mardi 31 juillet 2007

Peinture sur moi

Pas plus tard qu’à la fin de la semaine dernière, alors qu’Isabella et moi échangions des mails en direct laïve de nos lieux de travail respectifs, un sujet des plus passionnants est venu sur le tapis (de souris, uhuh) : le vernis des pieds.
Parce que les gens qui habitent au nord de la Loire, je sais pas si vous avez remarqué, mais la mode été 2007 est des plus étranges. Déjà, dans une seule et même journée, tu meurs de froid et de chaud. Alors tu dois essayer d’adapter ta tenue : tu mets donc ton jean que tu peux remonter le bas pour faire de l’air, un débardeur, avec au dessus ton pull d’hiver à col roulé, et dans tes pieds tu mets tes tongs. Ce qui a pour conséquence immédiate d’avoir tous les inconvénients possibles et imaginables : fringues d’hiver que tu n’en peux plus de les mettre non stop depuis octobre 2006, mais obligation de t’épiler pour les 12 minutes où il fera chaud dans la journée. Et aussi obligation de te vernir les doigts des ièps (avec quelques exceptions à cette règle, en effet les femmes enceintes, et les gens sans orteils peuvent être dispensés, au même titre que celles qui n’en ont rinafoute). J’ai calculé, si on fait tout bien comme ils disent de faire dans les magazines pour les filles qui bossent en tailleur et avec plein de dossiers à boucler, on passe plusieurs heures environ à s’occuper d’un truc qui représente environ 1% de la surface totale de notre body, c’est donc complètement hors de question. Alors ma méthode à moi que j’ai elle est vachement plus mieux, donc je partage parce que je suis trop sympa.

En général ce genre d’opérations se pratique devant une émission débile qui fait du bien à la peau, et pour la suite de mon exposé je serai devant l’île de la tentation.
On va partir du principe qu’il y a déjà du vernis sur les knacki qui nous servent d’orteils, et donc on démarre par l’étape nettoyage. Il faut pour cela se munir de dissolvant, de cotons et de cotons tiges. Et de patience. Et d’un masque à gaz. On attaque au gros coton, on étale le vernis plus qu’on l’enlève, on dit des gros mots, on tache la couette parce que bien sûr on est assise sur le lit. Ensuite, quand le plus gros est fait, on s’aperçoit que sur les côtés il en reste plein, c’est laid c’est beurk, alors on frotte avec les cotons tiges. Quand on commence à ne plus comprendre qui couche avec qui dans cette saleté d’île, on fait une pause, c’est le dissolvant qui monte aux neurones. Parce qu’en vrai c’est hyper facile, tout le monde couche avec tout le monde.
Puis, on pschitte un coup de flotte sur les knacki, on essuie et on se saisit de sa lime. On essaie de saisir ses ièps. On s’aperçoit que c’est pas gagné gagné, c’est pas le moment de se faire mal, donc on repose la lime et on fait un piti téchauffement, histoire de ne pas se froisser ou se contracter un truc. Ensuite, on vérifie que rien ne viendra troubler le boulot, on éteint le téléphone et le msn, on enlève du feu ce qui est en train de cuire et on y va. On se plie en douze. Là on regrette d’avoir dîné il y a si peu de temps, parce que la position comprime le bidou bien comme il faut, mais peu thym porte, il faut souffrir, (parfois même vomir) (nan je déconne hein partez pas) pour être belle des orteils. Après de longues secondes d’intenses efforts en apnée, ayé, la première couche est posée. On s’avachit pour les quinze minutes suivantes, et on ne bouge pas les pieds, sinon y a plus qu’à tout recommencer. Quand les 15 minutes sont écoulées (et que chaque candidat a trompé son (sa) petit(e) Hami(e) 12 fois), on y va, on se motive, hop deuxième couche. Et on laisse sécher encore. Quand l’île de la tentation est finie, on peut faire dodo.
Les jours qui suivent, il faut ENTRETENIR et PRESERVER le vernis, parce que bon on n’a pas tous fait l’école du cirque, donc dans la mesure où on peut limiter le nombre de décapage/peinturage, on limite. Pour cela, rien de plus simple :
-toujours mettre des tongs ou toutes autres chaussures qui laissent sortir les orteils, sinon tu peux dire adieu à ton vernis et bonjour à la gymnastique. Il fait 12°C en plein soleil à midi et il tombe 15 lites d’eau à la minute sur ta tronche certes, mais c’est pas grave ton vernis est préservé. Et puis l’eau ça va hydrater tes pieds, ils n’en seront que plus beaux.
-dans le métro, marcher sur les pieds des autres, ça évite de se faire marcher sur les pieds et donc de se faire abîmer son vernis
-dans la douche, se tenir sur les talons, les doigts de pieds en l’air, parce que l’eau ça décolle le vernis. C’est pas hyper confort, surtout le matin avec la tête dans le Q, mais bon après une douzaine de chutes et autant de traumatismes crâniens on finit par trouver son équilibre
-en vacances, ne jamais aller à la plage, bah oui la mer ça décolle le vernis et le sable ça le décape. Ah bah oui hein, faut savoir ce qu’on veut dans la vie, le vernis ou une vie normale.
Voilà, ne me remerciez pas, ça me fait plaisir…

lundi 30 juillet 2007

Manie haque, ou "macache les épousailles"

Copyright titre: Mamzelle Maupin, plus connue ici sous le nom de Mamzelle Damitruc de l'amûûûr

L'épousabilité, ça pue du Q, je vous le dis tout net. Vendredi, désoeuvrée pour cause de non-connexion, après toutes les vérifications, tous les jurons et tous les coups d'usage dans pareil cas (alors qu'en vrai, après la panne j'avais appuyé sur le bouton ON du modem un nombre impair de fois, et donc il était éteint, hum) (eh oh ça va hein, je suis juste ingénieur en électronique, je suis pas supposée savoir que quand un appareil est éteint il ne fonctionne pas), je décide donc de nettoyer mon appart, en commençant par la zone la plus sinistrée: la cuisine. Tout commençait tout à fait normalement, puis la saleté a sauté à mes doux yeux de princesse et une folie nettoyeuse s'est emparée de mon body, je voudrais pas dénoncer mais je pense que Sixtine n'y est pas pour rien, elle évangélise les foules "jettez, lavez, jettez, lavez" et moi je suis faible donc BAM . Et là ce fut le drame, j'ai vidé les étagères, jeté des tas de trucs (poêles rouillées, nesse-couic périmé depuis 1 an, bocaux et bouteilles en verre que je gardais ocazou où sauf qu'il n'y a jamais de cazou, etc...) et récuré, récuré, récuré. Est-ce que quelqu'un sait comment on peut en un an entasser assez de truc inutiles dans une cuisine pour remplir 2 grands sacs poubelles? Tout y est passé, même l'intérieur du grille-pain, même la bouilloire qui a été détartrée, les fours, TOUT. Pendant 3 heures et demi. Au bout des trois heures et demi, je me suis aperçue que je n'avais plus d'anti-calcaire, je suis donc sortie pour en acheter, et j'en ai profité pour faire les courses parce que ça sert à quoi d'avoir une belle cuisine si le frigo est vide.
Première nouvelle: l'épousabilité coûte cher. Seconde nouvelle: l'épousabilité ça tache. Parce que cette saleté d'anti-calcaire a fui (un pack de lait, qui n'a pas de mains donc, a été capable d'ouvrir le bouchon sécurité enfants, bravo la sécurité), et comme je suis une andouille de respectueuse de la natchure, je mets tout dans mon grand sac de courses et donc TOUT a été taché et sale. Beurk. J'ai donc passé une quart d'heure à nettoyer dces emballages de bouffe...
Après 4 heures en tout de ménage, ma cuisine était respendissante, magnifique, propre, clinquante, bref triste à mourir, j'avais l'impression que ma cuisine était décédée, bouhouhou.
Juste après je suis devenue folle, j'ai pris mon appareil-photo et j'ai mitraillé ma cuisine. J'étais occupée à faire resplendir le reste de l'appart (comment font les gens qui ont plus de 20 m²? Ils passent leur vie à nettoyer?) quand Victor Newman est arrivé, moi rinafoute du bisou machin gnagna, c'est pas cuculand chez moi hein, c'est propreland, donc hop viendez voir ma cuisine tussuite, on verra ce qu'on peut faire pour les bisous. Et là, Victor Newman m'a tuer. "Oh, c'est redevenu comme au début!". En guise de bisous il a eu une sacrée tape, non mais oh.
Et pendant tout le week end, je tremblais dès que je devais faire quelque chose dans la cuisine, non on ne mange pas Victor enfin vous êtes fou, on va salir la cuisine. Ou alors pique-nique hein, comme ça on ne salit pas. Tiens il pleut et il fait 18°, c'est un temps idéal pour aller pique-niquer à Paris-plage non? Non? Comment ça non?
Il se pourrait aussi que j'ai prononcé un ou deux "Nan, mais ça ça se range pas là, ça se range là". Il se pourrait même qu'on m'ait répondu que c'est la même chos,e et il se pourrait également que j'ai rérépondu "ah bah nan hein, sinon les pots ne sont pas pile poil bien alignés, nan mais franchement"
Il est également fort possible qu'on m'ait répondu "ah bah c'était mieux quand c'était pas nickel, là vous êtes maniaque, au secours"
Conclusion: l'épousabilité c'est nul, ça tache la bouffe, ça coûte un bras, et ça rend Monica Geller. Alors moi j'arrête hein (enfin officiellement, parce qu'en vrai je continue hein, je suis love de ma cuisine...)

vendredi 27 juillet 2007

Doucement folle, 5 fois

Y a des gens qui sont marrants. Comme Shalima. Elle veut que je vous raconte mes 5 folies douces à moi que j’ai. Mais si vous demandez à les gens qui me connaissent, ils vont vous dire « 5 ? Mais c’est pas possible, y en a 1000 fois plus, Ashley elle est pas toute seule dans sa tête » (pas toute seule dans sa tête, c’est l’expression consacrée quand on parle de moi, c’est dramatique). Alors mes 5 folies douces, ouaillons ouare.

1 l’étendage du linge. Ca c’est une opération très compliquée qui doit suivre un rituel TRES particulier. Quand Victor Newman voit que la machine a fini de tourner et que je déplie le tancarville, il part se planquer dans le bunker, c’est-à-dire au plus profond de mon magnifique canapé d’angle. Je vais chercher 4 cintres. Je sors le linge de la machine en déposant sur le tancarville les grosses pièces et sur le plan de travail de la cuisine, préalablement nettoyé bien entendu, tout ce qui est sous vêtements, chaussettes etc. Puis je trie les grosses pièces. Les jeans et autres serviettes de toilette doivent être étendus le plus loin possible de la fenêtre, oui parce que dans ma logique ce qui est près de la fenêtre sèche plus vite, donc si je mets des gros trucs qui vont bouffer tout l’air séchant du dehors, les petits trucs vont aussi mettre plus de temps à sécher… Hum. Ensuite, j’étends les chemises et les pulls sur des cintres. Puis j’étends les tee shirts, toujours en respectant la logique les plus petits près de la fenêtre (débardeurs puis t shirts manches courtes), et les plus grands derrière. Ben oui quoi ? Puis, je me saisis de la pile de sous-vêtements. Et je trie : une pile chaussettes, une pile culottes, une pile soutifs. Je mets les culottes qui sèchent le plus vite devant, puis celles qui sèchent moins vite, puis les soutifs et les chaussettes. Attention, en cas de pénurie de pinces à linge, les petites pièces seront étendues vers l’arrière, loin de la fenêtre, parce que si y a du vent j’ai peur de devoir aller récupérer les culottes non-pinsalingées dans la cour. Après, je vérifie toutes les demi-heures l’avancée du séchage, quand les petites pièces sont sèches, je les enlève, je mets à leur place les moyennes, je mets les grandes à la place des moyennes. Voilà, je suis tarée c’est définitif. Le pire c’est qu’en tapant tout ça, je trouve ça hyper logique, normal, bien quoi.

