samedi 30 juin 2007

Où je vous montre ma culotte

Si je n'explose pas mes stats aujourd'hui, je n'y comprends rien de rien.

Ce matin de bon matin, sur le coup de treize heures quoi, juste après le piti déj et la douche, je décide de m'habiller. Et la première chose que je mets quand je m'habille, c'est ma culotte. Une fois ma peau du visage têtal crémée et mes SL pierredalunées, je me dirige vers le tiroir à culottes. Je l'ouvre, et je dis à moi tute seule, genre je vais choisir parmi le large éventail que j'ai "Alors, une culotte...". Culotte, culotte, culotte répondit l'écho. Ah. Oups. C'est la dèche en culottes. Alors avant que vous pensiez que je me balade sans culotte, je porte à votre attention qu'hier soir j'ai fait une lessive et que les culottes n'étaient pas sèches. Il en reste une, ma culotte préférée, la toute rayée de toutes les couleurs, celle qui rend invincible. C'est là que j'ai compris que malgré ma ferme intention de ne pas les faire avant les dernières démarques, je DEVAIS TUSSUITE aller faire les soldes. Dont acte. Et voici mon butin de culottes.




Voilà, j'ai enfin réussi à acheter ce que je cherchais pendant les soldes, et rien d'autre. BRAVO!

vendredi 29 juin 2007

Aujourd'hui pas le temps

Ai fait du gratin de rat toute la journée.
N'ai pas été bourrée après le pot contrairement au chef qui était très uhuhuhuh.
Ai acheté deux paires de pompes conpulsivement pour cause de crise de désespoir intense.
Ai remonté moral de copain-collègue Ryan sans pleurer, y a du progrès.
Ai passé une heure au rayon tiges filetées de Lekyng Merlin l'Enchanteur du bricolage pour finalement trouver ce que cherchais.
Ai bouffé thaï avec copine-collègue Kimberly pas croisée depuis deux semaines pour cause de gratin de rat.
Ai bouffé bonbons bleus achetés compulsivement par Kimberly.
Ai pris photo de ma langue bleue à minuit et demi pour vous la montrer.
Me suis fait envoyée bouler par Blogger qui ne voulait pas de ma photo schtroumph.
Ai blogué en deux temps trois mouvements quatre fautes de frappe pour pouvoir aller me coucher avant de tomber de sommeil sur clavier.
Vous demande svp d'aller faire test en bas à gauche dans colonne de bloug à moi et de me donner vos résultats dans les commentaires, veux savoir si suis la pire de toutes (Victor Newman veut m'inscrire dans des centres d'accro au net anaonymes, oui ça existe).
Vous souhaite bonne journée et vous dit à ce soir les gens.

jeudi 28 juin 2007

Et je coche...

J'ai le cerveau en bouillie, je ne peux en aucun cas le faire fonctionner pour trouver un titre convenable, merci de votre compréhension.

C'est de notoriété publique, j'ai un bébé-salaire. Et donc je dois arrondir le beurre des épinards. La première solution pour arrondir est le donnage de cours TD TP en école d'ingénieurs, que ça recommence en septembre et rien que d'y penser ça me fatigue (haaaaan la prof c'est une meuf et en plus elle est jeune, han ben je vais venir en cours plus souvent moi). La deuxième, c'est de cocher le plus de cases possibles en un temps record, ça s'appelle répondre à des sondages. Et ça, je gère.

Tout d'abord, il faut savoir que les rémunérations sont de types variés. On peut être rémunéré en couneries, du style reconnaissance éternelle, autorisation de publier et de lire gratuitement des petites annonces de tous les membres du panel que si tout le monde fait comme moi ça va directos à la poubelle. Mais faut me comprendre, lire pour la 72ème fois en un an que Monique N. du 63 recherche des cartes postales de Trifouillis-les-Andouillettes, que Sandrine et Olivier louent un chalet à Megève à qui n'en veut à des tarifs défiant toute concurrence, ben ça me saoûle. Résultat, la Sofres je ne réponds plus jamais à leurs sondages ou presque, en plus ces blaireaux ils te font ça par courrier, ce qui implique donc 1 de lécher leurs saletés d'enveloppes qui ont un goût de chio**e (ils savent vivre avec leur temps à la tns sofres, ils ont des enveloppes que tu dois lécher, les autocollants c'est surfait) 2 de penser à prendre la lettre le matin pour la poster sur le chemin du métro et 3 penser à déposer la lettre dans la boîte et ne pas la laisser croupir dans la sac à mains. Beaucoup trop de choses pour une seule personne, vous en conviendrez. Si vous ne me croyez pas, demandez à Fyfe, elle fait partie du clan aussi.
Sinon, on peut être payé en bons de réductions, ça c'est la fête totale, 5 euro de réduc dans plein de magasins à chaque sondage rempli, youpi youpi. J'écoule mon stock chez ces faux rats, c'est crè pratique pour acheter des trucs qui me font croire que je suis uen fille de seske féminin, comme du vernis à ongles de pieds, des limes à ongles, du maquillage que je n'utilie jamais...
Sinon sinon, on peut être payé en chèque, mais il faut attendre d'avoir accumulé une certaine somme pour qu'on la reçoive, et comme par hasard on arrête de recevoir des invitations pour les sondages juste pile poil au moment où on a atteint la somme dite moins 10 centimes. Et parfois, pouf pile au moment où on ne s'y attend plus, BOUM le chèque dans la boîte aux lettres, c'est Noël, youpi youpi un chèque, youpi, je suis riche, 6 euro punaise, 6 euro, à moi le champagne, les diamants, le luxe, les yachts!
Alors oui comme ça, ça a l'air marrant les sondages, sauf que parfois il faut savoir prendre sur soi pour les remplir. Parce que c'est pas des sondages du style slip ou caleçon, thé ou café ou "dans combien de mètres carrés vous vivez les gens, répondez sérieusement" et que dedans y a même pas la réponse qui te correspond. Mais en vrai, la plupart du temps, les thèmes sont d'un enquiquinant... Enfin c'est enquiquinant pour moi, mais si vous êtes adeptes des produits nettoie-chiottes dernière génération, du désodorisant pour salon rotatif (c'est le désodoriasnt qui rotate, pas le salon hein) trois vitesses trois couleurs trois ambiances trois fois plus écoeurant, de la nouvelle lessive qui enlève plein de taches, qui prend moins de place dans ton placard et qui respecte l'environnement, mais pas ton portefeuille, c'et votre choix, et je le respecte.
En plus, les gens des sondages ils sont hyper indiscrets, ils veulent TOUT savoir sur toi, même des trucs que tu ne trouveras jamais dans tes gougueule rickouestes. Parce que des trucs tordus, on en a tous, mais des trucs du style "comment elle nettoie ses toilettes Ashley", "à quelle fréquence elle nettoie ses toilettes Ashley" ou "le nom de tous les gels javel qu'Ashley a achetés au cours des 6 derniers mois", ça, même les plus pervers ne le demandent pas.
Il y a aussi les sondages qui te posent des questions très très indiscrètes. Qui te demandent au début du questionnaire si tu as eu tes règles au moins une fois au cours des 6 derniers mois (répondre non t'exclut directement du sondage). Qui te font cocher des tonnes de marques de serviettes et autres tampons pendant 20 minutes, y en a tellement que tu ne sais plus qui est qui, qui fait quoi, tu es perdue. Qui te demandent c'est quoi que toi tu utilises, et pourquoi, et combien tu en utilises par mois. Et qui te demandent à la fin du sondage si tu es un homme ou une femme (je suis un homme et j'ai mes règles, ça fait très émission de Jean-Luc Delarue quand même. Je suis un homme, j'ai mes règles et j'utilise des tampons, je n'ose même pas imaginer ce que ça peut donner). Et là tu restes devant ton écran, tu ne sais plus, tu ne comprends pas. Et lors de ton passage au supermarché deux jours après, tu restes bloquée pendant 25 minutes devant le rayon hygiène féminine, tu ne sais plus que choisir, le sondage t'a retourné le cerveau.
Et il y a aussi ceux qui sont destinés à des gens de pleins de pays différents, qui sont écrits en anglais à la base, puis traduits grâce à mister Gougueule qui traduit comme personne (Françoise, au secours). C'est comme ça qu'hier on m'a demandé si j'étais plus techique ou graduée, j'ai dû demander à tous mes amis s'ils me voyaient plus comme une fille technique ou comme une fille graduée, mais bon comme j'ai suivi une filière générale et pas technique, et même si y a pas de graduations sur moi, que de toute façon ça voudrait rien dire puisque les centimètres seraient à géométrie variable en même temps que mon gras du bide. Alors j'ai coché autres, et j'ai inscrit carotte dans la case. Et picétou.

mercredi 27 juin 2007

Et je course...

Je me raccroche à mon caddie, je me saoule avec les fruits des présentoirs qui m'entourent... (j'écris de strucs nuls si je veux, je suis crèèèèèè fatiguée et on n'est que mardi, au secours)

Avant, quand j'étais jeune, quand je n'avais pas encore trop de cheveux blancs ni de cernes qui descendent jusque dans mes chaussettes, ni de rides tout partout sur ma figure de princesse, bref quand j'étais une étudiante toute pleine de temps libre et d'insouciance, j'avais du temps libre pour faire autre chose qu'attendre que mes voisins aient fini de beugler pour que je puisse dormir. Et le premier qui dit que je suis encore une étudiante et que par conséquent j'ai plein de temps libre et que la thèse c'est pas un cravail a droit a un aller-retour qu'il s'en souviendra tute sa vie.
Donc quand j'étais jeune et désoeuvrée, durant les cours en amphi où certains profs ne faisaient que lire le poly que nous avions tous sous les yeux (je m'ai promis juré que jamais je ne ferai ça à mes zélèves), je passais le temps en moult choses utiles, comme faire la liste de courses pour le soir. Car le rendez-vous de tous les élèves ingénieurs de la ville après les cours, c'était Hochant. Et moi, les sioupermarquettes, je considère que c'est une perte de temps notoire. Donc dans ma folle jeunesse, j'optimisais comme ma Môman m'avait appris, elle est trop forte en tout ma môman, on fait les rayons dans l'ordre comme ça on n'oublie rien, et voilà, pour une fois qu'on fait pas comme d'habitude j'ai oublié des trucs alors que je n'oublie jamais rien, c'est bien des trucs de ton père ça de partir dans tous les sens on sait même pas où il est, ce qu'il a mis dans le caddie ou pas, et résultat je m'énerve et j'oublie plein de trucs nan mais c'est pas possib on n'est pas aidé dans cette famille, mais je crois que je m'égare. En plus j'ai encore rencontré madame Machin dans les pommes, elle m'a tenu la jambe pendant une demi-heure nan mais c'est pas possib d'être bavarde comme ça, on les voit les bonnes femmes qui n'ont ksahafoute;j'ai pas ksa à faire moi nan mais c'est pas possib. Mais je m'égare encore là je crois.
Donc pendant ces cours au con bien (peu) passionnant, je passais en revue et dans l'ordre les rayons de mon Hochant et j'écrivais sur un piti papier que je m'empressais d'oublier tout ce que je devais acheter. Et je savais avec exactitude ce qu'il y avait dans mon frigo et dans mes placards, je savais aussi ce qui allait bientôt me manquer et je prévoyais (pinaise, quand j'écris ça je m'auto-admire et j'ai l'impression de parler de quelqu'un d'autre).
Mais maintenant, je suis spécialiste de la gestion de bouffe en flux tendus, comprendre du grand n'importe quoi frigotal. Je suis incapable de dire si je possède 1852439 yaourts ou absolument aucun, si j'ai 8 ou zéro paquets de pâtes en réserve, si je vais avoir assez de shampooing pour finir la semaine, rien, je ne sais rien, je suis complètement à l'ouest. Résultat: je vais faire les courses après ma journée de travail où je n'ai pas eu le temps de déjeuener, je suis affamée, je boufferais même la caissière si je pouvais, je remplis donc mon panier de tas de choses à haut pouvoir hypertrophiant du cuissot. Et deux semaines après, je fais une crise de culpabilisage, je n'achète que des légumes, des fruits, des trucs cro bons pour la santé mais qui ne calent pas. Parfois je mixe en un seul faisage de courses, parce que le début de courses me fait culpabiliser et je finis par des trucs sains. Résultat d'hier par exemple: un concombre, des soupes (ça caille trop en ce moment, c'est pas humain), des soupes chinoises (début de la glissade vers le maaaaaal, dans les soupes chinoises en poudre y a plein de trucs pas bons pour la santé et des pâtes lyophilisées dégueus), et attention éloignez les enfants, du boudin noir, du cassoulet en boîte et de la déspé (ça c'est pour me faire croire que c'est l'été, mais je ne la bois pas parce que 1 il fait trop froid et 2 je ne bois jamais seule, je trouve que ça fait alcoolo, donc j'attends Victor vendredi soir).
Et là tout de suite si on me demande ce que j'ai dans le frigo que j'ai rempli hier, ben je sais pas, je suis incapable de répondre.
Alors en conclusion de cette note à haut pouvoir enquiquinifère pour cause qu'en ce moment il se passe rien dans ma vie à part le cravail relou, et ben je ne dirai qu'une chose: les mères de famille (et les pères aussi oui pôpa je n'oublie pas ta mission de ravitaillement et de cuisinage sans laquelle la maison Abbott partirait en quenouille total) que vous avez votre cravail, vos zenfants, toussa toussa à manager, vous avez toute mon admiration, soyez bénies sur les 7777777 générations à venir, vous irez au paradis des mamans, AMEN (et moi dans l'enfer du désorganisage total).
Et puis tiens, ça fait longtemps que je ne l'ai pas dit, donc plaignez-moi les gens, plaignez-moi. Merci

