mercredi 31 octobre 2007

Vous allez me manquer

Voilà, je pars. (Ton dramatique, merci de prendre la tronche de rigueur)
Et j'ai bien vu hier que vous vous faisiez plein de souci pour moi. Alors pour vous rassurer, je vous donne un moyen de jeter un oeil à mes ouacances. Si vous allez , vous pourrez voir la mère le père et la fille se balader (la fille c'est celle qui fait 20 fois le chemin de tout le monde en avançant, puis en faisant demi-tour pour dire "han regarde Môman un coquillage", qui repart, qui rerevient etc). En plus vous pourrez voir si le temps est comme il faut ou pas, comme ça pas la peine de faire du vaudou tout le temps pour la météo, juste vous en faisez quand il fait moche ou que vous sentez que le temps se brouille (je suis ingénieur, j'optimise, normal).

Sinon, pour vous dire à quel point vous allez me manquer et à quel point ça me cause un dérangement têtal, j'ai fait l'acquisition d'une robe pull, celle-là, mais en marron et en promo, on n'est pas des milliardaires ici. Ou alors je régresse, je m'achète que des fringues qui me rappellent celles de mon enfance, allez hop une robe pull, le clown multicolore sur le bidon en moins. Enfin bref, j'ai acheté le truc que si tu fais pas 40 kilos, ben t'as l'air d'une grosse patate dans un sac (en plus j'ai pris marron, c'est ballot), et comme je fais plus d'une fois et demi 40 kilos, je te raconte pas le montant des travaux. En plus je voudrais pas dire, mais la pétasse sur la photo elle est moulée du haut, et moi je suis désolée, dans ma taille, ben en haut c'est plus large, à mon avis y a de la triche hein. Par contre pour le sous-pull je vais passer mon tour hein, parce que je vais être incapable de mettre ça sans avoir la musique des Bronzés font du ski dans la tête toute la journée. En plus je suis certaine que si tu le coinces pas dans le collant (= joli bourrelet à la taille et sensation pas très agréable) ben ça te remonte jusque sous les seins (=joli bourrelet plus haut que la taille, et sensation pas très agréable et aussi tout le monde le voit because à partir d'au dessus de la taille c'est un tou piti peu ajouré). Mais en vrai je l'aime boucou hein. Et en plus elle arrive au dessus du genou, ça fait environ depuis le XXème siècle que j'ai pas mis une jupe au dessus du genou. Peut-être que je vais mourir d'une penumonie des genouxes du coup, mon Dieu que ça doit être douloureux.

Bien évidemment je n'amène pas cette robe si belle sur un cintre si quelconque sur moi en ouacances, donc pas la peine de la guetter dans la webcam. Et si vous la voyez quand même, bah c'est que dedans c'est pas moi.

Bon voilà j'ai fait des photos et en vrai ça donne ça



Vous pouvez admirer sur cette photo, en vrac: ma moche moquette, ma nouvelle robe-pull sans dessin de clown, mes bottes de Thierry la Fronde, et une jeune personne dans la position dite "de miss France". Et accessoirement un tas de sacs à linge sale. Et sur mon épaule droite l'étiquette où que y a écrit "promotion"

Voilà, j'avais prévu de ne point vous faire de billet, bien sûr je peux pas m'empêcher d'ouvrir ma goule. Mais je ne pourrai pas vous répondre, et comme je n'aime pas ne pas répondre aux commentaires, je désigne responsables du répondage aux gens:
-mercredi j'aurais bien dit Sixtine mais là c'est point le moment, ou Aphykit mais elle a disparu alors hum, et puis de toute façon on peut pas mettre de mère de familia pasque le mercredi c'est la cata, donc hum, Françoise elle a plein de cravail et la Reine aussi, Erika son blog on sait pas qu'est ce qui lui arrive, ah je ne sais pas je suis perdue. J'exige que l'une d'entre vous se dénonce et se dévoue, merci d'avance
-jeudi LiLLy c'est bien pratique les jours pas fériés aux ztazunis
-vendredi ManouG
-le week end (oui deux jours parce que 1 plus personne ne commentera donc ça ne lui fera pas trop de boulot et 2 si la SNCF le veut bien, à 20h30 dimanche je reprends du service) Isabella
En cas de réclamation, selon le jour de la réclamation en question, vous savez donc à qui vous adresser. Et bien entendu les gens désignés découvrent qu'ils le sont en même temps que vous, ils n'étaient pas au courant. Et ça a été dur dur de trouver des gens qui ne partent pas, qui ont le ternet, qui ne font pas le pont ou qui ne font pas les jours fériés... Si y en a qui ne sont pas dispos, je désigne deux jokers: la Reine et Elodie la Marguerite. Ne me remerciez pas, ça me fait plaisir.

A lundi les gens

mardi 30 octobre 2007

Ca s'arrange pas

Bon, je vais être claire, j'ai deux ans d'âge mental. Là par exemple, je suis beaucoup trop excitée pour raconter le moindre truc intelligent, demain je vais partir au bord de la mer (le train est supposé partir à 6h30, je vous raconte pas l'état de loquitude de moi à l'arrivée) rejoindre les parents Abbott. Les dernières vacances au bord de la mer avec les parents Abbott remontent au XXème siècle environ je dirais, ça nous rajeunit pas.
Ce week end j'avais boucou de mal à dire autre chose que "mercredi je vais à la mer" à Victor. Donc en toute logique j'ai fait la comédie pour aller à l'aquarium de la Porte Dorée "pour réviser". Alors ce qui est fort intéressant, c'est que deux publics se côtoient dans la même file d'attente, ceux qui vont voir les poissons et ceux qui vont voir la cité de l'immigration (oui l'aquarium est au sous-sol de la cité de l'immigration), autrement les débilos et les intellos. Oui parce qu'allez savoir pourquoi, mais ceux qui allaient visiter la cité avaient tous de gros bouquins sous le bras et un air très sérieux. Avec Victor on était cernés, on s'en est rendu compte après avoir relaté pendant 10 minutes nos exploits maritimes, moi je pêche els crevettes à mains nues et après on les mange, moi je pêche les crabes avé les mains, moi j'ai déjà vu un requin en vrai, rapport aux regards désapprobateurs. Ensuite la madame de la caisse m'a fait les gros yeux quand je lui ai dit "nan pas la cité de l'immigration, l'aquarium". Bah oui visiblement si t'as pas de poussette on te fait les gros yeux. Et je voudrais pas dénoncer, mais y en a qui sont viendus avec des crevettes pas beaucoup plus grosses que celles de dans les aquariums, crevettes qui ont pioncé pendant toute la visite, moi j'appelle ça un alibi mais enfin bon. Un alibi et un bélier parce que depuis je n'ai plus de tendons d'Achille, ils ont été sectionnés, un petit coup à chaque fois. Enfin bon, l'avantage c'est que maintenant j'ai bien révisé, je saurai reconnaître un crocodile du Nil, un poisson chirurgien japonais ou un poisson rasoir si j'en croise un sur les plages vendéennes.

Sinon, je vais être claire aussi, en ce moment je n'ai pas de tête. J'oublie tout sauf les trucs qui servent à rien. Comme d'habitude me direz-vous, certes oui, mais là c'est plus pire qu'avant, j'oublie même ce que j'avais noté vingt fois. Comme par exemple (au hasard) finir de rédiger le poly pour pouvoir l'envoyer à mes élèves par mail avant ce soir. Sauf que depuis lundi je passe mes journées les mains dans la flotte ou pleines de gel pour échographie, ce qui n'aide pas boucou pour taper un poly de cours, vous en conviendrez. Heureusement, y a toujours la nuit pour bosser au lieu de pioncer, ce qui fait que ce soir je devrais en toute logique être dans un état relativement proche du coma pour cette pauvre Elodie la Marguerite qui me fait l'honneur de sa présence ce soir.

Vous comprendrez donc que dans la conjoncture actuelle, je ne peux pas écrire de note correcte. Je vous laisse donc pour quelques jours, soyez sages, mettez des tas de chrysanthème sur les tombes, n'oubliez pas vos écharpes et vos mitaines, il fait froid. Et votez pour la date du prochain rencontrage, je déciderai à mon retour en fonction de vos réponses. Par contre, si vous préférez les vacances scolaires, soyez moignons de me dire dans quelle zone vous êtes (par mail de préférence, merci boucou) parce que sinon ça va être le bazar.

Bonne semaine, plein de courage et même des bisous pour la route. Si vous avez le temps, faisez du vaudou pour qu'il ne m'arrive rien quand je serai entre les griffes de la Société Nationale qui te Change en Fou.

lundi 29 octobre 2007

Pas de titre parce que zut quoi

Oui je sais je suis en retard, oui y a Marine qui râle parce qu’elle n’a pas sa note à 8 heures. Pas de panique, je rattrape ça tussuite.