2 les fenêtres et les volets. Je suis une obsédée de l’ouverture des volets et des fenêtres. Je ne sais pas à quoi ça sert à part à être ouvert. Alors j’ouvre. Tout le temps. Eté, hiver, automne, printemps, pluie, neige, grêle, j’ouvre. Partout. Chez moi, au boulot, dans le métro, dans l’avion j’ai essayé quand j’étais assise à côté de l’issue de secours mais une dame en tailleur bleu marine et chignon banane m’a fait comprendre que ce n’était pas une très bonne idée. Chez moi, j’ouvre tout le temps, je regarde la météo sur 3 sites différents le matin avant de partir bosser pour vérifier s’il va pleuvoir et si je peux laisser les fenêtres ouvertes ou non. Ensuite je monte dans le métro j’ouvre les fenêtres si ça n’est pas déjà fait. Puis j’arrive au labo, j’ouvre toutes les fenêtres, je cale toutes les portes en position ouverte et je fais courant d’air, phénomène plus communément appelé par votre serviteuse « la tempête ». Parfois même un « OUAIS LA TEMPETE ! » hurlant et rempli de joie sort de ma bouche (d’abord je vérifie que je suis seule hein). Quand les autres arrivent, ils passent une heure à ramasser tous leurs papiers par terre, enfin je veux dire leurs dossiers, et ramasser des dossiers en tailleur c’est compliqué je peux vous le dire. Alors que c’est super facile de mettre un TPOS sur les piles de dossier pour éviter ce genre de désagréments. Mais bref. Le vent, c’est cool, surtout au bureau.

3 le grignotage. Bien sûr en tant que fille de Cosmal, je ne grignote jamais, c’est maaaaal. Mais quand parfois il m’arrive de le faire, très rarement hein, jamais plus d’une fois par jour, le grignotage ne peut pas se faire de façon aléatoire. Il y a des règles voyez-vous. En général, je grignote des choses salées, le sucré c’est pouark. Et dans tout paquet, il y a des gâteaux cassés (dans les pringles par exemple), des graines moches (comme les pignons de pin que je mange depuis quelques jours, il y a toujours des petits pignons ridés et chétifs dans le lot). Je mange ceux-là en premier. Puis je m’attaque aux petits mais pas cassés, et à la fin il ne me reste que les grands, beaux, et là c’est le bonheur. Oui je pratique l’eugénisme du gatal apéro, et alors ?

4 la météo. Comme le point 2 l’évoque déjà, je suis complètement incapable de faire quoi que ce soit sans consulter la météo douze fois. Le matin pour m’habiller, je commence par allumer mon PC, je vais voir ce que dit Météo France pour la météo de la journée. Je consulte aussi les 3 jours suivants. Ben oui parce que ce serait la catastrophe si je mettais un vêtement le jour x alors qu’il conviendrait un peu mieux pour la météo du jour x+2. Le pire, c’est quand je dois partir en vacances, en congrès etc. Là c’est affreux, parce qu’il faut prévoir des fringues pour les cas où la météo ment et ceux où elle se trompe, c’est un vrai casse-tête. Et même une fois habillée, je consulte la météo plusieurs fois par jour, pour voir les évolutions, les éventuelles corrections… Bien sûr ce traumatisme me vient de l’enfance, comme tout traumatisme qui se respecte. Bah oui. Môman Abbott est accro à la météo. Quand j’étais pitite, il n’y avait qu’une météo le soir, celle d’après le journal , celle d’avant n’existait pas. Et si Môman n’était pas devant la télé, il fallait HURLER « MAMAN, METEO » pour qu’elle arrive dans les plus brefs délais, faire le silence absolu pour qu’elle entende tout, surtout si c’est Catherine Laborde qui cause dans le poste, parce que je cite « J’adoooooore Catherine Laborde ». et si on omettait de hurler, faut voir ce qu’on se prenait (en paroles hein, les parents Abbott ne nous battaient pas). Encore maintenant, quand je vais chez les parents Abbott, j’ai ce réflexe de survie, je crie « Môman météo » dès que le générique démarre, j’entends ces deux mots sortir de ma bouche et je me fais peur. Hum.

5 les tableaux et le polystyrène. Il y a deux bruits qui sont capables de me rendre immédiatement hystériques. Celui du polystyrène, et celui de la brosse qui efface le tableau noir. ATROCE. Le polystyrène c’est taffreux. Quand je reçois un paquet un peu gros, j’ai peur de l’ouvrir et de constater qu’il y a du polystyrène dedans (petit message à quiconque se sent visé : merci donc les gens de m’offrir uniquement des bijoux et des livres). Pour les tableaux, en fait il n’y a pas que le bruit de la brosse qui glisse sur le tableau qui me gêne, il y a aussi cette sensation de craie partout beurk. Alors oui, malgré mon jeune âge je refuse de faire des cours pouvoir du point. Parce que 1 je trouve ça super relou pour celui qui cause, assis derrière son PC, passif, 2 les cours de physique sur pouvoir du point ça demande de taper des tonnes d’équation, et l’éditeur d’équations de pouvoir du point est un outil américain pour asseoir la domination des Stames sur le monde en rendant tous les gens qui l’utilisent tarés fous, bons pour aller chez Gaelle, et 3 ça endort les élèves, qui se disent « non on prend pas de notes la prof va nous envoyer sa présentation par mail » et ils dorment ces petites pourritures. Alors je fais mon cours au tableau, à la craie. Mais au bout d’un moment je suis persuadée que tous les pores de ma peau sont bouchés par la craie, que mes poumons sont tapissés de poussière blanche, j’ai l’impression d’étouffer c’est affreux. Ajoutez par dessus un effaçage de tableau à la brosse, et je suis hystérique…

Oui d’accord, j’ai déjà de l’avance pour l’hystérie, mais bon…
Voilà, je vais donc installer sous peu un compte Paypal sur ce bloug pour que vous, fidèles lecteurs zémants et zémés, sponsorisiez ma thérapie que j’en ai grand besoin.
Plaignez-moi les gens, plaignez-moi

PS : Les 5 personnes qui veulent le questionnaire, disez-le moi dans les commentaires…

mercredi 25 juillet 2007

La not to do list

Récemment, dans Cosmal de jecépukan rapport à que le numéro de juin de l’année x paraît en février de l’année x-2, ils disaient tout et le contraire de tout comme d’habitude. On apprenait donc à la fois que ne pas partir en vacances c’était trop moisi, et que rester au bureau pendant que tout le monde est en vacances c’était trop la fête. Et donc on avait droit à divers conseils comme Mentez, disez « je suis zété aux Seychelles » et mettez plein d’autobronzant ou faisez des UV. Ou encore le bureau l’été c’est trop cool on peut faire des ezercices de gym sur chaise de bureau, personne nous voit parce que tout le monde est aux Seychelles, et quand ils reviennent on a la cuisse trop fuselée, youpi. Ou retencore Le bureau l’été c’est trop cool, on peut mettre des tas de robes archi pas mettables au bureau pasque en vrai on doit bosser en tailleur quand le chef est là (oui, Cosmal part du principe que toutes ses lectrices bossent en tailleur, haha), alors comme ça on n’a pas l’impression d’avoir fait les soldes pour rien. Et zaussi le bureau l’été c’est trop cool, on peut prendre de l’avance sur les dossiers pendant que les autres sont aux Seychelles (la lectrice de Cosmo bosse en tailleur et boucle des dossiers, toujours toujours. Si t’es prof et que tu lis Cosmo, tu ne dois pas dire « je corrige mes copies en guenilles » mais « je bosse sur le dossier corrections en tailleur »)
En cet été froidiculaire, j’ai moi aussi testé pour vous des tas de trucs qu’on peut faire au bureau. Sauf que je suis rock moi, je vais en vacances en Belgiquie au lieu de la plagie,
alors hop je teste tout ce qu’il ne faut pas faire. Revolucion caramba. Et je vous livre dans ma grande bonté ma not-to-do list summer tou o o séveune.
1 Never ever listen to Nostalgie. Il y a quelques semaines, j’ai découvert qu’il y avait le son sur mon PC. Et comme j’aime bien bosser avec un fond sonore, j’écoute de la musique all day long. Et second avantage du système, quand on a les écouteurs sur les zoreilles, quand un relou vient causer, on peut faire lalalalalala j’entends pas, ne pas répondre, ne pas lever le nez. Formidable donc. Depuis le début de la semaine, j’écoute Nostalgie, parce que Nostalgie c’est rigolo. Mais parfois, il arrive que je me laisse emporter du coup. Et chant'hurler Capri c’est fini ou Et si ce soir on dansait le dernier slow, ça le fait moyen. Et oui je l’ai fait en vrai, pas plus tard qu’aujourd’hui et même que c’est ça qui m’a donné l’idée de cette note. Donc non, ne pas écouter nostalgie au bureau, pas bien.

2 Ne pas enlever ses chaussures au cravail. Dès qu’il fait un peu chaud, j’enlève mes pompes et je me promène pieds nus dans le labo (sauf quand je vais aux toilettes), le carrelage est frais, ça fait du bieng. Oui mais voilà, le boulot on y reste pas 24 heures sur 24, et au moment de remettre les chaussures pour rentrer maison, c’est un brin complexe. Qu’on aille me quérir un chausse-pieds, du savon et de l’huile, je vais me chausser. Hum. Donc non, gardez vos chaussures au boulot.

3 Ne jamais croire qu’on est seul. C’est à ce moment-là qu’on baisse sa garde et qu’on fait un truc hyper anti-sexe en plein milieu du couloir, du genre, remonter d’un geste décidé son soutif sans bretelles qui se casse un brin la goule, ou encore vérifier le degré d’épilitude de ses aisselles.

4 Ne pas hésiter à se barrer une heure en plein milieu de la journée pour déguster une glace en terrasse en languedeputifiant avec des copines. Personne ne sera là pour constater que vous n’êtes pas là. Donc hop on y va nan mais sans blague.

5 Ne pas oublier d’envoyer des mails (qui causent boulot, sinon ça compte pas) à ses collègues et chefs à toute heure du jour et de la nuit. Vous êtes arrivé tôt au boulot ? Bam un mail au chef direct en arrivant, tous les prétextes sont bons, c’est juste pour dire qu’à 8 heures 12 on était là et bien là. Ensuite le soir, vous allez pique-niquer aux environs de votre boulot. Vous êtes pris d’une furieuse envie de pipi sur le chemin du retour, vous passsez donc par votre labo pour un arrêt aux stands. Vous en profitez pour rallumer le PC, envoyer un mail à un collègue et oui à 23h34 j’étais encore au bureau.

