vendredi 11 mai 2007

Si t'es fier d'être un chercheur tape dans tes mains, first part

CLAP CLAP
Jeudi matin, pas de blogage, et bientôt vous saurez pourquoi. Mercredi soir une soirée a été improvisée à cause d'un défi bidon. Et moi faut pas trop me dire "t'es pas chiche d'être cap" parce que si, je suis chiche d'être cap. Bref, nous bûmes un ou deux cocktails chacun. Puis nous rentrâmes, le coeur léger, chacun de notre côté. Tellement mon coeur était léger, j'ai même chanté une pitite chanson aux CRS qui attendaient que des étudiants crétins viennent les tabasser sur le boulevard Saint Germain. Stand by me j'ai chanté, ça s'arrange pas... En arrivant chez moi, ça allait nettement moins bien. Pas de blog et au lit.
Et le matin, ça n'allait pas du tout. C'était comme si durant mon sommeil on m'avait télétransporté en pleine épidémie de gastro. Et bien sûr, pile le jour où je ne peux pas être malade. Rendez-vous de boulot loin, pas possible de déplacer, relou. Mais pas trop possible de me déplacer moi non plus, les moyens de transport ça tangue, oui même le train, et en plus j'ai 15 kilos de matos à me balader. Je me traîne péniblement jusqu'au point de rendez-vous gare Montparnasse. Je suis rejoindue par les deux collègues qui avaient la lourde charge de m'accompagner. Alors que moi j'avais la lourde charge tout court, cherchez l'erreur .On monte dans le train, je chois telle je préfère ne pas dire quoi sur le siège, je ferme les yeux et je commence à partir. Loin, loin, et juste quand j'allais passer la frontière de loin loin loin "KEVIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN" J'ouvre un oeil, mais pas trop vite non plus, c'est pas le moment de se faire une déchirure musculaire des adducteurs oculaires de la tête. Une bande entière de Keviiiiiiiiiiiiiiiiiins et de Kevinaaaaaaaaaaaaaaaaaas accompagnés de deux professeurs qui avaient l'air de porter le poids du monde sur leurs épaules s'installent dans MON wagon personnel. Ah oups. Le train démarre, la pauvre madame P a déjà déjoué 3 tentatives de Kevinaaaas qui voulaient aller aux toilettes alors qu'il n'y a que quelques minutes de trajet et après si ça se trouve on va vous oublier dans les toilettes fallait y aller avant quand on vous a proposé. Puis, madame P fait une magnifique tentative de détournement d'attention "Oooooh regardez à gauche la Tour Eiffel, Florian ramasse ton bob il traîne encore par terre". "Wouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah" Oh punaise ma tête. Et mon bide aussi. Deux minutes plus tard, tunnel. Ils se mettent tous à hurler en même temps "AAAAAAAAH madame P au secours c'est un tunnel qui fait mal aux oreilles" Oui oui, et en particulier aux miennes, merci. Les petits sixièmes descendent à la même station que nous, et font tous la gueule " Ouais, madame P elle est pourrie votre gare y a même pas le château de Versailles" Madame P respire, compte, recompte, Kevin arrête de bouger sinon je n'arrive pas à compter, continue comme ça et tu vas être puni"
Après j'avoue que j'ai un peu perdu le fil des aventures de Kevin et madame P à Versailles, parce que collègue n°1, collègue n°2 et moi-même disposions d'une minute pour traverser toute la gare et choper l'unique train capable de nous amener jusqu'à destination comme les rois mages en Gallilée. Ca tombe fort bien, je suis pile poil en forme pour un 1000 mètres avec 15 kilos sur le dos dans la foule qui fait du sur-place, le tout dans des escaliers qui montent sinon c'est trop facile. Ben ouais.
J'arrive en dernier sous les regards désapprobateurs de collègue-masculin-les-mains-dans-les-poches n°1 et collègue-masculin-les-mains-dans-les-poches n°2, sur les pieds duquel je lâche les 15 kilos de matos parce que zut à la fin.
Nous finissons, après un passage dans un chemin boueux et un traversage sauvage de nationale, par arriver dans un endroit assez étrange, une espèce de mélange entre le nautilus et une usine du début du siècle, le tout désaffecté. Collègues n°1 et 2 sont très inquiets, est ce qu'il va ya voir du café dans un tel endroit. Pour ma part, je suis plus intéressée par les toilettes, mais au cas où je repère quelques buissons, on ne sait jamais. Keviiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin résonne encore dans ma tête, et je pense qu'à ce moment précis, même si nous savons que jamais nous ne reverrons, même si on ne vivra jamais tous les deux , puisqu'on est fous, puisqu'on est seuls, puisqu'ils sont si nombreux mais je m'égare, je disais donc que malgré notre éloignement et nos chances absolument nulles de nous recroiser un jpur, madame P et moi sommes à cet instant précis dans un état de communion mentale intense. Nous pensons toutes les deux au moment béni où ce soir nous nous allongerons dans nos lits pour sombrer dans un sommeil profond.
Le cherchageur avec qui nous avons rendez-vous arrive. Malgré mon jean teeshirt converse, à côté de lui j'ai l'air sapée comme un jour de mariage. Nous montons le dispositif, un truc avec un laser que tu peux le télécommander pour le faire aller où tu veux. Trop youpi le truc. Le truc pas youpi, c'est que pour accéder à la télécommande, il faut passer sous des câbles en faisant des roulades à la Chuck Norris, le tout dans une poussière que même après 8 ans sans ménage t'as pas la même chez toi. Mais hum, j'ai bien peur que mon état intestino-abdominal ne le permette pas...
To be continued... Oh punaise le supense, vous laisser avec moi en Walker Texas Ranger, enfin on va plutôt dire Abbott Yvelines Ranger là présentement tout de suite maintenant, c'est limite jouer avec vos nerfs.
Et avant que vous me traitiez d'alcoolique, je vous signale que tous les gens présents mercredi soir ont eu les mêmes problèmes que moi... Et que donc le QG sera bientôt déplacé.

6 commentaires:

Mamzelle Maupin a dit…

Ca t'apprendra à picoler de l'alcool frelaté !!

Non je rigole, tu m'as manquée hier et j'espère que ça va mieux pour toi aujourd'hui.

Sixtine a dit…

Alcoolique.
Tu es punie par où tu as péché.
Voilà.

Ashley a dit…

@mamzelle maupin: merci. Oui oui là ça va mieux, je vais être en forme pour le week end, ouf!
@sixtine: J'avais dit de pas le dire, nn mais c'est pas possible. Et puis je pense que c'est le jus d'orange dans l'alcool qui m'a perdue, et non l'inverse

emma a dit…

Moi ej dis ça, je dis rien, mais les Margartias, quand tu les payes pas, elles te rendent pas malade elles.

Emma a dit…

Et un jour j'apprendrai à écrire, promis.

Ashley a dit…

T'es pas obligée de dire à tout le monde que je suis une voleuse de margaritas hein. Sinon je vais raconter à tout le monde que la tache sur le tapis, c'est pas de la terre, c'est le sang du poisson de monsieur que ton chat a bouffé. Non mais oh