Samedi, comme vous le savez, c’était notre rencontrage pique-niquage. Evidemment le pique-nique fin octobre dans nos froides contrées, c’était le meilleur moyen pour se retrouver à l’hostopital pour faire NFS chimie iono et une radio du thorax pour cause de pneumonie et de rhume des fesses (assises dans l’herbe 4 heures bah oui je suis désolée ça donne un rhume du popotin arrière). Nous nous sommes donc retrouvées devant un bar à tapas aux environs de vers midi à peu près. Il y avait des habituées du premier piche-niche, j’ai nommé mesdemoiselles Bykyss, Sofiso et Fyfe et des pas habituées mais qui risquent de le deviendre, leurs majestés Erika, Kyky, Bellzouzou et Marine (bonjour). Sofiso ayant rapidement eu non pas un ticket mais le carnet tout entier avec un serveur que nous nommerons monsieur F, nous fûmes traitées comme des reines ou presque (ou pas). Evidemment on a bien rigoulé, évidemment on va recommencer (cf sondage en haut à gauche vous seriez bien carottes de répondre, merci).
Le pique-nique qui n’en est pas un dans un bar présente un avantage certain : tu ne sors pas du boulot le vendredi soir en catastrophe en hurlant « ah mon Dieu j’ai pas fait les courses pour demain, quelle horreur », et tu ne te lèves pas à point d’heure le samedi matin pour faire la popote la tête dans le popotin arrière et donc tu n’oublies pas de mettre la moitié des ingrédients. Par contre de la revanche, j’ai montré à tout le monde ce que ça donnait quand j’étais pas réveillée, maintenant c’est officiel Erika pense que je n’ai pas toutes mes facultés mentales (5heures pour envoyer un texto de 3 mots, pas faciiiile).
Bref, le pique-nique pas pique pas nique était très très bien et vivement le prochain.

C’est donc l’esprit plein de souvenirs de ce doux pays qu’est la Bisounoursie que je suis rentrée chez moi. Et que je suis tombée sur un de mes gentils voisins (oui j’en ai aussi des gentils, mais du coup on les entend pas) de palier. Il partait de chez lui avec un sac de voyage. Et m’a informée du pourquoi du comment de son départ : énoooooorme dégât des eaux au 4ème, le seul moyen de stopper l’hémorragie était de couper l’eau pour tout l’immeuble. Donc pas d’eau avant lundi ou mardi. Et pour être sûr qu’on sera bien bien crados, la piscine pas très loin où il y a aussi des bains-douches est fermée pour sinistre. GLOUPS. La panique. Je commence déjà à échafauder un plan : demain je vais me laver chez machine, lundi chez truc, mardi si c’est pas remis j’irai chez bidule. Et il faut que je m’achète de la vaisselle en plastique, des trucs tout prêts parce que faire la bouffe sans eau c’est pas possible, des packs d’eau sinon je vais décéder de soif, ah mon Dieu la vie est injuste.
Quand tout à coup, DOUBLE PI, URGENT. Réflexion rapide « si tu doublepites maintenant, tu utilises ta dernière chasse d’eau jusqu’à mardi, est-ce que c’est ton dernier mot Jean-Pierre, tu es sûr que tu valides et que tu doublepites ? » Ouiiiiiiii. C’est donc avec un sentiment de non-retour que je tire la chasse (ce blog est passionnant, c’est officiel) et là qu’ouis-je qu’entends-je ? La chasse d’eau qui se remplit. Je me lave les mains, avec l’eau qui coule du robinet. Pour m’assurer que ce n’était pas ce qui restait dans les tuyaux qui me permettait de survivre, j’ai tiré la chasse again and again. DE L’EAU, OUI, DE L’EAU !!!! (oui la privation d‘eau est quelque chose de mentalement très épuisant), j’en ai tiré la chasse de joie.

Résultat : je suis dans le seul coin de l’immeuble où il reste de l’eau. Mais ça les autres ne le savent pas, ils ont tous cru les pompiers sur parole, et samedi soir c’était l’exode, tout le monde partait chez Maman ou Belle-Maman pour le week end. Sauf moi. Et j’ai eu une paix royale dans la nuit de samedi à dimanche, pas une seule fiesta, pas un seul mec bourré qui vomit dans les escaliers, pas une seule fille bourrée qui hurle dans l’escalier et en plus il faisait même pas trop froid.
Tout ce bol en si peu de temps, ça m’effraie, je sens que la poisse va reviendre en force sous peu, et ça c’est ballot parce que mercredi je prends le train, je sens que je vais morfler, pire que d’habitude.
Je prends donc le train mercredi matin de fort bon matin pour aller rejoindre les parents Abbott qui se la coulent présentement très très douce en Vendée . Remarquez que le père se barre en vacances deux jours après son grand retour sur son blog, autant vous dire qu’après la Toussaint va falloir tout recommencer pour qu’il s’y remette. C’est malin tiens.

vendredi 26 octobre 2007

Pour une sonnerie, c'est une belle sonnerie

Il fait froid. J'attaque avec un scoop, ça donne du poids à mon propos (et pas à moi, pour une fois, en même temps moi j'ai pas besoin de scoop pour grossir, surtout en ce moment).

Deuxième information capitale: le radiateur de ma pièce principale ne fonctionne qu'extrêmement mollement, il consomme comme un fou mais il ne chauffe pas, c'est estrêmement pratique et économique. Donc chez moi ça caille sévère, hier soir pour info j'étais en gros pyjama, grosses chaussettes plus chaussettes polaires, pull en laine à capuche (que j'avais sur ma tête histoire de ne pas mourir d'une pneumonie des oreilles), pull polaire, cape rouge polaire et écharpe et j'avais FROID. J'avais froid et j'étais super moche, ce qui est très très bon pour l'estime de mon moi-même qui culmine à -62532629 en ce moment.

Alors la nuit, pour essayer de ne pas décéder de froid, la cape se transforme en sur-couette, je garde chaussettes et pull polaire, et j'ajoute la bouillotte, puis avant de dormir je cours un 1000 mètres couchée pour réchauffer les draps. Mais le matin, tout est froid, à part l'endroit où je suis. Et donc je n'arrive pas à sortir du lit.

Pour mieux comprendre les enjeux de la sortie du lit d'Ashley, découvrons ou redécouvrons ensemble le réveil d'Ashely en semaine. Une demi-heure avant l'heure de lever maximale autorisée, la chaîne se met en route et distille crescendo les absurdités absurdes de deux animateurs de radio qui se partagent le même neurone. "Mais change de radio Ashley" me direz-vous. Certes non malheureux vous répondrai-je, car je compte sur ma forte propension à la râlerie et à l'indignation gratuite pour m'éveiller, rien de tel que deux blaireaux pour me réveiller, je bascule direct en mode vieille conne (10 centimes) et c'est parti "nan mais c'est pas permis des abrutis pareils, mais où ils sont allés les chercher? c'est pas possible ils les ont pris au service Missions du Centre National de la Recherche des Sous. Ah bah non c'est pas possible ils sont pas du genre à se lever aussi tôt pour aller bosser, quoique du coup ils sortent super tôt, alors si peut-être". Évidemment, ça dure une minute 12 et juste après je replonge.

C'est là qu'intervient le portable qui tue tes zoreilles. J'ai sélectionné comme sonnerie pour le réveil la plus stridente, la plus zatroce, la plus zinsupportable des sonneries, pensant que l'horreur de la chose me réveillerait pour de bon. C'était sans compter sur la touche "répétage" (en vrai elle s'appelle Rep, c'est pour ça que j'ai du mal avec la fin du mot), que quand tu appuies dessus le portabeul il ferme sa goule pour mieux la rouvrir 5 minutes après. Fut un temps, ça fonctionnait, au bout de 5 cycles d'éteindage/regoulage je me levais. Maintenant ça ne marche plus, je dois donc prendre le portable après sa première sonnerie et le mettre sur l'oreiller juste à côté de mon oreille pour que ça arrive à me réveiller lors des regoulages suivants.

Mais là c'est l'hiver, il fait froid (oui on tourne en rond aujourd'hui, mais c'est vendredi, je fais ce que je peux), et dehors (dehors =ailleurs que sous la couette, dans ce monde hostile là où tout est dur et cruel) il fait froid, je ne peux pas sortir sans me transformer en hibernatus. Alors j'ai fait appel à mon piti radiateur d'appoint, qui ressemble à celui d'Isabella, dont elle nous parle avec amûûûr et émotion ici, et je le branche dès que la chaîne se met en route, direction dans ma face pour trouver le courage de sortir. Problème: cette chaleur me décrispe (oui, dormir dans le froid ça crispe et ça stresse, donc en ce moment j'ai le visage plein de griffures, parce que quand je suis stressée je me griffe en dormant) et donc je replonge direct et profondément. Et sans me griffer. Donc je n'entends plus aucun des deux réveils. Et je me lève TRÈS en retard. J'ai donc dû accepter la chose suivante: ce week end, va falloir que je me mette en quête d'un nouveau réveil. Un troisième réveil. J'ai maintenant besoin de 3 réveils, ça me fiche un coup.