Voilà, grâce à moi votre été au boulot sera sans faille. Ne me remerciez pas, c’est gratuit c’est cadeau.

mardi 24 juillet 2007

L'épousabilité me guette

Hier, dans ma grande prolixitude, j'ai pondu deux notes, dont une de très belle facture. Résultat aujourd'hui j'ai rien à raconter, c'est malin, bravo Ashley.
Du coup après vous avoir raconté les minis-misères de mon quotidien en Germanie, je dois vous raconter mes maousse-surprises que j'ai eues en rentrant:
-comme le dit très justement le sage Faffwah, j'ai un crè mauvais karma avec les services publics. Et je le prouve. Au hasard d'un brunch (grosse frustuck, pardon les traducteuses, je sais pas écrire le Germain. Ah bah si tiens, G E R M A I N, germain, uhuhuhuh), je dis à copine-collègue en train de lézarder sur terrasse allemande "ah punaise c'ets bizarre, ça fait un mois que j'ai renvoyé cette saleté de papier pour le relevé EDF et j'ai pas encore eu ma facture, ça sent l'embrouille." (je parle EDF et factures en plein brunch SI JE VEUX). Retour maison, je prends le courrier, une lettre de l'EDF. 140€ et quelques d'électricité, alors qu'en plein hiver avec le chauffage à bloc je paie la moitié de ça. Ah ah ah (voilà qui tombe bien, je viens de lâcher 300€ d'hôtel que le CNRS va me rembourser dans vingt ans si tout va bien). Oui parce que selon l'EDF, je n'ai pas renvoyé le coupon. Et donc ils ont estimé. Et comme c'est des champions du monde de l'estimation ben pan, deux fois ce que je consomme en plein hiver, c'est LOGIQUE. Il faut dire que j'ai eu la super idée de poster mon relevé le jour où la Poste près de chez moi, qui est aussi le centre de tri de l'arrondissement, était en train de se faire déminer la goule, mais je ne suis pas certaine que mon relevé avec mes coordonnées dessus et sans enveloppe était un colis suspect. Mais passons. Si on compte mes déboires avec la SNCF, le montant de mes déconvenues avec les services publics pour le mois de juillet se porte à 140+25= 165€. Petit mois donc, j'ai connu bien pire (1800€ en juin 2006, record à battre, en plus j'étais stagiaire non rémunérée à l'époque, bobo le compte en banque moi).
- Victor Newman m'annonce à peine arrivé qu'il a dans la journée visité un appart, pour lequel il a fait une offre qui a été acceptée et que donc a y est, fin des recherches d'appart. Ca fait bizarre, depuis que je le connais il visite intensément.
Ashley Abbott, incrédule: Donc là lundi c'est officiel vous avez un appart...
Victor Newman: Oui, je vais avoir plein de temps libre maintenant, on va avoir des week ends tranquiles.
AA: ouais enfin pas pour longtemps hein, parce qu'après on va passer les week ends à faire de stravaux
VN: ah ouais j'avais pas pensé à ça...
AA que c'est pas son genre d'exagérer et de dramatiser: Oui, et après vous ne me parlerez plus que pour dire "Passez-moi le tournevis"
VN:Attendez, c'est super sexuel un tournevis
AA: Euh tout bien réfléchi je sais pas trop si je vais vous aider pour les travaux...
VN et AA se rendorment aussi sec, il n'est que 15 heures, c'est bien trop tôt pour se lever.
Deux heures plus tard, fin de la pause dodo.
VN: Nan mais ça m'embête, parce que l'autre appart vous aurait plus plu, je le sais. Mais vraiment je en peux pas l'acheter, l'immeuble est trop pourri et y a trop de travaux.
AA, se jette sur la perche, air hyper innocent: Ah mais c'est votre appart hein, pourquoi vous voulez choisir en focntion de moi?
VN: ...
Conclusion partielle: gloups. Maintenant tout le monde fait une prière pour que le vendeur ne se rétracte pas, merci. Allez, prions zensemble. Moi je dis ça c'est pour vous, rapport aux travaux qui vont être abeulibeubeuls (j'avais bien dit que je m'en resservirais de celui-là) et donc hyper bloguèbeules. Mais je sais pas pourquoi j'ai un mauvais pressentiment là.
- Victor Newman a dit oui sans hésiter quand je lui ai suggéré de partir en grand week end pendant nos vacances de stars, hors saison of course, nous y en a pas aimer la transhumance. Alors attention la Belgiquie, fin août début septembre on débarque. Sachez que vous quitter, gentils zet fidèles lecteurs, sera pour moi un déchirement, mais je pars uniquement pour avoir des tas de trucs à vous raconter à mon retour.
Conclusion partielle: Victor et Ashley se mettent aux activités de couples normaux, les vacances ensemble, ouh la la je prends 1 un coup de vieux et 2 un ticket au péage de l'autoroute qui mène à l'épousabilité.
Conclusion totale: just call me Valérie des Amygdales-Newman. Oh punaise ça craint du boudin, jeveux pas me marier moi, je veux même pas trop déménager, tout ça c'est de la faute de Sixtine encore...

Edit de 9 heures: le premier qui dit encore que je vais ma marier, ou que je suis enceinte, ou que je vais fair l'un parce que je suis l'autre, il aura un gage, je vous préviens.

lundi 23 juillet 2007

TPOS contest


Hier, quand j'ai lu la note d'Erika about sa Tiny Piece of Shit, je ne pouvais que participer, parce que tussuite j'ai pensé à la Maison du Sheriff. C'est un magnifique cadeau Kinder Surprise que j'ai eu en avril 2003 (en ces temps-là j'avais vingt ans, tututudu), que j'ai toujours eu sur moi pendant toutes mes années d'étude (après offrage du cadal évidement). Maintenant que je ne fréquente plus les bancs des amphis que pour des congressages, cette magnifique chose trône sur mon bureau.
Maintenant, attention on détaille, autrement dit vous lecteurs fidèles zassidus zaimés et zaimants, vous devez cliquer sur l'image pour pouvoir tout bien voir en gros et en jouli. C'est fait? On y va.
Les dimensions de ce magnifique objet sont les suivantes: à peine 5 cm de long sur 2 de hauteur et de profondeur. Rikiki ui tutafé.
Intéressons-nous à la façade. QUelle jolitude! Que de soin dans les détails! Admirez cette wonderful affiche Wanted, cet attache-chewal plein de réalisme. Mais n'admirez pas la poussière entre les planches, merci.
Passons à derrière (au fion pour faire plaisir à cette obsédée de Chrissie). Là aussi c'est le réalisme qui frappe. Admirez le constraste entre les barreaux de gauche et ceux de droite qui sont écartés, laissant supposer que le prisonnier s'est évadé. Supposition rapidement confirmée par le "Good Bye" gravé dans le mur sous les barreuax ouverts. Cette TPOS a une histoire, elle raconte une histoire qui chaque jour m'émotionne un peu plus.
Maintenant, passons à la pièce maîtresse de cette TPOS, le cactus. L'exploit réside ici dans le fait d'avoir conservé cette pièce, qui se détache sans crier gare (ni arrêt de bus ni aéroport, ah ah je suis drôôôôôle). Donc merci de me bravoter.
Voilà, c'est fini (conclusion directement pompée sur celles des rédactions des élèves de ma Môman que quand elle lit ça elle s'arrache les cheveux de la tête par poignée en disant "ah non mais c'est pas possible")

La recherche avance

A tous les gens qui ont imploré mon retour, je dis merci vous êtes gentils, moi aussi je fus fort attristée par cette séparation forcée à cause de la recherche.
A tous les gens qui disent que je suis allée en Allemagne pour faire la glandouille dans un quatre étoiles, je dis zut flûte crotte et aussi hum pas faux, hum.
A tous les gens qui paient des impôts en France, je dis merci, sans vous tout cela n'aurait jamais été possible.
A tous les traducteurs qui lisent ce bloig, je dis par avance PARDON.
Ces choses étant dites, attention on commence. Pour vous prover que ces quelques jours en Allemanie ont été des jours de boulot intense, je vais vous faire la liste de tout ce que j'ai découvru.
-l'Allemand est une langue incompréhensible pour une personne qui n'en a jamais fait
-mon salon-salle à manger-bureau est juste assez grand pour en faire une salle de bains de 4 étoiles
-le vin blanc local est une tuerie. Très très bon. Sur le moment. Le lendemain, c'est une tuerie aussi, mais pour la tête. Sans sucre le café, merci, mais avec deux Doliprane.
-il faut se méfier des micros qui ont l'air éteint. Et donc ne pas dire dedans juste en fin de pause quand pratiquement tout le monde est déjà installé " Please Ryan (copain-collègue de moi) stop tripotting and peloting Kimberly (copine-collègue-co chambrière d'hôtel de moi) under the table, she is mine is that clear?"
- j'ai découvert que je pouvais survivre quatre jours de suite sans goûter ni à 16 heures ni à 10 heures. Mais peut-être que ça a un rapport avec le fait que le petit déjeuner de l'hôtel était impressionnant de copieusité et de mam-mamitude. Ou avec les déjeuners au restaurant que juste après l'entrée tu avais l'impression que tu allais mourir de surbouffage. Et les 30 degrés à l'ombre sans air n'aidaient pas énormément. Heureusement qu'on avait un verre de vaïssvaïne bien frais pour se rafraîchir hein.
-j'ai découvert qu'un parasol ne protège aucunement de la pluie. Ce qui explique peut-être pourquoi un parasol ne s'appelle pas parapluie et vice versa. Bah oui, tous les soirs dîner en terrasse et tous les soirs orage. BAM. Ashley, imperturbable, bouffait ses dragon fruits sous son parapluie et tout le monde se payait bien sa tronche
-j'ai découvert qu'en Inde, dire à une femme qu'elle a un cul de vache est le compliment suprême, le genre de trucs qu'on dit juste avant un petit "Will you marry me?". Mais comme je l'ai découvert après coup, on a frôlé le conflit diplomatique.
-j'ai découvert comment on pouvait avoir l'air aussi enquiquiné que cette pauvre Bernadette (pas celle de Lourdes, celle des pièces jaunes) obligée par Jacques C à danser avec un Chinois. Pour cela, il suffit que le big boss vous ordonne de danser avec des Japonais pour la science et la bonne marche du French-Japanese Network. Ca marche pareil avec les Finlandais. Note pour plus tard: ne pas se balader en tongs les jours d'amélioration du network.
- j'ai découvert que se faire frapper par le big boss fait aussi mal que se faire savater par un non-boss. Le big boss m'avait invitée à danser. Fin de la première chanson, il me dit "ok on recommence, tu danses très bien, c'est super". Milieu dela deuxième chanson "Ok Ashley tout se passe hyper bien donc on passe à l'acrobatique. A 3, tu t'accroupis". Je compte dedans ma tête 1... 2... 3 hop je m'accroupis et là BAM le pied du chef PAN dans mon épaule. Aïe. "Ok Ashley on laisse tomber". En même temps j'aurais dû me douter que ça sentait l'embrouille, il était trop petit pour moi.
- j'ai découvert une nouvelle fois à quel point la RATP mérite si bien son nom de Rentre Avec Tes Pieds. A Roissy, la durée d'attente du RER a été plus longue que le temps de vol Leipzig-Paris.
Voilà en gros très gros ce que j'ai découvert. La recherche avance grâce à moi, c'est indéniable.

mercredi 18 juillet 2007

Partir un jour

Ce titre est une dédicace à Isabella, privée de bloug (et d'eau chaude) pour cause de déménagement, mais toujours fan de 2be3, même dans ces conditions extrêmes de survie kho-lantesque. Je pense que ces aléas de déménageage en font rêver plus d'une.
Aujourd'hui, je pars. Encore. Mais en avion cette fois. Puis en train. Mais cette fois-ci dans le train, je serai accompagnée d'une quatorzaine d'autres cherchageurs du Laboratoire d'Initiation aux Playmobils, et je pense que 15 cherchageurs dans le même wagon vont me permettre de me retrouver cette fois dans la catégorie des chieurs du train. Vengeance. Ceci dit, l'an dernier j'ai eu de GROS problèmes avec la SNCF allemande, je m'attends donc au pire.
Ensuite, j'aime pas la bière, et j'ai déjà passé un mois chez ces gens-là l'an dernier, je leur donne donc deux heures à peine après notre arrivée pour nous inviter à bière-boire. Pas de bol.
Ensuite je vais rentrer samedi soir tard, je n'aurai donc qu'un jour de week end, bouhouhou
Je réfléchis aux cadals de la gagnante et des dauphines et quand je reviens je vous gâte.
Bonne fin de semaine, amusez-vous bien, faites comme chez vous, je reviens lundi vous causer de mes soucis allemands, car c'est sûr il y en aura.