mardi 26 juin 2007

Laïfe iz euh bitche

Pourquoi que la pluie se met à tomber juste quand ma lessive de draps et autres housses de couette est finie, prête à étendre et que quand je l'avais lancée il faisait un soleil soleilleux?

Pourquoi que la pluie se met à choir du ciel juste pile poil le lendemain du soir où je me suis droguée les neurones du cerveau neurologique au dissovant et au vernis et que je suis obligée de mettre des chaussures fermées qui me zabîment tous mes efforts pédicuresques?

Pourquoi que quand je vais au Monop EXEUPRES pour acheter un truc qu'il n'y a pas dans mon magasin pour pauvres, j'achète tout sauf le truc en question?

Pourquoi que je ne peux pas m'empêcher d'acheter des tas de trucs qui me tombent directos dans les cuissots ou dans les fesseps et qu'en plus je ne peux pas m'empêcher de les engloutir en une seule fois (deux si je suis raisonnable, c'est-à-dire trèèèèèèès rarement) rapport à que j'ai pas le temps de déjeuner et que donc à 19 heures je me boufferais une vache et son veau à l'aise Blaise, et qu'en plus plus après je feel pas good pour un sou, ambiance de l'estomac post-repas de Noël chez Mamie Ashley?

Pourquoi que depuis que mes voisins d'à côté sont devenus un peu plus silencieux la nuit (pas la peine de faire vos yeux de pervers, je veux dire que depuis qu'ils ont arrêté de hurler avec leurs potes jusqu'à 5 heures du matin. Quoique depuis le soir où ils ont fait ce qui vous fait ouvrir des yeux si grands à grand renfort de bruit et qu'avec Victor Newman on était plié en deux, on hurlait de rire comme deux andouilles, ben ils se sont calmés sur le sesque et sur les potes) ce sont les nouveaux voisins du dessus qui font le bourdel toute la nuit, toutes fenêtres ouvertes histoire que ça résone bien dans la mini-cour et que TOUT l'immeuble en profite, et qui sautent et qui courent au dessus de ma tête, me laissant deux heures de dodo par nuit, ce qui est fort peu?

Pourquoi que quand je rentre du boulot et que j'aspire à un peu de calme, juste comme ça histoire de hein, ou pourquoi que pendant la journée le week end quand les voisins du dessus ferment un peu leurs goules de sales c*ns, les deux seuls enfants de l'immeuble sont dans la mini-cour en train de "jouer au ballon", comprendre en train de hurler et de péter les vitres de tous les habitants du rez de chaussée et du premier étage, deux vitres pétées la semaine dernière sans un seul remontage de bretelles par les parents, et que je ne peux plus parler avec Victor Newman, ni crier avec lui, ni hurler avec lui (véridique, dimanche pas moyen de communiquer autrement que par écrit) parce qu'on ne s'entend pas à cause des cris des gosses mal élevés et de parents irrespectueux qui ne bougent même pas leur Q pour les emmener au parc à 5 minutes à pattes de l'immeuble (je précise que je n'ai rien contre les zenfants et qu'ils ont tout à fait le droit de s'amuser, mais bon hum y a des limites hein)?

Pourquoi que ça caille comme jamais alors que c'est l'été et que du coup j'ai acheté mon poids en soupe au Monop ce soir?

Pourquoi que ce blaireau de Crédit Agriculturel me dit que j'ai 473,05 € sur mon compte alors que je viens jute d'être payée et que je n'étais pas à découvert avant et que ça me fout une frousse pas possible?

Hein, pourquoi? POURQUOI?

lundi 25 juin 2007

Ca, c'est bien un truc de filles

Phrase VictorNewmanienne dans le but avoué de m’agacifier. Et à chaque fois ça marche, donc il n’a aucune raison d’arrêter. Petite liste non exhaustive des phrases ashleyesques susceptibles de déclencher ce genre de réactions chez Victor Newman:
- "Attendez, faut que j’aille faire pipi". Toute fille qui se respecte 1 prend ses précautions avant de partir 2 prend ses précautions le plus tard possible histoire de bénéficier le plus longtemps possible des effets bénéfiques. L’homme, lui, part, et après 15 minutes de métro, il annonce qu’il DOIT aller aux toilettes làtussuitemaintenant. En plus, j’ai toujours la trouille de me retrouver coincée quelque part avec une envie de faire pipi qui ne tiendrait pas dans un panier à salades (copyright le pôpa), comme dans un métro ou un ascenseur en panne. Mais rester coincée sans envie de pipi, ça je m’en fiche, ça me fait pas peur. Donc je suis une psychopathe des précautions, je vais aux toilettes avant chaque voyage en ascenseur, métro, bus, voiture, même hyper bref. Tout cela pour dire que c’est pas moi qui annonce, un quart d’heure après avoir quitté le resto "J’aurais dû faire comme vous et aller aux toilettes avant de partir".
-"Non, vous ne pouvez pas mettre la housse de couette verte, les taies d’oreiller roses et le drap housse orange EN MEME TEMPS". Le bleu avec le bleu, le vert avec le vert, le rouge avec le rouge, c’est pourtant pas très compliqué. Et non, l’argument "on s’en fiche, quand on dort on ne le voit pas" n’est pas recevable. Et "Nan mais de toute façon on ne le voit jamais parce que pendant la journée le lit est en canapé et les draps rangés dans le coffre en dessous" non plus. J’ai dit.
-"J’ai été OBLIGEE d’acheter des chaussures, je n’avais rien à mettre avec ma nouvelle robe/jupe/pantalon (rayez les mentions inutile,s je suis pas sectaire)". Parce que franchement, on ne le fait pas de gaieté de cœur. Ils pensent franchement que ça nous fait faire la rigolade de mettre et d’enlever nos chaussures pour en essayer d’autres, de faire la promenade dans le magasin avec une chaussure différente à chaque pied, avec deux hauteurs de talon différentes (pour la classe et la grâce de la démarche)et de faire pareil de magasin en magasin pour finalement prendre la première paire qu’on avait vue ? Hein, ils pensent vraiment que ça nous fait marrer ? Oui ? Ben ils n’ont pas tort.
Ils pensent vraiment que c’est facile d’aller essayer et acheter des bottes fin août pour l’hiver suivant sous peine de ne plus trouver sa pointure au mois d’octobre, d’essayer les bottes en question, de ne pas arriver à les fermer en haut pour cause de mollets hyperthrophiés, de voir si oui ou non elles nous vont alors qu’on est en robe d’été et que le très antisexe élastique du mi-bas d’essayage dépasse du haut de la botte, d’attendre les premiers froids pour les mettre alors qu’on en crève d’envie depuis qu’on les a achetées, de sortir en jean, col roulé et bottes neuves sous prétexte que ça y est c’est l’hiver, il fait moins de 20°c à l’ombre parce que bon crotte on est fin septembre j’ai le droit de les mettre mes bottes enfin ? Et ben non, c’est pas facile.
-"Ce soir, on se fait ciné sushi avec Bidulette, et après elle dort chez moi parce que quand on aura fini, il n’y aura plus de RER pour qu’elle rentre". Là, il y a une petite variante, puisque la réponse est "Dormir dans le même lit, c’est vraiment un truc de filles". De façon étonnante, l’homme s’attarde sur une infime partie de la phrase, pourtant riche en informations. Oui, deux filles peuvent sans trop de difficultés dormir dans le même lit, contrairement à deux personnes de sexe masculin, qui pour leur part, préfèreraient se pendre. Pourquoi ? Une grande partie de l’explication se base sur une sombre histoire de plan d’occupation des sols. Prenons un exemple connu de tous : le dodo mixte. Il n’y a pas besoin d’être géomètre pour constater que madame prend nettement moins de place que monsieur, qui aime s’étaler. On peut estimer qu’un tiers de la surface est occupée par une présence féminine, et les deux tiers restants par une présence masculine. Prenons maintenant deux personnes de sexe féminin, et mettons-les dans le même lit. Chacune d’elle occupe un tiers du lit, il reste donc un tiers inoccupé, dans lequel ni l’une ni l’autre ne s’aventurera, ce qui permet à nos dromeuses de pioncer chacune dans leur coin sans avoir à se soucier de l’autre. Si on n’intéresse maintenant à leurs homologues masculins, on arrive à la suite d’un calcul aisé que 4 tiers sont occupés, soit un de trop, et ce tiers supplémentaire est donc une zone dans laquelle les risques de contact sont extrêmement élevés. Donc l’homme refuse de partager son lit avec une personne de même sexe, car ce télescopage ne lui plaît pas dut out du tout.
-"Je vais prendre un quintuple menu Macgraillon avec 6 glaces à la crème et au saindoux, et comme boisson un coca LIGHT". Je ne commente pas hein, je sais que vous me comprendez.

