et bon week end, je sens que je vais avoir PLEIN de choses à raconter lundi moi.

mardi 4 décembre 2007

Décembre, sa dinde, ses truffes

Aaaaaaaaaaaaah (soupir de bonheur béat), nous sommes ZENFIN en décembre, ce mois que j'attends toute l'année pour ses festivités rituelles. Pour une fois, j'ai décidé de faire comme tout le monde, j'attends, je trépigne (et si ça vient pas "je fais pipi par terre et je me roule dedans jusqu'à ce que ça mousse" comme dirait le distingué John Abbott). Alors oui, j'avoue, comme tout le monde je réfléchis au menu de cette soirée faste, j'organise, je me demande avec qui je vais passer cette nuit si douce, je me demande comment je vais m'habiller. De toute façon, on ne peut pas vraiment y échapper, on en parle partout à la télé, dans les magazines, à la radio, partout quoi. Bah oui, comme tous les ans au mois de décembre, samedi soir ce sera l'élection de Miss France. Un an que je l'attends celle-là, c'est pas trop tôt.
Cette année, j'ai décidé de faire les choses en grand, il s'agirait de ne pas se laisser abattre, ni par ce que vous savez, ni par le reste, alors j'ai pris les choses en main. J'ai décliné toutes les invitations qui m'étaient faites pour ce jour-là (bon ok y en avait qu'une, mais une sur un totale de un, ça fait du 100% de refus, ce qui est assez énorme). Le ménage ayant été fait en grand dimanche, je peux sans problème et sans honte envisager que des personnes pénètrent dans ma demeure.

L'élection de Miss France, c'est aussi le plaisir de recommencer un peu comme cet été. Cet été, on s'empiffrait devant la télé en regardant les candidats de Kho-Lanta crever la dalle de leur plein gré (enfin je dis on, mais je pense surtout à quelqu'une en particulier). Pour Miss France c'est le même principe, on s'empiffre en disant "han mais elle est pas un peu grosse par hasard miss Machin? Eh oh, Miss Machin, faut arrêter le quatre heures là! Passe moi la mayo steuplé".

Pour l'élection de Miss France, il faut choisir sa miss qu'on supporte, c'est la règle chez moi. Comme je ne suis pas une ingrate et que je porte dans mon coeur la région qui m'a vue grandir, je soutiens TOUJOURS miss Berry (vous remarquerez que le journaliste, par souci de réalisme a été jusqu'à traduire par écrit les fautes d'orthographe de la miss, ça fait plus vrai). Jusqu'à la fin du premier tour où elle se fait invariablement éliminer. Comme je ne suis ni une ingrate, ni une idiote, je soutiens dès le deuxième tour miss Pays de Loire, le pays qui a vu grandir mon pôpa, surtout que la plupart du temps elle est moins moche que Miss Berry.

D'ailleurs cette année j'ai fait un pari avec mon co-regardeur et critiqueur de miss France, ce fut solennel et beau "Je te préviens, moi je suis pour miss Berry, et même que si elle gagne je promets que je vais sur les Champs Elysées et que je chante ON EST EN FINALE". Je prends pas trop de risques, mais bon voilà, pour l'élection de Miss France je fais dans le fracassant. (merci de ne pas envoyer des zessaimesses ruineux à Thé et Faim pour me voir défiler seule sur les Champs au journal de 13 heures de dimanche)

Et comme je suis sympa, je distribue mes prix aux miss en compétition (la galerie est ).

Dans la catégorie Miss "Mon nom est en total accord avec ma photo", la gagnante est Miss Côte d'Azur, plus connue sous le nom de mademoiselle Hot.

Dans la catégorie Miss "le journaliste m'a draguée et je n'y ai vu que du feu", la gagnante est Miss Albigeois-Midi-Pyrénées (et je viens d'un coup de comprendre pourquoi les miss doivent être grandes: c'est pour qu'elles puissent porter sans avoir l'air trop ridicule des écharpes avec le nom de leur région en entier dessus). Il a pris confiance ce monsieur, POUF d'un coup il la tutoie, y a mamouth sous gravillon, c'est moi qui vous le dis.

Dans la catégorie Miss "Je fais de l'humanitaire pour prouver que toutes les miss ne sont pas des cruches", la gagnante est Miss Auvergne, que dans ses ambitions on dirait Shalima.

Dans la catégorie Miss "Proche des gens", la gagnante est Miss Rhône Alpes, qui aime les vêtements simples, les choses à la portée de tous comme Gucci, Versace et Ralph Lauren.

Dans la catégorie Miss "Menteuse", la gagante est Miss Guyane, qui nous dit que son secret de beauté c'est de boire beaucoup d'eau avant d'aller dormir pour avoir le teint frais. Moi si je fais ça, c'est pas le teint que j'ai frais, mais le popotin arrière, rapport à que je dois me lever dix fois dans la nuit pour doublepiter dans ma salle de bains pas chauffée.

Voilà, vivement samed, courses avec Môman dans la journée et apéro-Miss France le soir, que demande le peuple? Un test? Bah y en a un , allez-y profitez...

Et oui je me suis tapée de lire TOUTES les fiches de TOUTES les miss, si ça c'est pas de l'abnégation je sais pas ce que c'est.