mardi 17 juillet 2007

A votre avis, le verdict

Il y eut hier un rush de foufous sur les commentaires, tout le monde voulait décrocher le grolo. Le suspense est insoutenable, et donc paf, réponses.
Vendredi matin, la tête dans le fion et le sac sur l'épaule, je suis partie à la gare, assez en avance pour pouvoir acheter sans me presser un Cosmal et un autre magazine. J'étais même tellement en avance que pour mettre mon cerveau en état de lire ces formidables représentants de la littérature française, je me suis prisn un café dégueu. Que j'ai bu avant de monter dans le train. Dix tables étaient libres, et LE relou de la gare s'installe à la même que moi. Met du sucre dans son café et commence à touiller. Renverse le tout en ma direction et bredouille un "hinhin c'est vendredi 13 aujourd'hui". Donc je me casse.
Je monte dans le train, en première pour des raisons sur lesquelles je ne reviendrai pas, et là pas de bol. Le wagon se remplit de mémés brushingo-permanento-laquées, un portable sonne, l'une d'engtre elles décroche et se met à hurler sa vie et celle de ses copines, sans bouger de sa place, malgré les 25 000 autocollants "va téléphoner sur les plateformes si j'y suis". Malgré la questionb d'une des passagères au contrôleur, celle-là c'est ma pote "Excusez-moi, mais c'est interdit de téléphoner dans les trains ou non?" Réponse du contrôleur "oui, sauf sur les plateformes", mais mémé reloue continue. Et continue pendant une bonne heure. Ensuite, changement de train à Vierzon, je monte dans un premier wagon, au bout de dix minutes d'avançage reculage comment veux-tu que je hum bref et surtout cognage violent en pleine accélération du wagon de devant, vazy dis aurouar à tes cervicales. In change de wagon, celui-là ne peut pas rouler. Re test, re cognage Aï euh mais pitain arrête euh. Re changement on peut enfin partir. Donc réponses c et d pour la question 1
Avec tout ce retard, jétais à peine arrivée qu'il était déjà l'heure de passer à table, dehors car il faisait chaud (pleure Shalima, pleure), et de manger du bon thon mam mam cuit brillamment au barbecue par John Abbott himself. Question 2, réponse a.
Pas le temps de souffler, après le repas c'est soldes avec Môman. J'ai gagné un sac à mains trop beau, offert par môman Abbott qui s'est ruinée pour moi, 5,90€ et du coup elle s'est achetée le même, donc il va falloir penser à se concerter niveau sac maintenant. Ma note de samedi, écrite vendredi, m'a fait penser quand nous sommes passées devant Et ta m(ère) lingerie que je n'avais pas un seul pyj potable pour mon congrès de la fin de la semaine. Donc vite, paf deux pyjamas, dont un une taille au dessus de la mienne car il ne restait plus que celle-là, et j'ai eu le déplaisir de constater le soir même que je tenais dedans sans y nager, bouhouhou. Et une paire de chaussons-chaussettes rigolotes pour cet hiver, c'est-à -ire pour cette semaine en fait. Alors hop, question 3, réponse c
Samedi matin, réveil, descente au rez de chaussée, je commence à pitidéjeuner, et j'entends de la musique militaire retentir dans le salon. J'y rejoins donc monsieur mon père, posé devant le défilé. Les gamins en bermuda débarquent, le piti blond qui n'arrive pas à marcher au pas est très uhuhuhuh le pauvre, ensuite ça chante la marseillaise. Arrive Maman Abbott, à qui John explique que ce sont les petits chanteurs à la gueule de bois, et que Môman Abbott met dix minutes à piger que c'est pas la goule, mais la croix qui est de bois, et part en disant un "rhoooo, vous êtes bêtes" indignés, non sans éternuements post-asseitude sur canapé et déclaration "ah bah voilà, je suis allergique au canapé". Donc pour la question 4, il fallait répondre c. le coup des aviosn est quasi véridique, mais c'est à moi que John a dit ça et non à Môman, déjà partie vaquer à d'autres occupations
Samedi, après déjeuner, les pitis zenfants vont faire la sieste d'eux-mêmes (bon ok, en fait il n'y avait qu'un piti garçon, mais 1 sur un total de 1, ça fait du 100%), paf écroulés sur le canapé. J'ai suivi, j'avais le droit rapport à ma tête qui fait peur à mes papa-mamans. Le cousin pionçait tranquillou avec son bib dans la bouche, il ronfle déjà ce petit, il est prometteur, et en plus il boit en dormant. Question 5, réponse d.
Le soir, après une longue journée à faire honneur à la nourriture de Mamie Abbott "quoi? mais tu n'en as pris que 26 fois, qu'est ce qui t'arrive, pourquoi tu perds l'appétit, tu es malade c'est ça", une petite menthe s'imposait pour faire couler, le tout avachi devant le concert de Mini-Moi avec polnatruc, que moi je voyais ça avec un oeil ému pasque l'an dernier le 14 juillet c'était trop bieng, je l'avais passé avec Isabella. Question 6, réponse b
Dimanche matin, à 8h57, je me suis réveillée à cause de la chaleur atroce qu'il y avait dans ma chambre, pas possible de me rendormir, et donc BAM debout à 9 heures, si c'est pas malheureux ça ma povdame. Question 7, réponse d
Et enfin, dimanche après-midi, retour à Paris. Premier train, vingt minutes de trajet avec la clim, trop bieng, personne qui téléphone, parfait. Changement de train, je vois les gens qui descendent du train dans lequel je dois monter. Ils sont en sueur, trempés, rouges, on dirait qu'ils sortent tous du club de gym qui bouge ton corps. Je monte, en une seconde je suis trempée, sueur, pouark pas de clim, pas d'air, fenêtres pas ouvertes, au secours. Ventilation manuelle avec le billet de train pendant 1 heure 40, bobo le bras droit Ashley. Et j'ai failli tabasser le contrôleur qui a regardé mon billet sous toutes les coutures pendant beaucoup trop longtemps, alors que c'est lui en personne qui avait déjà contrôlé mon billet dans le train précédent, dix minutes plus tôt. Pas de billet, ashley pas ventilée. J'ai essayé avec mon bouquin, mais les Bienveillantes c'est boucou trop gros et trop lourd. Question 8, réponse c.

Voilà, je vous ai raconté mon week end comme demandé acorzéacri par Sixtine, et en plus pour compenser la chiantitude de ce récit, je vous fais gagner des cadals.
Et maintenant, remise des prix. Avec 6 questions justes sur 8, c'est la reine de la gadoue qui gagne. Et ses dauphines, avec 5 questions justes sur 8 sont Shalima et Soeur Anne.
Le comité d'organisation du concours remercie tous les participants et rappelle que pour ceux qui n'ont pas encore payé les frais d'inscription, les chèques sont à faire à l'ordre d'Ashley Abbott.

Euh sinon là je suis totalement extrêmement très à la bourre, mais ce matin j'ai 3 heures de réunion reloutissimes pendant lesquelles je vais avoir le temps de réfléchir à vos lots.
Bonne journée les gens

lundi 16 juillet 2007

A votre avis, mon week end

Ca fait longtemps que vous n'avez pas eu la chace énoooorme de gagner des cadals, alors hop hop hop on y va. Quelques questions sur mon week end foufoufou et que le meilleur gagne.
Cette fois-ci, il n'y a qu'une seule réponse par question, sauf à l'une des 8 questiosn (uhuhuh le piège).

1 Pour le prix de deux billets de train dont un en première, mon voyage aller de vendredi matin:
a m'a permis de goûter pendant deux petites heures au charme du calme et de la repositude
b m'a permis de lire Cosmal ET bih-bah
c m'a fait perdre la tête à cause que j'ai vu Suzette, la mémé de devant passer la totalité du trajet au téléphone (même que Claudine a fait refaire sa cuisine)
d m'a permis d'arriver très en retard à cause qu'on nous a fait changer 3 fois de train à Vierzon avant d'en trouver un correct (et parcourir le quart d'heure de trajet qui nous restait)

2 A peine arrivée, même pas le temps de souffler, on m'a obligée à:
a manger dehors le barbecue de John Abbott (qui me prie d'ailleurs de vous signaler qu'il est le roi du barbecue, prosternez-vous devant sa grandeur merci)
b aller faire la sieste nanmétavutatète?
c me changer enfin tout de même t'as vu tout ce que tu as sur le dos tu vas crever de chaud enfin c'est pas possible faudra pazs venir te plaindre quand tu auras attrapé du mal
d rien, c'est le week end on fait ce qu'on veut c'est la fête nationale du slip demain enfin tout de même

3 Vendredi après-midi, j'ai fait les soldes avec Maman Abbott et je suis maintenant l'heureuse possesseuse de
a une paire de chaussures, une robe, un pyjama et un sac à mains de toute beauté
b rien, pasque c'est tout moche ou alors quand c'est beau y a pas ma taille, au secours
c un sac hyper cher, deux pyjamas et une paire de chaussons-chaussettes Cromagnon ridicules à souhait
d des chaussures à ne plus savoir quoi en faire, de toute façon comme dirait Maman Abbott "ça se mange pas des mites"

4 Samedi matin, John et Ashley Abbott regardent le défilé du 14juillet. Arrive Maman Abbott
a John et Ashley lui disent de s'asseoir, parce que les pitis chanteurs à la croix de bois croix de fer vont interpréter mille colombes en l'honneur de notre nouveau président Mini-Moi.
b John lui explique que les Petits Chanteurs à la Gueule de Bois vont chanter Vois sur ton chemin et que Gérard Jugnot va arriver pour diriger la chorale, rapport à que son pote Christian Clavier est copain comme un cochon de droite avec Mini-Moi
c John lui dit que les gamins en short sont les petits Chanteurs à la Gueule de Bois, Maman Abbott met 10 minutes avant de piger ce qui cloche
d Elle trouve que John est insupportable parce qu'il n'arrête pas de réclamer les avions , il veut voir les avions, ils vont pas bientôt dégager les sales gosses en bermuda et en chaussettes blanches, je veux les avions. Ensuite elle trouille à mort quand John Abbot hurle "AAAAAAAH, enfin MES avions" quand les avions de la base d'Avord près de Bourges passent au dessus des champs zé lysées

5 Samedi, déjeuner chez ma Mamie. Après déjeuner, ont fait la sieste:
a John Abbott et sa fille préférée à cause que la sieste c'est trop bieng, en plus il fait frais à l'intérieur, en plus deux minutes douze de Tour de France et paf tu dors
b personne, c'est crèèèèè malpoli de faire la sieste chez les gens
c tout le monde de toute façon avec tout ce qu'on avait mangé, on ne pouvait pas faire autre chose, c'était physiquement impossible
d Ashley et son pochetron de cousin de 3 ans presque et demi qui s'est envoyé un bib entier de jus d'orange en deux heures de sieste, c'est bien un Abbott celui-là.

6 Samedi soir, 14 juillet, les parents Abbott (que le père veut qu'on l'appelle monsieur le Premier Ministre à cause des remarques d'une certaine Raymonde) et Ashley
a ont été voir le feu d'artifice, ont peiné à se trouver une place 1 pour garer la voiture et 2 pour garer leurs fesses pasque y avait plein de monde, nan mais c'est pas possib y a pas moyen d'être tranquille
b ont regardé la télé en se pochetronant au Get 27 ou au whisky selon leur port ou non de jupons, et en gueulant que Polnatruc était vendu à Mini-moi, si c'est pas un scandale
c ont chanté la marseillaise et mille colombes, la main sur le coeur, en allumant des bougies à la gloire de Mini-Moi, le président que ses pieds touchaient à peine par terre quand il était assis dans la tribune minimoitielle au défilé.
d ont fait partir des pétards et des feux d'artifice depuis leur magnifique jardin à la végétation luxuriante juste pour emm***er les voisins qui sont des sales co*s, même s'ils ont le bon goût de ne pas être des evangelisators, mais qui ont un canard qui 1 pue très sérieusement du Q et 2 a un risque de cardiaquer et donc de nous ficher la paix pour une durée indéterminée car éternelle à cause du bruit des pétards.