Conclusion : on est super fortes, vachement plus qu’eux, et picétou (en toute objectivité bien entendu).


samedi 23 juin 2007

Aujourd'hui, rien

Pour être raccord avec toute la blogosphère complètement overbookée, afin que vous les gens qui êtes sur les rotules à cause que vos enfants, vos copibaks, vos zorrobaks, vos pestacles, vos touskevouvoulez vous prennent un temps fou voire tout votre temps, je prends mon week end bloguesque. Et n'y voyez là aucun rapport de cause à effet avec mon endormissement DEBOUT hier dans le métro (Gaëlle, range ton sourire, je n'ai rien, même pas mal d'abord, il va falloir que tu trouves quelqu'un d'autre à soigner, genre Shalima qui a une angine, mais je dis ça je dis rien), j'ai tombé de sommeil au sens propre BAM mais y a un monsieur qui m'a retiendue, ni avec le fait que j'en reprends pour jusqu'à fin juillet à ce rythme-là (et qu'on m'a tirée de ma sieste d'hier soir, enfin de mon roupillon je veux dire sinon Soeur Anne va me taper, pour me l'annoncer), ni avec le fait qu'hier soir ce fut dodo à 23 heures parce qu'on était crevés et que ce matin quand le réveil a sonné à 11 heures on s'est regardé, complètement crevé en se disant "ah mierda on n'a pas changé l'heure du réveil il est encore à 6h15 sinon c'est pas possib d'être encore fatigués comme ça".
Bref, grâce à mon silence, vous allez pouvoir vous reposer ce week end, si ça c'est pas carotte, je sais pas ce que c'est.

Allez, pour vous accompagner ce week end une pitite chanson de soleil et de vacances, c'est moi qui régale les gens.

vendredi 22 juin 2007

Top chrono


En ce moment, mon cravail est très passionnant, je vous fais grâce des détails, mais en gros je dois faire la même tâche toutes les 20 minutes PRECISEMENT. Et donc toute la journée je me promène avec mon nouvel ami le minuteur-chronomètre que tu peux aimanter tout partout du moment que le tout partout est en fer, haha dans la recherche qu'est ce qu'on rigole. En plus y a même une pince derrière, comme ça je peux l'accrocher sur mes fringues, sur mes oreilles, dans les cheveux, partout partout, c'est crè crè drôle (non, ne vous moquez pas, vous ne savez pas de quoi vous seriez capables pour vous occuper si vous n'aviez pas d'ordibaby).
Grâce à ce magnifique outil, j'ai fait de nombreuses découvertes sur les matériaux:
-le fer est en fer
-le plafond de l'ascenseur est en fer (test réalisé sous les regards médusés de personnes que je ne connaissais absolument pas et qui du coup n'ont aucune envie de me connaître)
-le café n'est pas en fer, et le chronomètre est plus dense que l'eau (plouf si vous préférez)
-le parpaing n'est pas en fer
-ma braguette n'est pas en fer
-les téléphones ne sont pas en fer
-le papier n'est pas en fer.
Ne me remerciez pas, je sers la science et c'est ma joie.
Le vrai problème, c'est que depuis que j'ai ce truc constamment sur moi, je ne peux pas m'empêcher de chronométrer tout et n'importe quoi. Depuis lundi, je connais donc très excatement le temps moyen, le temps maxi et le temps minimum qu'il me faut pour faire un tas de choses primordiales. Je sais donc combien de temps il faut au super sèche-mains Rafale2 (le 2 hein, c'est pas de la crotte je vous le dis moi, ça crache sa race) pour faire son office. Mais je ne sais pas exactement parce que bon, ça dépend fortement du degré d'essorage de mains pré-séchage, donc voilà quoi. Mais en gros, le Rafale 2, il va super vite.
Je sais aussi combien de temps il faut pour aller de telle pièce à telle pièce, en marchant vite ou en traînant. Je sais en combien de temps je fais pipi (et le dérouleur de PQ est en fer, ce qui facilite nettement l'opération de chronométrage), je sais pendant combien de temps je tente de me recoiffer devant le miroir des wawas avant de lâcher un "pfffff de toute façon c'est foutu" défaitiste. Je sais combien de temps met l'ascenseur pour aller du 5ème (étage de manips) au 3ème (étage de café), et je passe le voyage la tête en l'air à fixer le chrono qui est au plafond. Je sais combien de temps il me faut pour faire et boire un café (12 minutes, 13 vaisselle comprise).
Mais ce travail répétitivo-chronométré a sur moi des effets assez néfastes, j'ai parfois du mal à ne pas laisser exploser ma joie à la face du monde quand je bats un record de rapidité. Et les experts sont formels, il est assez mal vu de se tromper de bureau, et donc d'entrer dans le bureau du chef par erreur en criant "OUAIS! J'AI BATTU MON RECORD, 1 minute 27 PIPI LAVAGE ET SECHAGE DES MAINS COMPRIS". Coup de bol le chef en question n'était pas dans son bureau.
Voilà, c'est tofficiel, la science m'attaque le cerveau donc plaignez-moi les gens, plaignez-moi.

jeudi 21 juin 2007

Suuuuuurpriiiiiise, suite et fin

Résumé des épisodes précédents: .

Lundi 18 Evidemment je dois bosser toute la journée dans le labo où je n'ai ni bureau ni ordibaby. Je le connecte à tous les râteliers pour voir comment s'annonce la soirée de Victor. Premier bon signe : ses copains-collègues lui ont offert son cadeau à midi, donc ça veut dire qu'ils n'ont pas l'intention de boire un verre ensemble le soir, sinon la remise des prix du ùakkzjfgcfjzlblzème anniversaire aurait été faite à ce moment-là. De mon côté, toute stressée à l'idée de ne pas finir assez tôt pour pouvoir passer au Carpi acheter de quoi faire un festin de rois du surgelé, j'aligne les couneries.
A 17h30, je me barre, je passe au Carpi, je rentre chez moi, je checke mes mails. Là, un stress d'ado une heure avant son premier rendez-vous fait son apparition. J'ai rarement été aussi stressée, même avant le pire des oraux, et dieu sait que je déteste les zorros.
18h30, toujours pas de mail Victornewmanienw, pourtant il finit vers 18h30 en général et il me dit toujours qu'il part.
18h40 Pourvu qu'il ne soit pas allé chez son frère
18h45 Rien, rien rien. Je pars quand même parce que je veux arriver avant lui pour tout planquer dans son frigo et l'attendre dehors histoire qu'il pense que je suis viendue les mains vides (double surprise, je suis double-machiavélique). Parce que je suis sure que si pour une fois il ne m'envoie pas ce mail qui dit qu'il part du boulot, ça va tomber ce soir.
19h15, j'arrive devant chez Victor Newman. Ah mierde de mierde, j'ai bien les clefs de son appart, mais je n'ai pas les codes qui me permettent d'accéder à la porte de son appart... Mais les dieux de la surprise surprisante sont avec moi, et quelqu'un entre pile poil quand j'arrive. Je monte péniblement jusqu'au sixième étage sans me presser, rapport à l'absence de déo au niveau de mes aisselles de yéti. J'ouvre la porte de l'appartement et je découvre avec stupeur que quand il ne s'attend pas à avoir de la visite, Victor Newman n'est pas un maniaque du rangement. Je range la bouffe au frais et je pose le sac de cadals dans un coin, je ressors, je referme, ni vu ni connu je t'embrouille. Je m'assois dans les escaliers, je sors mon bouquin. Ben oui, j'allais pas non plus redescendre l'atendre sur le trottoir et remonter les 6 étages au pas de course derrière l'athlétique Victor hein, surprise oui, masochisme NON.
Dix minutes après, arrivée de Victor. Alors là, pitite déception, il n'a même pas eu l'air surpris. La question qui m'interroge est donc la suivante: aurait-il l'habitude de trouver des jeunes filles qui l'attendent dans l'escalier quand il rentre du boulot?
Soudain, un cri d'horreur me transperce les tympans, c'est Victor qui vient de se souvenir de l'état de rangement de son appart. "NON N'ENTREZ SURTOUT PAS, enfin je veux dire vous pouvez patienter 5 minutes sur le palier, je vais faire un peu de rangement". Cinq minutes plus tard, Victor s'aperçoit que je suis entrée, il a vu le sac de cadals. J'entre dans l'appart, je sors le champagne du frigo, le Victor est impressionné.
L'opération champagne-saumon-crevettes est lancée, l'ouverture des cadals commence. Première constatation: Wapiti a changé depuis les 10 ans de Victor Newman. Deuxième constatation: le champagne à 20 heures quand on n'a rien mangé depuis 7 heures du matin, ça fait dormir, donc BAM je fais une petite sieste le temps que les amuse-ta-bouche chauffent. D'ailleurs, le coup des amuse-ta-bouche planqués dans le frigo a surprisu Victor Newman. Puis sieste de Victor pendant que le plat chauffe. J'essaie d'en profiter pour lui piquer un des bouquins-cadeaux mais je me fais gauler, tant pis.
Puis tarte trop miam.
Ensuite c'est l'heure de rentrer. Cette petite soirée surprise a plongé Victor Newman dans un abîme de cucutitude, je suis sa hérote, sa star, et j'adooooore ça. Il m'a dit environ 376498 fois que j'étais chou (ou carotte), il a adoré ses cadeaux, et grâce à Carpi, y a pas eu de vaisselle à faire.

Alors, c'est qui la reine des surprises?

mercredi 20 juin 2007

Suuuuuurpriiiiiise, début

Résumé des épisodes précédents: Lundi 18 juin, c'était l'anniversaire de Victor Newman. Or Ashley et Victor ne se voient que le week end, donc ils ne peuvent pas fêter ensemble les mhdmbvfegcdza ans de Victor le jour-même. Mais Ashley est machiavélique-sa-race et a donc décidé de faire une surprise à Victor...

Tout a commencé vendredi. Ben oui, puisque Victor passe le week end chez moi, je pouvais difficilement aller faire les emplettes nécessaires à la surprisation en sa présence. Donc vendredi, journée de l'épuisation totale, je m'échappe du laboratoire d'initiation aux playmobils à midi et je pars en quête de tous les éléments, le tout à grand renfort de baillements, de soupirs et avec un départ de feu aissellaire.
Etape n°1, la quefna pour acheter divers cadeaux, genre des livres, des livres et des livres, j'adooooore offrir des livres (et qu'on m'en offre aussi hein). Comme Victor Newman n'est pas très anniversaire, histoire de ne pas l'effrayer avec un gros cadal, j'opte pour plusieurs pitis un peu rigolos, ce qui donne: un livre sur les immeubles parisiens et leurs façades, parce qu'avec ses histoires d'acheter un appart, ça fait un an qu'il me fait l'article à chaque fois qu'on croisen une façade, agent immobilier-style, et pour tout vous dire, niveau façade à Paris y a la dose; et un livre sur la sieste, notre grande passion commune.
Ensuite, vaine tentative de trouver des chaussures pour mi, puis retour maison. Je vais au bureau de tabac et je fais l'acquisition du hors-série spécial anniversaire de Wapiti, parce que j'entends toujours parler de Wapiti quand il était petit. Voilà, cadeaux? CHECKED!
Etape n°2: gérer le boire et le manger. Donc direction Monoprix, trop youpi.Champagne, crevettes, saumon fumé, Tucs et tzatziki (les Tucs trempés dans le tzatziki c'est cro cro bon leur race, et je pèse mes mots). Retour maison, je planque le champagne dans le tiroir à culottes et soutifs et je mets la bouffe dans un sac plastoc opaque que je mets au frigo. Là, le doute m'assaille. Et si jamais il me demande ce qu'il y a dans le sac, parce qu'il n'y a jamais de sac comme ça dans mon frigo? Et si je ne mets pas de sac, est-ce qu'il va voir ce que c'est ou est-ce que ce sera noyé dans la masse de la bouffe du frigo? Et si ça se trouve, le sac ne planque pas, ça attire les regards au contraire. Oh mon Dieu! Mais en cette journée de folle fatigue, je n'ai pas le courage de faire quoi que ce soit de plus, donc je ne touche à rien et j'oublie le sac.