Et promis, dans la prochaine note, il n'y aura aucun lien vers un site de TalonnettesTV.


lundi 3 décembre 2007

Couvre-chef de la tête

L'hiver, il fait froid, surtout dehors (ça c'est une note qu'elle commence bien, avouez). Et moi j'aime pas avoir froid. le problème c'est que dehors il fait froid, mais dedans le labo il fait chaud, rapport à que le Centre National de la Recherche des Sous il a décidé de faire des économies sur l'interrupteur du chauffage de tout le bâtiment: y a soit off, soit on-mais-pas-qu'un-peu. Donc dedans ton bureau, tu sues si t'es habillé en fonction du temps de dehors. Je pars du principe (Môman ne lis pas la phrase qui va suivre, merci) que vu que je passe beaucoup plus de temps dedans ou dans le métro que dehors, mieux vaut s'habiller en fonction de dedans. Mais ne vous inquiétez point, j'ai une solution pour ne pas décéder de froid par hypothermie pour cause de pull pas assez chaud, j'ai nommé: le couvre-chef (là vous faisez TADAM dans vos têtes, merci).

Bah oui, parce que (attention, début du quart de seconde scientifique de cette note) le saviez-vous? On perd 30 à 40% de la chaleur de notre corps par notre tête, qu'elle soit vide ou pleine. Là ça m'impressionne, parce que penser qu'un petit pois produit autant de chaleur qu'une grosse usine à gaz, ça m'éberlue totalement. Autant vous dire que le petit pois est une excellente source de chaleur, je vais te refaire le Grenelle de l'environnement en obligeant tout le monde à chauffer sa baraque avec des pitis pois moi, ça va pas traîner. Tout ça pour en arriver au fait que si on se met un couvercle sur la tête, on préserve d'un tiers à quasi la moitié de la chaleur de son body, ce qui est énorme.

Et là, vous vous en doutez, ça ne peut pas aller comme il faut, sinon je ne pourrais pas râler et ça me manquerait. Alors je le dis, j'ai un problème avec les couvre-chefs (en dehors de celui du placement du s au pluriel, parce que tout le monde sait très bien que pour les mots composés, on ne met jamais de s à la partie du mot qui est un verbe, ça me semble évident). Parce que figurez-vous que j'ai un petit front (dixit madame ma mère, mais bon les parents ça a toujours raison). Et donc dès que je couvre mon front, je perds subitement 120 points de QI, j'ai l'air complètement STUPIDE. Donc déjà, les bonnets, c'est non. En plus j'ai été traumatisée par le bonnet de monsieur B, mon instit de CM, qui a mis un truc immonde sur sa tête mi-chauve pendant toute la classe de neige. Et dès que j'ai un bonnet j'ai peur de lui ressembler. Donc c'est pas possible.

Le seul truc qui ne me fait pas une tête affreuse, c'est la casquette de mon papa, celle que je mets pour faire marrer tout le monde (ouais c'est un peu contradictoire mais bon passons voulez-vous), mais bon si j'ai l'air neuneu avec ça, c'est juste parce que les motifs hum hum quoi (hum hum pour une jeune fille Pôpa, ne t'enflamme pas). Mais voilà, l'an dernier, un peu avant Noël, les parents Abbott étaient partis en visite chez un des frères Abbott, dans une ville lointaine, et pôpa avait oublié sa casquette. Jusque là rien d'anormal me direz-vous, il est d'usage que le pôpa Abbott oublie au moins une des composantes du trio des inoubliables sous peine de sanction: les clefs, le portable ou la casquette. Son rembourrage capillaire têtal étant fort pauvre, Môman Abbott s'inquiéta et elle lui trouva une casquette de secours peu onéreuse dans un magasin (de Chartres si mes souvenirs sont bons) afin d'éviter que le père attrape une pneumonie du cerveau. Le problème de la casquette de secours c'est que 1 elle n'était pas assortie au manteau paternel et 2 elle était trop grande pour la tête pourtant bien remplie du père. Elle fut donc laissée à l'abandon. Mais votre serviteuse, découvrant ce bien précieux ("quoi? tu veux mettre cette casquette de merde?" disa la mère), le fit sien. Et la première sortie de la chose fut faite à la messe de minuit (là où qu'on braille les Anges dans nos campagnes avec le père et là où que la mère elle essaie de dire de façon sérieuse "Rhôôô arrêtez vous me faites honte" entre deux rigolades masquées). Depuis je la mets tous les jours d'hiver. Et même que j'ai pas (trop) honte. Et même qu'un vote à main levée fut organisé pour décider de quel côté devait pencher la casquette, et à l'unanimité d'une voix sur une il fut décidé la chose suivante:

Donc voilà, depuis tout le monde se moque, surtout au labo "han Ashley elle a mis sa bombe d'équitation" ou alors "han Ashley elle a sorti son chapeau d'hôtesse de l'air, allez Ashley demande-moi si je veux une boisson et montre-moi les issues de secours". Moi je m'en tape, je l'aime ma casquette (mais je vais quand même aller voir au Printemps samedi avec ma môman si je peux me trouver un joli bonnet de schtroumph qu'on peut mettre en arrière et donc pas sur le front comme celui de Londoncam). "MA casquette, je te signale que c'est la mienne quand même, même si je te l'ai donnée", répond invariablement le père.

EDIT de 20h45: une gentille lectrice anonyme, dont le prénom commence par Ta et se termine par Nia (saurez-vous la retrouver?) nous propose sa vision du couvre-chef têtal, et c'est MAGNIFIQUE