7 Dimanche matin, Ashley s'est levée à
a Matin? Se lever le matin le dimanche? Nan mais vous êtes pas nets les gens
b 11 h59, on a eu chaud, une minute de plus et c'était pas le matin
c 10 heures
d 9 heures

8 Dimanche, mon retour en train s'est déroulé dans:
a la joie, le calme et la bonne humeur
b les cris les larmes et les grincements de dents à cause que le wagon était rempli de zenfants qui zaimaient particulièrement montrer à quel point leurs cordes vocales étaient performantes et de personnes encore plus reloues qui téléphonaient en hurlant depuis leur place alors que le wagon est truffé d'autocollants qui te disent "tu vas téléphoner ailleurs nan mais oh ici c'est caaaalme"
c la sueur, la moititude et l'anti-sexitude à cause que pas de clim et pas moyen d'ouvrir les fenêtres
d ton Q (oui ben c'est bon je sais c'est pas bien mais je ne trouvais pas de d hein. en plus ça fait rigoler Maman Abbott, qui est écroulée de rire mais tente quand même d'articuler un ridicule "oh, les gros mots" indigné)

Voilà, j'attends vos réponses avant ce soir minuit, publication des résultats demain. Je réfléchis aux cadeaux, mais il se pourrait fort que ce soit un piti quemchose ramené de Teutonie.

samedi 14 juillet 2007

Le Centre National de Recherche des Sous

C'est bien connu, le Centre National de Recherhe des Sous n'a pas de sous, sinon on se demande bien pourquoi il en chercherait autant. Et c'est donc dans le but d'économiser des sous, que certaines directives toutes plus stupides les unes que les autres voient le jour.
Une des meilleures est celle qui concerne le papier toilette. Régulièrement, tout le laboratoire d'initiation aux playmobils reçoit le mail suivant:
Note de service
Merci de ne pas utiliser trop de papier toilette, cela coûte cher au laboratoire. Merci.
Petite variante l'hiver
Note de service
Merci de ne pas utiliser le papier essuie-mains pour vous moucher, penserz à ramener des mouchoirs de chez vous, sinon cela coûte cher au laboratoire.
Après le second avertissement, des sanctions sont prises contre les contrevenants et contre tous les autres: quand le stock d'essuie-mains est fini, la commande n'est pas passée immédiatement, pour faire comprendre que c'est maaaaaaal de se moucher dans des non-mouchoirs payés par le labo (ceci dit, vu l'état de ton dessous de nez après un seul mouchage là-dedans, tu avais compris hein). Résultat: plus rien pour se moucher, mais surtout plus rien pour essuyer les divers trucs qui coulent lors des manips, ni pour essuyer les mains. Donc tout le monde se promène dans le labo avec l'empreinte de ses mains sur les poches arrière du jean, ben oui faut bien s'essuyer les mains quelque part quand on les a lavées ma pauv'dame. Ainsi, tout contrevenant aux règles les plus élémentaires de l'hygiène est facilement repéré: t'as pas de mains sur ton C U L, tu t'es pas lavé les mains, bou, viendez tous voir, Truc ne se lave pas les mains en sortant des toilettes, il est trop dégueu. Montre moi ton cul, je te dirai si tu es propre des mains.
Deuxième poste d'économies: les chambres d'hôtel. Une chambre d'hôtel, ça coûte cher, surtout à Londres par exemple. Donc, quand tu es envoyée en congrès (quand tu bosses au Centre National de la Recherche des Sous, tu dis que tu "pars en mission", ça fait tussuite plus Indiana Jones. Et même qu'avant les ordres de mission étaient imprimés sur du papier bleu blanc rouge, t'avais l'impression d'aller défendre l'honneur de la patrie, tu te sentais vraiment investi d'un truc lourd à porter, tu étais le héros. Bon maintenant, pour faire des économies, ils impriment ça sur du bête papier blanc, c'est assez décevant), je disais donc quand tu es envoyé en mission et que tu dois dormir à l'hôtel, on t'oblige à partager ta chambre avec un(e) vulgaire inconnu(e). Et si tu as le malheur d'avoir le même nom de famille qu'un participant au congrès de sexe opposé, tu es immédiatement considéré comme son conjoint, et tu deviens l'occupant d'une moitié de grand lit dont l'autre moitié est occupée par un homonyme inconnu. Youpi tralala. Oui, ça m'est déjà arrivé. Et oui devoir expliquer en anglais à 2 heures du matin que non, "Yes I know we have the same last name, but he is not my husband. So please don't give us the same room".
Dans la plupart des cas, on te demande de partager ta chambre soit avec une illustre inconnue(comme en Corse en avril où j'étais avec Olga from Russia),soit avec quelqu'un du même labo que toi, et de préférence quelqu'un que tu ne connais pas énormément, voire pas du tout, sinon tu risquerais de ne pas être mal à l'aise, ce serait ballot. Voir une collègue quasi inconnue en pyjama, ça met pas à l'aise, devoir en plus satisfaire aux exigences minimales de la vie sociale et faire la causette dans la tenue citée plus haut, ça met mal à l'aise. Et surtout tout cela suppose que tu sois pourvue d'un pyjama potable et montrable, ce qui n'est pas mon cas. Résultat, une semaine avant le congrès (si tu es prévoyante, sinon c'est la veille), tu cours les boutiques pour trouver un pyjama répondant à un cahier des charges hyper précis.
1 le pyjama ne doit pas être une chemise de nuit, en raison des risques de remontée intempestive de la chose durant les mouvements nuitesques.
2 le haut du pyjama ne doit pas être trop décolleté pour éviter les échappées en solitaire d'un nichon fugueur dans la nuit. "Hello, I'm Ashley Abbott, I come from Paris and here is my nichon, nice to meet you".
Vraiment, la recherche, c'est un sacerdoce. Tu dois penser à amener un rouleau de PQ au cravail, bien planqué dans le tiroir de ton bureau au cas où une punition pour cause de manque de responsabilisation dans l'usage PQtesque surviendrait. Et tu espères très fort que ça n'arrive jamais, histoire de ne pas avoir à te balader dans les couloirs avec ton rouleau sous le bras, ambiance camping, Serge, tu prends l'apéro?
Tu dois acheter tes pyjamas en fonction de tes différents congrès, un bien chaud pour les congrès en hiver, un bien pas chaud pour les congrès d'été, un moyen chaud pour les congrès de mi-saison, vraiment faut penser à tout.
Franchement, la recherche, c'est duuuuuuuur hein. Donc plaignez-moi les gens, plaignez-moi.

vendredi 13 juillet 2007

La Société Nationale qui te Change en Fou

A l'heure où vous me lisez, je suis probablement dans le train pour aller chez les parents Abbott, ou alors déjà chez les parents Abbott, probablement en train de solder avec ma môman. Et je peux vous dire qu'un soldage qvec môman Abbott, ça se mérite. Et moi je l'ai mérité, puisque j'ai mis en jeu ma santé mentale déjà bien entamée (d'ailleurs elle est où Gaelle, elle est pas reviendue de vacances?) pour avoir le droit de prendre le train. J'explique, parce que là je vous sens fébriles.
Je devais initialement partir le vendredi soir, après le cravail, comme d'habitude. Oui mais voilà, le samedi c'est shopping c'est sacré, et là vlatipa que le samedi est férié, et que comme tout jour férié qui se respecte, il sera passé chez ma Mamie à moi que j'ai(me). Résultat, O BLI GEE de poser le vendredi pour pouvoir shoppingsolder avec la madre. Si c'est pas malheureux. Oui mais voilà, j'avais déjà pris mon billet. J'ai donc dû l'échanger, de préférence à une borne libre-service (BLS dans le jargon de la SNCF que ej connais maintenant sur le bout des doigts) histoire de ne pas faire la queue une heure. Et la BLS a trouvé rigolo, il y a une semaine, de manger mon billet, et de ne pas me donner le nouveau. A la place, j'ai été gratifiée d'un magnifique ticket sur lequel était écrit "Rapport d'incident SNCF. Prière de vous présenter à un guichet ou une boutique".
Ce que j'ai fait le lendemain, à la boutique près de chez moi. Je suis arrivée, j'ai pris un numéro, le 425 pour être précise, et le numéro appelé était le 397. Joie et bonheur s'emparent de moi. Un seul guichet était ouvert. Au bout de 10 minutes, rien n'avait bougé, personne n'avait été appelé, inspiration, eeeeexpiration, et on recommence depuis le début.
Après une heure, le numéro 425 est appelé. Je suis comme une folle, je suis à deux doigts de remercier mes parents, ma famille, Victor Newman et toute l'quipe si sympa sans qui rien n'aurait été possible. Ben oui au bout d'une heure on perd espoir, on en sait plus si son numéro sera tiré au sort un jour, et quand on voit son numéro s'afficher sur l'écran, je pense que c'est encore plus jouissif que de remporter la cagnotte de l'Euromillions. Je me lève, victorieuse, je nargue avec mon regard surpuissant la folle attendante. J'explique mon cas à la vendeuse. Qui appelle quelqu'un dans l'arrière-boutique parce qu'elle ne sait pas, qui appelle un autre quelqu'un qui appelle un autre quelqu'un. De nouveau inspiration, expiration, je reste calme. je demande comme ça, au hasard, si par le plus grand des hasards comme par hasard mon billet a tout de même été réservé sans être émis. Echange de regards sncfiens. "Ah bah non, je pense pas hein". Là, ça devient très très drôle, j'ai payé un billet que je n'ai pas, hahahahaha. Ensuite, la chute, attention on s'accroche
SNCF: et pi de toute façon, on peut rien faire pour vous, parec que la BLS ne dépend pas de notre boutique.
Ashley: euh, sur le ticket c'est écrit UN guichet ou UNE boutique, vous êtes une boutique, donc vous pourriez peut-être faire quelque chose quand même.
SNCF: bah non, faut aller à la boutique de là-bas.
Caaaaaaalme, je reste calme. Une heure de queue pour rien, mais c'est pas garve, je suis calme.
Lundi, 12h50, je me rends à la boutique SNCF dans le quartier de la borne. Elle n'ouvre qu'à 13 heures, et il y a déjà 12 personnes devant la porte. Ah tiens, un orage, super, même pas trempée d'abord. Ah bah si tiens. Pas le temps de poireauter, faut que je bosse. Et puis ça ferme à 19h45, ok je viendrai à 19h44 rien que pour les faire ch***. Caaaaalme.
19h15. je rentre dans la boutique. Elle est anormalement vide, seulement 8 personnes attendent et deux guichets sont ouverts. C'est louche, très louche. Ah y a pas de ticket. Mais y a un panneau CP-staïle, toi aussi joue avec tes stabilo. "en raison de la forte affluence, toute personne non munie de ticket ne sera pas servie après 19h45". Ok, je prends le risque.
SNCF: Personne suivante
Cliente vielle et chiante (CVC): Bonjour, je voudrais partir en vacances
SNCF: oui, quelle est votre destination?
CVC: ah bah je sais pas encore
SNCF: ah. Quelles sont les dates alors?
CVC: ah bah je sais pa,s vous auriez un calendrier?
SCNF: oui oui, le voilà.
S'en suivent 15 minutes de réflexion à voix haute de CVC. "ah mais le 17 c'est pas possib, fugurez-vous que Tatie Gilberte se fait opérer de la hanche. Il paraît que c'est bien, j'ai Paulette, ma copine, elle est maison de retraite, on lui a mis une prothèse ben depuis ça va beaucoup mieux. Tiens d'ailleurs si j'allais voir Paulette? Ah bah non c'est vrai qu'elle va chez ses enfants la semaine du 12, oh lala, etc...". J'ai su rester digne, calme, j'ai juste réduit en miette vingt-cinq feuilles de papier, mangé tous mes ongles, ouvert et fermé 7628 fois mon sac à mains, consulté compulsivement 327042 fois mon portable, regarder 7614038543 fois l'heure. Trois fois rien en somme.
A 19h44, c'est mon tour. Je n'y crois pas, c'est trop beau, l'émotion m'étreint, les larmes sont là, au bord de mes yeux de biche. J'explique mon cas à la vendeuse.
Vendeuse: ah mais vous ne voulez pas juste acheter un billet alors, vous avez eu un problème..
Ashley: oui voilà
V: ah mais il est tard et je suis fatiguée là
A:...
V: en plus c'est compliqué votre truc, faut que j'appelle le chef, mais à cette heure-ci le chef il est parti hein, il est TARD on est fatigués
A:...
V: Allô Didier? Oui, j'ai un problème BLS là, je sais pas trop quoi faire. Hin hin, ok, hin hin, ok hin hin ouais d'accord. Ah bon? Naaaaan, tu déconnes?... Ahlala celle-là elle en ratera pas une. ..Ouais, graaaaave... Uhuhuhuhuh. Ouais ok, à toute
A:...
V: bon ben déjà, pourquoi vous ne venez que maintenant si c'est arrivé vendredi midi
A: parce que je travaille figurez-vous, et donc je ne peux pas me permettre de faire uen heure de queue dans une boutique n'importe quand.
V: Bon, il est où votre billet?
A: Je vous l'ai dit, mangé par la borne.
V: Ouais c'est bizarre quand même, vous êtes sure que vous n'avez pas plutôt filé votre billet à quelqu'un et que vous essayez d'en avoir un gratuit là.
A: Attendez je réfléchis. Ah bah non.
V: faut que je rappelle mon chef alors.
A: ah bon, il est encore là?
V: Allô Didier? Oui ben oui... Bah voilà oui. Mais alors comment je fais? Hinhin. Ah ok... Oui oui... Pfff arrête de dire n'importe quoi hein... Ah ok. Ok ok
A:?
V: Bonne nouvelle, vous allez avoir votre billet très très rapidement
A: Ah bon? C'est génial ça.
V: Sous 15 jouyrs ce sera bon,vous aurez votre billet pour vendredi. Plus les délais de la Poste évidemment.
A: ...
V: Ca vous va?
A: Là on est lundi 9, je dois partir vendredi 13 JUILLET, c'est-à-dire dans 4 jours.
V: Ok, mais avouez tout de même que 15 jours c'est rapide.
A: Bon, concrètement on fait quoi pour que je parte vendredi avec un billet?
V: bah là euh je sais pas. J'appelle mon chef.
V: Allô? Ouais c'est moi. Bah ça lui va pas à la cliente, elle dit que c'est trop long (regard méprisant vers la cliente en question). Bah oui oui c'est ce que ej lui ai dit... Hinhin. Ok ... Ah bah oui. Quoi?... Ah bah non, moi je en travaillais pas mardi dernier. Ben non... Ouais je sais... Nan chui pas libre mercredi. Ben oui c'est ça le problème... Ah ouais ouais jeudi c'est bon t'inquiète. D'acc, ouais ouais à plus.
A: ?
V: ok, ben va falloir que vous rachetiez un billet
A: donc là je vais devoir racheter un billet que j'ai déjà payé c'est ça?
V: ben oui
A: mmmh.
V: Ah bah vous allez rire, y a plus de place en seconde, vous avez trop attendu, donc va falloir que vous preniez une place en première parce qu'il n'y a pas d'autre train. EN pkus c'est idiot, la dernière place de seconde est partie y a 5 minutes...
A: Idiot oui, c'est le mot que ej cherche depuis tout à l'heure.
V: Bon voilà le billet c'est bon, maintenant on va remplir le formulaire de remboursement.
Vendeuse remplit le formulaire en 4 exemplaires. Puis se tourne vers sa collègue
V: Corinne?
Corinne: Ouais han.
V: pour un bug BLS, tu remplis le formulaire bleu hein, pas le vert?
C: ah bah si han, le vert pourquoi han?
V: parce que j'ai rempli le bleu uhuhuh
V: bon ben on va recommencer avec le vert. Alors ...
Cinq minutes plus tard, je signe le papier, que V me remet triomphalement.
V: bon ben voilà, vous aurez rapidement des nouvelles de la SNCF, d'ici un mois environ. Ah bah non, deux ou trois parce que là y a les grandes vacances.
A: ok, donc dans 3 mois je serai remboursée c'est ça?
V: Ah mais non, pas du tout, dans 3 mois, la SNCF vous appellera pour vous demander pourquoi vous avez fait cette demande de remboursement. Et si ça leur paraît acceptable, ils vous rembourseront, d'ici 6 ou 8 mois.
A: ah, ouais ben au revoir
V: ouah, je suis fatiguée, il est tard hein.