Samedi 16, Victor absent toute la journée, visites d'appart tout ça tout ça, j'ai le temps de machiavéler en toute quiétude (faire la sieste en bref). Mais je sens bien que le démon du crachage de morceau est en train de prendre possession de mon esprit, j'ai envie de tout lui raconter tellement je suis fière de mon coup, en plus comme ça je serai certaine qu'il sera là en temps et en heure lundi soir, oui mais si je lui raconte ce n'est plus une surprise, donc c'est raté, mais c'est raté au bon moment, oh mon Dieu comment je vais faire c'est trop duuuuuuuuuuur.
Samedi soir, raclette (ah au fait j'ai réussi avec succès le test du chaud les stérols, pan dans ta face la gynéco, et comme j'ai bu du champagne l'avant-veille de la prise de sang, je pense que je DOIS augmenter de façon significative ma consommation), on papote. On en vient de parler d'une amie de Victor Newman qui est très fleur bleue. Il m'annonce alors "Non mais moi les machins romantiques, les surprises scénarisées, franchement c'est pas mon truc." GLOUPS. Je me fais fondre un 30763902ème morceau de fromage pour faire couler.
Effectivement, ça coule fort bien avec la raclette, puisque 5 minutes après je n'y pense plus, je suis toute contente à l'idée de cette surprise surprisante qui me vaut une bonne douzaine de fois la question "Pourquoi vous avez la tête de quand vous faites la fière?". Pour rien Victor, pour rien.

Dimanche 17, J-1 attention. Victor Newman m'annonce dans l'après-midi qu'il partira tôt ce soir parce qu'il a ses impôts à déclarer sur le ternet et que c'est un bourdel papossib avec le certificat (moi pas comprendre, moi gagner ma vie que depuis octobre, moi jamais déclarer parce que moi faire économiser soussous à parents si moi pas déclarer).
19 heures: je suis hyper machiavélique, je fais donc un gâteau pour Victor Newman. Je lui explique que c'est pour qu'il ait un gâteau à manger le jour de son anniversaire parce que vraiment c'est trop dommage qu'il soit tusseul et sans gâteau ce jour-là.
21 heures: Victor Newman toujours pas parti. D'habitude je fais semblant de chouiner quand l'heure du départ approche, mais là je le pousse à vider les lieux en toute discrétion, je ne tiens pas à ce que ma surprise du lendemain soit gâchée par le fisc.
21h45: Au revoir, oui oui c'est ça, au revoir. La catastrophe n'est pas passée loin, j'ai bien failli lui dire "à demain" plus d'une fois.
Et comme je suis machiavélique à un point qu'à côté de moi le Bipbip de Bipbip et Coyote c'est de la gnognotte, je file plein de restes de bouffe à Victor Newman, parce que le lundi c'est son soir de courses en général, mais si son frigo est plein il n'a plus de raison d'y aller.
23h50: Victoire de l'homme sur le trésor public, YOUPI!

La suite plus tard, je suis machiavélique, uhuhuh...

Et sinon, je vous signale que j'ai blogué old style 4 pages recto verso dans mon bureau sans ternet et sans word, et à la fin j'avais mal au poignet hein, et que le résultat c'est ce qu'il y a sur la photo. Je viens d'inventer un concept, le blog manuel. Et le soir, j'ai plus qu'à tout recopier, et ça c'est hyper relou. Qu'est ce que je ferais pas pour vous...

mardi 19 juin 2007

En vrac et en bref

1 Boulot dans labo sans PC fixe relou: je dois enlever et mettre dans un four, toutes les 20 minutes, des boîtes pleines de cellules de rat. Trop youpi. Et ce plus de 10 heures par jour. Et dans le quart d'heure qui me reste entre chaque changement, je n'ai pas franchement le temps de faire un boulot qui demande beaucoup de concentration. Et je n'ai pas le temps de déjeuner non plus. Et quand Ashley pas manger, Ashley fâchée.
2 Je n'ai pas accés au ternet, mais j'ai accès à mes mails, donc je peux lire vos commentaires mais je ne peux pas y répondre. Je ne peux pas non plus lire vos blougs. La vie est dure. Mais vos commentaires font plaisir dans mon coeur quand je les lis dans ma boîte mail, merci les gens, vous êtes choux (chous?, y a t'il une prof de français dans la salle? Comment on se débrouille avec cet adjectif?)
3 J'avais blogué, à l'ancienne, dix-neuvième siècle-style, sur un bout de papier et avec un stylo, et j'ai oublié ma production dans le labo, pas bravo. J'essaierai d'y penser pour demain.
4 Des nouvelles de nos nouveaux héros: les stagiaires. Même si je ne suis pas sur place pour évlauer les dagâts, copine-collègue Kimberly a l'extrême bonté de me faire le compte-rendu mailesque de leurs aventures. Aux dernières nouvelles, l'un d'entre eux, le dernier arrivé, aurait quitté la table à l'heure du déjeuner, très en colère. Pourquoi cette colère? Il avait annoncé 3 fois à l'assemblée qu'il avait fait des photos à oualpé et que les photos étaient dispos sur le ternet, mais personne ne lui a demandé l'adresse du site, ça l'a vexé... De mieux en mieux.
5 Fyfe, tu es vengée, j'ai réussi la surprise de Victor Newman. La double surprise même, mais je raconterai ça plus tard hein. Quand tu veux je te loue mes services de birthday-planner.
6 Mes aisselles vont mieux, j'ai touché à rien, et j'ai mis de la crème sans toucher à rien, comme vous avez dit, merci à toute l'équipe médicale des aisselles en feu des Young et des Restless.
7 Bonne journée, vengez-moi et mettez vos dessous de bras imberbes à l'air.

lundi 18 juin 2007

SOS SL

Attention, âmes sensibles s'abstenir, cette note est fortement pas glamour, vous êtes préviendus.
Et sinon je tiens à dire que le titre de cette note est mon premier pas dans l'univers du langage Esse Aime Esse, merci de me féliciter, c'est pas facile pour moi.

Vendredi matin, je sors de la douche, je mets de la pierre d'alun sous mes douces aisselles de gazelle, parce que la pierre d'alun, c'est bien, et même que les plus grandes chimistes mondiales elles ont dit que c'était trop de la balle. Quand tout à coup je me souviens que peut-être je vais devoir faire des choses à fort pouvoir sudationneur (comme prendre un métro de la ligne 4 aux heures de pointe avec 15 kilos de matériel sur le dos), et donc je préfère être prudente et je mets un piti peu de déo bien chimique, ambiance salut les gens je viens de m'écraser 1 kilo de fruits rouges sous les aisselles, c'est hyper naturel.
Je pars au laboratoire d'initiation aux playmobils, je m'installe (comprendre j'allume l'ordinateur, j'appelle Kimberly pour voir si elle est arrivée et je vais me faire un café). Puis, je constate que quelqu'un a oublié d'éteindre le chauffage sous mon bras droit. Mais euh aïe ça brûle euh, arrête euh.
Dix minutes plus tard ARRETE EUH J'AI DIT CA FAIT MAL CA BRULE ARRETTE TUSSUITE.
En fin de journée, ça brûle toujours, mais moins. Je mets un peu de crème magique Cicalfate avant de me coucher histoire d'avoir les aisselles requinquées le lendemain.
Samedi matin, alors là, douleur terrible. Bobo puissance mille. Ce matin on vous met, ce matin on vous met le feu. Je ne peux ni toucher mes aisselles, ni même décoller les bras du corps. Très très pratique en un mot.
Prise de sang, je bouge mon bras avec délicatesse pour le poser sur l'accoudoir, mais l'infirmière is very pressed, paksahafoute, elle chope mon poignet, me tend le bras brusquement et remonte ma manche d'un coup sec. Là si j'avais eu l'usage de mon deuxième bras je pense que je lui aurais retourné une baffe vite fait à cette counasse. Mais c'était l'incendie à gauche aussi, donc non. Deux secondes 12 plus tard la prise de sang était faite et j'étais poussée vers la sortie (au sens propre) par l'infirmière qui a posé à mes pieds mon pull et mon sac à main en plein milieu de la salle d'attente bondée, à la vazidégage-style. Avec en cadeau-bonus un bel hématome, alors que tous les gosses sortaient avec une sucette. Franchement si on m'avait proposé, j'aurais pris la sucette et pas l'hématome hein.
Je me couche sans rien sur les aisselles samedi soir (à part un feu bien attisé), et quand je me réveille dimanche matin ça va un peu mieux. Mais il est hors de question que je mette du déo, parce que toucher ça fait encore bobo, alors passer et repasser la pierre c'est HORS DE QUESTION. Coup de bol, ça caille, du coup je n'empeste pas le bureau de vote à la seule force de mes aisselles velues.
Mais alors après observation des blessures, il en résulte que je suis toute cramée des aisselles, que ça fait un mal de chien, que je ne peux pas mettre de déo et encore moins m'épiler.
Et que mardi ils ont prévu 27 ou 28°C à Paris. Et que la clim du laboratoire de recherche en onomatopées où je bosse cette semaine est tombée en panne vendredi, comme par hasard. Et que donc vendredi il faisait 32 dans le labo. Et que moi dès que la température dépasse les 25 j'ai l'impression que je vais décéder telle une personne âgée dans une maison de retraite sans clim en été 2003. Alors du coup, dès que la température dépasse les 25, je me mets en jupe et débardeur pour optimiser les échanges thermiques et les mouvements de convection entre l'air ambiant et moi (ou sinon on peut dire "pour essayer de ne pas mourir de chaud, la langue pendante et la peau luisante comme un phoque sur la banquise").
Je pourrais tenter l'épilation à la cire froide, là tout de suite c'est celle qui me paraît la moins agressive dans mon cas désespéré. Sauf que non parce que mes bandes de cire froide sont bien rangées dans un tiroir de mon bureau au laboratoire d'initiation aux playmobils à cause que l'autre jour j'ai opéré une épilation nucale et épaulaire de copain-collègue (oui, épiler ses collègues en salle de réunion c'est tutafé normal, la recherche c'est une GRANDE famille). Donc pour cacher mes aisselles, je vais devoir mettre des manches longues ou 3/4, donc je vais crever de chaud, et comme je ne peux pas mettre de déo, vous imaginez à peu près l'état olfactif dans lequel je vais être mardi.
Donc vous êtes gentil, vous rigolez, mais en douce, vous me plaignez et vous priez pour la réparation prompte de mes aisselles, j'en ai besoin mardi.

Sinon, dans la catégorie la surprise qui tombe à l'eau, j'avais persuadé Victor Newman de faire sa déclaration d'impôts sur le ternet dimanche soir, mais il se trouve qu'il a des problèmes de certificat et donc il veut remettre ça à ce soir, lundi soir, soir de la surprise. Ca va être top si demain il passe la soirée devant l'ordibaby à faire sa déclaration au trésor public au lieu de la faire à votre serviteuse.

dimanche 17 juin 2007

Et je glande....