Et c'est là que j'ai besoin de vous, lecteurs zintelligents et zaimés, je prends quoi comme réveil? Le son ça marche pas. La lumière non plus, en plein été je dors le rideau ouvert (j'ai pas de volet), le matin le soleil me tape en pleine figure et je dors quand même. Le seau d'eau c'est inenvisageable et hors de question. Alors je fais quoi moi concrètement?

jeudi 25 octobre 2007

Sciences de la vie

Je sers la science et c'est ma joie, ça c'est pas nouveau. Mais ma plus grande joie, c'est de partager et ça, vous ne le saviez pas forcément. Et aujourd'hui, c'est avec VOUS (oui oui même toi là-bas dans le fond qui bidouilles sur ton téléphone tu crois que je te vois pas envoyer des zessaimesses depuis tout à l'heure hein. Jeune impertinent va). Et aujourd'hui, nous allons voir ensemble ce qui différencie l'homme (j'entends par là "homme de sexe masculin") de l'animal. Oui j'en entends déjà qui râlent dans le fond, han mais ça on le sait déjà, franchement si j'avais su qu'on allait faire ça ce matin je serais pas venu hein. Détrompez-vous, et puis arrêtez un peu d'être désobligeants je vous prie. Comme je suis extrêmement sympa et que je sais que vous préférez de loin le concret à la théorie, voyons ensemble quelques cas pratiques.

1 C'est le matin, il est environ l'heure du petit déjeuner. Vous croisez un être vivant et vous souhaitez savoir si vous avez devant vous un homme de sexe masculin ou un animal.

C'est très facile. Il suffit de vous munir d'un peu de beurre, de pain, d'un couteau, d'une cuiller et d'un pot de confiture ou de miel. Apportez tout le matériel à l'individu à identifier. Si celui-ci beurre la tartine avec le couteau puis plonge le couteau plein de beurre dans la confiture ou le miel, c'est un homme. Si après avoir beurré sa tartoche, l'individu pose le couteau, se saisit de la cuiller et la plonge dans le pot de préparation sucrée pour en mettre sur la tartine, c'est un animal. En effet, l'animal, contrairement à l'homme, comprend et assimile, après qu'on lui ait expliqué 50 fois, qu'il ne faut pas utiliser le couteau qui va mettre plein de beurre dans le pot de confiote, et que la cuiller n'est pas là pour la déco. (le premier qui la ramène et qui me dit qu'un animal ne sait pas se faire de tartine, ça va mal aller je vous préviens)

2 Vous déjeunez ou dînez chez vous avec un être vivant que vous désirez identifier.

Rien de plus simple. Partez dans la cuisine en annonçant que vous allez préparer le repas (ce qui sous-entend très fortement que vous allez devoir éplucher, couper et qu'un coup de main ne serait pas superflu). Après avoir épluché le premier légume, tendez les épluchures et lâchez-les. Si l'être vivant les intercepte en plein vol et les engloutit, l'être vivant est vraisemblablement un animal. Si les épluchures tombent sur le sol, ramassez-les, jetez-les et continuez la préparation de votre repas, on n'est pas des gorets (le fils d'un porc, traduction pour Tania). Au moment où vous allez éteindre la plaque sous Jolly Jumper votre belle sauteuse et servir le repas, si l'être vivant entre dans la cuisine et demande "vous avez besoin d'aide?", alors c'est un homme de sexe masculin.

3 Nous sommes dimanche, il est 13 heures du matin. A vos côtés se trouve un être vivant, déjà douché, l'oeil vif, qui rigole tout seul en vous regardant dormir et vous réveiller (le Victor qui dort pas bien la nuit, il a du bol de m'avoir trouvée, parce que j'ai le sommeil rigolo, ça l'occupe).

Si lorsque vous avez réussi à ouvrir les deux yeux et à les maintenir ouverts concomitamment,l'être vivant se met à sauter dans tous les sens et à vous lécher le visage, il est fort probable que l'être vivant soit un animal, mais pas dans tous les cas. Pour en être assurée, patientez quelques instants. Si l'être vivant vous ramène votre seau de thé, sans que vous n'ayez rien demandé, juste pile poil fort comme vous l'aimez, le tout sur un plateau sur lequel se trouve aussi une tartine, du beurre, de la confiture et un couteau mais pas de cuiller, l'être vivant est un homme.

Voilà, ne me remerciez pas, ça fait plaisir, maintenant vous aussi vous pouvez jouer aux esperts sans relever d'empreinte ni analyser d'ADN.

mercredi 24 octobre 2007

Le père et la mère de la fille des parents d’Ashley

Oui, parce que trève de galéjades, faut que je remette les pendules à l’heure en ajoutant des points sur les i, sinon je vais me faire engouler, ouais t’as dit des trucs pas gentils, après les gens ils pensent que je dis des gros mots, que je fais rien qu’à gronder tout le monde, non mais franchement on se saigne aux quatre veines pour eux et voilà comment ils nous remercient, mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour avoir des enfants pareils. Alors aujourd’hui, la vérité vraie sur les parents Abbott, tout ce que vous n’avez jamais voulu savoir sans même penser à le demander. Ne me remerciez pas, ça me fait plaisir

Galanterie oblige, commençons par madame ma mère, plus connue dans la famille sous le nom de « la mère », d’où par exemple « elle est où la mère ? » (réponse la plus communément admise : à l’école, suivie de près par sur le ternet, dans sa chemise avec la tête qui dépasse, dans le salon en train de broder ou encore dans ton Q), « la mère t’as pas vu mon portable ? » ou encore « non mais en vrai elle est où la mère ? » (au cas où la dernière réponse à 10 centimes aurait été donnée à la première question) et autres "dis donc la mère tu te prendrais pas un petit digestif?".

Alors la mère, son grand truc, c’est de faire croire qu’elle rigole pas alors qu’en vrai elle est toute bidonnée de l’intérieur, même que des fois ça dépasse à l’extérieur. En plus, la mère est pratique, car elle est munie de la fonction reset all poisson rouge staïle, elle ne se souvient JAMAIS d’une blague, on peut la ressortir mille fois. C’est ainsi que depuis de nombreuses années, tous les étés à tous les repas où du melon est servi, la même blague grasse est sortie, pas parce qu’on la trouve drôle, mais juste pour voir la mère s’indigner puis pouffer en faisant croire que non ça ne la fait pas rire, enfin arrêtez les grossièretés faudra vous le dire combien de fois. En esclusivité mondiale, la blague du melon que ça gondole la mère (que si on la fait pas elle la réclame).
« Melon et Melèche (oui cette blague a un titre. Il convient de réciter le tout sur le ton de quand on était piti et qu’on récitait Maurice Carême).
Melon achète une maison, Melèche l’habite.
Maurice Carême».
Nan mais en vrai faut comprendre, la mère elle peut pas rigoler à ça, sa dignité de directrice d’école le lui interdit, les gros mots sont un véritable fléau, c’est des coups à se retrouver avec un élève qui écrit NTM en gros sur un cadeau de fête des mères (oui c’est arrivé en vrai).

La mère, quand tu sors dans la rue, tout le monde la connaît, c’est la maicresse ou la direcrice. C’est la siouper star de la ville, "han maicresse tu fais tes courses", t’es sur le parking de carrouf en train de suer sang et eau pour charger tes grands sacs dans le coffre de la Abbottmobile quand un retentissant HAN MAMAN REGADE C’EST MADAME ABBOTT se fait entendre. Après la madre elle doit espliquer que c’est pas pasque t’es la maicresse que tu fais pas tes courses, c’est très compliqué, et moi je charge toute seule (les enfants ils veulent faire des bisous que à ma môman, pas à moi, en même temps ça m’arrange, la plupart du temps ils sont tout pleins de morve, Dieu bénisse les lingettes).

Maintenant, passons à l’autre moitié des parents Abbott, John Abbott monsieur mon père, plus couramment appelé le père. Ce qui donne par exemple « han le père il s’est encore tâché, uhuhuh il va se faire engouler par la mère » (ce à quoi il est généralement répondu « nan mais vous avez pas bientôt fini de rapporter, fils d’imbécile » et là il faut répondre oui papa), ou encore « je changerais volontiers de chaîne mais je peux pas pasque là le père il s’est ENCORE endormi devant la télé avec la télécommande à la main ». Alors le père, sa force c’est de faire croire qu’il n’est pas fort, allez hop tiens si je passais pour un neuneu sourd et sénile on me foutrait la paix et je pourrais pioncer devant le tiercé autant que je veux. Donc c’est ce qu’il fait. Et ça marche dites donc.

Mais surtout, le père, depuis qu’il est retraité-qui-travaille (oui c’est un peu compliqué), c’est un peu notre mère à tous. Courses, cuisine, rien ne lui échappe. Et surtout surtout son activité préférée, le spaïder solitaire. Les autres sports qu’il pratique à haute dose sont le perdage de clefs et le non-répondage au portable de haut niveau. Sa plus belle performance de perdage de clefs a eu lieu à Carrouf, où il a perdu les clefs de la ouature, a donc dû se faire apporter le double pour pouvoir rentrer à la maison sans laisser la pitite ouature sur le parking, et le lendemain, au rayon salades en plongeant sa main dans le rayon batavia pour en trouver une jolie à tendance pas moche, il a ressorti les clefs de la ouature. Ca c’est de la perf, ça tout le monde ne peut pas le faire sans entraînement.

Et surtout, le père a un amour sans borne pour l’humour, nul ou pas. Dès notre plus tendre enfance nous avons donc eu droit à chaque fois que ça passait à la télé aux de Funès et autres 7ème Compagnie, Bud Spencer et Terence Hill avec la madre qui disait « ah non pas encore ça » mais qui se marrait bien au fond de son canapé. Le père n’omettra jamais de bourrer vos chaussures de sopalin ou de tout ce qui lui tombe sous la main, ou alors de nouer vos chaussures ensemble juste au moment où vous êtes pressés. Le père n’omettra jamais de dire « ta mère » après un mot qui se finit en –nique.

Bref, si vous voulez voir à quoi ressemble les parents Abbott, tout est . Le père qui bricole à grand renfort de gaffes, la mère qui est catastrophée, le spaïder solitaire, tout y est, ce texte est à mourir de rire, immersion totale dans la Abbott family. Tiens d’ailleurs pourquoi qu’il écrit plus le père ? Hein ? Pourquoi ?

mardi 23 octobre 2007

Potomaniac

J’ai un gros problème, un problème de taille : je ne peux pas m’empêcher de boire.

(Admirez le subtil laissage de blanc pour que toutes les mauvaises langues se disent « han Ashley elle est alcoolique, c’est pas très très bien quand même »)

NAN, Ashley elle est eauholique. C’est un vrai drame. Je ne peux pas m’empêcher de boire des litres et des litres de flotte, froide ou chaude avec des plantes dedans. Je fais un concours de chamelles avec mamzelle Damitruc de l’amûûûr, et franchement c’est serré, pourtant avec elle y a du niveau (et allaiter c’est tricher pour ce genre de concours, que ce soit bien clair).

Dans une journée de travail normal, je bois environ deux litres d’eau, directement sous forme d’eau froide, et on rajoute à ça un litre de thé, un demi-litre de café et l’eau du repas de midi. Et on rajoute encore le litre réglementaire avant de partir bosser, plus le litre du soir après boulot. Et comme je ne puis m’empêcher de boire de l’eau, d’abord c’est devenu mécanique, je bois je réfléchis même pas à soif ou pas soif, et ensuite je suis une trouillée sévère de l’infection urinaire, j’ai donc adapté ma vie à mon débit de boisson et donc de double pi (oui ça fait pipi, on a des références culturelles ou on ne les a pas. D’ailleurs, qui sait d’où ça sort ? J’attends…). J’esplique, parce que je sens bien que ça vous intéresse à mort ces histoires de double pi.

Tout d’abord, je connais plein d’endroits où que tu peux faire double pi gratos. Et tant qu’à faire, je doublepite culturel, donc THE place to doublepiter, c’est quand même Beaubourg. Faut subir une petite fouille de sac à mains juste avant, mais c’est toujours mieux que de se payer un café pas bon (et qui donnera encore plsu envie de doublepiter par la suite). Si par contre vous êtes plus vers Opéra, vous pouvez au choix doublepiter aux Galeries Lafayette ou au Printemps. Dans les deux cas, visez le rayon où y a pas trop de monde, sinon faut faire la queue et les ouaouas sont digoulasses. Y aussi certains parcs, genre celui de vers chez moi, les ouaouas sont gratos, donc je peux y aller sans emmener ma cagnotte à gros mots (oui parce que ça ne sert pas QUE pour les cafés, ça peut aussi servir pour les doubles pis, mais il y a des choses que les élèves n’ont pas besoin de savoir).

Ensuite, mon nagenda en début de journée toujours je consulte. Si j’ai réunion à 10 heures, je dois cesser de me gaver de flotte à 8 heures dernier délai pour éviter les « escusez-moi je reviens » à répétition et les tortillages sur chaise qu’on dirait des chorégraphies de Kamel Oualou en à peine plus crispé. En plus ça gêne ma concentritude, vu que la seule chose sur la quelle j’arrive à réfléchir c’est « si ça dure encore 20 minutes c’est bon, mais plus c’est fichu. Oh allez 25 je vais faire un méga effort. Ah mais oui mais si je fais 25 et que quand je me pointe au ouaouas, c’est occupé, je fais comment ? je pourrai pas attendre ah non non non. Ou alors j’y vais tout de suite ce sera fait. Bah oui mais on finit dans 5 minutes j’aurai pas l’air fin. Bon alors 20 minutes. Ok j’attends 20 minutes. Top chrono »Bien entendu, après la réunion je rattrape mon retard d’un coup d’un seul, paf un bon demi-litre et ça repart.

Quand j’arrive dans un lieu inconnu, les ouaouas en premier je repère. Et je leur fais un petit geste compréhensible seulement d’eux et moi qui veut dire « ne t’en fais pas j’arrive bientôt ».

J'ai bien évidemment toujours une bouteille d'eau sur moi, de préférence de 75 cL, parce que 50 ça suffit pas, c'est pour les petits joueurs. Ma bouteille que j'aime le plus au monde c'est celle d'un litre d'Eve Ian, parce que tu peux t'en servir plein de fois,elle est super solide, et puis en plus au Monop ils disent que ça fait grave bisenesse ouamane.

Je n’apprécie que très moyennement les trucs imprévus, surtout lorsque Victor Newman décide en commun accord avec lui-même qu’on va aller au cinéma là tussuite juste pile quand je viens de me finir un seau de thé. Moi je dis non non non, c’est pas possible, on reste ici et picétou, da'bors y a rien au cinéma, oj va quand même pas y aller pour y aller, surtout que là y a Michel Drucker à la télé, cet homme je l'aime d'amûûûr, je en puis rater une seule de ses interventions toujours formidables. Et après on peut pas non plus, ah bah non non non, vous ne voudriez pas que je rate VideoGag tout de même.

Fut un temps, je me levais une demi-heure avant l’heure, pour avoir le temps de boire mon thé. Parce que c’est chaud, alors il faut attendre que ça refroidisse, c’est long, après faut en boire un deuxième (ma tasse fait un demi-litre). Et non je ne peux pas me faire un thé moins chaud, si c’est pas brûlant c’est pas du thé. Maintenant je bois de l’eau à la place, je m’envoie plus ou moins ma bouteille d’un litre le matin avant de partir.

Là par exemple, à l’heure où je vous écris ce billet, pendant ma pause de midi, ça fait deux heures que je tanne copain-collègue Ryan pour savoir à quelle heure on part du labo ce soir (on va zensemble au concert de Tom McRae, parce que moi je peux pas trop y aller toute seule rapport à que sa tronche me fiche la trouille, il fait peur ce mec, on dirait un méchant de Walker Texas Ranger, notez la référence, et puis en plus avec Ryan on a les mêmes goûts de la musique) juste pour savoir à quelle heure je peux prendre le dernier thé de la journée. Dramatique.

Ceci dit, je pense que je ferais bien d’en profiter de ce concert, parce que Ryan il risque fort de ne plus vouloir m’accompagner, surtout quand je lui aurais dit vingt-quatre fois « Ryan ? Il me fait peur le petit monsieur tout blanc avec sa grosse guitare » et quand tout à la fin je ne manquerai pas de dire « OUAIS c’est fini, on va pouvoir aller doublepiter ». Ah ouais et c’était bien sinon hein, mais bon double pi là. Et puis j’ai faim aussi. J’ai faim j’ai faim j’ai faim j’ai faim. T’as pas faim toi ? Nan parce que moi j’ai SUPER FAIM. J’ai faim j’ai faim. On va au macdal ? Mais après on dit pas à Victor, sinon je vais me faire engueuler. Ou alors on dit que j’ai mangé une salade, comme il est cool il fera semblant de nous croire. Mais bon faut qu'on accorde nos versiosn quand même, au cas où on se ferait arrêter par la police des artères.

Y a des jours, je me dis qu’à la fin de ma vie j’aurai perdu des années entières à penser double pi, et ça me déprime même pas. Je suis catastrophique. Et je vous en fais profiter. Alors plaignez-vous les gens, plaignez-vous.


vendredi 19 octobre 2007

L'immeuble du bonheur

Oui, encore une note où que dedans je râle (et où que dedans va y avoir des fautes de frappe à ne plus savoir quoi en faire, mais à l'instant où je vous parle je n'y vois goutte, enfin encore moins que d'habitude, je suis en lunettes pas à ma vue rapport à que je ne supporte pas mes lentilles en ce moment), mais cette fois ce sera à potentiel moins réactionnatoire qu'hier. J'ai le bonheur immense et intense d'habiter dans un immeuble parisien. Cela me procure au quotidien de nombreuses joies. Et en particulier, je peux chaque jour constater que le savoir-vivre et la civilitude ne sont pas décédés, ce qui fait chaud à mon coeur, et ça tombe plutôt pas mal vu que mon radiateur à moi que j'ai pour chauffer chez moi, il est kaput. Voyons donc ensemble des exemples chonocoeurifiants de savoir-vivre.

1 Nous n'avons pas de gardien, c'est donc un des locataires du rez de chaussée, fort aimable même si son charmant rejeton pourrait se faire ablationner les cordes vocales sans faire de tort aux occupants de l'immeuble, qui sort et rentre tous les jours les poubelles de couleurs diverses et variées. Or, certaines personnes de l'immeuble, bien conscientes que cela est fort pénible, ont décidé de l'aider en diminuant la quantité de détritus jetée afin d'alléger les poubelles. Et c'est ainsi qu'avec un acharnement et un sens du savoir-vivre développés, ils jettent consciencieusement leurs déchets dans l'escalier: chewing-gums d'occasion, plastique entourant les paquets de cigarette, canettes, journaux, prospectus, et même PQ d'occasion.

2 Je ne possède pas de porte blindée. Bien conscients que cela peut s'avérer dangereux pour mon intégrité physique, surtout durant ces dures nuits de semaine où je dors seule avec Martin, l'ours qui se fait une entorse en tombant du lit et qui se pèterait 5 phalanges en mettant un pain à une personne malveillante, mes voisins ont décidé de renforcer les protections de mon domicile. Pour cela, lorsqu'ils ont voulu supprimer de chez eux une porte de communication, ils l'ont sortie sur le palier, et posée au plus près, c'est-à-dire contre ma porte d'entrée à moi. Le matin, lorsque j'ai voulu partir travailler, la tête dans le popotin arrière comme à mon habitude, quelle ne fut pas ma surprise de constater que le nombre de portes de mon chez-moi avait doublé en quelques heures. J'ai au départ cru perdre la tête et ne pas avoir ouvert la porte, puis un rapide calcul 1+1=2 et non pas 1, j'ai saisi que j'avais plus de portes. J'ai donc essayé de dégager la seconde, afin de pouvoir quitter mon domicile. mais la chose n'était guère aisée, et j'ai passé de nombreuses minutes à essayer de faire ça sans que la porte tombe sur le palier BAM à 7h30, pas très correct pour ceux qui pioncent encore. J'ai fini par y arriver et j'ai chanté les louanges de mes si zaimables voisins toute la journée, ce qui m'a coûté quelques dizaines de centimes, mais quand il s'agit de si gentilles personnes, je ne regarde pas à la dépense.

3 Je vous en avais déjà parlé, mais je ne retrouve plus la note et j'ai pas le courage de chercher avec mes yeux de la tête tout pourris, les précédents locataires de l'immeuble, qui ont quitté les lieux avant l'avènement de l'ère du velib, ont fort aimablement laissé à disposition leurs bicyclettes, au cas où que leurs successeurs désireraient se déplacer de façon pédalante alors qu'ils ne possèdent pas de vélo. Oui mais voilà, les successeurs possèdent des vélos, et nous nous retrouvons donc avec une pléthore de vélos. Ce qui donne le paysage suivant


4 Le week end dernier, l'ampoule du palier du premier étage est décédée (je pige pas pourquoi des ampoules qui ne peuvent être allumées qu'en même temps et pendant le même laps de temps décèdent à des moments différents, mais bon...). Les habitants du premier étage, ne supportant pas ce désagrément, ont alors pris les choses en main. Afin d'éviter au syndic de devoir rémunérer un électricien, et donc de devoir le trouver, l'appeler, prendre rendez-vous, lui ouvrir, le payer, ces personnes très bien intentionnées ont donc pris l'ampoule HS, sont montées au deuxième étage (mon étage), ont pris l'ampoule du deuxième qu'ils ont remplacée par l'ampoule cassée de l'étage d'en dessous, et ont mis l'ampoule en état de marche à la place de la leur. Vraiment, c'est très aimable à eux.

5 Il y a quelques semaines, mon voisin, bien conscient que le formica était un peu passé de mode, décidèrent de remplacer leurs meubles par des merveilles suédoises en kit. Pour ne pas gêner la circulation des autres occupants dans l'escalier qui est fort étroit, les kits ont été livrés en pleine nuit par des amis des voisins, qui à une heure du matin hurlaient donc A GAUCHE A DROITE NAN PLUS HAUT VAS Y ÇA PASSE. Puis, bien conscients que les gens regardent la télé ou écoutent de la musique plutôt en journée et en soirée, pour éviter de gêner les occupants lors de leur visionnage ou écoutage, ils ont préféré les monter au milieu des deux nuits suivantes. C'est ainsi qu'entre deux et quatre heures du matin résonnèrent des coups de marteau.

Vraiment, j'aime cet immeuble et son ambiance si conviviale et fraternelle (JE VAIS TOUS LES BUTER UN JOUR).

Du coup, j'ai zétée obligée de noyer mon chagrin dans la sangria avec Eliiiiiiiise mercredi soir (qui est belle elle aussi, mais ça c'est sans surprise hein j'ai envie de vous dire). Et j'ai ainsi pu prononcer un des mots de la langue française qui me font le plus rigoler: "pompette" (pourquoi je ne sais pas).

Et sinon, on me demande de vous faire cet important communiqué. John Abbott, mon pôpa, me prie de vous faire savoir que:
"Mais pourquoi t'es allée raconter que je disais plein de gros mots? C'est quoi ce b*rdel? J'ai l'air de quoi moi maintenant, m*rde?"

jeudi 18 octobre 2007

La grève ça pue du Q

Oui je fais des titres poétiques si je veux

Aujourd'hui, grosse grève des transports. Alors je travaille pas. BAh non, parce que marcher une heure pour y aller, et une heure pour revenir, ça me gave déjà bien, mais en plus après sondage hier, il s'est avéré que je serais la seule à venir bosser quand même avec collègue Karol. Ce qui signifie: personne à l'accueil, personne au secrétariat, personne pour répondre au téléphone, personne pour ouvrir la porte. Ce qui signifie que c'est à celui qui est là de le faire. Et marcher deux heures aller-retour pour signer des reçus UPS et donc ne pas faire MON boulot à moi que j'ai, j'ai envie de dire non. Donc je reste chez moi aujourd'hui.
Sauf que j'ai du boulot par dessus la tête, et que donc dimanche c'est labo toute la journée pour rattraper.

Alors j'ai quand même un peu envie de lâcher 10 ou 20 centimes pour qualifier la Rentre Avec Tes Pieds qui n'a jamais aussi bien porté son nom, parce que 1 c'est pas nous qu'on se balade en métro qu'on prend le genre de décisions qui vous agace, 2 si on se balade en métro c'est pas par amour de la promiscuité et de l'écologie, pour la plupart c'est parce qu'on n'a pas les moyens de se balader autrement et 3 les mecs qui prennent les décisions qui vous tracassent, ils ont des chauffeurs, alors la grève des transports ça leur fait ni chaud ni froid, parce qu'en plus si y a des bouchons ils vont dans les voies de bus, désertes aujourd'hui.

Ah et bien sûr pour ça, je vais me faire sucrer un jour de congé, comme ça quand je vais en demander deux fin octobre début novembre je vais me faire traiter de grosse feignasse. Merci, vraiment merci.

mercredi 17 octobre 2007

Les fonctionnaires font les meilleurs maris

Pas plus tard que l’autre jour, j’ai reçu un mail dont l’objet fait le titre de ce billet. Il vient d’un monsieur prédestiné à traiter de ce genre de choses, puisque son nom (je me permets de mettre le vrai parce que ça sent le pseudo à 10 bornes) est Lecoeur. Et ce monsieur me propose une formation. Or en ce moment, il se trouve que de nombreuses personnes ont pour projet de me voir épouser Victor (ou un autre en fait, je crois que c’est juste l’idée d’un wedding qui les esquite.). En lisant le mail, j’ai vu que le sieur Lecoeur connaissait bien son sujet.

"Comment faire la différence, qui prend VRAIMENT la décision et quels sont les enjeux ? ", telles sont les premières questions auxquelles Jacques (vous permettez que je vous appelle Jacques) se propose de répondre. Bah oui il est pas fou le Jacques il sait bien qu’il va quand même falloir se démarquer du reste de la population féminine (ce qui n’est pas gagné, parce que des pulls fashion noirs, tout le monde en a, ce qui me fait dire que j’ai peut-être intérêt à revenir à la cape rouge polaire).

Et puis une fois que la différence est faite, c’est pas gagné cette histoire de signage de papiers en déguisement de meringue, il faut d’abord être bien conscient de qui va prendre la décision. On va partir du principe que Jacques est de la vieille école et que pour lui c’est monsieur le fonctionnaire, John-Philibert de son petit nom, qui doit faire sa demande, sinon ça va être trop compliqué. Donc, qui prend la décision ? Dans un premier temps, on pourrait supposer que c’est la personne de sexe féminin, car on la demande en mariage « Guertroude, est-ce que tu veux te déguiser en meringue pour moi, on se baguera comme des pigeons et on paiera à boire et à manger à des gens qu’on connaît pas un peu comme pour ton pot de thèse ? ». L’homme de sexe masculin peut aussi opérer de façon plus originale, dire à Gueurtroude combien il l’aime (en vérifiant que l’unité de mesure choisie appartient bien au système international pour plus de lisibilité) en guise d’introduction, puis lui demander « Gueurtroude, veux-tu m’épouser ? », ce à quoi Gertrude répond généralement oui, pleure un coup, bisouille l’homme de sexe masculin et quand ils reviennent du restaurant ils font des choses que la morale réprouve en dehors des liens sacrés du mariage (et NON, ils ne s'explosent pas mutuellement les boutons du dos, je parle d'autre chose si vous voyez ce que je veux dire). Forts de cela, nous pouvons donc affirmer que comme c’est Gueurtroude qui répond, c’est Gueurtroude qui prend la décision. Mais en fait non, parce que si elle a pu répondre, c’est que John-Philibert lui a posé la question en étant lui-même d’accord pour espouser Gueurtroude et en étant sure qu’elle ne va pas répondre non. Bah oui, John-Philibert, sauf sadisme avéré, ne demandera pas sa belle en mariage si lui ne veut pas l’épouser.
"Gueurtroude, voulez-vous m’épouser ?
-Oh oui John-Philibert
-Oh bah c’est con, parce que moi non, ah merde, j'ai dit con, je vous dois 10 centimes, maintenant 20, enfin 30 , auriez-vous la monnaie sur 10€ ? ».

Vous voyez donc qu’il est peu aisé de déterminer qui prend la décision, surtout si Belle-mamn s’en mêle et commence à hurler à John-Philibert qu’il sera malheureux avec une traînée comme Gueurtoude, qu’elle l’aura préviendu, et qu’il ne faudra pas qu’il vienne pleurer plus tard dans les jupes de sa mère (par contre, s’il veut retourner vivre dans les jupes de sa mère, là c’est possible), en plus cette Gueurtroude ne sait même pas cuisiner.

Enfin les enjeux, on les connaît tous, en général ils sont composés d’une trentaine de services à café qui malheureusement comme par hasard seront cassés ou perdus dans le prochain déménagement, d’une belle-mère relou, de questions gavantes à répétition "alors, quand est-ce que vous nous faisez le petit premier?" et potentiellement d’un voyage au soleil (ou à l’ombre, je suis pas sectaire). On peut aussi tenir compte des possibles réductions d’impôts que fournit pareil accord (cependant, maintenant sur le ternet tu trouves des gens qui te trouvent des entourloupes pour payer moins d’impôts sans épouser personne. Et même des fois t'as même pas besoin de chercher, y en a qui t'appellent directos sur ton portable, n'est-ce pas monsieur Lac*oste de chez Tamèrenstring Patrimoine)

Je vous passe les détails sur l’analyse du cahier des charges, sur le fait que vous pouvez refuser un marché ( par exemple lorsque vous vous promenez dans le nord de Paris et qu’une personne d’origine étrangère vous propose le mariage contre deux places de cinéma dans le but d’avoir des papiers) et que vous pouvez vous faire communiquer le marché attribué au concurrent, au cas où que cette saleté de Briguitta, la secrétaire de John-Philibert, se serait enfuie avec lui deux jours avant le mariage.

J’hésitais donc grandement à aller à la formation de ce monsieur, surtout qu’il précisait que je serais en charmante compagnie, lorsque j’ai compris qu’elle avait pour but de m’apprendre à vendre au secteur public, et non pas à épouser un fonctionnaire. Et que le titre n’était qu’un morceau de la citation de Clémenceau « les fonctionnaires font les meilleurs maris, quand ils rentrent le soir à la maison ils ne sont pas fatigués, et ils ont déjà lu le journal ».

Bref, désolée, mais c’est pas pour tussuite le mariage.

mardi 16 octobre 2007

Never say never

Vendredi comme vous le savez, j'ai fait l'acquisition d'une magnifique paire de bottes (selon Victor Newman "des bottes de fille de fac de droit"). Comme vous les avez réclamées à corps et à cris, les ouala.


Bottes jolies, fermables jusqu'en haut (les seules du magasin que j'arrivais à fermer sans l'aide de deux vendeuses, de trois tubes de vaseline et sans risquer la gangrène de la jambe et la démarche de cowboy). En plus si jamais je grossis du mollet, pas de problème, la bride en haut est réglable (en plus d'être jolie). Le problème c'est que je suis déjà au dernier cran, mais bon ça on n'est pas obligés d'en parler.

Ça c'était vendredi. Et samedi, suite au douloureux constat de "oh mon Dieu j'ai pas un seul pull à ma taille" (j'entends par là longueur des bras, rien à voir avec une quelconque prise de poids), j'ai pris ma veste, mon sac à mains, mon courage à deux mains et le chemin de la rue du Commerce (j'étais donc HYPER chargée) et je suis zétée acheter un pull. Et là, j'ai succombé à quelque chose que j'avais toujours dit "han mais non mais jamais de la vie ça c'est pour les pétasses (10 centimes) fashion". Bon ok c'est de la fashion qui commence à dater et j'étais pas très convaincue sur le coup, mais bon pour 14€ j'ai tenté le coup. Et quand je suis rentrée chez moi et que je l'ai mis, la RÉVÉLATION: le pull fashion c'est trop bien. Long mais pas trop, comme ça ça camoufle le bidon et une partie des fesseps, long juste assez pour que personne ne puisse voir que ma braguette est cassée, un peu large juste assez pour camoufler le bidon. Mais pas trop long non plus, sinon quand tu t'assois ça fait une grosse poche au niveau du popotin arrière qu'on dirait après que tu es enceinte du popotin et que tu attends des triplés. Je pense que Karl le grand Karl (celui qui connaît le bonheur grâce à l'Areuh Doute) a eu une très bonne influence sur moi. Avant, ça donnait ça, et maintenant ça donne ça


Alors ok, Kimberly elle dit que c'est pas le genre de tenue qui flatte au niveau des hanches. Mais bon moi je m'en tape, je m'aime en pull fashion. Maintenant j'ai plus qu'à m'acheter le même en col roulé, because ça commence à cailler sévère.

Du coup, munie de cette panoplie, j'ai pu rencontrer en toute sérénité la belle Chrissie de passage à Paris. Ce qui m'a permis de notre que
1 y a pas une seule blogueuse moche sur terre, j'en ai vu que des belles
2 je commence à être une vieille routière du blog, j'ai même plus peur de rencontrer des gens que je connais pas, j'y vais comme si j'allais voir des vieilles copines
3 le pull fashion va me servir pour camoufler plus que jamais because je vais stocker au niveau de mon bide tout plein de chocolats que Chrissie m'a gentiment offerts


4 le pull fashion va me servir plus que jamais parce que ce soir on remet ça avec Chrissie tellement on a fait la rigolade hier. Le temps de laver et de digérer et je le remets.

EDIT : j'ai oublié de vous dire que j'ai mis à jour le magnifique bouquet qui est et qu'au passage les 29 trentièmes de mon texte sont passés à la trappe, merci blogger. M%ais bon il reste l'essentiel: merci.

lundi 15 octobre 2007

Tolérance zéro

Mes élèves, ils sont gentils, je les aime bien, mais y a des trucs qui me gonflent quand même un peu chez eux. Parce que je suis pitêtre un peu concon, ou utopiste, mais j'attends d'eux qu'ils fassent pour moi les mêmes efforts que moi je fais pour eux.

Par exemple, dans la vie de tous les jours, vous pouvez demander à madame ma mère ("Rhooooo, Ashley les gros mots nan mais c'est pas possib" air indigné pas content mais quand même dans le fond elle rigole mais on fait semblant de pas voir) ou bien à monsieur mon père ("Put*in mais c'est pas possible elle a des gros mots plein la gu*ule celle-là b*rdel de m*rde"), j'ai un langage que je qualifierais d'assez fleuri. Je ne veux pas dire par là que je me plais à utiliser des noms de fleurs pour impressionner mes amis parisiens qui pensent que les fleurs ne poussent que dans les jardinières spécialement prévues à cet effet par la mairie, j'entends plutôt que je dis tout plein de gros mots, pas des très gros, on reste dans le classique, mais bon j'en dis. Mais quand je suis en cours, je surveille BOUCOU mon vocabulaire, c'est à peine si je dis un "on s'en fout" par semaine . Mais y en a des que quand tu les envoies au tableau et que tu leur dis que peut-être éventuellement y a une erreur dans le calcul "t'es sûr de toi là?" et ben ils te répondent direct "han oui merde chui con" (si vraiment ils sont polis, ils disent "han oui merde MADAME, je suis con"). Donc là je me transforme en madame ma mère, je dis que dire des gros mots c'est pas bien, biiiiih, est-ce que j'en dis moi des gros mots franchement non mais c'est pas possible. Ce qui a donné par exemple vendredi
Ashley : T'es sûr de ton coup là?
Élève: han oui m*rde chui con
Ashley: rhoo, les gros mots nan mais c'est pas possible
Élève: ha vous avez mal entendu madame, j'ai pas dit m*rde
Ashley: bah maintenant on peut dire que ça y est. Toi tu dois pas être très bon à ni oui ni non...
Élève: ah non, je suis pas bon du tout. Ah m*rde, j'ai dit non
Ashley: et BAM encore un gros mot, je vous préviens je vais mettre en place un système d'amendes si vous continuez hein, ça me fera de la monnaie pour payer mes cafés.

Autre truc gonflant: les élèves qui se pointent en retard. Comme je me lève à 5h15 pour être à l'heure, j'aimerais bien que mes charmants élèves fassent l'effort de se lever avant 8 heures, heure du début des cours.

Et comme de toute façon, tu peux bien raconter ce que tu veux, y a que la répression qui fait de l'effet (parce que comme ils sont en école d'ingénieurs, ils pensent qu'ils sont à l'abri d'une punition, on n'est plus des bébés hein, donc quand ça tombe ça les calme encore plus), et comme je peux me brosser pour qu'ils me fassent de la copie ou du conjugage de "ne pas dire de gros mots" à tous les temps et à tous les modes, j'opte pour la contravention. Un gros mot c'est 10 centimes, un retard de 5 minutes c'est 10 centimes. Et c'est comme sur la route, la peur du gendarme c'est très important pour réduire les victimes. Alors je dois me trouver vite fait une boîte qui puisse me servir de tirelire et que je poserai bien en évidence sur le bureau le matin en arrivant (c'est aussi le problème de certaines personnes en ce moment). Et comme je suis pas non plus très méchante, je leur paierai un paquet de bonbons avec le magot à la fin, après leur avoir fait croire que ça sponsorisait mes cafés.

Là je ne les vois pas pendant trois semaines, ça me laisse du temps pour trouver une boîte. Et vous, je ne vous vois pas aujourd'hui non plus, je suis pas dans mon labo à moi que j'ai. Je vous souhaite une put*in de bonne journée les gens.

dimanche 14 octobre 2007

Ah bah ça, c'est le bouquet

Merci à tous les gens




vendredi 12 octobre 2007

Un inconnu vous offre des fleurs

Hier soir, Faffwah m'a offert des fleurs de Paint (mes préférées, elles fanent jamais, on peut les garder pour toujours même sans les arroser)

Elle est crè joulie, je l'aime boucou. Alors merci Faffwah.
Si vous zaussi vous voulez m'envoyer des fleurs et que je m'en fasse un gros bouquet ce week end, allez-y, mon mail est là à gauche. Vous verrez Paint c'est très rigolo.

Sinon je suis en cours toute la journée (y a des élèves chanceux qui vont passer 8 heures avec moi aujourd'hui, et je suis sure que là ils sont en train de dire "han non demain j'ai 8 heures de Abbott, relou", comme moi je faisais avec mes profs de mon emploi du temps), et c'est pas Victor qui va m'offrir des fleurs, rapport à que si je le vois c'est déjà pas mal. Et on habite à 20 minutes l'un de l'autre... Y a des trucs que je m'explique pas.

jeudi 11 octobre 2007

Attention, un stagiaire peut en cacher un autre

Résumé des épisodes précédents: cet été comme tous les étés, le Laboratoire d'Initiation aux Playmobils a accueilli des stagiaires. Or cet été, pas comme tous les étés, la cuvée était particulièrement mauvaise, et c'est rien de le dire. C'est donc avec soulagement que nous les vîmes partir, pensant pouvoir profiter de la période creuse stagiairement parlant (de septembre à fin janvier, début février, y a pas de stagiaires, alleluia) pour nous remettre de nos émotions.

Au moment même où la vie reprend son cours normal, où les bureaux sonr desquattés par les stagiaires, PAF un nouveau stagiaire, qui nous vient d'ailleurs. Y en a certaines qui zaiment bien raconter à les copines juste pour les dégoûter que ça y est, on leur a ramené du Japon un truc trop pile comme il faut pour tiendre ses cheveux, mais chez nous, on aime ramener du Japon des stagiaires. Niveau chignon, j'ai résolu le problème en allant chez le coiffeur, maintenant je ne peux plus le faire. Par contre, niveau stagiaire, rien à faire, c'est pas en me faisant couper les cheveux qu'il va repartir en sens inverse, sinon ça fait un bail que je serais tondue.

Je vous vois viendre les gens, vous disez "han mais Ashley elle est pas gentille, elle accueille pas bien les stagiaires". Ashley, il faut savoir qu'elle a beaucoup de mal à accepter les trucs qu'on lui impose. Et là c'est le cas, because les chefs prennent des stagiaires, et le premier truc qu'ils font quand ils arrivent au labo, c'est leur dire "Tu vois elle là-bas c'est Ashley et à côté c'est Kimberly. Si y a quoi que ce soit, tu leur demandes, elles t'expliqueront, et puis tous les midis tu mangeras avec elles. Et puis tiens, pour que ce soit plus pratique, on va te mettre dans le bureau d'Ashley". Ah mais oui, faisez donc, on recommençait tout juste à sortir du bureau sans avoir besoin de faire un taquin géant avec les meubles et les gens en guise de pièces du jeu, on était à deux doigts de perdre la main... Et bien sûr, on est préviendues de l'arrivée du stagiaire le jour-même de son débarquement au labo. Bah oui, c'est nous qui allons nous en occuper, donc pourquoi nous prévenir à l'avance? Alors avant que vous me traitiez de tortionnaire, je précise qu'avec lui je suis tout à fait gentille, mais par contre je fais sentir mon mécontentement à qui de droit.

Et avec les stagiaires étrangers, qui sont pris la plupart du temps parce que les chefs se sont mis une tête ensemble à un congrès et se sont promis à cette occasion une amitié indéfectible qui se concrétise par des échanges d'étudiants par voies aériennes et une 6438107ème tournée générale, y a ecore plus d'obligations qu'avec les stagiaires qu'on recrute parce qu'on en a besoin, parce que vous comprenez les filles, faites un effort, c'est pour entretenir le French-Japanese Network.

Comme j'ai eu la mauvaise idée d'avoir cours toute la journée lundi, j'étais absente lors de l'arrivée du dernier en date, un Japonais que je sais plus son nom, mais tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il s'intitule comme un resto de sushi. Et donc, les gens ont pu promettre plein de choses en mon nom puisque je n'étais pas là pour protester. Par contre, quand je suis reviendue ce matin et que j'ai tout appris, j'ai fait toutes les protestations dues, avec les intérêts de retard en prime.

Pour commencer, le Japonais a été installé dans mon bureau. Ce qui ne m'arrange pas, parce que quand y a quelqu'un à cet endroit du bureau, on ne peut pas alluemr le chauffage, parce que vu la taille de la pièce, la personne n'a pas d'autre choix que de se servir d'un radiateur en fonte (prévu pour chauffer la moitié du labo) comme dossier, donc si on n'éteint pas le chauffage, la personne meurt par bouillage, et comme on dit chez nous, "stagiaire bouillu, stagiaire foutu". Donc, pas de chauffage dans le bureau les prochains mois, ce qui est plutôt sympa si on considère que dans mon dos y a la fenêtre pétée par le stagiaire précédent et que je peux passer ma main dehors sous la fenêtre même quand elle est fermée. Et surtout, le Japonais, comme tout Japonais qui se respecte, renifle tant et plus, ce que je DETESTE, ça me répugne. Et il fait des bruits dégueux en buvant son café. Alors ok c'est comme ça chez eux, mais zut quoi à la fin.

Pour continuer, le stagiaire en question a un niveau d'anglais proche de zéro, et un niveau de français qui se limite à bonjour et merci, donc niveau communication je ne vous cache pas que c'est tendu. Et bien entendu, comme il a été décidé unilatéralementr par les chefs que le Japonais mangerait tous les midis avec nous, on doit l'emmener acheter un sandwich ou un plat surgelé au Carpi. Hier, j'y ai échappé grâce ou à cause de ma diarrhée nasale persistante et frigorifiante, c'est donc Kimberly qui s'y est collée. Et ils ont mis 45 minutes (dont uniquement 10 consacrées au trajet aller retour), parce que bien sûr il n'a pas ça chez lui, il faut tout lui expliquer en anglais, mais il pige pas et la pauvre s'est donc retrouvée dans le Carpi en train de mimer pâtes, riz et autres choses so easy to mimer... Donc après, on est obligé de manger en deux minutes histoire de rattraper le retard, pendant que les cehfs se pètent le bide tranquillou au resto.

Et surtout, manger en deux minutes, ça nous a permis d'éviter le conflit diplomatique que j'ai bien cru qu'il nous pendait au nez. Pasque voyez-vous, copain collègue Ryan s'est mis en tête de chanter au stagiaire la seule chanson japonaise qu'il connaissait, chanson qu'il nous a dit avoir appris en semaine d'intégration de son école d'ingénieurs et qui lui avait été présentée comme une chanson d'amour. Or il se trouve que le genre de chansons qu'on apprend lors de ces festivités n'a rien de la chanson d'amour, et je voyais d'ici la grosse blague bien grasse, on te dit que c'est une love song, comme tu piges rien tu les crois, alors qu'en fait on t'a appris la version japonaise du curé de camaret. Il s'est avéré par la suite que non, Ryan lui a juste chanté qu'il lui donnait son coeur et que l'autre lui donnait son coeur en échange, punaise on a eu chaud.

Et ensuite, le Japonais, y a une phrase en anglais qu'il maitrise plus que tout, et dont il se sert environ toutes les cinq secondes c'est "May I take a picture?". Il mitraille toute la journée, tout et n'importe quoi. C'est usant. Le bureau le matin quand il arrive, son bureau, la fenêtre, le couloir (tous les jours, au cas où y aurait eu des rénovatiosn pendant la nuit, on sait jamais), la cuisine, la cafetière, moi, Karol, Kimberly, Ryan, tout le monde tout le temps. Au début j'ai pas saisi, j'ai cru que c'était le néon qui était en cours de décès et qui clignotait, sauf que non, c'était le flash...