Si avec ça j'ai pas mérité ma lecture de Cosmo en première classe...

jeudi 12 juillet 2007

Track it easy, baby

Quand tu as un bloug, c'est quasi obligé que tu aies un traqueur. Pas un traqueur de mines hein, un traquateur de gens qui viendent chez toi. Grâce à ce tracker, tu peux en toute impunité savoir que Jean-Paul de Sincréty les Purpurines a visité ton blog à 11h27 et 32 secondes et que son fournisseur d'accès c'est fri (du coup tu découvres aussi que là-bas y a le ternet, et même la Déesse Elle, ce que tu ne soupçonnais pas). Tu sais aussi plein de choses passionnantes, comme le fait que Jean-Paul utilise Windows XP, qu'il navigue avé Internet Explorer, que la résolution de son écran est pourrie et des tas d'autres choses tout aussi formidables. Bon ok, on ne te dit quand même pas que Jean-Paul s'appelle Jean-Paul, mais de toute façon pour moi, tout homme de sexe masculin dont je ne connais pas l'identité est un Jean-Paul, parfois un Jean-Luc, ou un Maurice, toute femme de sexe féminin qui ne m'a pas été présentée est une Mireille, plus rarement une Chantal ou une Guertroude, ou même une Jacqueline. Tout homme de sexe féminin et vice et versa est un "messieurs-dames".
Tu peux aussi savoir que Jean-Paul est arrivé sur ton bloug en tapant dans Gougueule des choses aussi incroyables que "vidéo japonaise de tripotage dans le métro", "hyper velues", "invasion de chenilles appartement" , "montrer ma culotte" ou "devenez plombier" (oui, on m'a très fortement conseillé de donner des cours pendant ma thèse, j'ai donc décidé de dispenser une formation de plombier à laquelle le jeune Faffawh peut d'ores et déjà s'inscrire). Par contre, je vais adresser la "durée de repousse d'une frange" à Shalima, elle a sans doute plus d'infos.
Aujourd'hui je vais vous éviter la liste des dernières gougueule rickouestes complètement tordues. Je vais plutôt me pencher sur la localistaion géographique au niveau de la situation de l'endroit d'où c'est que les gens viennent me lire. Parce que même si selon les statistiques, la France est la mère des arts, des armes, des lois zet des blougs, ça ne s'applique pas à toute la France. Et comme je ne veux pas vous laisser dans l'incertitude, je vais vous esspliquer un peu où c'est ksa blougue et où c'est ksa blougue pas.
Pas mal de lecteurs d'Ile de France, mais bon le contraire serait assez étonnant. La seconde région est je pense le Centre. Le Centre, c'est bien connu, est une terre de blougs. On peut citer John Abbott Bogene mon pôpa, Mamzelle Maupin et Bellzouzou. Entre autres. Mais bon il faut les comprendre les pauvres, dans le Centre, une fois qu'on a regardé les Feux de l'Amour, Questions pour un Champion et le journal télévisé, qu'est ce qu'on peut bien faire? Rien, alors du coup on blougue, bah bravo c'est du propre. Les centristes (pas ceux du modem hein, ceux de la région Centre) sont priés de ne pas me lyncher tout de suite, j'ai passé 18 des 24 misérables années de ma vie là-bas, merci.
Quelques passages de PACAtiens, de Nordistes, et de Rhônalpinistes.
Les Bretons sont représentés par Miss Blog Bretagne, celle qui pète les scores au test blog-addict, celle qui est hyper fachone avec sa frange, ses lunettes Chat-Nelle, ses Cons Versent, ses Repettaux, son lapin qui lui dit la météo, et ses zenfants qu'on dirait des zenfants des pubs à la télé (mais je pense que ça c'est rapport à qu'on n'a pas le son, passque visiblement y a des terreurs).
En gros, dans tout le quart sud-ouest, les gens ne blouguent pas. Genre là où il fait chaud et où y a de la bonne bouffe, les gens ils sont trop occupés pour aller blouguer. Et puis de toute façon, après des dégustationnages de Bordeaux et de foie gras, on a les doigts gras et pas suffisamment sous contrôle pour taper comme il faut sur un clavier. Le quart nord-est c'est tout pareil, mais ça c'est à cause de la choucroute. Et du Gewurztraminer (je sais pas l'écrire et j'ai pas envie de chercher hein, mais j'ai l'impression que je ne suis pas loin du compte).
Mais les Français qui zabitent en France ne sont pas les seuls lecteurs de ce bloug, il y a aussi les expatriés et les zétrangers.
Nous comptons donc ici, une fidèle lectrice au sang bleu en direct laïve du teskas, où elle sauve tous les jours sauf parfois la vie à des tortues. Des lecteurs canadiens sont là aussi. Des Belges (sauf quand ils sont partis se mettre une tête, pardon déguster du vin, en Bourgonie). Je sais de source sure qu'il y a aussi un lecteur allemand, vas-y jeune fou de l'université de Francfort, sors de ton trou.
Je sais, j'ai oublié des gens mais j'ai pas fait exprès. Pardon hein, je vouzème quand même.


mercredi 11 juillet 2007

Y a pas de raison...

Là tout de suite je suis en plein questionnage sinusoïdal de l'anachorète hypochondriaque. Y a rien qui sort de ma tête ni de mes doigts sur le clavier (non, je n'ai pas mis ma tête sur le clavier, non je n'ai pas tapé ma tête sur le clavier dans l'espoir que ça donne une note potable, non non).
Hier, figurez-vous qu'une lueur de rigoulade a éclairé ma journée de mierde. On m'a envoyé un cadal. Et comme je ne vous veux que du bien, je partage la lueur en question:


Voilà, bonne journée avec ça dans la tête,y a pas de raison que je sois la seule à en profiter, moi je retourne à mon questionnage sinusoïdal, et je peux vous dire que c'est pas gagné. Je suis dans une mierde intersidérale, dans un état de fatigue proche d'un new world record validé par Mickael notre célèbre huissier américain et les seuls mots qui arrivent à sortir de ma bouche sont "je veux ma maman"....

mardi 10 juillet 2007

Et vice versa

J'ai un vrai problème, les pouvoirs du point, ça me gonfle à un point rarement atteint. J'aime pas spécialement passer une journée entière à faire des copier coller de graphes, de préférence avec des jolies couleurs et des photos, pour attirer l'attention de personnes qui se moquent complètement de ce que je raconte. Surtout qu'aujourd'hui, je dois parler à midi devant un public autorisé à manger pendant que je parle. Je sais pas pourquoi, mais je sens que les ding micro-ondesques toutes les trois minutes, le cling cling des fourchettes dans les assiettes et les "passe-moi l'eau steup" vont très légèrement me mettre les nerfs en boule. Et je ne parle même pas des odeurs... Donc forcément j'étais encore moins motivée pour faire cette saleté de power point. Et lundi veille de ce jour tant pas attendu, à 15 heures j'avais fait 3 diapos, dont une pour le titre.
Et en général, quand je n'ai rien à faire de ce que je vais raconter, et que je suppose donc que pour mon public ce sera pire, surtout si on lui donne le choix entre regarder ce qui se passe dans son assiette et regarder ce qui se passe sur le grand écran, je mets plein de bêtises dans mon pouvoir du point, c'est la seule façon de me motiver ou à peu près. J'essaie donc d'utiliser le plus d'expressions qui ne veulent rien dire, de mettre bout à bout des mots qui ont l'air compliqué, mais qui ne veulent rien dire une fois réunis, bref j'adore faire ça, mais sans chanter:


Mon objetcif pour la présentation est donc de caser dans mon pouvoir du point un beau "destituer", prononcé avec la diérèse sinon c'est de la triche, "destitu-er", "et vice et versa", "j'ignore de le savoir" (facile pendant les questions), le plus souvent possible le mot "inhibiteur", et "il faut que tu arriveras à faire telle chose". Mais honnêtement "sinusoïdal de l'anachorète hypochondriaque" ça me semble plus compliqué pour les 2 derniers mots, parce que le premier je suis obligée de le dire.
Bref, ceci est une note à suspense, vous saurez ce qui s'est passé en début d'après-midi, gniark gniark
Et surtout cette note est un peu bâclée à cause que j'ai un pouvoir du point à finir de commencer et que j'ai passé une heure à essayer de rédiger une note sur les joies de la SNCF, mais j'étais encore tellement énervée d'avoir dû payer deux fois le même billet pour en avoir un seul que c'était assez relou à lire en fait...