Ben oui, parce que courir, déprimer, pleurer, ça va quelques temps, mais après faut se reposer hein. Mais j'ai longtemps hésité avant de le faire, parce que vos pitis mots étaient tellement gentils et faisaient tellement plaisir que j'étais à deux doigts de continuer juste pour me faire consoler par vous tous... Mais bon finalement l'appel de la glande a été plus fort, et j'y ai cédé avec application.
Samedi matin, je me suis levée à 8h30, enfin plus excatement Victor Newman a fait de son mieux entre 8h30, heure de premier sonnage du réveil et 9h20, heure de départ de Victor, je me lève et que je ne me recouche pas. Et que je ne me fasse pas un thé. Et que je ne m'envoie pas de muffin en douce. Parce que je devais aller me faire prendre du sang pour m'entendre dire une fois de plus que j'ai trop de cholestérol, que c'est maaaaaaal, il faut arrêter la charcuterie le chocolat le fromage et l'alcool, sinon peut-être un jour vous allez mourir, et puis il faut faire du sport, et puis il faut manger 5 fruits et légumes par jour, et puis vous savez le stress c'est pas bon, il faut pas stresser. D'ailleurs le prochain médecin qui me trouve stressée, qui me demande ce que je fais dans la vie et qui me répond "ah bah ça va, c'est tranquille les études, vous n'avez aucune raison d'être stressée" quand je lui dis que je suis en thèse, je pense que je lui mets un coup de boule, un coup de boule sans stress, mais un coup de boule quand même.
Ensuite, sur le chemin du retour, je croise un bar, avec un gros tableau détaillant les pitidéj. Juste à côté un bureau de tabac. J'ai bien compris que c'était un signe, je suis donc allée acheter un magazine débile puis je me suis tapé un pitidéj de princesse (de princesse pas au régime et non cholestérolée), avec plein de trucs interdits dedans, et j'ai maté le défilé des mémés du 15ème à caddies et à chienchiens qui reviendaient des courses. Un ballet des plus intéressants.
Ensuite, j'ai bien compris que la rédaction de Glamour toute entière voulait elle aussi me remonter le moral, puisque j'ai appris dans ce magazine formidable que même avec de la cellulite, certaines filles arrivaient à trouver des mecs. Et même que parfois elles arrivent à les garder (je hais cette expression, c'est aux filles d egarder les mecs qui ne pensent qu'à un truc se barrer, enfin bref je ne dis rien, je suis zeeeeeen). Par contre de la revanche, je les ai trouvés un peu too much quand ils ont écrit que le petit hami de Lola 34 ans lui avait déclaré qu'il trouvait la cellulite très excitante. Mais bon bref.
Ensuite, je suis allée , comme préconisé par Glamour, ce qui m'a permis de savoir que j'étais la 694 196 916ème personne la plus riche du monde, et que donc je suis dans les 11,56% des personnes les plus riches du monde. Ca aussi ça remonte le moral. Bon ok juste après j'ai appris que rester dans sa ville pour les vacanes, ne pas partir, c'était vraiment nul, pas fashion, et que même il était OBLIGATOIRE de mentir sur ce point en rentrant au boulot après les vacances.
Je passe sur le magnifique dossier qui te dit que pour être bien vue au boulot, il faut arrêter de cancanner des heures avec les copines au téléphone, et qu'il faut faire comme les mecs, être hyper sérieux, ne faire que ce qu'on a à faire, ne pas ragoter etc. Là je me suis énervée mais le croissant du petit déj et la goule du chienchien à sa mémère qui venait de passer m'ont calmée direct.
Retour appart, fin de lecture de magazine, et à 14 heures sieste. J'ai dormi deux bonnes heures la bouche grande ouverte et à grand renfort de ronflements parce que j'avais le cou trop cassé, bref, j'ai laissé ma sexitude s'exprimer. C'est pas de ma faute, j'ai juste voulu tenter la position Chareloue parce que quand on voit la goule du chat, on se dit que ça ne peut être que bien. Au bout de 12 secondes j'ai capitulé et j'ai pris ma position de dodo normale. C'est surtout au jiveau de la position des pattes avant que c'est pas hyper confort, fat beaucoup casser le poignet voyez-vous.
Et là, j'attends sagement le retour du Victor Newman parti visiter plein d'apparts. Et déjeuné avec sa mère (sans moi) mais je ne relève même pas, parce que je suis zeeeeeen, ça y est. Et le soir, re vengeance, marre de faire gaffe au cholestérol alors c'est raclette. Eh ouais.

samedi 16 juin 2007

Je suis machiavélique...

... et j'en suis fière. J'explique.
Lundi, c'est l'anniversaire de Victor Newman, il va avoir mjcfbljzegd ans (on n'a pas trop le droit de dire combien, il se sent très vieux. D'ailleurs si quelqu'un dans cette salle a une technique imparable pour lui faire comprendre que NON il n'est pas chauve et que NON il n'a pas besoin de se raser la tête pour cacher sa calvitie imaginaire). Victor Newman n'aime pas trop les anniversaires, il ne veut pas qu'on lui fête. Ce qui donne si je traduis: il n'aime pas avoir un an de plus mais il n'a rien du tout contre le fait que les gens y pensent et le lui disent. Traduction de la traduction: si je n'y pense pas ça va être la tronche de chez la tronche.
L'anniversaire, c'est donc lundi. Et le lundi c'est un jour "chacun dans sa chambre", comme tous les autres jours de la semaine. Et les anniversaires, c'est mieux de les fêter le jour même, surtout si on ne s'y attend pas. Et là attention j'ai mis mes neurones en action (oui j'ai des neurones et oui ils sont encore en état de marche, c'est pas la peine de faire ces tronches-là, je vous vois les gens) .
Au programme de lundi soir: débarquement avec champagne, bouffe et cadals. J'ai tous les plans dans la tête, je suis encore plus forte que la bande des 11, 12 ou 13 des films Ocean's 11, 12 ou 13. "Abbott's alone", c'est le nom de code de l'opération. En plus, je suis trop fière de moi. Le léger problème, si on ne tient pas compte du fait que je ne peux maîtriser aucun paramètre et que donc rien ne va se passer comme prévu, c'est que je suis absolument incapable de tenir ma langue. Oui oui, comme quand on a 6 ans et que pour la fête des mères on n'arrive pas à ne pas dire à la principale intéressée quelle est la surprise surprisante qui a été bricolée à l'école avec amûûûûûûr et beaucoup trop de colle. Ben là c'est pareil, je suis à deux doigts de craquer, et je me planque derrière le prétexte suivant "oui mais si jamais il part fêter ça avec ses copains-collègues, je vais attendre des heures devant sa porte qu'il revienne, et il aura déjà bu et bouffé, donc je serai un peu viendue pour rien. Et non, je ne compte pas non plus sur le fait qu'il soit pris d'une soudaine envie de consulter mon bloug, qu'il lise ça et qu'il rentre dare-dare chez lui lundi soir en attendant sagement sa dulcinée, à laquelle il ne dira pas qu'il savait déjà tout.
Bref, j'ai beau être machiavélique, avoir tourné le problème 12 000 fois dans mon cerveau, je ne sais absolument pas comment ça va se goupiller. Ca va être une surprise pour lui et pour moi...


vendredi 15 juin 2007

Et je cours

Je me raccroche à la vie, je me saoule avec les bruits des corps qui m’entourent comme des lianes nouées de tresses, sans comprendre la détresse des mots que j’envoie.

Ok, je veux bien être zen malgré la pourritude annoncée de cette semaine. Mais faudrait quand même voir à pas dépasser les bornes des limites. Parce que là même après ma soirée/nuit entre filles ciné-sushi-blabla, j’ai du mal à faire la rigolade à tout le monde. Je respire tellement la joie de vivre en ce moment que même par mail ça se voit que j’ai une sale tronche, ce qui fait toujours plaisir.
Ok, je veux bien être zen, mais bon il est internationalement connu que la m*** attire la m*** et donc accumulage de petits trucs pas hyper graves séparément, mais à haut pouvoir reloutifiant de la life quand ils décident de se regrouper.
Ca fait 6 mois que je me traîne une saleté de maladie, donc moi ça fait 6 mois qu’on me balade de médecin en médecin, chacun y va de son petit remède, je tente des tas de traitements et je bénéficie à chaque fois de tous les effets secondaires mais très rarement des effets désirés. Donc je ne bois plus d’alcool, histoire de ne pas aggraver mon cas alors arrêtez de me traiter d’alcoolo hein (un verre de champagne hier, et je sens que je vais m’en repentir, le premier verre depuis un mois, youpi tralala). Là je sature.
Je bosse comme une malade, je fais l’ouverture du labo tous les matins ou presque pour m’entendre dire que ce que je fais est « marrant, mais… », le tout pour un salaire dont la moitié part tous les mois dans le loyer de mes 20 m² cafards-inside.
Je cours toute la journée, je n’arrête pas, je m’accorde royalement 4 heures de sommeil par nuit en semaine. Résultat, le week end il se passe quoi ? Ben quand on ne dort pas, on va chacun de nos côtés vaquer ) nos occupations respectives. Heureusement on peut partager des activités épanouissantes ensemble, comme par exemple le déjeuner du samedi et le remplissage de frigo (au magasin discount du coin, c’est pas avec ce que je gagne que je vais remplir le frigo au Monop).
Je veux bien être zen , mais y a quand même des trucs qui me tracassent. Victor va s’acheter un appart. Un grand, enfin pas un studio quoi, en d’autres termes un appart où on peut vivre à deux dedans. LA question va se poser, c’est certain, et je n’ai pas la réponse. Je suis une flippette par nature, si y a risque, y a refusage direct de ma part. (oui, l’autre jour le tapis hyper rapide de Montparnasse fonctionnait à nouveau, mais j’ai pris le moins rapide, j’avais la trouille…). J’ai envie mais pas envie, je sais pas, et dans le doute je vais m’abstenir.
Je veux bien être zen , mais si les gens pouvaient être un tout petit peu moins cons, ça m’aiderait énormément. Et je ne m’étendrai pas plus sur le sujet, je pourrais être désagréable avec certaines personnes qui ne seront pas là pour se défendre.
Je veux bien être zen, mais si au déjeuner on pouvait avoir d’autres sujets que Paris Hilton et les vacances que tout le monde va prendre sauf moi, ça m’aiderait. Surtout quand je pense qu’à partir de la semaine prochaine, je vais être de 8 heures à tard dans la nuit dans un labo où je n’aurai ni bureau ni ordi (ni contact avec vous les gens donc, au secours). Seule avec mes cellules de rat, youpi tralala.
Résultat, je suis dans un état de fatigue et de décrépitude avancé, j’en suis au point où la moindre contrariété va me faire pleurer, et vu mon état de fatigue, ça va être tendu de fermer les vannes en moins d’une heure. Et ça marche aussi pour les contrariétés subies par les autres. Hier soir je suis sortie avec un copain-collègue qui déprime pour cause de vie sentimentale qui part en vrille cacahuétée, et quand il a commencé à me raconter ses problèmes, j'ai pleuré (oui je sais c'est toi qui est malheureux, mais moi je suis fatiguée et en plus je suis une sale égoïste, c'est toi qui déprimes et c'est moi qui pleure bouhouhou). Mercredi j’ai dû rassembler mes dernières forces pour éviter de me mettre à chialer à l’annonce des résultats muts de Sixtine et de son séparage prolongé de Mister Darcy. Et comme je n’avais pas trop envie d’expliquer mon cas en anglais entre deux sanglots à mon collègue polonais qui ne parle pas français, j’ai dû me concentrer sur autre chose. Et comme Paris Hilton est très souvent citée dans le labo en ce moment, j’ai testé le jeu envoyé à moi par gentil collègue du labo où je serai les semaines prochaines. Et ben j’ai fait 29 538 points et j’ai mouru au niveau 6. Si ça c’est pas gratifiant je ne sais pas ce que c’est. Allez, jouez vous aussi, ça détend (ou pas).


jeudi 14 juin 2007

Rediff: cherchage

En ce lendemain de soirée de filles où que copine-collègue Kimberly a fait dodo chez moi, j'ai pas eu le temps de blouguer, alors je rediffuse lâchement. Pardonnez-moi les gens, je ne le referai pas avant la prochaine fois, c'est promis. Ah au fait je vous ai dit que ec soir je sortais aussi?