Et enfin, pour bosser, le Japonais a besoin du matériel dont je me sers our mettre au point mon prototype. Et comme il s'en sert tout la journée jusqu'à fin octobre, je ne peux pas m'en servir. C'est ballot, parce que j'avais bien précisé que comme je ne donnais pas de cours jusqu'à fin octobre, j'allais pouvoir monter le prototype, donc j'avais réservé le matos pour toute la période. Mais non, donc là il me reste deux solutions: venir bosser la nuit pendant qu'il fait dodo, ou prendre un mois de retard dans mon boulot...

Et le bonus, la cerise sur le gâteau, attention accrochez-vous, on nous a demandé de lui faire visiter Paris samedi et de sortir avec lui vendredi soir. Surtout à moi, rapport à que j'ai refusé de prendre part à la mascarade de la science qui aura lieu samedi au labo (et aussi j'ai refusé d'être ambassadrice volontaire de la science parce que ça aussi niveau connerie ça décoiffe sévère), et que donc selon les chefs, j'avais plein de temps libre. Sauf que non, j'ai une vie privée figurez-vous, et j'envisage de la passer dans un premier temps à pendre la crémière chez des amis et ensuite à siester sévère. Ce que j'ai dû espliquer au Japonais à qui on avait promis que je ferai le guide sans me consulter avant. Je pense donc que je vais conclure ce billet en vous laissant imaginer la tronche du Japonais quand j'ai dû lui expliquer que non, je ne pouvais pas, because I have to hang the lady from the creamshop and after, I'll have the longest nap ever.

Et si vous en avez marre que je râle, allez faire un tour sur le tout nouveau blog de LiLLy, la chef du chef qui vit dans un état uni où que y a la mer pour de faux.

mercredi 10 octobre 2007

Hiver et conséquences

La semaine dernière, j'ai eu un beau cadal, envoyé fort à point par Chouchou Isabella de mis amores (han t'as vu j'ai enfin pu récupérer la photal)
Isabella, elle veut que la positive attitude s'empare de mon body (de rêve je le rappelle grâce à Mamzelle Damitrucde l'amûûûr) , non pas parce qu'elle veut que je me mette au trampoline, ni que je sois toultemps contente et de bonne humeur (la copine qui a la pêche tout le temps au bout d'un moment, ça saoule), mais parce qu'il est fort probable que la longueur de mes mails de réponse à son "bonjour, ça va?" matinal la fatiguait un brin. Je lui raconte tous mes malheurs sans en oublier un seul, je suis quasi-prête pour la maison de retraite (ah ouais et quand j'appliquerai les conseils du livre du corps de rêve, dont l'irrigation du côlon, elle va bien rigouler Isabella le matin de bon matin tiens...). Donc bref, c'est pas parce que j'ai lu ce livre que je vais arrêter de râler, parce que râler, c'est BIEN. Ces choses étant dites, râlons.

Ce week end, je m'ai rendu compte que c'était l'automne. Mais en vrai c'est l'hiver, je le sais parce que tous les trucs crados de l'hiver sont reviendus. Ouais, quand c'est l'été, ça arrive de temps en temps, une année sur deux environ, on râle parce que beurk la chaleur ça tient chaud, et le chaud ça donne chaud et quand on a chaud on transpire de façon sudatoro-moite. Et ça c'est biiiih, baaaah, KK, je déteste. Surtout dans les métros bondés où t'as pas d'autre possibilité que de coller ta peau des bras nue et moite contre celle des bras nus et moites de gens que tu connais pas. Et autant ta moititude à toi tu la trouves crade mais quasi supportable, autant celle des autres c'est juste une horreur immonde et dégueu qui te rend monomaniaque "je veux une douche je veux une douche je veux une douche je veux une douche". L'été, si tu es un gros chanceux qui cumule les crasses, tu peux aussi avoir les jambes lourdes, des gros coups de soleil, des piqûres de bestioles diverses et variées. En hiver, on est presque content, tout ça c'est fini, comme Capri, dire que c'était la ville de mon premier amour. QUE NENNI! (mais c'est pas pour autant que je crois que j'y retournerai un jour)

En hiver, les gens toussent tous dans le métro. Là, deux camps s'affrontent: le camp de ceux qui mettent la main et le camp de ceux qui ne la mettent pas. Vous imaginez bien que ceux qui toussent sans mettre la main, d'une part font immédiatement résonner dans ma tête le célèbre "Ta main" maternel, juste assez indigné et dégoûté pour te faire comprendre que t'iras pas loin dans la vie si tu continues à tousser comme ça ma petite fille, d'autre part je les déteste, ce souffle chaud blindé de krobes que tu sens passer sur ta nuque (ou en plein dans ta face, suivant la position relative du tousseur sans main). C'est immonde. Ok la main c'est plus une barrière spykologique qu'une vraie barrière anti-krobes, mais bon tout de même. Et puis il y a ceux qui toussent en mettant la main. Ça c'est gentil pour les autres, sur le coup. Parce qu'après, c'est en se servant de cette main pleine de krobes qu'ils ouvrent les portes, se tiennent aux barres que toi tu touches après. En hiver, je passe mon temps à me laver les mains. Que même que j'ai des collègues qui me trouvent maniaque je cite "parce que dès que tu touches un truc qui a servi à plein de monde ou dès que tu sors d'un lieu public, tu te laves les mains". Ce qui ne m'a pas empêchée de récupérer en deux semaines à peine la maladie du KKmou et depuis lundi celle de la diarrhée nasale fiévreuse. Youpi. J'adore l'hiver. Cette idée de partager avec des inconnus des tas de bestioles qui colonisent mon body me répugne au plus haut point, je frôle l'hystérie dans le métro, je compte le nombre de stations qui me restent avant de pouvoir respirer enfin l'ai pur des pots d'échappements.
Y a pas de logique dans cette affaire, et ça je l'ai bien saisi hier matin quand on a eu une livraison de souris. Les souris, avant de les mettre dans une cage où elles ont plus de place que des gens dans un métro bondé, et avant de pouvoir les faire entrer dans un labo, tu leur fais subir des tas de tests que si y a pas marqué négatif en face de chaque saleté qu'elles peuvent choper, c'est même pas la peine de penser à les prendre. Y a des jours où je voudrais être une souris dans une boîte en carton... Mais sans la fenêtre d'observation que comme ça les autres ils peuvent voir ce que tu fais dedans, sinon ça s'appelle Loft Story.
Allez hop, ça fait longtemps et faut pas perdre le rythme, donc plaignez-moi les gens, plaignez-moi...



mardi 9 octobre 2007

Y a pas de raison

Y a des gens qui te font hop comme ça ni vu ni connu je t'embrouille une semaine entière de notes photographiques sur leur week end. Moi je vais tenir au moins deux jours, la preuve tussuite.
Donc comme je le disais pas plus tard qu'hier, ce uikend le Victor, ma nouvelle coiffure et moi, nous sommes zétés au Père Lachaise (nan, on ne dit pas CHEZ le père Lachaise). Non nous ne tentons pas une reconversion gothique, c'est juste que le père Lachaise c'est jouli. Et comme on est pas des gothiques, nous fredonnâmes ça tous en choeur
.

Au père Lachaise, y a des rues qui tournent (ça vous fait une super belle jambe, mais je blogue ce que je veux, nanananère)

Au Père Lachaise, y a la tombe d'Obélix, dixit Victor (je rigole encore à cette blague 3 jours après, c'est dramatique)


Au père Lachaise, j'ai fait mes premiers pas de paparazza et j'ai eu le premier scoop de ma carrière naissante: Molière buvait de l'eau de source qui fait que quand un volcan s'éteint, un être s'éveille. Bon là niveau éveil c'est moyen bof, il est quand même un peu décédé.


Et surtout, au Père Lachaise, je me suis aperçue que c'était l'automne dites donc.

Et même que l'automne ça fait des feuilles rouges comme ma cape de SiouperGuenille

Mais y en a aussi des jaunes


Après, comme on a beaucoup marché et qu'on est fatigués boucou, on fait une pitite sieste juste assez pour être en forme pour s'envoyer une raclette devant ceux qui courent en short en faisant mine de pas regarder parce que non non non Victor et moi on ne fait jamais comme tout le monde, nous ne pouvons pas céder à la ferveur populaire (j'ai pas lu un seul Henri le Potier ni un seul Ana Gavalda de ma vie et je boycotte Iroze et autres séries supposées être trop cools trop biengs trop inratables, en plus en vrai ça me gave). Je faisais donc mine de ne pas expliquer les règles à Victor qui faisait mine de ne pas s'intéresser à ce qui se passait sur le terrain tout en faisant mine de ne pas me poser des questions à chaque action mais pourquoi l'arbitre il a encore sifflé, il peut pas un peu les laisser jouer, et pourquoi ils font que de faire du ping pong avec les pieds en essayant de faire sortir la balle, passez-moi le fromage s'il vous plaît. Et après, nous sommes zétés à la nuit blanche et même que y avait des gens qui faisaient rien qu'à coller des affiches les unes sur les autres tout le temps et même que c'était marrant et que y en avait une qui disait ça et que moi je l'aime bien.



Voilà, j'ai tout raté, j'ai plein de boulot, je voulais faire une non-note et je crois bien que c'est tout foiré. Crotte de bique. Une heure de sommeil en moins bravo Ashley, spezdandouillette.