Edit de 15 heures: j'ai reviendue vainqueuse. Destitu-é, et vice et versa, j'ignore de le savoir et il faut que ttu arriveras CASES! Ca valait le coup de venir bosser à 7 heures du matin pour finir. Et en bonus j'ai réussi à caser "mille colombes" aussi. Ceci dit, après le j'ignore de le savoir et le il faut que tu arriveras, le chef a dit "euh, c'est gentil de t'adapter à ton public mais c'était peut-être pas la peine de parler comme les stagiaires chinois..."

lundi 9 juillet 2007

Eureka!

Eh ouais, ça y est j'ai trouvé. J'ai enfin trouvé comment faire sortir cette saleté de Jean-Pierre François hair cut des cheveux de ma tête. J'ai pas fait exprès, mais j'ai trouvé, de toute façon c'est toujours comme ça qu'on fait de grandes découvertes. Tiens d'ailleurs je devrais peut-être arrêter de chercher comme une tarée et jetter des tas de trucs au pif dans mes gratins de rat, on sait jamais, sur un mlentendu ça peut marcher.
Oui parce que figurez-vous que le problème c'est que non seulement c'était moche quand c'était court, mais en plus, plus ça pousse et moins ça s'arrange. Donc ça devient tout raplapla en dessous et ça remonte sur le dessus, comme si mes cheveux étaient appelés par une puissance occulte c'est super joli, j'ai envie d'aller bosser avec un bonnet de bain sur la tête pour planquer le tout (autant dire que les franges pseudo-ratées de certaines me font plus que rêver).
Dimanche matin à 15 heures du matin au saut du lit (à mon saut du lit, parce que Victor dormait encore comme un bébé marmotte, il a gagné le concours du plus fatigué ce week end, il a dormi tout le temps, même moi j'étais sur le popotin arrière), je mets la viande à mariner pour le déjeuner, je fais la montagne de vaisselle de la veille, j'entends un "hanmmmmmmhan" interrogatif (réveil de Victor, oucékèlé Ashley?). Je vais prendre une douche vite fait, shampooing vite fait, serviette sur la tête vite fait, enquiquinage de Victor pendant qu'il essaie de sortir sa tête de son fion, enlevage de serviette et hop je fais à manger (pour les sceptiques, j'ai fait côtes de porc avec des pâtes et des carottes caramélisées mam mam, ça vous en bouche un coin les gens hein). Un coup de brosse vite fait, on déjeune, on se pose sur le canapé, ma tête au creux de son SL et là arrive ce qui doit arriver, non pas ça bande de canaillous, on s'endort, bam comme ça. Dormir n'importe où n'importe quand n'importe comment c'est notre dada. A mon réveil, en me lavant les dents, l'image qui se reflète dans le miroir de la salle de bains me scie. Mais qui donc a fait à Jean-Pierre François la même coupe qu'Eva Longoria? Ces cheveux si bien en place, si brillants sont à moi? Uhuhuhuhuh.
C'est comme ça, par le plus grand des hasards que j'ai trouvé comment avoir une coiffure de star. C'est très simple en fait, zéro effort: shampooing vite fait, une demi-heure serviette sur la tête, une heure de cheveux à l'air et une heure de sieste. Autrement dit, en deux heures et quarante minutes c'est torché. Donc pour partir de chez moi à 7 h30, il suffit que je me lève à 4h50. Facile non?

dimanche 8 juillet 2007

A la demande générale de tout le monde sauf certains

Vous avez été nombreux à crier, pleurer, réclamer une comparaison avant/après. Comme il est absolument hors de question que je dévoile ma non-sexitude du visage à la cyberface du monde (et encore moins ma cellulite d'ailleurs que le visage, et pour mes poils tu peux te brosser Martine), je vais commencer par le début du commencement de la cuisine des paresseuses, c'est-à-dire le moment où les gentilles lectrices sont incitées à faire leurs courses COMME IL FAUT, et à remplir leur frigo avec des trucs utiles. Donc pour faire une note du dimanche pleine de légèreté et qui va je pense déculpabiliser grand nombre d'entre vous, voilà le contenu INTEGRAL de mon frigo juste avant l'application des conseils pour paresseuses. Arrêtez de plisser les yeux pour arriver à voir ce qu'il y a sur la photo, plisser des yeux ça fait des rides, c'est marqué dans le bouquin de la beauté des paresseuses, donc vous ouvrez la photo dans une nouvelle fenêtre ou un nouvel onglet ce sera mieux pour votre riditude.
Nous avons donc sur la clayette du haut, de gauche à droite:
-un paquet de fromage râpé même pas périmé (22 août 2007), reste des lasagnes chèvre/courgette de je ne sais plus quand (oui, je fais la bouffe parfois). Il doit en rester environ 3 grammes, tout séchés tout beurk, mais c'est pas périmé alors on ne jette pas, sinon Victor pète un câble.
-du beurre d'Isigny, ça c'est la classe. J'aime pas le beurre soit disant tendre, ok il est en boîte plastoc ça fait plus propre, mais leur truc pour rendre le beurre tendre ça donne un goût pouark. Y a t'il un(e) chimiste dans la salle pour nous éclairer sur ce machin?
- un bocal de cornichons à la russe ou à la je ne sais quoi, pas le courage de me lever pour aller voir, cadeau de Victor (oui, il m'offre des cornichons, il arrive régulièrement avec de la bouffe, cadeau pour moi), c'est bon les cornichons mam mam.
- un tube de truc qui est supposé faire dégonfler les poches sous les yeux quand on a pas bien ou pas beaucoup dormi, mais ça marche pas et ça colle, c'est de la crotte.
En bas, nous avons:
- de la sauce salsa que je crois que je vais la jeter quand Victor aura le dos tourné, parce qu'elle est ouverte depuis tellement longtemps que je ne me rappelle pas depuis quand, donc dans ces cas-là, je jette.
-une despe. J'aime pas la bière, mais j'adore la despe. J'avais acheté de la despe il y a deux semaines, en me disant qu'acheter une boisson que je considère comme estivale ferait pitêtre venir le beau temps. Ben rien du tout, en plus la despe ça rafraîchit, résultat je suis obligée de mettre deux gros pulls avant d'en boire une, histoire de ne pas grelotter... Juillet, c'est super. Vivement août qu'on ressorte les doudounes.
-de la crème pour les jambes lourdes, toujours pas servi cette année, pour que j'aie mal il faut que le thermomètre dépasse les 25°C, donc non quoi.
Vous constatez avec dépit que le bac à légumes/fruits est vide de vide.
Petit bilan à mi-parcours: 28,57% du contenu de cette partie du frigo est non-comestible. 28,57 autres % sont bons à mettre à la poubelle. Il n'y a donc que 42,86% du contenu du frigo qui est cosmestible ou buvable pour le moment. Hum...
Allez, on ne s'arrête pas en si bon chemin, et on attaque la porte, on commence par le haut:
-une bouteille de ketchup "anti-dégoulinade de ketchup à l'intérieur du bouchon". Le ketchup c'est pour les jours où j'ai le courage de me faire des pâtes ou du riz. Ou les jours où j'ai eu le temps de déjeuner à midi et donc où j'ai la patience d'attendre que quelque chose soit cuit avant de le dévorer (faire bouillir l'eau + attendre que ce soit cuit = beaucoup trop long si Ashley pas avoir mangé depuis 7 heures du matin).
-une boîte de maïs, composant essentiel de tout bon repas ashleyesque. En plus je suis pas aidée, Victor adore ça aussi, et lui aussi trouve que c'est bien meilleur dans la boîte, donc ça je n'abandonnerai pas.
-de la confiture d'abricot, pour mettre sur les muffins anglais du matin. Le petit déjeuenr, c'est le seul repas correct que je fais dans la journée, y en a au moins un, c'est déjà ça. Et je ne le saute jamais, applaudissements merci.
-de la moutarde, pour faire la vinaigrette au miel, trop trop trop mam mam (la vinaigrette au miel, pas la moutarde)
Attention, on descend d'un étage:
-une bouteille de vin blanc, reste de y a 2 ou 3 semaines quand j'avais fait des moules à la sauce qui pique (eh ouais, des fois je fais à bouffer, déjà dit). Mais il est tellement beurk qu'on ne peut pas le boire, donc il reste là bien sagement.
-une bouteille de sauce bizarre chinoise, troop mam mam pour tremper dedans des crevettes à l'apéro. Elle doit avoir maintenant atteint un âge qui va lui permettre un repos bien mérité dans la poubelle.
- une bouteille de sauce soja, pour manger avec le riz ou pour faire le boeuf aux champignons noirs et aux oignons, repas du dimanche soir par excellence, on met tout dans un bol et on mange ça vautrés devant Urgences.
-du lait ecrémé, rapport à mes cuissots (et aussi rapport à que le lait écrémé c'est moins cher que le demi-écrémé, j'ai toujours pas compris pourquoi d'ailleurs).
Voilà, vous savez tout sur mon frigo avant les conseils pour paresseuses. Maintenant, vous pouvez aller regarder le vôtre et dire que finalement y a de la marge, vous n'irez pas faire les courses lundi, mais plutôt mercredi ou jeudi. Ne me remerciez pas, ça fait partie de ma toute nouvelle thérapie "je deviens épousable".

PS: oui Maman, promis juré je mange bien, je mange équilibré, je n'ai aucune carence, je ne vois vraiment pas pourquoi tu poses cette question.

samedi 7 juillet 2007

Cadals et gros travaux

Hier soir, après une journée pourrite sa race, je rentre dans mon doux chez-moi. Petit passage par la boîte aux lettres, histoire de jeter les prospectus des agences immobilières qui veulent estimer mon appart et me l'acheter (moi je veux bien, mais il est pas très très à moi), et ceux des gars qui veulent ramoner mon chez-moi et ceux qui veulent absolument que je change les fenêtres, et là je tombe sur un piti colis. Je l'ouvre, les cadals ça me met dans un état second, alors les surprises c'est le summum. Complètement fébrile, je découvre deux bouquins trop droit sortis de ma cadalliste, choupichoupement envoyés par Sixtine dans le but de me rendre épousable. Des livres faits pour moi, puisque je suis une paresseuse de compétition, vous pouvez demander à mon papa et à ma maman, ils vous le certifieront "Ashley, c'est une grosse feignasse, la preuve elle a marché à 15 mois alors que ses frères couraient le marathon à 9 mois".
Comme l'heure du dîner était proche, j'ai décidé d'attaquer "la cuisine des paresseuses", histoire d'évaluer l'étendue des dégâts. Je tiens avant tout à préciser que je fais la cuisine, oui oui, mais je suis une grande fan des recettes qui se font vite et sans ingrédients compliqués, ou qui cuisent super longtemps pour pouvoir taper la sieste en attendant de passer à table, enfin à canapé dans mon cas. Donc j'ouvre le livre, et là un gentil blabla me dit qu'il faut commencer par faire les courses. Ah. Oups. Problème. Moi j'aime pas les courses, je préfère bouffer n'importe quoi (du style une boîte de thon une boîte de maïs, mam mam quel bon dîner) que bouffer des trucs bons mais faire les courses avant. Je décide donc de m'occuper de mon physique de rêve (ou de cauchemar) et j'attaque "la beauté des paresseuses". Ah, là déjà c'est mieux. Il paraît que tant que mes poils ne sortent pas par paquet de mon collant hyper opaque, je suis une bombe sessuelle. Moi je mets pas de collants, je mets des jeans, et y a rien qui sort à travers les mailles, autant vous dire que là d'un coup ma sexitude est montée en flèche. Ensuite, j'apprends que pour ma peau, il est absolument essentiel que je me pose 10 minutes par jour sur le canapé pour me vider la tête (la madame elle dit que regarder une émission de télé réalité, c'est parfait pour ça, uhuhuhuh). Comme je suis quelqu'un de lent, rapport à mes exploits marchesques de bébé, et que je vous raconte pas le montant des travaux niveau teint, je pense que je vais allonger la durée du traitement à 2 heures. C'est plus prudent. Au mois de septembre, entre Secret Story, Koh-Lanta, l'île de la tentation et compagnie, je vais avoir un teint de bébé, ça va en épater plus d'un.
Bon, par contre il paraît qu'en bouffant des brocolis, on peut gagner 5 ans de vie, mais euh hein faut bien mourir de quelque chose...
Alors qu'est ce qu'on dit pour tous ces conseils qui vont faire de ma vie un doux rêve sans le moindre effort? On dit MERCI SIXTINE!

vendredi 6 juillet 2007

Damien, si tu nous regardes...