Oui j'ai un métier passionnant, mais comme tout métier passionnant, il a son lot de désagréments. En effet, je dois relancer des fournisseurs potentiels afin que ceux-ci me donnent peut-être l'occasion de leur acheter un truc aux environs de moult cher. Vous trouverez donc ici un florilège fleuri des différentes réponses données par ces gens, et ce au bout de 15247542ème relance.

Première situation
Cela fait 15247541 fois que vous relancez. Mais bon, vous êtes pleine de confiance en la nature huamine (et commerciale surtout en fait). Vous vous dites que oui, vous les intéressez, que oui, ils vont vous écrire. Et vous les relancez une 15247542ème fois. Et là le miracle se produit, une réponse vous parvient dans la demi-heure, réponse citée ici:
"Madame, nous vous remercions de votre consultation et nous vous prions de trouver en annexe la proposition. Les congés actuelles sont la cause du délai de réponse de la part de nos services"
Je n'ai fait ni une ni deux et j'ai répondu courageusement:
"Madame, je te remercie de prier pour moi, mais mon âme ne trouvera point le salut. D'ailleurs mon âme n'a rien trouvé du tout ni en annexe ni dans ton Q, pour la bonne et simple raison que tu n'as pas mis l'annexe (ni ton Q mais ça je ne t'en remercierai jamais assez). Je te remercierais donc d'arrêter d'essayer de m'endormir, c'est pas aux vieux singes et encore moins aux jeunes gueunons d'une rare beauté qu'on apprend à faire la grimace. Je suis ravie que tes collègues aient le temps de prendre des congés, et je suis également ravie d'apprendre que par souci de parité, le mot congé est devenu féminin, puisque son synonyme "vacance" était déjà un mot masculin. Et sinon faudra que tu m'expliques comment les congés actuelles qui sont donc hermaphrodytes (comme les castors lapons) t'ont empêchée de répondre alors qu'au moment où je t'ai posé la question ils(elles) n'étaient pas du tout actuel(le)s mais uniquement espéré(e)s. En conséquence, je ne te bisouille aucunement, mais de façon cordiale et distinguée, politesse oblige. "
T'as vu, ça fout les boules hein?

PS Il se pourrait que par souci de rapidité et d'efficacité j'aie uniquement répondu " Je vous remercie de votre réponse, cependant je ne trouve pas l'annexe en question. Merci de me l'envoyer une nouvelle fois"
J'écris petit parce que j'ai honte de mon manquage de couilles caréctérisé.

Deuxième situation

Dans cette deuxième situation, imaginez que vous avez demandé par fax un devis. Oui par fax, ok c'est pas moderne, ok c'est trop la honte, mais bon quand vous travaillez au Centre National de la Recherche des Sous, donc vous avez renoncé au matériel moderne et qui marche, pour accorder toute votre confiance à un matériel vieux et tombant en panne à moult reprises, ces moult reprises ayant le culot d'avoir lieu quand vous avez besoin du dit matériel vieux. Mais dans le cas qui nous intéresse, plaçons-nous en situation miraculeuse et supposons que le fax fonctionne. Vous envoyez votre demande de devis. D'ailleurs, cette boîte ayant un sens de l'humour hypertrophié, elle a décidé de désigner tous ses appareils par un seul et unique nom, qui sera pour nous Biiipogen afin de ne pas gêner messieurs Smith et Nephew dans leur anonymat. Du coup, vous perdez une heure en "Google Images" pour trouver la photo de ces deux satanés Biiipogen, pour expliquer votre cas à ces messieurs S&N (Sado et Nympho? Stupide et Neuneu? Singulier et Nunique? Je ne sais guère). Bref, vous imprimez le tout et vous allez faxer ça. Vous gardez soigneusement le compte rendu d'émission on sait jamais ce qui peut arriver avec messieurs Sinus et Nortex.



Je laisse un blanc, magnifique symbole de l'attente dans laquelle nous sommes tous.



Puis, folle de désespoir, vous les rappelez. Et là, paye ta musique d'attente. Alors cette musique, il convient d'en parler. Imaginez, vous êtes au Monoprix, il est 21h50, vous êtes aimablement priée de vous diriger vers les caisses parce que la fermeture est dans 10 minutes ma p'tite dame. Et vous écoutez une dernière fois le fond sonore du Monop, une musique monopienne dont seul le Monop a le secret (mais il l'a partagé avec les mecs qui ont écrit la musique de quand les mecs réfléchissent dans cette belle émission "les Chiffres et les Lettres"). Sur cette musique, vous ajoutez une voix féminine. Elle vous raconte d'une voix suave et délicate que vous allez faire avec Sado et Nympho des choses au delà de vos propres désirs d'innovation (S&N sont donc super souples) et que vous allez enfin croire en l'avenir (Ségolène et Nicolas?). Puis, au moment où vous vous y attendez le moins, quelqu'un de vivant vous parle "Allô Florence Stupide et Neuneu j'écoute". Florence? Vous expliquez votre cas, non sans avoir au préalable pris une grande respiration et débité le bla bla de rigueur pour éviter qu'on vous le demande "Ashley Abbott, Laboratoire d'Initiation aux Playmobils, Centre National de la Recherche des Sous". Et là, Florence vous répond "Ah bah non hein, c'est monsieur Igloo qui s'occupe de ça hein, mais il est en congés et en vacances monsieur Igloo là hein, va falloir rappeler plus tard hein".
Et Florence, qui n'a pas fini de mettre sa deuxième couche de vernis sur la main gauche, raccroche sans au revoir parce que c'est pas le moment, y a des gens qui travaillent tout de même.
Et donc, alors que cette fois-ci vous aviez enfin le courage de vous révolter, on ne vous en laisse pas le temps. C'est cruel.

mercredi 13 juin 2007

L'été, ça fout le trac


Non mais c'est vrai quoi. En hiver, tu mets ton jean, tu mets ton pull, oui oui celui avec le gros col roulé que tu peux mettre ton nez dedans quand ton voisin du métro ou du cravail pue trop, tu mets tes bottes. Même pas tu te coiffes, tu mets juste ton bonnet sur tes cheveux pas coiffés, tu mets ton manteau et t'es prête. Si t'as envie de faire la fille, c'est pas beaucoup plus compliqué, tu mets un collant OPAQUE et tu mets tes bottes. SI tu veux faire la fille genre fatale, tu mets un collant pas opaque mais tu dégages les poils qui sont compris entre la zone bas de la jupe quand tu es assise (et oui, pas quand tu es debout, il y a un piège) et le haut des bottes.
Mais l'été alors là c'est la catastrophe. Sauf si vous êtes des animaux à sang froid, ce dont je me permets de douter étant donné les chiffres de l'analphabétisation chez les reptiles, vous ne pouvez pas vous promener en plein été dans la même tenue que celle décrite plus haut. Sinon ça va sudationner ta goule, je te raconte même pas comment. Donc histoire de ne pas luire tel le phoque sur sa banquise, il faut mettre des choses légères, se balader toutes aisselles et toutes jambes dehors et tout cela ne peut se faire sans un minimum de préparation. Et comme je suis vraiment très très sympatique, pour vous aider à être d'une sexitude que tous les gens se retourneront sur vous, tout tourneboulés, en disant "ah mais quelle sexitude, j'en suis tout tourneboulé", je vais vous faire la lsite des points à checker avant de sortir de chez vous en été. Oui parce que moi ça me fout le trac, un oubli est si vite arrivé, on a si vite fait de passer pour une cracra beurk que les gens se retournent en disant "ah mais quelle cracrabeurk". Donc liste (messieurs mon père et Faffwah vous êtes gentils, vous faites comme si que vous vous sentiez concernés, merci):
1les zaisselles. Alors là on attaque par le plus dur parce qu'il faut effectuer un double-checkage. D'abord il faut checker qu'il n'y a pas un seul poual. Si y en a un qui a l'outrecuidance de pointer le bout de son nez, vous l'attaquez, et ce par la méthode que vous voulez (cire, pince à épiler, rasoir, crème dépilatoire, incantations vaudous, round up). Pils aux zaisselles? CHECKED. Maintenant on passe au déo. Là pareil méthode que vous voulez (déo chimique, pierre d'alun, incantations vaudous, fébreze, pot pourri). Un petit coup de snifage nasal sous les lieux incriminés et aisselles? CHECKED. Attention, tout inversage de ces deux étapes sera immédiatement sanctionné par un incendie des zaisselles, vous aurez été préviendues.
2 les jambes. Tout pareil que pour la première partie du 1. Il faut vérifier que personne ne tente une sortie. Si un inconscient ose l'inosable, sévissez tussuite. De nouveau, plusieurs solutions s'offrent à vous: l'épilation, la menace avec arme à feu, le rasage, les incantations vaudous, le round up, l'appel au 17 pour délationner ces clandestins et les renvoyer là d'où ils viennent en charter avec toute leur famille. Une fois que tout ça est fait, passez un peu de crème hydratante, parce que bon ce serait ballot d'avoir fait tous ces efforts pour avoir un peau de rhorhodile. Jambes? CHECKED!
3 les cheveux de la tête. En été, c'est pas possible de mettre un bonnet, sauf exception (star qui veut se la péter, champion de natation, commandant Cousteau), alors il faut se coiffer. Oui je sais c'est dur mais il faut le faire. Quand c'est fait, on se regarde dans la glace avec fierté ou désespoir selon le degré d'habileté manuelle coiffuresque, on demande cheveux? et on répond CHECKED.

Voilà, vous êtes parée pour le départ au cravail. Si vous êtes très très courageuse, vous pouvez vérifier que les ongles orteillaires sont en bon état de vernissage (non, ça ne veut pas dire qu'ils sont allés boire plein de champagne dans une galerie d'art) et de longueur.

Alors, on dit merci qui?

mardi 12 juin 2007

Appellations d'origine incontrôlée

Même si je n’ai aucune envie de me marier, je dois avouer qu’il y a quand même un avantage à cet arrangement administrativo-fiscal : c’est moins la galère pour se présenter, ou pour être présenté à des incconnus par un ami. Trucmuche, je te présente Bidulette, ma femme. Ou tencore, Machin, je te présente Bidule, mon mari. Là ça va c’est simple, on ne se retourne pas le cerveau de la tête pendant 15 ans pour présenter l’autre sans avoir l’air d’avoir 14 ans ou d’en avoir 60. Parce que c’est souvent ce qui se passe.
Dans la catégorie "d’un seul coup j’ai 14 ans", les appellations sont les suivantes :
-mon petit copain/ ma petite copine. Alors là je dis non. Victor, mon petit copain, même que des fois quand nos mamans nous amènent au parc, on joue dans le bac à sable ensemble. Même qu’une fois il m’a fait un bisou sur la bouche, c’était trop beurk, c’était tout mouillé.
- mon copain/ma copine : Victor, mon copain, ouais trop cool la troisième, sauf que la prof de français c’est trop une conne, elle m’a filé 3 heures de colle parce que ma jupe était trop courte. Et pis de toute façon, les parents c’est tous des cons, je te jure Victor et moi on va fuguer quand on aura le brevet, on ira vendre des beignets sur la plage à Strasbourg (même qu’avec le TGV-est ça va aller vite-sa-race.)
-mon mec/ma meuf. Je dis non aussi, là ça fait petite pouf.
-mon petit tamis. Sans commentaires, j'ai la flemme d'en faire.
Dans la catégorie "et paf, je viens de prendre trente ans en une seule phrase", les appellations sont les suivantes :
-mon ami. Il faut savoir que l’expression "mon ami" se dit le plus souvent sur un ton lugubre en baissant la voix, parce que quand on dit mon ami c’est 1 pour virer le petit qui est devant habituellement et qui fait cucul comme pas permis et 2 parce qu’on n’a pas trouvé mieux (ni pire d’ailleurs). D’où le " Victor, mon ami"
-mon compagnon/ma compagne-ma compagnonne (suivant l'heure et l'alcoolémie du moment). Alors là c’est hors de question, parce que mon compagnon j’ai un mal fou à ne pas rajouter derrière "à deux pattes". Parce que bon de nos jours ma bonne dame, compagnon désigne plus un animal de compagnie, ben oui nous sommes dans le règne des compagnons à poils (certes Victor est pourvu d’un système pileux, mais le réduire à ça serait assez moche) ou des compagnons à quatre pattes (en général nous arrivons et repartons des soirées debout, donc l’expression est à proscrire, sauf dans le cas d’un bébé qui marche réellement à 4 pattes, ce qui n'est plus notre cas depuis déjà quelques années)
-mon concubin/ma concubine: alors ça c’est drôle, même si je préfèrerais dire « mon cucurbitacé concupiscent », parce que quitte à dire des mots moches pleins de gros mots, autant faire la totale et ne pas se limiter à con et cul. En plus même pas on se concubine avec Victor Newman, donc c’est non.
Ce week end, deux soirées au cours desquelles nous fûmes présentés à des inconnus par nos hôtes, amis de Victor Newman. Vendredi soir : « Bidule, tu connais déjà Victor, et je te présente Ashley, UNE amie de Victor ». Euh, une, comment ça une ? Victooooooooor, viendez ici tussuite. J’ai dit TUSSUITE ! Kécécé cette histoire de "UNE amie"? Ah mais c’est pour ça qu’on ne se voit que le week end, le reste du temps vous êtes trop occupé avec vos nombreuses amies. Grrrrrr. Notre hôtesse s’est rattrapée en nous disant que la semaine précédente elle avait mis le possessif, et que ça s’était mal passé, la fille a fait une crise « je ne suis pas sa chose, gningningnin ». Je ne me définis pas par rapport à ma relation victorienne, mais bon j’aime autant que les choses soient claires dès le début.

Alors que faire me demanderez-vous. Et bien j’ai pensé à deux solutions. Tout d’abord, je pensais qu’un tripotage de fesses mutuel serait bien plus parlant qu’un long discours. "je te présente Ashley" et là pouf, malaxage mutuel et franc des fesses. Le problème, c’est que c’est un poil moins chic. Idem pour le roulage de pelle en public nouvellement présenté.
Laisser les autres vous présenter présente un certain avantage, mais on s’expose à quelques problèmes comme décrits plus haut.
En dernier recours, prenez un air qui annonce que vous allez bientôt faire une blagounette et annoncez : "mon petit Hami/ ma petite Hamie" (sans liaison et en prononçant le hhhhhhache) ou encore « mon bon ami/ma bonne amie ». Et prière d’éviter les trucs du style « Miqueline, la lumière de mes jours » ou « Cathetherine, la fleur sur le chemin aride de mon existence », on n’est pas chez les bisounours, merci.

Et j'ai éludé la question des "mon namoureux" et "mon chéri", parce que je sais que certains ici s'en servent, c'est obligé. Mais ça va, je range ça dans la catégorie "acceptable" (mais bisounoursant), mais je ne m'en sers pas. Mais je dis oui au "Monsieur Ashley", parce que comme ça on sait tussuite qui est le chef...

PS: Si votre petit hami ne s'appelle pas Victor, vous pouvez tutafé remplacer Victor par le prénom du petit hami en question, ça marche aussi.

lundi 11 juin 2007

Ca va craindre du boudin

Cette semaine, je la sens pas. Du début à la fin ça s'annonce mal.
Lundi matin, je dois aller récupérer 15 kilos de matériel à l'autre bout de Paris, les ramener dans mon labo à moi que j'ai, le tout en métro. Quand je rentrerai dans labo à moi, je suis à peu près certaine que le colis que j'attends depuis 3 semaines, que la madame du service clients m'avait assuré qu'en même pas une semaine je l'aurai, sera arrivé au laboratoire d'initiation aux playmobils. Il faudra donc que je retourne au labo précédent avec le colis.. Colis qui je le sais sera juste un poil trop grand pour mes petits bras délicats de jeune fille, que je vais me retrouver dans la ligne de métro la plus surchauffée et bondée de toutes les lignes parisiennes, en pleines heures de pointe, et que je vais me taper des courbatures pendant 2 jours (déjà fait vendredi après-midi, je sais de quoi je parle).
Mardi matin je retourne chez les fous. Oui ceux-là. Sauf que cette fois-ci je ne serai pas malade. Mais j'aurai les 15 kilos de matériel récupérés la veille sur le dos. Et je serai toute seule pour faire le boulot qu'on avait fait à 3 l'autre jour. Youpi.
Mercredi, rien de prévu, sauf que je serai au labo toute la journée. Et que Jeffrey, chef de moi et chef des stagiaires, absent pour la semaine ("la semaine prochaine je suis à la plage, euh je veux dire en école d'été à l'île d'Oléron), a fortement recommandé aux stagiaires en question de ne surtout pas hésiter à me demander quoi que ce soit. Déjà je les supporte dans mon bureau, mais en plus faut que je les supporte tout court (bon ok le boulot de miss Paris Hilton est destiné à faire avancer ma thèse à moi que je fais, mais enfin bon...). Je sens que ça va être grandiose.
Jeudi, je n'ai rien de prévu. Mais y en a un qui a un truc au programme, c'est Victor Newman. Dans le cadre de son cravail, Victor part en Ardèche avec UNE collègue toute la journée, peut-être même pour deux jours. Alors là je reste très calme. Ok il paraît qu'elle est vieille et moche, qu'elle pue, qu'elle est insupportable (je me permets d'ailleurs de trouver que ça fait trop pour une seule femme et qu'en réalité elle ne doit pas être aussi horrible), mais bon là voyez-vous ça fait 3 ou 4 bons mois que je tanne Victor Newman pour qu'on parte une semaine là-bas en septembre, et que je sens bien qu'il n'est pas hyper chaud (alors que je sais qu'il adore l'Ardèche), alors ça me gonfle un peu qu'il parte là-bas avec elle pouf pouf comme ça.
Vendredi, ça sent la réunion. Et les réunions, j'aime pas ça. Va falloir faire le point avec les stagiaires (j'hésite encore à leur donner des lignes entières de points à faire...)
Et ce week end, on me kidnappe encore Victor Newman, sa maman veut lui fêter son anniversaire... Déjà dimanche le désespoir m'a poussée à dégivrer le frigo ET à faire le ménage dans tout l'appart, alors là tout sera propre ou presque, je ne vais quand même pas faire du sport pour m'occuper.
Bref cette semaine est une épreuve divine pour tester ma zenitude (alors qu'il est de notoriété publique que ma zenitude est proche de zéro). Déjà avant qu'elle commence, je râle moultement, alors pendant, je n'ose même pas imaginer ce que ça va donner. Donc comme d'habitude, plaignez-moi les gens, plaignez-moi

dimanche 10 juin 2007

I have a dream

Aujourd'hui rien, sauf ça (ce qu'on veut faire avec Victor quand on sera plus grands):

samedi 9 juin 2007

A Paris, en vélo...

Victor Newman: Non, je vous l'ai déjà dit, on dit A vélo. On dit en seulement si on est DANS le moyen de transport. Vous êtes déjà rentrée dans un vélo vous?
Ashley Abbott: Non jamais, vous avez raison, vous êtes trop fort. (Silence songeur) Ah ouais et on dit en voiture
Victor Newman: en avion
Ashley Abbott: en train
Victor Newman: voilà c'est ça, vous êtes très forte
Ashley Abbott soudainement survoltée, débit 12 mots par seconde: en fusée, en sous-marin, en char d'assaut, en porte-avions
Victor Newman, déjà usé: oui oui, c'est bien vous avez compris.
Ashley Abbott, encore plus survoltée: aaaaattendez j'ai pas fini. En métro, en RER, en cercueil, en bus, à vélo, à moto, à trotinette.
Victor Newman: oui c'est ça, stop maintenant s'il vous plaît.
Ashley Abbott: aaaaaaaaattendez. Imaginez que j'aille travailler assise sur le toit d'une voiture. Je suis allée travailler à voiture alors?
Victor Newman: ...
Ashley Abbott, pète les plombs: à skate-board, à surf, à luge, à ski, à planche à voile.
Victor Newman:...
Ashley Abbott, s'assombrit soudain: aaaaaaattendez. Une barque, on est dedans mais on est dehors en même temps. Alors on dit quoi? A barque, en barque, à canoë, en canoë? Je suis perdue. Au secours.
Victor Newman: vous prenez souvent une barque ou un canoë vous?
Ashley Abbott: non.
Victor Newman: alors on s'en fiche. Dormez, c'est l'heure de la sieste.
Ashley Abbott: Ah oui ... (dort déjà)

Voilà, tout ça pour dire que dans la cour de mon (petit) immeuble, y a des tonnes de vélos. Si si, rapporté au nombre d'habitants, je peux vous dire qu'il y en a énooormément des vélos. Et ce qui est super, c'est qu'ils sont bien rangés. Vous ne manquerez pas d'admirer le vélo gris jeté par dessus les autres. Ce qui montre tout de même que certaines personnes ont un cerveau étonnant. Je pense qu'il y avait un poil plus simple que de jeter un vélo en l'air en direction d'un tas de vélos pour le "ranger"...

Photo prise de la fenêtre (à la fenêtre? en la fenêtre?) de ma demeure immense.

Et mademoiselle Sixtine est priée de stopper TUSSUITE les gougueule rickouestes "Victor Newman tout nu mais sans Ashley hein" et autres "Victor Newman tout nu chez Ashley pas nue elle". Je suis sure que c'est toi, ne mens pas ça ne sert à rien.
Et pas la peine de mettre ça sur le compte de ton cerveau balade.

vendredi 8 juin 2007

Un jour ordinaire dans ma vie ordinaire

Ce matin, 8 heures, j'arrive au laboratoire d'inititation aux playmobils. Je rentre dans mon bureau et je trouve, assise à mon bureau en train de téléphoner, la secrétaire partie retraiter sa goule depuis un bon mois. Elle cause hongrois dans le poste, sa langue natale. Comme elle m'a déjà fait le coup des tonnes de fois depuis que je suis au labo, pour m'éviter des dizaines de minutes debout juste à côté en attendant qu'elle daigne raccrocher, je débranche le téléphone.
Elle, même pas étonnée: Ah bonjourrr Ashley, bonjourrrr. Le téléphone a sonné alorrrs j'ai rrrépondu, c'est pourrr rrrendrrre le serrrvice. Vous allez bien ce matin?"
Moi, sèche: Bonjour
Elle, moulin à paroles: Vous savez je vais déménager bientôt, octobrrre peut-êtrrre alorrrs je fais carrrtons et je n'ai pas assez la place alorrrrs je viens déposer mes affairrres laborrratoirrre
Moi: ... (tu ne bosses plus ici, mais tu viens passer tes coups de fil de mon poste histoire que ce soit moi qui prenne à ta place et tu transformes ton ancien bureau en garde-meubles, NORMAL quoi)
Elle: Vous savez j'ai rrrendez-vous Hôtel-Dieu pour prrrise de sang alorrrs je suis passée ici boirrre de l'eau parrrce que je n'ai pas chez moi"
Moi, tentant de rester zen: ... (si je dis plus que rien, je m'énerve, donc je ne dis rien, c'est mieux pour tout le monde. Ceci dit, l'excuse de "je suis venue pour boire parce que chez moi y a pas d'eau courante", je pense que c'est la meilleure des 10 dernières années)
Elle: oui vous savez je vais fairrre prrrise de sang parrrce que j'ai problèmes... comment on dit (passe la main sur son ventre genre pub pour les yaourts qui te remettent le caca en place)
Moi, horrifiée parce que je sais qu'elle raconte tout en détails dans ces cas-là: gastriques?
Elle: ah non non, gynécologiques, je vous rrraconte...
Moi, coupeuse de parole, sèche, froide, commence à taper sur le clavier de l'ordibaby éteint: Ah non non, j'ai du travail, au revoir.
9h30, réunion. je dois présenter quelque chose. Au hasard des abréviations et des fautes de frappe, j'en viens à dire que plus y a de MEC, plus on a de catin. Ca a fait un tabac, ma prestation fut remarquée.
Déjeuner: stagiaire n°1 passe son déj au téléphone tout en mangeant comme un cochon. Mes nerfs sont à deux doigts de lâcher, j'ai envie de lui balancer un morceau de betterave sur son T-shirt blanc, mais j'ai faim donc je m'abstiens, Ashley doesn't share food avec les gens, alors avec les vêtements c'est hors de question. Je me mets donc à chanter Mille Colombes en guise de représailles. Stagiaire n°2 se sent alors obligée de nous faire partager ses zhobbys:
Stagiaire: Moi, j'adooooooooooooore Paris Hilton.
Ashley, pleine d'envie de faire ch.. le monde: C'est qui?
Stagiaire, toute pleine d'incompréhension: Tu connais pas? Elle est super célèbre...
Ashley: Non, elle fait quoi pour être si célèbre?
Stagiaire, très embêtée, et très réflectionnante: ...
Kimberly, prise de la même envie que moi: elle couche avec des mecs et elle balance les vidéos sur Internet.
Ashley, outrée, fait 3 fois le signe de croix: Oh mon Dieu, tu es fan d'une actrice porno!!!
Stagiaire, rouge comme une tomate: pas du tout, c'est une femme d'affaires.
Ashley: Allez hop café (part en courant rigoler dans son bureau)
Après-midi, rendez-vous chez le médecin. J'y vais en métro. Je m'aperçois que le cabinet du médecin est à deux pas de chez Truc et Bidulette, des connaissances de Victor Newman chez qui nous apérotâmes il y a quelques semaines, et comme je ne me souviens absolument pas de leurs prénoms, si je les croise je suis dans le caca alors je mets mes lunettes de soleil, je passe en mode furtif et je trace.
Arrivée chez la docteuse. Quand je vois l'immeuble je commence à piger pourquoi elle a des dépassements. Hall, rez de chaussée, un regard à gauche, un regard à droite, personne, j'en profite pour remonter mon soutif avec la grâce de l'éléphanteau manchot. Ben oui, un soutif sans bretelle quand on marche vite en mode furtif, ça descend un petit peu (j'ai dit un petit peu, je ne l'avais pas au niveau du nombril non plus). Pendant que j'effectue la remise en place, une pensée m'effleure "ah mais dans un immeuble comme ça c'est O BLI GE qu'il y ait au moins une caméra de surveillance par couloir". BINGO! et je suis juste en face. Du coup je fais coucou au monsieur, et je monte dans l'ascenceur. Dignement.
Je sors, pour varier les itinéraires, je décide de changer à Montparnasse, parce que j'adoooooore les tapis roulants (à Montparnasse y en a plein, et y en a un super rapide que je n'avais jamais essayé parce qu'il est éteint aux heures de pointe). Surprise, le tapis roulant trop-rapide-sa-race fonctionne. J'y vais. Oh pinaise c'est quoi ça? Des roulements à bille? Uhuhuh, ça masse le dessous des pieds. Aaaaaaaah, mais c'est méga casse-goule aussi. Ah mais ça doit être pour ça que la madame dans le micro dit toujours "gardez les pieds à plat" et que le monsieur dit "tiendez la rampe". J'arrive au bout de ce truc, j'ai les genoux qui font rien qu'à se faire des entrechoquages, c'est pire que Space Mountain ce truc. (oui, je suis une grosse flippette, et alors?)
Retour au labo, oh pinaise mon bureau est hyper mal rangé. Je m'y mets, je jette, jette jette. Objets trouvés dans le bureau (la pièce hein, pas mon meuble): une paire de chaussures taille 46, des tickets de caisse de janvier 2004, des convocations à des visites médicales de 2005, une bouteille d'huile d'olive, des fémurs en plastique. J'ai donc dû faire le tour des bureaux avec pompes et os à la main, en demandant "c'est à vous les fémurs et les godasses? parce que si c'est à personne, je jette." Effectivement, ça n'était à personne (qui peut perdre une paire de chaussures au bureau? QUI?).
A 20 heures, après avoir fait le ménage et deux heures de stats, j'ai rentré chez moi et j'ai fait ouf.
Et ça, c'est une journée tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Plaignez-moi les gens, plaignez-moi

PS Je précise avant de me faire flinguer que d'ordinaire je suis plus patiente avec les gens hein, mais là, je suis au bord du gouffre, et c'est pas en pensant aux 15 heures de boulot non-stop par jour que je vais devoir me taper la semaine prochaine que j'arrive à me calmer.

J'avais déjà prévenu, mais visiblement ça n'était pas suffisant, donc je réitère.
LES GENS QUI VIENDEZ ICI EN CHERCHANT VICTOR NEWMAN DANS GOUGUEULE, SI VOUS CONTINUEZ A LE CHERCHER, C'EST MOI QUE VOUS ALLEZ TROUVER. Et je vous rappelle que je ne suis pas patiente aujourd'hui.

jeudi 7 juin 2007

J'ai beau être matinale, j'ai mal (encore)

Mardi matin, comme tous les matins de la semaine, je me lève avec peine, je me bouscule avec peine, je ne me réveille pas avec peine, comme d'habitude. Je sors mes fringues de l'armoire, ma jupe est toute froisée. Qu'à cela ne tienne, (qui dit encore "qu'à cela ne tienne" de nos jours? Non mais franchement...), je sors mon fer à repasser, j'étends la jupe sur le canapé, je branche le fer, je le mets à chauffer, puissance "fond les ballons" ou "chaud comme une baraque à frites belge". Y a aussi des gens qui disent "lin", mais ils n'y connaissent rien en fer à repasser. Bref, ça chauffe Marcel (Marcel c'est mon fer). Je me mets dans la position la plus confortable pour le repassage sur canapé-lit: je m'accroupis. Je suis à cet instant précis vêtue de mon pyjama que en bas c'est un short genre court. Je repasse, je repasse et là pouf je prends la confiance, je me prends pour une repasseuse de Degas (alors, elle est pas jolie mon illustration? je ne vous l'avais pas dit que je ferais rapidement des progrès sous Paint? Alors?). Allez, un petit coup dans le bas de la jupe histoire que ça ne roulotte pas sa race. Ah bah c'est chaud là quand même, ouh la la oui, P*TAIN c'est CHOOOOOOOOO ça brûle aïe aïe aïe. Ah mais Marcel, tu t'es assis sur mes genoux, mais enfin grand fou tu sais bien que tout est fini nous, j'en aime un autre. Ah mais tiens, c'est sur le genou droit, ça change dites donc, la dernière fois c'était sur la cuisse gauche. Par contre de la revanche, là c'est comme la dernière fois, je n'ai toujours pas de biafine, alors que dans Cosmal du mois de juin ils l'ont dit "il faut tujur avoir un tube de Biafine, tujur tujur. Mais pas un tube en tube, un tube en pompe, parce que le flacon-pompe c'est trop la hypitude de la Biafine".
Je vous signale pour votre gouvernante que 1 la douche chaude sur la brûlure toute neuve ça fait mal mal mal mal sa race et 2 le frottement de la jupe sur la brûlure toute neuve, ça fait mal mal mal mal sa race.
Journée bon ben voilà, normal quoi, en gros Powerpoint m'a tuer encore (et les stagiaires aussi, mais je ne dirais pas de mal de personnes que je ne connais que depuis deux jours sur ce bloug) (mais quand même ça me démange).
Fin de la journée de cravail, je sors de mon labo, je traverse le boulevard, je prends l'escalier qui descend dans le métro tout en faisant de la spéléo dans mon grand sac (pas celui de la semaine dernière, un GRAND sac parce que j'avais des tas de trucs à me balader) pour trouver ma toute pitite carte de transport. Je descends tout en cherchant, je cherche tout en descendant, je ne regarde pas où je vais, je prends cet escalier au moins 2 fois par jour, je le connais par coeur, c'est facile, il est tout plein de marches. J'arrive en bas, je ne regarde toujours pas et là KLONG. Aïe ma tête. Paf la tête dans la grille qui fermait l'entrée du métro. Punaise ça fait mal. Et punaise j'ai l'air con là, parce que bien sûr cette petite entrée est située en plein milieu d'un boulevard et pas dans une pitite rue où on peut se défoncer le crâne sur les grilles du métro en toute intimité. Je remonte l'escalier l'air de rien, j'en redescends un autre un peu plus loin non sans avoir vérifié pliée en deux en haut de l'escalier si en bas c'est ouvert, attention on ne m'aura pas deux fois. Et là c'est le drame, le choc têtal a fait son effet, je me mets à penser à des trucs tous plus idiots les uns que les autres et je pouffe toute seule sur le quai en attendant le métro. Oui je m'imaginais en train de ramper sous la grille comme ces personnes de peu d'esprit qui font Fort Boyard et qui sortent des pièces en rampant pendant que leurs camarades, vêtus de magnifiques tee shirts ras du coup moule-pec Fort Boyard ou de magnifiques débardeurs hyper décolletés Fort Boyard selon leur possession d'un kiki ou d'une paire de seins, braillent à la porte "Sors sors prends la clef t'as plus le temps t'as plus le temps sors sors tu vas être prisonnier". (oui ben c'est bon, après une journée de boulot moi ça me fait marrer ça) (et si vous deviez vous taper les stagiaires à ma place, vous rigoleriez pour moins que ça en sortant du boulot).
Voilà, quand on est maladroit comme moi, la vie est une lutte de chaque instant, à chaque seconde mon intégrité physique est menacée. Mais mardi je m'en suis hyper bien tirée, parce que je m'ai cramé le genou ok, mais je n'ai même pas de bosse suite à ma rencontre têtale de grille de métro.
Mais bon ce n'est pas une raison pour ne pas compatir donc plaignez-moi les gens, plaignez-moi. Merci

Edit de 10h50 sur l'utilité de se relire: ce matin, réunion, je devais présenter quelque chose. Powerpointfait la veille, relu hyper vite. Dedans il y a à plusiers reprises le mot "actin" et comme j'ai tapé trop vite et relu trop vite, dans un slide sur deux il y avait écrit CATIN. La classe totale...