... pense à acheter le pain, merci.
Hier soir, vous le savez à cause que vous êtes des zassidus de mon bloug, je suis allée voir Damien Rice à l'Olympia. C'était pas vraiment prévu, ça faisait deux mois que c'était complet selon la quefna, quefna qui m'a dit mardi que non, il restait de la place. Assise et debout, pour deux euros de plus, j'ai choisi de dire non aux maux de dos, non aux maux de pieds, non aux cheveux cassants et aux pointes sèches, non à la foule, non au mur de portables levés devant moi, non aux fumeurs, j'ai réservé une place assise. Genre. Je me la pète (2 € seulement de différence, j'ai pas pigé, mais j'ai prendu). J'étais persuadée qu'il ne devait rester que des places pourries, mais bon c'est mieux que debout hein.
J'arrive à l'Olympia, non sans peine, puisque tout à ma joie de voir du riz chanter, j'ai prendu le boulevard de gauche en sortant du métro, j'ai donc remonté un sacré bout du boulevard des Italiens avant de me rendre compte que I-T-A-L-I-E-N-S ne se prononçait pas Capucines, et que donc je m'étais plantée de boulevard. Ah ah.
Donc j'arrive, j'adore les grands halls de moquette rouge qui n'en finissent pas, t'as l'impression d'être une star (dans mon cas c'est pas faux hein). Ensuite comme j'avais une place assise, c'est une ouvreuse placeuse qui m'a placée. Han han, on m'avait jamais fait ça à moi. Juste avant qu'elle m'emmène, j'entends une de ses collègues signaler à un type qu'elle est rémunérée au pourboire et elle lui fait un regard qui dit "tu vois ske je veux dire". Alors là, Ashley elle est comme une folle. Parce qu'il faut savoir qu'il y a un truc que j'adoooooore dans les films, c'est quand le riche monsieur file un pourboire ni vu ni connu, trop la classe, attention les mecs, moi j'ai la technique. Et je me disais que c'était trop la classe ce geste qu'on ne voit pas, discrétion tout ça, mais comment font-ils ces hommes riches, ils suivent une formation donnage de pourboires grâcieusement offerte par Mini-Moi pour fêter la première fois où ils doivent payer l'ISF? Et là, j'ai saisi, c'est l'ouvreuse qui l'a cette classe, elle fait un geste genre aboule la thune, mais en plus chic, j'étais siper contente au moment où j'ai donné le pourboire (je suis tarée, je sais, mais je le vis bien et c'est ça l'essentiel hein). Je m'assois, je suis sur le c u l, parce qu'avec ma place dernière minute achetée la veille, je suis juste au bord de la mezzanine, je vois tout. Tout, même l'affreux polo violet synthétique de Mister le Riz quand il entre sur scène (après une première partie géniale). Mais bon, je lui pardonne, je dois l'impressionner tellement qu'il n'a pas su quoi mettre pour moi. Damien, tu le sauras pour la prochaine fois, le polo violet tu évites, merci. Il chante plein de chansons trop de la boule, j'adooore, je vois bien qu'il donne tout pour moi. Ensuite, il établit la communication, finement, en langage codé pour que personne d'autre que moi ne comprenne. "Meurci beau cu". Han, Damien mais comment tu sais que j'ai un beau Q, je suis assise, grand fou. Puis re lalalala, re tapage dans les mains pour moi, aïe euh, j'ai trop tapé là, ouille ouille ouille. Ensuite, Damien qui a appris le français juste pour moi, se met en tête de raconter une histoire. Là, j'avoue il a perdu des points. Le langage codé ok je veux bien, mais le rentre-dedans pas raffiné, là comme ça devant tout le monde, j'ai un peu envie de te dire non Damien, ça fait un petit peu trop élève ingénieur à une soirée d'ingénieurs (traduction pour les non-initiés: ça fait un peu trop crevard dans une soirée masculine à 70%). Non, franchement ton histoire de "pitite pinisse" qui était calme, tranquille (avec bras qui pend mollement au dessus de la guitare pour illustration, raffinement quand tu nous tiens) et qui a une heart attack quand il voit une fille, qui ne comprend pas ce qui lui arrive (le bras monte, et se fige à l'horizontale, raffinement one more time). Et quand dans ta chanson juste après tu as dit "dick like wood" en me regardant droit dans les yeux, j'ai levé les miens au ciel en pfffffffftant.
Ensuite tu t'es rattrapé, surtout quand tu as chanté avec so much sadness que tu ne pouvais pas taker tes yeux et ton mind off de moi (mais je t'ai entendu murmurer "till I find somebody new" à la fin, ne me prends pas pour une buse hein).
Et à la fin, la toute fin, quand tu as raconté dans un français plein d'accent et de fautes so quioutes et so charming que toutes les filles de la salle avaient des yeux qui disaient "viens là mon coco que je te donne des cours de langue" , quand tu as raconté l'histoire de cette fille avec qui tu avais bu un verre (voire 4 ou 5), que tu trouvais très belle, mais qui a dû partir à la fin de la soirée car elle en aime un autre, quand tu as narré ta tentative d'oubli de cette fille dans l'acool, j'étais zémue. Oui, j'en aime un autre, toi je t'aime bien, mais c'est Victor que j'aime, en plus Victor joue lui aussi très bien de la guitare, mieux que toi même, puisque de toute façon Victor c'est le plus fort (et jamais de la vie il ne mettrait un polo violet LUI). J'ai donc profité du bref instant où tes yeux n'étaient pas fixés sur moi pour partir, discrètement, pour ne pas te faire souffrir. C'est mieux ainsi Damien, et au fond de toi tu le sais.
Bref, cette soirée était géniale, mais émotionnante, Damien m'a ouvert son coeur à moi et moi seule. Mais vous savez ce qui m'énerve le plus dans tout ça? C'est que je suis certaine qu'il y a des tas de petites pétasses qui vont aller dire que Damien leur a parlé à elles et à elles seules, langage codé, rentre-dedans un peu too much, gningningnin, alors que je le sais très bien moi, c'est évident qu'il parlait à MOI et à personne d'autre. Pffff, franchement je trouve ça triste pour elles...

Pour ceux qui veulent voir dans quel état je l'ai mis le pauvre quand il a compris que c'était impossible entre nous, c'est la vidéo juste en dessous. Et je vous signale que le polo violet est beaucoup moins pire en vidéo qu'en vrai...

jeudi 5 juillet 2007

Ashley fait sa télé

Ca vous épate hein?
En dehors du fait que mes compétences d'ingénieur en électronique (ta mère) me permettent de réaliser une télévision de mes blanches mains et de ma matière grise, quand y a rien à la télé, ben je suis bien obligée de faire la télé chez moi. Et là ce soir, mercredi soir, ben y a rien. Etonnant non? Donc toi aussi fais comme Ashley, fais tes émissions de télé préférées dans ton chez-toi.
Ce soir j'ai le cerveau un peu encombré, rapport à la Beauce et aux thons (beauce thon, jeu de mots, merci de rigoler à mon signal: SIGNAL). En plus, Victor Newman qui est quelqu'un de fort bon goût (ben oui, il me aime donc hein) a été convié à une soirée donnée par un traiteur pour goûter sa carte 2008. Et ouais les gens, maintenant même les traiteurs font la fashion week, les défilés de petits fours et de verrines. Moi je me supporte les mannequines et lui il se bouffe les pitits fours, y a pas de justice. Oui donc le Victor bouffe à l'oeil ce soir, et c'est de la bonne, résultat je ne peux pas lui téléphoner (un des 4 coups de fils mensuels, genre c'est grave, j'ai tué un cafard ou je me barre à Beauce-Thon, les cas d'esstrême urgence quoi). Alors pour m'occuper, je fais la télé chez moi. Oui cette intro tourne en rond, mais on va pas se plaindre non plus, c'est à peu près le seul truc qui tourne rond là tussuite.
Et donc ce soir, il me faut une émission bien bête, un truc ralépakerettes. Réfléchissons zensemble à cékoik Ashley elle va faire dans son gigantesque salon-bureau-salle à manger-chambre-boudoir-salle de télé-bibliothèque.
Secret Story: une thésarde est enfermée toute seule dans une salle de manip. Elle a un secret, qu'elle doit tenter de découvrir. A votre avis, combien de temps mettra Ashley pour comprendre qu'Ashley va partir à Beauce-Thon? Nan, on avait dit qu'on parlait pas de Beauce-Thon.
Koh-Lanta: une thésarde sans défense, qui a pour toute arme un fémur ostéoporotique, doit se débrouiller seule dans Beauce-Thon. Nan, on a dit qu'on évitait de penser à Beauce-Thon, spa possib.
L'île de la tentation: une thésarde et son directeur de thèse vont à l'île d'Oléron. Ils sont séparés à l'arrivée après s'être fait les recommandatiosn d'usage "rappelle-toi ce qu'on a dit, maniper avec quelqu'un d'autre, c'est tromper, et là tout sera fini entre nous". La thésarde est amenée dans un coin de l'île rempli de directeurs de thèse tentateurs, qui ont des sujets de thèse rutilents et des bourses alléchantes (des bourses de thèse, pas la peine de faire ces tronches), le directeur de thèse est entraîné dans un endroit rempli de thésardes toutes plus diplômées et motivées les unes que les autres, prêtes à sacrifier leur vie privée pour aller bosser sur un projet foireux à Beauce-Thon. Sauront-ils résister à la tentation? Zut, j'ai encore dit Boston, on peut pas faire ça.
Grey's anatomy: une thésarde doit aller travailler dans un hôpital américain sur la réparation de fractures par une technique très spéciale avec un nom qui fait peur. Elle rencontre là-bas toute une équipe d'internes qui couchent tous ensemble à un moment ou à un autre, elle décide alors de quitter Seattle pour aller à Beauce-Thon où les gens sont plus civilisés au niveau du sesque. Et flûte, encore Beauce-Thon, pas ça non plus.
D&co, un an pour tout changer: une thésarde reçoit dans son labo parisien Valérie des Amygdales qui trouve que ma chérie ton labo il est un peu pas assez dynamique pour toi, je vais te mettre du baroque, du rose du violet du turquoise, des paillasses évolutives, des éviers design, des os fashion, mais y a du boulot les loulous, alors franck et moi on va bosser pendant un an entier, toi tu vas donc devoir aller à Beauce-Thon provisoirement. Samèrelipopette, j'ai dit Beauce-Thon.
Pinaise, pas moyen de faire une seule émission qui cause pas de voussavékoi. Je me dirige vers ma cuisine pour y chercher quelque réconfort stomachal (bouffer pour oublier en un mot), et l'odeur pestilentielle qui heurte violemment (en même temps, heurter doucement je suis pas persuadée que ce soit courant) mes narines me ramène à la dure (télé)réalité de la vie, ma cuisine sent tout pareil que les cuisines communes des résidences étudiantes, oups. Bon ben c'est décidé, ce soir je vais jouer à c'est du propre. Une thésarde overbookée n'a plus le temps de faire le ménage, sa cuisine ressemble à Hirosaki, ou Nagashima, c'est tochoi, Vite les dames de la 6 qui nettoient tout chez toi arrivent dans leur puissant kangoo pour te refaire une beauté à ton appartement. Avec dans le rôle de Béatrice et sa copine (je sais plus son nom) Ashley et Ashley.
Ah et puis tiens, juste après je vais jouer à vis ma vie de femme soignée. Une thésarde overbookée n'a plus le temps de faire le ménage ni dans son appart, ni dans son système pileux, elle décide donc après le ménage de s'épiler devant le docteur Maison pour être fraîche de tout partout au cas où que Damien Rice la voudrait là tussuite maintenant sur la scène de l'Olympia, juste toi et moi Ashley, j'ai boucou entendu parler de toi, ton bloug est tordant, je vais te chanter une chanson la main dans la main, les yeux dans les yeux la z STOP, celle-là par exemple: