lundi 6 juillet 2009

Le retour du quizz

Ca faisait longtemps qu’on avait pas fait ça, mais le revoilà, le quizz où même si tu as tout juste tu ne gagnes rien (à part le droit de faire nananananère dans les commentaires). La semaine dernière j’étais très absent du ternet, à vous de trouver pourquoi (les ceux qui savent si vous le disez vous serez punis)


1 Rien que pour la semaine dernière, j’avais dans mon portefeuille :

a une carte bleue prête à chauffer pour les soldes

b 10 euros à ma disposition pour faire les soldes car le chômage approche à grands pas

c 2 billets de train

d 6 billets de train.


2 J’ai parcouru

a la rue de Rennes en long en large et en travers avec des paquets plein les bras et la musique de Pretty Woman dans mon Aïe Pode.

b 3 magazines débiles dans le train et pleuré devant le spectacle affligent de la bêtise humaine de sexe féminin

c 546 kilomètres

d 2208 kilomètres


3 Le week end dernier, j’ai dormi

a chez les parents du coboille à cause que le ranch était hors service parce que Pierre Ponce faisait son office.

b dans un hôtel de lusque, quitte à se faire virer de chez soi autant en profiter.

c sur une péniche, malgré le risque évident de dégâts des eaux.

d chez moi, c’est pas parce que Pierre Ponce dit qu’on a pas le droit qu’on va se laisser faire.


4 La semaine dernière, j’ai travaillé

a pas du tout, comment voulez-vous que j’ai le temps de bosser avec tout ce que j’avais d’autre à faire. Mais ça m’a épuisée

b 12h seulement mais ça m’a épuisée

c 38h30 comme il se doit, et pas une minute de plus parce que ça commence à bien faire de travailler plus pour gagner moins. Mais ça m’a épuisée.

d pour de faux, on est pas des animals et puis comme dirait Pulco Citron, il fait trop chaud pour travailler. Mais ça m’a épuisée.


5 Ce week end j’ai pris des coups de soleil

a sur les bords de Loire

b sur les bords de Seine

c sur les bords du Rhin

d sur les bords de fenêtre du ranch.


6 Ceci est

a un billet de train que j’ai utilisé cette semaine

b la climatisation du train

c un bon moyen d’être sûr d’arriver en retard à un rendez-vous

d un marque-page.


7 Ce week end, j’ai pique-niqué avec

a le coboille et des amis

b les Pitous, Guilitti et Musiquette

c Fyfe, Sofiso, Mamzelle Maupin, Londoncam et Marie à Tout Prix

d de la crème solaire, un chapeau et des lunettes de soleil, ça tapait quand même.


8 La semaine dernière, j’ai déclaré « Vivement

a ce soir qu’on se couche »

b demain matin qu’on se couche »

c la retraite qu’on se repose un peu »

d le dîner, je crève la dalle »


9 Du 28 juin au 4 juillet, j’ai dormi dans

a mon lit et picétou

b 3 lits différents

c 4 lits différents

d 5 lits différents.


Comme d’habitude, il peut y avoir plusieurs bonnes réponses à une question. Comme d’habitude y a rien à gagner, l’essentiel c’est de participer. Comme d’habitude je donne les réponses dans la semaine, peut-être même à partir de demain. Et pas comme d’habitude, il y a des indices voire des réponses qui traînent sur le ternet mondial.



jeudi 25 juin 2009

Abécédaire, 3/3

P comme poule. Fille de bonne famille d'où l'expression: "sa mère la poule" ? Vous noterez que sa mère la poule est vachement plus drôle à prononcer que sa mère la périprostipute. Y a pas photo sonore. En plus, sa mère la poule a la faculté de ne pas faire crier « y en a pas ici » dans le meilleur des cas ou « oh les gros mots », dans le pire, par les autorités maternelles froncées du sourcil.

Q comme Popotin arrière.

R comme rencontres bloguesques. J’en ai fait plein, et à chaque fois c’était très super. La dernière en date c’était Ccil et c’était vachement bien. Même que si la science le veut bien, on remettra ça bientôt. Y en a une autre de prévue dans pas longtemps. En plus pour cette fois-là, on décentralise. Et ça permet aussi de se rendre compte que le monde est petit, et c’est pas Ccil ou Londoncam qui vont dire le contraire. Et venez pas chouiner que ça fait longtemps qu’on a pas fêté la St Blog. Je le sais, merci. Pour cet été c’est foutu, j’ai pas un seul week end de libre. Mais on peut envisager de faire ça dans les environs d’octobre.

S comme suhsi. J’adore les sushi. J’adooooore ça. Et j’aime encore plus en manger maintenant que c’est moi qui les fais. Parce que non seulement c’est bon, mais en plus ça me rend super fière de moi (on peut dire ça à un entretien d’embauche : une des plus grandes réussites de ma vie c’est de savoir faire les sushi ? Non, Dommage)

T comme thèse. Oui bon ne pas confondre faire une thèse et devenir docteur. On connaissait les gens qui ne branlaient rien mais réussissaient quand même à devenir docteur, et maintenant y aura moi, qui fait une thèse mais ne sera sans doute jamais docteur (que les alcooliques inquiets se rassurent, y aura quand même fête de fin de thèse, car la joie sera en moi et pas qu’un peu)

U comme urubu, parce que j’ai pas d’idée et que urubu ça sonne pas mal. Comme c’est un oiseau, je pense qu’on peut s’en servir comme alternative masculine à l’expression sa mère la poule. Son père l’urubu, c’est très distingué. Allez hop, on le valide.

V comme vacances. La plus meilleure chose dans le travail. Ceci dit sans travail on serait tout le temps en vacances, et que personne ne vienne me dire qu’on s’ennuierait, qu’on s’en lasserait vite et qu’on serait bien content de retourner bosser, je n’y crois pas une seule seconde. Je suis sure que les gens se disent ça pour s’en convaincre et se consoler. Les vacances, c’est bien. Partir en vacances, c’est très bien. Revenir de vacances c’est moins bien ; sauf au début quand on raconte et que tout le monde est jaloux. C’est pour ça qu’il faut partir hors saison, ça fait encore plus de jaloux.

W comme week end. Mini ersatz de vacances. Sauf qu’en fait on en profite pour faire tous les trucs chiants qu’on n’a pas pu faire pendant la semaine. Résultat, le week end devient une annexe de la semaine. Et on ne rêve plus que des vacances. La vie est vraiment compliquée. Mais c’est toujours mieux que la semaine, donc bon je prends et j’attends la chose avec impatience dès le lundi matin, voire le dimanche soir.

X comme Xoulala, je sèche. Je pourrais dire xylophone, j’en ai fait à l’école primaire, même que j’aimais bien ça surtout le xylophone basse qui faisait des beaux sons tout ronds tout graves. A part ça, je vois pas.

Y comme Yaourt. C’est bon les yaourts. Si si. A part ça, rien à signaler dans les Y, à part que je viens d’apprendre un nouveau mot : yodiser (aucun rapport avec le sel)

Z comme Ze end, l’alphabet il a pas l’air comme ça mais il est long.

Edit:Pour les sceptiques qui ne croient pas que je suis une moda, je le PROUVE sous vos yeux ébahis. Je suis une moda car je reçois des invits pour les ventes privées. ET OUAIS. La preuve en images



Alors, c'est kiki a un vrai blog de moda? c'est MOUA!


mercredi 24 juin 2009

Abécédaire 2/3

H comme Hannibal et Brutus, les gerbilles au cerveau de petite taille (je mets pas le pluriel, y a des chances qu’ils n’aient qu’un cerveau pour deux, ils sont un peu siamois par la tête, ais sans se toucher, comme des simaois en wifi quoi). Bon normalement on dit Brutus et Hannibal, dans cet ordre-là, mais ça ne change rien à la taille de leur cerveau. Heureusement qu’ils sont mignons et qu’ils ne sont jamais à cours de bêtises, sinon on se poserait des questions… Je leur cause matin et soir, ils apprécient boucou (si je viens pas, Brutus attend près de la porte tellement il m’aime d’amûûûr, et non ça n’a rien à voir avec le fait que je lui file des graines de courge à chaque fois)

I comme idioties. J’aime regarder les idioties qui passent à la télé. Les idioties-réalité ce sont les mieux . J’ai raté le début de Secret Story et ça me chagrine, parce que j’ai comme l’impression que cette année y a du lourd. Y aura pas Koh Lanta cet été et l’île de la tentasse c’est fini. Le Bachelor me manque, je crois que je ne me remettrai jamais de la fin de cette émission. Encore heureux qu’on a l’amour est dans le pré, sinon la vie serait bien trop dure. (an mais le bachelor quoi, c’était quand même énorme, les roses, tout ça).

J comme Jmanfoussamféchiéjivépa. Ou comme Jmanfoussamféchiéjlefrépa. Dit au moins une fois par jour. Affirme volonté et opposition ferme à quelque chose. Exemple, tous les vendredis, le bigboss dit « Ashley, j’attends le compte-rendu de la semaine ». Jmanfoussamféchiéjlefrépa. Et je le fais pas. On a aussi « Visite médicale demain à 11h30 ». Jmanfoussamféchiéjivépa.

K comme Kafé. Mmmmh c’est bon le café. Deux cafés a day keep the doctor (but keep you pas loin des wawas). Après je dis deux mais ça peut être plus, deux c’est le minimum. Mais bon ajouté aux deux ou trois thés par jour, ça finit par faire boucou d’allers-retours bureau-wawas.

L comme labo. Le labo c’est malheureusement la deuxième maison. (sauf en ce moment vu que de maison je n’ai point jusqu’à mardi). Ceci dit, ça peut aussi faire L comme Làdoùjvémbarré, parce que quand y en a marre, y a que je me barre.

M comme moda. Je suis une moda. La mode, ça me connaît. Je suis à deux doigts de m’ouvrir un autre blog où que je pourrais vendre tous les vêtements que j’achète et que je ne mets jamais. Le problème c’est que comme je suis du genre pauvre et que ça va pas aller en s’arrangeant (le 1er octobre, Ashley profession Chômeuse), ben je réfléchis à 2 fois en tournant 7 fois ma langue dans ma bouche avant d’acheter un truc. Je veux être sure que je vais le mettre, l’user jusqu’à la corde et l’aimer d’un amour inconditionnel. Et je peux difficilement ouvrir un blog pour revendre des fringues trouées qui valaient déjà rien y 6 ans. Surtout que ça peut encore faire de très bons pyjamas. Si si.

N comme Non-nutella. Je ne dois pas être normalement constituée au niveau de l’intérêt pour le chocolat. Le Nutella je trouve ça pouark, ça donne vraiment l’impression de bouffer du gras chimique, et ça se colle dans tous les coins de la bouche, intérieurs et extérieurs. La déprime Nutella à la petite cuiller, j’ai jamais fait et je ferai jamais je pense. La déprime charcuterie ou pistaches, là oui. Et le chocolat pareil, j’arriverai jamais à m’envoyer une tablette entière de chocolat. Sauf de celui que tout le monde trouve dégueu : le chocolat blanc. Un carré de bon chocolat (pas de Galak, le vrai bon chocolat, belge par exemple avec des tas de parfums trop bons, chocolat au cumin, mmmmmmmh), ça me fait plaisir, j’aime bien avec le café. Mais je n’en mangerai jamais 12 de suite. C’est pas possible. Mais je crois que côté desserts je suis très incohérente, parce que la cannelle bof quoi, mais les speculoos là je dis UI et re UI.

O comme organisation. Mot que je pense inconnu de moi. Mais quand je vois comment certaines personnes se débrouillent, je me dis que je suis peut-être pas si pire parfois.

mardi 23 juin 2009

Abécédaire, 1/3

Y a Flozus qui a eu une sacrée bonne idée (gloire à Flozus) que je mets en pratique là maintenant tussuite. Merci Flozus

L’idée est la suivante (je cite la prose flozussienne) :

« Je te propose le sujet suivant pour ta prochaine panne d'inspiration: l'Abécédaire d'Ashley.
A: Ashley Abbott: célèbre gratineuse atristique ?
B: Bostonie: village de vacances ?
C: Coboille: mâle a ta tête ?
...
P: Poule: fille de bonne famille d'où l'expression: "sa mère la poule" ? »

Je vais respecter les suggestions, et il me reste 22 cartes blanches, je devrais pouvoir m’en tirer. Allez hop c’est parti.

A comme Ashley Abbott. Je ne suis pas une célèbre gratineuse atristique.Gratineuse oui (mais bon j’essaie d’arrêter), célèbre non et atristique jamais entre les repas, mon médecin me le déconseille. En dehors de ça, Ashley Abbott c’est mon speudonyme, et j’aurais peut-être dû y réfléchir à deux fois avant de le choir. Mais bon tant pis, maintenant je l’ai je le garde. Et surtout, le truc pratique c’est d’avoir un pseudo qui n’est pas qu’un prénom et qui a aussi un nom de famille, ça évite les tours et les détours quand il s’agit de parler de certaines choses.

B comme Beauce-Thonnie (attention à l’orthographe quand même Flozus, y en a qui vont faire des lignes de copie si ça continue) : village de vacances, je suis obligée de dire NON. Mais on peut y tourner le prochain Koh Lanta, y a tout ce qu’il faut pour ça : des rats, des énormes cafards, la mer, des orages pour détruire la cabane et éteindre le feu, bref, je pense que Thé et Faim devrait y songer (je voulais mettre penser, mais penser et Thé et faim dans la même phrase ça me faisait bizarre).

C comme coboille. Mâle à ta tête. Mâle oui, à ma tête d’accord mais seulement si moi je suis à la sienne. Et merci de t’en préoccuper, mais je n’ai jamais mal à la tête, sauf des fois, et dans ce cas-là je suis très pénible, on dirait un mec qui a attrapé un rhume (rhume ou crève, c’est le nom de la maladie chez la femme, cancer de la gorge et du cerveau et du nez, c’est le nom de la maladie chez les sujets de sexe masculin).

D comme Dorothée. C’est mon prénom à moi que j’ai en vrai (han le scoop). Autant vous dire que dans mon enfance, j’ai souffru. Et je souffre encore. Parce que NON c’est pas drôle de me demander « et sinon ça va Jacky ? Et t’as des nouvelles des Musclés ? ». Ca pose aussi problème à l’étranger. Pour une raison que j’ignore, les américains sont complètement incapables de prononcer le mot Dorothée. Ca donne des trucs assez atroces du style, dans le meilleur des cas Deurtey ou Dorty. Et cerise sur le gatal, les américains font des blagues une fois qu’ils ont pigé comment je m’appelle. Et bah ouais, le magicien d’Oz, tout ça, j’y ai droit à chaque coup « Where are your red shoes ? » Dans ton cul.

E comme emmerdes. Je crois que j’en ai tout le temps (attendez je fais ce que je peux, je peux pas mettre p comme poisse à cause que Flozus a décidé poule, et si je case pas ma poisse dans cet abécédaire c’est comme si que c’était pas de moi qu’on cause). Quand je prends le train, l’avion, le bateau. En France ou à l’étranger. Quand je vais à la poste. Quand je vais à la banque. Quand je ne vais pas à la Poste et quand je ne vais pas à la banque. Je pense que si on enlevait de ce blog les billets causant de ma poisse, il ne resterait pas la moitié.

F comme feignasse. Je suis une grosse feignasse, mais je le vis très bien, merci. J’aime boucou ne rien faire. Ca me repose, ça me détend, ça me fait du bien. Mais parfois c’est un peu compliqué, parce que le coboille, lui ça l’angoisse de ne rien faire, faut toujours sortir, faire ci faire ça aller voir ça, sinon il ne se sent pas bien du tout. Mais bon il a fait des progrès depuis quelque temps, je dois l’avouer. Et ça tombe bien.

G comme gougueule. Non mais c’est vrai, on faisait comment avant quand on avait pas gougueule. Gougueule il fait tout pour nous. Il trouve dans le ternet du texte et des images, il donne les plans de toute la terre, il traduit, pas très bien mais bon il traduit quand même, avec blogger on peut avoir des blogs, il a ToiLeTube, et on peut aussi avoir une boîte mail. J’ai ouvert ma boîte J’aiMail y a pas si longtemps que ça, dans l’unique but de pouvoir causer avec ma copine de bureau que si je tends le bras je la touche sans que les deux autres du bureau ne nous entendent. C’est pas qu’on dit des trucs secrets c’est que si on le faisait à voix haute, ça caquetterait trop dans le bureau. Et quand on en a marre de J’aiMail, on peut toujours se causer sur Fessebouc. C’est beau la technologie.

lundi 22 juin 2009

Sous acide (la drogue, c'est MAL)

Je bloguerais bien, mais je peux point (ouin ouin ouin). Mon cerveau est momentanément indisponible, je l’ai laissé sur le chantier de ce week end. J’ai passé un délicieux samedi, la tronche dans la cuvette des chiottes pleine d’acide pendant 3 heures, ma brosse à dents à la main, ainsi que deux heures dans la douche à récurer les joints à la brosse à dents (mais une autre hein, pas de panique). Je vous déconseille le peeling à base de vapeurs d’acides, ça flingue la peau de la tronche. Et maintenant j’ai un gros bouton sur le front. (qui n’a probablement aucun lien avec l’acide, mais je préfère me dire que c’est l’acide le responsable et pas ma peau pourrie, merci de ne pas briser tous mes rêves). Et dimanche, peinture et pose de toile de verre. Je crois que j’ai maintenant un niveau bac+12 en toile de verre, je sais ce qu’il faut faire et pas faire (devinez comment j’ai appris ce qu’il ne faut pas faire ? Ca commence par Amédée et ça se termine par PAN !)

Piti ouane, il faut couper les lés. Donc piti 0, il faut mesurer les murs et ajouter 10 cm. Puis dérouler 3 mètres de toile par terre dans le studio. Ce qui sous-entend qu’il faut avoir un espace de 3m de long et 1 mètre de large à disposition (on peut aussi faire ça dans un espace de 3 mètres de large et 1mètre de long, mais c’est beaucoup plus technique, c’est pas pour les débutants je peux vous le dire). Ensuite on coupe. Puis on roule le lé. Et on le pose là où y a de la place mais pas en dessous des peigneurs de plafond.

Piti tou, il faut mettre le colle à toile de verre sur les murs. La découverte Ashley du week end : la colle à toile de verre ça sent trop BON, ça change vachement des chiottes acidifiées, c’est super (sauf quand le père du coboille intervient « Ashley je te vois arrête tout de suite de te shooter à la colle ». Oups, pardon.). Quand le mur est plein de colle, il faut poser les lés. Droit. Sans bulle. C’est dur, surtout quand en plein milieu du mur, vers les 1.70m, y a une prise. Mais bon on s’en sort. C’est toujours plus facile que de poser le bordel derrière un radiateur.

Piti tri, il faut admirer l’ouvrage et découper ce qui dépasse en haut et en bas au cutter SANS se couper les doigts (c’est un peu la difficulté technique de la chose. Avec aussi le non-crevage d’œil quand comme moi on s’approche tout tout près du mur parce que toile blanche sur mur blanc on voit pas bien où on est. Et le cutter part tout seul, vlan)

Et pour achever la journée en beauté, j’ai eu le droit de peindre les plinthes (ouais !). Pour les nostalgiques de la petite enfance et de la très élégante et très prestante position du 4 pattes, c’est parfait. Seulement moi, d’après Môman, j’ai jamais su marcher à 4 pattes. Je fais partie de la race des bébés qui n’ont jamais su faire ça, ceux qui sont passés (péniblement) du rampage commando-parcours du combattant à la marche. Déjà, il faut mettre le scotch par terre à ras des plinthes pour protéger la moquette. Quand on voit la tronche des cadeaux que j’offre quand ce n’est pas un vendeur qui a fait le paquet, on peut avoir des doutes sur mes capacités à poser du scotch. (et on a raison). Si on ajoute à ça que le scotch c’est quand même vachement plus mieux si on le pose à 4 pattes…

Ensuite, peinture. Ca, ça va. Enfin surtout si personne ne regarde, parce que blanc sur blanc, va savoir où t’as peindu et où t’as pas peindu. La seule possibilité, c’est de mettre le doigt. Si le doigt est blanc, test positif, c’est peindu là. Si le doigt est pas blanc, test négatif, faut peindre. Attention, cette technique ne peut être utilisée que 10 fois en cas de réponse positive à chaque fois (voire moins pour les amputés des doigts). Là où la méthode atteint ses limites, c’est que test positif ou négatif, faut peindre à cet endroit-là, soit pour enlever les traces soit juste pour peindre.

Et il y a un piège (dans lequel je suis tombée à genoux joints, évidemment). Quand une plinthe tu peins à genoux, si quelqu’un t’appelle, te retourner tu ne dois. Sinon le jean dans la peinture fraîche tu finiras.

Après cette longue journée, quoi de mieux que de prendre un peu soin de soi ? Après la douche, j’ai entrepris de changer le vernis de mes doigts de pied. Erreur. Totale. Sans cerveau c’est très difficile, voire quasi impossible. J’ai commencé par chercher le white spirit à orteils dans la salle de bains. En fait ça s’appelle dissolvant, mais bon c’est presque pareil. Puis, j’ai voulu enlever la peinture. Ca a marché. Youpi. Et ensuite je suis allée chercher le scotch qu’on met sur le bord des orteils pour éviter que ça déborde. Grosse désillusion, ça n’existe pas. Il ne faut pas déborder. Ah merde. Et surtout, il me manquait le truc essentiel : le vernis. Je n’arrivais pas à le trouver dans le tiroir à bazar. Alors j’ai dit tout haut « Control F vernis à ongles ». Et c’est là que je me suis rendu compte que l’acide m’avait peut-être attaqué le cerveau en plus de la face.

Alors plaignez-moi les gens, plaignez-moi, parce que c’est pas fini, et qu’en plus cette semaine on se fait mettre à la porte de chez nous par Pierre Ponce.


Et tant qu'on est dans les travaux, la version lutecwomanesque du changement de parquet est , et c'est juste super (ceux qui zy vont pas c'est des pas gentils).



vendredi 19 juin 2009

Nada

Là voyez-vous, ça fait plusieurs jours que je cherche désespérément un sujet que je pouvais traiter avec la rigueur scientifique qui est la mienne sur ce blog. Et j’ai rien trouvé. Ce qui est ballot, parce que j’ai bien envie d’écrire une ou deux conneries. C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa goule (comme diraient les modas tenancières de blogs).

D’ailleurs en parlant de modas, j’avais un instant envisagé de vous entretenir de cette mode stupide de la botte d’été (enfin ceci dit cet été c’est peut-être pas si ridicule, mais bon si on peut plus se moquer où va t on ?). Et d’enchaîner sur cette maladie bizarre qui semble frapper les modas : elles n’ont jamais froid en hiver alors qu’elles ont le popotin arrière à moitié à l’air, sans parler des bras à cause des pulls sans manche, et l’été elles n’ont jamais chaud alors qu’elles sont en bottes. Elles doivent avoir des problèmes de thyroïde en plus des problèmes orthopédiques qui leur font rentrer les genoux. En revanche, la moda est frileuse des chevilles, parce que pardon mais la tong-botte ne peut pas avoir été créée dans un but esthétique. C’est IMPOSSIBLE.

Après j’ai pensé à vous causer d’un truc pas drôle, mais en fait non parce que les trucs pas drôles c’est pas drôle et que rigoler c’est plus marrant qu’être triste (je m’entraîne pour mon oral de Miss France de cet hiver et je sens que je commence à tenir le truc là)

Puis j’ai voulu vous faire une espèce de pot pourri (c’est le cas de le dire) des candidatures spontanées que j’ai reçues ces derniers temps. Et spontané c’est vraiment le mot qui convient. Ils sont bêtes à pleurer. Et puis en fait non, parce que relire ces bouses ça m’aurait énervée (parce que parmi ces crétins y en a que ça va être mes élèves l’an prochain, je pars avec un a priori négatif là bizarrement. Surtout que je sais d’avance que quand je vais leur dire qu’ils ont intérêt à bétonner CV et lettre de motivation pour trouver un stage de fin d’études, ils vont prendre leur air blasé et dire « mais madame on sait hein, c’est bon ». Et deux jours après, ils enverront leur CV au labo en disant qu'ils écrivent parce que "Votre entreprise est à la pointe de l'informatique et des télécommunications". Le seul mot qui correct là-dedans c'est" est"; Y a du boulot c'est moins qui vous le dis

Et enfin, je pourrais vous raconter comment hier soir je me suis retrouvé à prendre l’apéro avec des américains que je ne connaissais pas mais que c’étaient les neveux d’un chercheur du pays des cowboys, mais à part une bonne vingtaine de « Oh my gosh », ils se sont très bien tenus, n’ont pas goulé que la Tour Eiffel et le Château de Versailles c’était so amaaaaaaaaaaaaazing, fantastic et cute. On a même passé une bonne soirée.

Résultat bah j’ai rien à dire. Bon rassurez-vous, ce week end on fait des travaux, je devrais réussir à me transpercer la main avec une fourchette ou à me noyer dans un litre d’acide chlorhydrique. Mais bon d’ici là c’est pas gagné. Donc toutes les suggestions sont les bienvenues, n’hésitez pas. Allez bon week end les gens, moi je pars dégager les angles.

mardi 16 juin 2009

Robin du Bois et conséquences

Mardi dernier était un grand jour : je recevais Lutecewoman dans mon doux foyer. Pour l’occasion, j’avais créé un nouveau style de déco que même Valérie D’Amygdales n’a jamais osé, j’ai nommé la random déco. Le principe est très simple. On prend les meubles d’une ou plusieurs pièces et on les dipose au pif dans une autre pièce pour boucher les trous. Dans le cas qui nous intéresse, on avait récupéré tous les meubles du couloir (même la Billy sa mère la poule qu’il manquait 3 pauvres centimètres pour qu’elle passe la porte du salon et que donc on a dû la vider et la coucher à 7h30 pour réussir à la caser de la plus belle manière qui soit : perpendiculaire au mur).

Normalement, on était tranquille jusqu’à 10h minimum, heure à laquelle Robin Du Bois devenait nous envoyer son émissaire Petit Jean pour tout casser le parquet du couloir et en remettre un nouveau à la place. A 9h15, King Kong faisa la sonnette. J’ai ouvert la porte et j’ai découvert un homme armé d’un gros pied de biche. Bonjour je suis le menuisier disa le menuisier. On a été très sages pour une fois et on n’a même pas beuglé « Bonjour nous sommes Lutecewoman et Ashley Abbott ».

Il a tout cassé et remis du nouveau parquet dans le couloir. Et il a même remis la porte des wawas sans que je lui demande. Et le lendemain il a fait pareil dans le salon. Le premier soir, j’ai reçu un naissèmesse extatique du coboille qui disait « aaaaaaah je suis aux toilettes et c’est le bonheur, je peux enfin prouter en paix ». Ah bah oui, parce que depuis de longs mois, pour cause de rideau très bon isolant visuel mais très mauvais isolant phonique, on était devenu vachement intimes du prout (cherchez pas, sans porte, même avec la télé ou la radio vous êtes grillé). Bon à chaque fois on criait « Oh Brutus un peu de tenue tout de même » pour la forme, mais quand même. (ah ouais, dans ce blog on ne vous cache rien on vous dit tout)

Bref, c’était vraiment le bonheur. Une porte aux wawas, un parquet plat sans trou, que demander de plus ? (Une sangria et des tapas ? Ah oui pourquoi pas). Et ce matin, un homme est venu briser tous mes rêves.

King Kong faisa la sonnette à 8h15. Bonjour disa Ashley Abbott en ouvrant la porte. C’était Pierre, celui qui ponce (je suis en grande forme aujourd’hui je crois) et qui vitrifie aussi. Il a dit tussuite « j’ai une mauvaise nouvelle. Quand on fera les travaux, vous en pourrez pas dormir dans votre chambre (là je m’ai dit « pas graaaaaaaaaaaave on dormira sur le canapé), parce que vous ne pourrez pas marcher dans le couloir qui va à la chambre ». Là je m’ai dit « han la merde, si on peut pas marcher dans le couloir, ça veut dire qu’on peut pas rentrer dans l’appartement. »

Pierre Ponce le Fourbe a ensuite dit « faut mettre tous les meubles dans la chambre et c’est pas nous qu’on va le faire ». Et après il a dit d’autres trucs tout aussi désagréables, des trucs concernant la poussière et les odeurs. Le chien. En conclusion, nous n’avons pas le droit de mettre les pieds chez nous du 25 au 30 juin. Sauf le dimanche 28 où on doit venir changer de place tous les meubles qui étaient dans la chambre et dans une moitié du salon pour tout remettre dans l’autre partie du salon (ouais on a un grand salon de grosses bourgeasses que avant c’était deux pièces séparées et que quelqu’un a pété la cloison et que maintenant c’est une seule grande pièce que la terre parisienne entière nous envie). Et après on s’en va de nouveau jusqu’au mardi 30 au soir.

Et y a pas que nous qu’on doit déménager, y a aussi Brutus le pétomane et Hannibal le stroboscope (oui cet animal n’a pas le déplacement continu, il est bizarre. Mais gentil. Mais bizarre) qui doivent se trouver une famille d’accueil pendant cette période (entretien très simple, rien à faire pendant 5 jours à part mettre un rouleau de PQ vide chaque soir dans la cage. Garantis sans odeur).

Et ensuite, nous mangerons de la poussière pendant 12 ans. Allez, plaignez-moi les gens, plaignez-moi.

jeudi 11 juin 2009

Lisbonne, Lisbonne, 4 jours d'arrêt

La semaine dernière, je suis zétée à Lisbonne. Et je crois bien que les dieux sont de nouveau avec moi, il ne m’est rien arrivé dans l’avion, pas de retard, pas d'avion en réparation, rien. Ceci dit, j’ai comme l’impression que pas longtemps avant, certains avaient assez pris pour qu’il ne m’arrive rien pendant les 15 prochaines années.

Jeudi, je suis partie à l’arrêt au port prendre l’avion. Pas de problème de train pour aller jusqu’à Roissy. Pas de problème à l’enregistrement, j’avais déjà imprimé ma carte 2 jours avant. Pas de problème à la sécurité, si ce n’est que la sécuritière voulait absolument que j’enlève ma ceinture avant de passer le portique. Sauf que je ne mets jamais de ceinture et que donc j’avais du mal à l’enlever. Et que derrière moi y avait un groupe de 5 Mexicains (je le sais, ils avaient leur passeport à la main) qui toussaient à n’en plus finir. Après, je pensais que tout ne serait que luxe calme et volupté, à cause que j’avais cassé ma tirelire de Miles et que je voyageais en classe affaires. Erreur.

Je suis montée dans l’avion, et là stupeur, point de siège massant énorme qu’on peut mettre en lit sans jamais toucher le fauteuil de devant. Il n’y avait que des sièges de pauvres, trois de chaque côté. La différence, c’est que celui du milieu ne peut pas être occupé. Ensuite l’hôtesse est passée proposer du champagne ou du jus d’orange. J’étais bien décidée à prendre du champagne, mais tous les autres prenaient du jus d’orange, et ne voulant pas passer pour un alcoolo (il était 15h), j’ai suivi. Bien entendu, à la rangée derrière, ils ont tous pris du champagne. Et bien entendu, y a jamais eu de deuxième tour.

Après le décollage, mon voisin a décidé de se mettre à bosser. Comme tous les autres d’ailleurs, parce qu’un jeudi en début d’après-midi en classe affaires, ça fait un peu tache de ne pas avoir de costume et de petit cartable en cuir pour ranger des documents top secret. Moi j’étais en fausses birk et jean troué même pas petit ami… Enfin bref, mon voisin s’est mis à bosser. Et c’est là que j’ai deviné sa profession. Au moment où il m’a mis des plans de maison format A0 sous le pif, qu’il essayait d’étaler avec les deux bras bien écartés. Architecte. Bingo. Le seul qui fait le mariol il est pour moi. Etonnant, non?

Après une heure de regardage de plans, qui ne m’ont d’ailleurs pas franchement convaincue, sans doute à cause des arbres tout rachitiques virtuellement plantés devant une façade jaune poussin, il a décidé de faire la sieste. Du coup moi aussi, parce que ça faisait un bout de temps que je l’attendais celle-là. C’est à ce moment-là que les deux vieilles de derrière ont commencé à criscuter. Oui criscuter, comme discuter en criant quoi, criscuter. Que Archie et moi on pouvait pas fermer l’œil.

On a fini par arriver, et j’ai pris le bus pour rejoindre le coboille. Oui parce que le coboille était là depuis dimanche, pour causer de sa science avec des gens qui font la même science. Pendant une semaine, tout le monde cause de ce qu’il fait dans l’unique but de montrer que ce qu’il fait est plus bien que ce que font les autres. Quand on est élégante et prestante comme moi, on peut aussi appeler ça « le concours de suikalaplugrosse ». Et vous serez donc ravis d’apprendre que cette année, ce sont les Hollandais qui ont la plus grosse.

A peine arrivée, je suis allée au dîner de la science en goguette. J’étais bien contente, parce que j’allais revoir des gens qui viennent parfois bosser au labo à Paris, et chez qui on était allé l’an dernier au Nouveau-Mexique. D’où une arrivée remarquée en bas du restaurant « Ouhou, Tiiiiiiidjééééééééé » (Aïe av euh véri tcharmingue french accent). Après avoir bien hugué tout le monde, on a pu passer à table. Dans une petite salle à l’étage, très basse de plafond. Et avec une acoustique très pourrie qui a fait qu’au bout de 2 minutes, tout le monde criscutait très fort.

Fidèle à ma poisse habituelle, j’ai eu la chance de me retrouver en face du seul sourd de la soirée. Mais fidèle à ma politesse habituelle, j’ai tenté de lui faire la causette. Et c’est seulement à ce moment-là que j’ai compris qu’il était sourd. Dommage. Du coup, il a commandé plein de vin en me disant 20 fois que c’était pas du tout pour je sois drunk, ouh la la, ne nous méprenons pas. Mais je n’écoutais déjà plus, parce que les calamars étaient devant moi, et je ne puis résister aux calamars (lula en portugalien, squid en anglais, calamar en espagnol, calamar en français, kalmar en allemand, je peux en manger dans tous les pays de la Terre si besoin) .

A ce stade, on avait déjà bu du vin rouge (pas bon, et qui tache boucou, je pense qu’ils jettent les nappes tous les soirs dans ce resto, sinon c’est pas possible), mais surtout pas mal de vinho verde, qui est l’exact contraire des vendanges tardives et qui se traduit en français par vendanges tôtives. Et on avait fini au Porto.

On ne pouvait pas en rester là, il était bien trop tôt et nous avons fait une promenande en pente qui monte jusqu’à un bar. J’ai pris un verre de sangria. A 1€ et des poussières. Et surprise, il faisait 75 cl. Et c’est beaucoup. On est rentré à l’hôtel à 2h30, et en plus il y a une heure de décalage avec la France, donc pour moi il était 3h30. J’étais légèrement fatiguée. Mais moi, j’avais pas le dernier jour du grand prix de suikalaplugrosse à me taper. Je pensais même pouvoir dormir jusqu’à 11h. Mais ça c’est parce que j’avais pas pensé que ce serait le défilé des camions de livraison en bas de mes fenêtres dès 9h et que j’aurai une crampe en plein milieu de la nuit, une comme j’en avais jamais eu avant, la plus douloureuse crampe nocturne de ma longue carrière de crampes nocturnes à la jambe gauche (je vous conseille de hurler PUTAIN en pleine nuit quand vous dormez à l’hôtel, ça fait toujours plaisir aux voisins en général et au voisin de lit en particulier).

J’ai finalement réussi à me traîner jusqu’à la salle du petit déj, parce que le truc génial des hôtels c’est le buffet avec jambon et fromage à volonté (mais ça arrive juste avant le buffet petit dej le plus génial de l’hôtel de la Thaïlandie où y avait aussi des tas de plats trop bons en plus de la charcuterie et des œufs habituels que je sais même pas comment j’ai fait pour ascensionner la jungle avec ça dans le bide)

Et ensuite, j’ai bugué. Le ciel était gris très très foncé, mais j’ai rendu la clef de la chambre et laissé les bagages à la consigne de l’hôtel. Avec mon parapluie cassé dedans. Et je suis partie me promener, direction le Tage, histoire de ne pas faire un truc à haut potentiel de wahoutitude sans le coboille. La bonne nouvelle c’est qu’il y avait moult magasins le long du chemin. Et que j’ai pu acheter un parapluie tout neuf. La mauvaise nouvelle c’est que mon parapluie m’a été très utile. Mais bon je suis allée tout en bas, vers le Tage. Au moment où je devais déboucher sur une belle place, à la fin de la balade, je suis tombée sur un énoooooorme chantier avec de grosses palissades bien occultantes qui cachaient tout le paysage. Et c’était pas un petit chantier pour la rigolade, non non, c’était le réseau d’assainissement et de traitement des eaux usées qui était en travaux. Je vous laisse imaginer l’odeur hein, c’est cadeau.

J’ai contourné le chantier, en prenant un chemin à haute teneur en flaques (j’étais en tongs naturellement) pour quand même aller voir le Tage. Je pense que je l’ai vu, ça devait être le truc gris foncé sur lequel flottaient les bateaux militaires gris, là juste en dessous du ciel gris foncé d’où venait la pluie.

Je suis rentrée, comme à l’aller, en allant de magasins en magasins pour essayer de conserver les quelques centimètres carrés de vêtement secs que j’avais encore. Et j’ai retrouvé le coboille pour déjeuner. Ensuite, retour à l’hôtel pour récupérer les bagages et aller dans le nouvel hôtel, tout en haut en haut en haut d’une rue qui monte, comme il se doit.Et là, ce fut le bonheur, 2 heures de sieste pour se remettre de la nuit.

Et étrangement, dès l’instant où je n’ai plus été seule, la poisse est partie. Je crois que le coboille a un effet inverseur de poisse en fait. Bon il a un peu plu le samedi matin, mais j’étais à l’aquarium, bien trop occupée à convaincre le coboille d’adopter des loutres de mer pour me préoccuper des ces considérations météorologiques.

Bref, Lisbonne c'était bien. peut-être même que je mettrai les photos ce soir si j'ai le temps et le courage.


Les photos:

Promenade en pente et ciel menaçant, photo réalisée sans aucune mise en scène ...


Loutre en plein repas, à la demandé générale de Phoebe, président du sealoutre fan club.


Mulottes et soutifs portugaliens, pas du tout Ashley-approved

Rue qui monte pour aller à l'hôtel, très bonne excuse pour se péter le bide le soir "mais siiiiii j'ai besoin d'un dessert, sinon j'aurai jamais assez de force pour monter la rue"


mardi 2 juin 2009

Un seul être vous manque...


L’heure est grave. Je suis en train de vivre une douloureuse expérience. Dimanche, le coboille est parti en congrès en Portugalie. Sans moi. Je suis seule, dans mon grand ranch plein de courants d’air et de trous dans ce qui reste du parquet. Même les deux bêtes féroces ont pitié de moi.

Depuis dimanche, j’ai dû descendre deux fois la poubelle. Ce qui veut dire que depuis qu’on habite dans le ranch, j’ai dû descendre deux fois la poubelle. Ca fait deux fois de trop. Parce que le partage des tâches en vigueur stipule que je ne descends jamais la poubelle. Mon boulot à moi c’est de changer le sac et de mettre la poubelle à sortir à côté de la porte.

Depuis dimanche, j’ai aussi dû faire la vaisselle. Alors que je ne fais pratiquement jamais la vaisselle. Moi je salis les plats les casseroles les saladiers et tout le reste, et le coboille fait la vaisselle.

Mais surtout, le partage des tâches et de la salle de bains open-space de la maison stipule que quand le réveil sonne, j’allume la lumière (mais comme je suis sympa, juste avant j’essaie de prononcer de façon intelligible « tention zyeux allume » et ensuite je me rendors. Pendant ce temps le coboille va laver son corps de dieu grec. Et seulement après j’émerge. Parce que la radio ne suffit pas à me tenir éveillée.

Ce matin, à 6h45, la radio s’est allumée. Je me suis rendormie aussi sec (pour ma défense, à cette heure-là sur France Inter c’est le sport, et moi le sport ça me fatigue). 59 minutes après, le réveil s’est éteint. Mais moi j’étais toujours pas allumée. Heureusement, un gros camion très bruyant est arrivé en bas de l’immeuble et m’a tiré du sommeil. Après ma douche dans une salle de bains pas pleine de vapeur pour une fois, je me suis habillée et je me suis assise devant la table basse pour prendre mon petit déjeuner. Quelle ne fut pas ma stupeur de constater que rien n’était prêt. J’ai dû tout préparer moi-même, et c’est un scandale (j’en ai causé à Brutus et Hannibal qui sont complètement d’accord avec moi) (ça m’a coûté deux graines de courge et un croûton trois semaines d’âge, mais bon tant pis)

Résultat, plus d’une heure et quart de retard ce matin. Joli score.

Tiens d’ailleurs en parlant de Brutus et Hannibal, hier j’ai dû changer la litière toute seule, sans coboille pour me tenir le sac poubelle (oui oui, celui qu’il a fallu que je descende moi-même après). Ca m’a pris 45 minutes, alors que normalement en un quart d’heure c’est torché. Bah oui parce que j’ai bien essayé de tenir le sac ET de vider la litière dedans en même temps, mais tout finit par terre dans le salon. Alors j’ai dû vider la litière avec ma pelle et avec patience, pelletées par pelletées, assise par terre au milieu du salon en pensant au coboille qui sait si bien tenir les sacs poubelle (mais j’ai pas pleuré, j’ai ma petite fierté quand même)

Quand je suis allée me coucher, j’ai trouvé qu’il faisait étonnamment clair dans la chambre. Forcément, c’est toujours le coboille qui éteint la grande lumière (moi je me charge de la petite). Alors j’ai dû me relever pour tout éteindre. Bon, après pour me récompenser de mon courage tout au long de cette dure journée, j’ai dormi dans la diagonale du lit avec les deux oreillers pour moi toute seule. Chose étrange, ce matin, la couette était toujours à sa place, et pas partie du côté du coboille. Ce qui tend à prouver que NON la couette n’est pas irrémédiablement attirée par la fenêtre, mais que OUI c’est bien le coboille, celui-là même qui dit toujours qu’il a beaucoup trop chaud la nuit, qui pique toute la couette (ça c’est sûr que même moi avec 5 épaisseurs de couette au lieu d’une je crève de chaud hein).

Conclusion, les coboilles, c’est comme les portables, on se demande bien comment on faisait AVANT…

Jeudi je pars en Lisbonnie pour rejoindre le coboille. Mon défi sera de réussir à échapper aux promenades de vendredi avec les spouses (je suis boucou trop jeune pour être une spouz quand même) pendant que ces messieurs seront au travail (ensuite faudra que j'arrive à ne pas les croiser dans Lisbonne pendant que je ferai ma petite promenade de touriste sinon je suis foutue). Enfin travail, travail, faut pas pousser non plus. Parce que si je demande au coboille de me résumer la journée de boulot de lundi, il me répond "ouais c'était pas mal, le café est dégueulasse mais les pâtisseries sont vachement bonnes, même si elles tiennent vachement au corps". Bref, plaignez-moi les gens, plaignez-moi, parce que ça faisait longtemps.


vendredi 29 mai 2009

Les vacances des Abbott, part 4

Une des images qui me restent des vacances aux Sables, en dehors des menaces paternelles d’abandon au bord de la route, c’est Môman, debout sur un seul pied au milieu de la cuisine de l’appartement, une poêle dans la main gauche et sa tatane dans la main droite, en train de taper sur le fond de la poêle à coups de tatane pour tenter de lui rendre sa planéité, le tout en râlant que c’est pas possible, on aura jamais une poêle correcte dans cet appartement, c’est décidé, l’an prochain j’apporte la mienne (et effectivement, certaines années, Môman prenait sa poêle fétiche avec elle) (mais on l’amenait jamais à la plage la pauvresse). Cette anecdote n’a rien à voir avec la choucroute, mais je voulais la caser parce que je l’aime boucou.

Mais aujourd’hui, je voudrais parler de l’institution des vacances aux sables d’Olonne, tata H. Des vacances aux sables sans tata H ne sont pas des vraies vacances. Tata H c’est la sœur de Pôpa, la plus petite de ses 3 grandes sœurs. Tata H n’a pas d’enfants et vit au bord du chenal avec son pas mari, qui a décidé pour des raisons que la raison ignore de s’affubler du même prénom que Pôpa qui n’a rien à voir avec son vrai prénom.

Le pas mari de tata H a une passion, c’est le cochon (et aussi son jardin et son chien, mais là n’est pas le propos). On a souvent eu droit à des ateliers saucisses et pâté. Celui qui n’a pas goûté le pâté chaud tout juste cuit (j’allais dire qui sort du four mais j’ai un gros doute : le pâté ça se cuit au four ?) ne sait pas vraiment ce que c’est que le pâté. Moi, je sais et je garderai à jamais ce souvenir ému dans mon corazon. La pas mari de tata H a une grosse tendance au radotage et aux gros mots, mais c’est ça qui est drôle. Et quand on fait du pâté, il prend son air le plus solennel, pèse le poivre et dit « Tu vois, le poivre, ça doit être une saveur et pas un goût. Alors faut en mettre 3 grammes, pas plus, sinon y a plus qu’à tout benner nom de Dieu. »

Mais le fin du fin, c’est quand il fait du jambon. Il l’accroche dans la cuisine, et tous les matins, la première chose qu’il fait au réveil, c’est de venir tâter son jambon et de le sécher amoureusement avec le sèche cheveux rose à fleurs de tata H, cadeau de la Redoute/ Blanche porte/Trois Suisses/Damart (rayez les mentions inutiles). Ensuite seulement, la journée peut commencer.

Tata H doit être la personne la plus dans la lune et la plus naïve que je connais. Elle oublie tout n’importe où : le chien dans le coffre de la voiture (après, le chien lui fait la gueule pendant deux heures, mais il a l’habitude), le code de son antivol de vélo (qu’elle avait donc donné à toutes ses voisines et inscrit sur le tableau de la cuisine), la référence de sa teinture (alors elle change de couleur de cheveux à chaque fois), de mettre les bouteilles au frais (alors on boit du cidre chaud avec les galettes, mais ça aussi ça fait partie du folkore).

Mais s’il y a bien une chose que tata H n’oubliera jamais jamais jamais, c’est sa première communion. Ce jour-là, c’était elle qui avait été choisie pour réciter le compliment au curé à la fin de la messe, et elle était pas peu fière, parce que la bonne sœur en charge du catéchisme ne pouvait pas la supporter. Tata H se souvient encore très bien de ce discours, pas loin de 70 ans plus tard. A chaque fête de famille, on lui réclame le compliment de sa première communion. Et tata H récite, toujours très fière, pendant que tout le monde écoute hilare (j’ai quelques lacunes, il en manque de très gros bouts, mais l’essentiel est là) (Pôpa faudrait vraiment que quelqu’un mette ce truc là par écrit) :
« vénéré Pasteur, les oiseaux chantent dans notre vert bocage… »
Là je me souviens plus trop, mais en gros on dit que c’est une très belle journée, la première communion, tout ça tout ça. Et après, la tata H prend son air le plus dramatique, se redresse et dit :
« Cependant, une ombre plane sur notre belle paroisse. » Le discours s’arrête toujours là, parce qu’après elle prend un air triomphant et dit « Cette vieille peau de bonne soeur qui me détestait et que je détestais, elle était morte. Et je devais dire ça avec mon air le plus triste alors que je la détestais cette vielle peau, bien fait pour elle tiens ». Là tout le monde pleure de rire. Je ne sais pas ce qu’elle avait fait à tata H la sœur, mais 70 ans après la rancune est toujours là et bien là.

Cet hiver, tata H avait une grande occupation : le Vendée Globe. Le départ c’est une chose, mais bon y a toujours plein de Parisiens, on n’est plus chez nous, c’est pénible. Ensuite, elle colle dans la cuisine un poster avec la carte au centre et tous les participants autour. Et elle fait une croix sur les participants au fur et à mesure qu’ils abandonnent. Et cet hiver, y a eu beaucoup d’abandons, mais tata H a une explication : « Ca leur apprendra à tous ces gamins de vouloir faire le Vendée Globe avec des bateaux tout neufs qui sont même pas solides pour soit disant aller plus vite. Ah ils vont plus vite, mais ils vont pas loin. Regarde la petite Anglaise, elle a un vieux bateau et elle va plus vite qu’eux tiens, c’est bien fait ». Ah ça, si on pouvait faire le Vendée Globe avec les caravelles de Christophe Colomb, on irait plus loin, ça c’est sûr. Mais tata H ne raterait jamais une arrivée. L’arrivée, c’est la fête à chaque fois, surtout si ça tombe en semaine hors vacances scolaires, comme ça, ça évite de supporter ces Parisiens qui nous em…

Toutes les voisines de tata H sont ses copines (enfin plus ou moins suivant la période, parce que bon parfois elles boudent). On les connaît toutes. Leurs maisons sont toujours ouvertes. Quand j’étais là-bas pour le pont du 1er mai, je suis allée dire bonjour aux voisines, comme à chaque fois. Et je me suis pris une engueulade parce que j’avais pas ramené le coboille, alors qu’elles attendaient toutes mon arrivée pour voir quelle tête il avait. J’ai intérêt à le ramener à la Toussaint, sinon je peux dire adieu à la vie.

Non vraiment, des vacances sans tata H, ce ne sont pas des vacances. Et j’ai hâte d’être à la Toussaint pour y retourner.

Voilà, c’était le dernier volet des passionnantes vacances des Abbott en Vendée. Maintenant que j’ai boucou blogué, je suis très fatiguée (non mais c’est vrai, 5 billets en mars, 4 en avril et HUIT en mai, heureusement que j’ai un week end de 3 jours pour me remettre), je vais être obligée de partir à Lisbonne la semaine prochaine pour me reposer.

jeudi 28 mai 2009

Les vacances des Abbott, part 3

Pendant les vacances en Vendée, on passait toujours une journée à la campagne chez une autre tata, tata M, une sœur de Pôpa (et la sœur de tata H qui est la tata des Sables d’Olonne et qui est donc par transitivité la sœur de Pôpa, est-ce que tout le monde suit ?). Et aller chez tata M, c’était un gros événement, c’était la fête.

Il y a une petite heure de route entre les Sables d’Olonne et la maison de tata M. J’adorais la fin, quand on était sur la mini route de campagne et qu’on arrivait dans la montée qui menait chez tata M en klaxonnant à toute force. On arrivait pour le déjeuner. Et c’était pas un petit déjeuner, parce que tous les cousins venaient déjeuner aussi. Parfois même on découvrait des cousins qu’on avait jamais vus avant, plus connus sous le nom de Cousins Remue, à cause qu’en Vendée on dit pas cousins issus de germains, mais cousins remue germains. On mangeait du très bon cochon, normal puisque c’était celui qui avait été engraissé avec amour par tata M et cousin B pendant un an. Une année on mangeait du Victor, l’année d ‘après on mangeait du Toto. Et puis on mangeait de la mogette (des haricots blancs pour les non vendéen-speaking).

Après le repas, on allait voir les animaux, les poules, les vaches, les lapins, les furets, les canards et le cochon s'il y en avait un. Et ensuite, on avait droit à un tour de tracteur. Cousin B conduisait son tracteur, il mettait tous les cousins dans la remorque, et c’était parti. Juste après la maison, il y a la voie ferrée qui traverse la route. Et sur la voie ferrée, il y a très souvent des canards. Parfois, on pouvait klaxonner pendant plusieurs minutes avant que les canards se décident à partir. Une année, on a tellement klaxonné que le klaxon est décédé.

Et puis on allait autour de l’étang, avec la stricte interdiction de marcher là-bas au bord, là où la vase a séché parce que le niveau de l’eau a baissé. Il y a une photo que j’adore, où on est tous dans l’herbe, très haute, avec nos tenues so eighties/nineties, les petits sur les genoux des grands.

C’est chez tata M que j’ai fait ma première découverte scientifique : les orties ça pique (juste après, j'ai fait la deuxième: les orties ça pique le popotin arrière quand tu t'accroupis dessus pour double-piter into the wild).

Parfois, on changeait légèrement le programme, et on allait voir des tas de cousins qu’on n’a jamais vraiment su de qui ils étaient les cousins exactement, vu qu’ils avaient le même âge que tata M. On allait en particulier chez 4 cousins, des frères et sœurs qui vivaient tous ensemble dans une ferme aux Lucs sur Boulogne. Eux, ils étaient rigolos. Le plus vieux des 4 était aveugle, et tata H criait toujours quand elle s’adressait à lui, ce qui lui faisait dire à chaque fois « H, je suis aveugle mais je suis pas sourd ». L’autre frère a fait sa première rencontre avec un téléphone portable avec nous, et on a tous bien rigolé parce que quand on lui a passé pour qu’il parle dans le poste avec Pôpa, il s’est levé et il a enlevé sa casquette avant, c’est plus poli.

Ensuite, on allait au mémorial des Lucs, qui n’est rien d’autre qu’un grand parc autour d’une mini-colline au sommet de laquelle il y a une chapelle, construite à l’endroit de la précédente chapelle qui avait été brûlée pendant les guerres de Vendée, en ayant au préalable été remplie de tous les habitants du village. Sur les murs de la chapelle il y a le nom et l’âge de toutes les victimes. Et y a un sacré tas d’Abbott, dont un mort à 5 ans, que la tata H dit à chaque coup en parlant de lui « vous voyez, ben celui-là c’est votre arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père » et que nous on répond à chaque coup mais Tata c’est pas possib. Mais bon si elle ne le disait pas, ce serait la déception totale.

Après cette séquence émotion, on peut pique-niquer dans le parc. Et là, si on a du bol, y a la maison de retraite des Lucs au grand complet qui débarque. Les tatas, elles connaissent tous les vieux de la maison de retraite, alors elles nous présentaient à tout le monde en disant « c’est les enfants à Gégène » (c’est le surnom de mon Pôpa). Les vieilles ouvraient des yeux tout ronds, parce que pour elles je crois bien que Pôpa avait toujours 8 ans, alors forcément ça leur faisait un choc. Y en avait même qui se levaient de leur fauteuil roulant pour venir nous faire un bisou qui pique (je suis disponible pour les miracles les lundis, mercredis et vendredis de 14h à 18h sur rendez-vous). Les tatas criaient en chœur « ah mais tu marches !?! » et la réponse était toujours « bah évidemment, mais elles veulent qu’on se promène, moi j’ai pas envie alors je me mets là-dedans pour qu’on me roule, je fais encore ce que je veux quand même ». Et quand la maison de retraite repartait, on leur disait au revoir et tata H, rêveuse, lâchait un « vivement que je sois assez vieille pour venir à la maison de retraite avec vous, on s’amusera bien ».

Bon ben moi j’y vais hein, parce qu’avec cette série vacances j’ai vachement envie d’aller mettre le nez dans les albums photos et de tout scanner.

mercredi 27 mai 2009

Les vacances des Abbott, part 2

Evidemment, quand on va en vacances au bord de la mer, on va à la plage. La famille Abbott est munie d’un membre maternel très amateur de plage, alors on y passait des heures et des heures. Aux Sables d’Olonne, nous avions deux plages à notre disposition : la grande plage de sable fin, plus connue sous le nom de grande plage et la petite plage avec des rochers, plus connue sous le nom de petite plage. Selon les plages, les activités diffèrent.

Prenons dans un premier temps le cas de la petite plage. A la petite plage, on rigole bien. On peut pêcher des crevettes, on peut passer une heure assis dans des trous remplis de flotte bien chaude en se laissant bouffer les pieds par les crevettes, on peut essayer d’attraper des crabes, on peut aller marcher jusqu’au gros rocher au loin là-bas et si on est bien planqué, on peut se mettre à plat ventre sur les rochers et lécher le sel là où l’eau s’est évaporée. Et quand comme moi, on est une grosse feignasse, on peut aussi chercher l’endroit où les rochers font comme un fauteuil tout chaud, s’asseoir là et jouer à se lever le plus tard possible quand la mer monte (en gros, au bout de 12 grosses vagues de suite en pleine tronche, je partais). Le truc que je n’aimais pas trop trop à la petite plage, c’est qu’à cause de tous ces rochers, fallait toujours mettre des chaussures en plastique. Et moi j’aimais pas trop trop ça les chaussures en plastique. En plus, en ma qualité de grosse boulette du sport (oui, faire autre chose que marcher sur du plat c’est faire du sport pour moi), y avait toujours un moment où je glissais sur des algues et où je me retrouvais le derrière dans l’eau, chaussures en plastique ou pas. De toute façon, mes maillots de bain je les usais aux fesses moi, depuis toute petite je ne sais descendre des rochers et autres trucs plus haut que 50 cm que sur les fesses.

A la grande plage, les possibilités de bêtises étaient différentes. Déjà, la grande plage c’est THE plage, donc y a plein plein de monde. Donc faut être sage tout le temps, faut pas crier, faut pas jeter de sable, c’est bien simple, c’est USANT. Mais à la grande plage, on peut se baigner, y a pas de rocher, le sable est tout doux et tout fin et on ne met JAMAIS de chaussures en plastique. Et en plus, y a des marchands de glace. Et surtout on peut creuser. Parce que finalement, c’était ça l’activité principale. A peine arrivés, on courait dans l’eau, puis on creusait pour faire un barrage. Papa, maître d’œuvres et d’ouvrage, dessinait dans le sable la ligne à suivre. En cas de petit coefficient de marée, on faisait ça looooooin des serviettes, et quand c’était une grande marée, on faisait ça juste à côté, comme ça à la fin de la journée, quand on est 15 millions sur 3m² de sable, on avait une ligne de protection anti-cons et anti-eau (les parents Abbott sont machiavéliques). Une fois le gros du barrage construit, on pouvait retourner se baigner. Un des jeux les plus marrants consistait à faire comme dans Alerte a Mal Hibou, c’est-à-dire courir quelques mètres puis plonger tel le sauveur du monde, la tête la première. Evidemment, comme on avait de l’eau jusqu’aux genoux, qu’on avait fort bas à l’époque d’ailleurs, on se tapait la tête au fond et on se relevait morts de rire. Quand on avait perdu la moitié de nos neurones, on passait au jeu suivant, appelé « le bateau à moteur ». La technique est très simple : on tourne sur soi-même le plus vite possible avec juste le bout des doigts dans l’eau afin d’éclabousser le plus possible. Au passage on devait arroser les gens qui essayaient péniblement de rentrer dans l’eau à grand renfort de mouillage de nuque (j’ai toujours trouvé ça ridicule à souhait). Et pour se remettre de tout ce sport, on se mettait à plat ventre appuyés sur les coudes, à l’endroit où l’eau est chaude et très peu profonde, et on s’amusait à boire les vagues (pendant que le maillot de bain, lui, buvait le sable).

Quand on avait les lèvres bien bleues, on remontait aux serviettes. Alors attention Môman elle a dit qu’on est au niveau du drapeau bleu et rouge, à côté du parasol à fleurs. On vise, et on court tout droit.

Avec un peu de bol, la mer était assez haute pour que les hostilités barragesques puissent commencer. Sous les ordres de Pôpa et l’objectif de Môman, la lutte contre les éléments déchaînés pouvait commencer. On consolide à gauche, on consolide à droite, on consolide au milieu, allez plus viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite. On perdait à chaque fois. Sauf les fois où on était très déçus, parce qu’on avait insisté pour construire un barrage alors que la mer descendait. Là, point de lutte, on n’avait plus qu’à tout démolir en piétinant. Mais bon, cette non-lutte nous laissait du temps pour aller faire une autre bêtise particulièrement drôle car particulièrement dégueu. Pour ça, direction la mer, avec de l’eau jusqu’aux chevilles. On ramasse le sable du fond, et on s’enduit tout le body avec la mixture. Puis, on court jusqu’à la serviette maternelle. Elle, ça la fait moyen rire, parce que bon elle nous avait envoyés à l’eau pour nous nettoyer avant de partir.

Et partir, c’était aussi le moment rigolo. Parce que pour rentrer à la maison, il fallait prendre le passeur. Le passeur est un petit bateau qui s’appelle officiellement le bac et qui sert à traverser le chenal. Aux Sables d’Olonne, il y a deux passeurs. Celui dont je parle est celui sans toit, tout petit, qui ne peut prendre que 20 personnes à la fois et n’a pas de toit. Il a donc été nommé par les Abbott « le passeur nul », comme ça on le distingue de l’autre qui fonctionne toute l’année, a un toit et une plus grande capacité. Mais comme tout le monde a la bonne idée de rentrer de la plage au même moment, il fallait faire la queue. Et c’était long. Mais c’est marrant parce que bon on prend le bateau quoi.

Après, à la maison, on pouvait encore se disputer pour savoir qui irait à la douche en premier en dernier en deuxième.

Plus je raconte les vacances et plus je me dis que les parents devaient être vachement contents quand on retournait à l’école (sauf Môman, vu qu’on était dans son école)

mardi 26 mai 2009

Les vacances des Abbott

Un jour, peut-être, si tout va bien, avec un peu de bol, il fera beau plus de deux jours de suite. On pourra enfin se mettre du vernis sur les pieds un jour sans risquer de tout écailler le lendemain en remettant les converses préalablement imperméabilisées. On pourra enfin investir dans l’épilation sans que ça profite uniquement au livreur de sushis. Ce sera l’été. Alleluia. Et l’été appelle les vacances (et le pastis le soir, et le barbecue, mais là n’est pas le propos).

Quand je pense vacances au bord de la mer, je pense en premier aux vacances de quand j’étais petite. On partait aux Sables d’Olonne. La première image qui me vient à l’esprit quand je pense à ces vacances, c’est une route toute droite qui monte, en pleine campagne, avec à gauche de champs et à droite des champs. Et avec Pôpa tout rouge qui freine sec et qui s’arrête au bord de la route en criant « VOUS ARRETEZ DE VOUS DISPUTER IMMEDIATEMENT, SINON JE VOUS PREVIENS VOUS DESCENDEZ, JE VOUS LAISSE AU BORD DE LA ROUTE ET VOUS VOUS DEBROUILLEREZ POUR RENTRER ». Ca se terminait toujours comme ça, et ça faisait drôlement peur. Ca nous calmait, Pôpa compris, pour au moins les 3 minutes 42 suivantes.

Le départ en vacances suivait toujours le rituel suivant. La veille, Môman faisait les bagages. Et je peux vous dire qu’il en faut beaucoup des choses pour partir en vacances deux semaines au bord de la mer. Encore heureux que la tata habite au bord de la mer en question, comme ça on lui laissait le bazar de plage pour l’année d’après, parasol, pelle, seaux, rateaux, épuisettes, sièges de plage pour les plus âgés d’entre nous, ballons, raquettes (les magnifiques raquettes en bois avec le manche en plastoc fluo, oui oui, celles-là).

Puis, Môman descendait les bagages. Puis Môman mettait les bagages dans le coffre de la magnifique 505 paternelle. C’est à cet instant que Pôpa arrivait, levait les yeux au ciel, sortait tout du coffre pour tout ranger à sa manière, c’est-à-dire grosso modo la même que Môman sauf que c’est lui qui mettait les bagages dans le coffre. Quand le coffre était plein ras la goule, ça voulait dire qu’on avait tout, sauf ce qu'on avait oublié.

Le lendemain matin, c’était le départ. Mais ça ne se passait pas si facilement que ça. Pour commencer, on était tous en retard sur le planning. Ensuite, depuis la veille, on se diputait pour savoir qui monterait où dans la voiture. Moi je veux être au milieu non c’est moi non c’est moi, moi je veux être derrière Papa non c’est moi non c’est moi. Puis il fallait prendre un petit déjeuner spécial voiture, c’est-à-dire « mangez bien pour vous caler l’estomac mais pas trop non plus sinon vous allez être malades ». Va trouver le juste milieu du remplissage d’estomac quand tu es petit… Pour faire couler, on avait droit à un Mercalm. Le Mercalm est un médicament fabuleux, qui endort les enfants pour au moins 3 heures tout en les empêchant de vomir sur les banquettes bleu nuit en tissu qui gratte de la 505 déjà largement arrosées lors de précédents voyages. Le Mercalm est un médicament pas fabuleux qui endort à coup sûr un des 3 enfants qui va donc invariablement tomber, de préférence du côté des 2 autres qui vont se mettre à chouiner pendant deux heures « Mais euh Maman y a Machin y prend toute la place en dormant et moi je suis tout(e) serré(e) c’est nuuuuuuuuuuul ». ce à quoi Môman répondait :
« Chut laissez-le tranquille il dort et vous feriez bien d’en faire autant
-Mais chpeux PAS dormir, y prend toute la place
-Chut, arrêtez et laissez le dormir
-Mais chpeu paaaaaaaaaaa »
Etc jusqu’à ce que l’endormi se réveille en chouinant « Mamaaaaaaan y m’empêchent de dormir euh».

Dieu merci, ce moment coïncidait toujours plus ou moins avec l’arrivée à Poitiers, lieu béni entre tous puisque c’était celui où on s’arrêtait pour déjeuner. Et on déjeunait toujours au même endroit : la cafétéria du Leclerc de Poitiers. Et je peux vous dire que c’était pas qu’un peu la fête. J’adooooorais ça. Je suis incapable de vous dire ce qu’on mangeait là-bas, sans doute un steak haché frites, mais le truc dont je me souviens le mieux c’est la porte tournante, c’était la première et la seule que je connaissais, et je m’en serais bien payé 4 ou 5 tours si j’avais pu.

Ensuite on repartait, nous hyper excités par ce passage toujours festif au Leclerc, les parents épuisés par ce passage festif au Leclerc de Poitiers, mais remplis d’espoir que peut-être sur un malentendu y en aurait au moins un sur les trois qui ferait la sieste, et toujours nous excités par la plus que jamais proche arrivée à la mer.

Là, on prenait l’autoroute pour aller à Niort, et ensuite que des pitites routes pour aller jusqu’aux Sables d’Olonne. Avec toujours la même question de Pôpa « qui était évâque de Luçon ? » à laquelle il fallait bien entendu répondre le cardinal Richelieu. A la fin, au lieu de suivre les panneaux, on prenait la petite route qui tourne et qui tourne et qui tourne un peu aussi, et le premier qui voyait la mer devait crier LA MER. C’était toujours Pôpa. Du coup après on beuglait LA MER pendant au moins 10 minutes, le tout avec les vitres grand ouvertes pour pouvoir sentir la mer. Et quand enfin on arrivait devant l’immeuble de la location, je crois bien avec du recul que les parents étaient soudainement très soulagés.

Quand on avait vidé la voiture, Môman nous disait toujours « Allez à la plage avec Pôpa, comme ça je serai tranquille pour tout ranger », sur un ton qui montrait bien que ça ne la dérangeait absolument pas d’être seule avec les valises à vider. Pôpa, avec des yeux de cocker, lui demandait si vraiment vraiment elle était sure de ne pas vouloir un coup de main, façon polie de demander si vraiment vraiment elle allait le laisser une heure de plus seul avec 3 enfants insupportables, surtout qu’avec un peu de malchance ce serait marée haute et qu’il n’y aurait pas de place pour courir en dehors des serviettes des gens. On traversait la rue, complètement sur excités, et on arrivait enfin sur la plage par la petite rue qui descend le long des viviers.

Voilà. Si ça vous plaît, je vais peut-être bien vous raconter la suite des folles vacances des Abbott aux Sables d’Olonne. On verra.



samedi 16 mai 2009

Ma première vidéo

A la demande générale, je cède et je mets ma première vidéo en ligne. Et en plus dedans y a le coboille en collant rose. Moulant. Asseyez-vous, si vous êtes en train de boire un truc, avalez, ça me paraît plus prudent pour votre écran et votre clavier. Et appuyez sur PLAY.

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Bon ben week end hein

vendredi 15 mai 2009

Manger nager

La matraquage de Roselyne a eu raison de moi je crois bien. Le manger, je le maîtrise bien, mais le bouger, on peut pas vraiment dire ça. Alors en février, j’ai cédé et je m’ai dit « je vais aller à la piscine le midi ».

Première étape : réunir le matériel nécessaire, c’est-à-dire maillot de bain pas de plage, bonnet de bain et lunettes. Normalement, j’avais tout ça, parce que quand j’étais jeune et folle, après les cours, j’allais à la piscine. Sauf que visiblement, ma panoplie de Laure Manaudou qui a mangé trop de rillettes est passée à la moulinette du déménagement puis a été rangée par mes soins dans un endroit plus connu sous le nom de « endroit où je mets le machin même si c’est pas du tout sa place comme ça je saurai qu’il est là ». Je l’ai perdue quoi. J’ai donc dû me rendre à l’évidence, un passage chez Décathlon s’impose.

Deuxième étape : bien consciente qu’il fallait que j’aille chez Décathlon, j’ai guetté les jours où je n’avais rien de prévu le soir et où je sortais du boulot à une heure telle que le magasin soit ouvert à mon arrivée. Ça a bien pris deux semaines. Après deux semaines, à court d’excuses bidon, j’ai dû me rendre à l’évidence et à Aquaboulevard. J’ai acheté un maillot et un bonnet, produits bleus comme on dit chez Décathlon pour éviter d’étiqueter le machin « produit de merdouille fabriqué en Chine moins cher que ça tu meurs ». Evidemment, j’avais omis que j’ai le pouvoir magique de faire tomber des torrents de flotte dès que je mets les pieds à Aquaboulevard (résultat, si je veux aller chez Décathlon sous le soleil, je dois aller à Madeleine, mais c’est vachement plus loin). Je suis donc revenue trempée, après avoir hésité pendant tout le trajet à déballer le bonnet pour épargner mon brushing. Heureusement, juste avant de passer à l’acte, je me suis rappelé que jamais de la vie je me séchais les cheveux (sauf ordre maternel insistant, et seulement en hiver) et j’ai ainsi évité le ridicule de l’année.

Troisième étape : aller à la piscine. Alors là, de nombreuses excuses s’offraient à moi, je les ai toutes utilisées les unes après les autres. J’ai pas le temps, j’ai un rhume, je suis pas épilée, j’ai pas la monnaie pour le casier, oh la la, je voulais et je pouvais y aller aujourd’hui mais pas de chance c’est le jour de fermeture. Ça a duré deux mois. Et la semaine dernière, j’y suis zétée.

La piscine à Paris, et ben en fait c’est un peu comme dans le métro, sauf que les gens sont en maillot de bain et que tout le monde a une tête de b*te à cause du bonnet.
Un des trucs pas faciles, c’est la préparation. Faut se changer dans une mini-cabine où tous les porte manteaux sont cassés. Ensuite, il faut confier son panier-cintre non sans avoir au préalable passé le magnifique bracelet en caoutchouc rouge autour de sa cheville (et non sans avoir au préalable du préalable mémorisé le numéro au cas où que le bracelet tomberait)
Ensuite, il faut aller se laver avec du savon avant d’aller dans la piscine. Mais ça personne le fait à part moi (je suis très bête moi, je fais tout ce qui est écrit qu’il faut faire), et je suis pas certaine d’être la plus sale. Ensuite arrive l’Epreuve : le mettage de bonnet de bain. Le bonnet de bain, c’est moche et perfide (on dirait Miqueline en fait) (sauf qu’un bonnet de bain n’appelle jamais les flics). La spécialité du bonnet de bain, c’est le « héééééé non, je t’ai bien eue », c’est-à-dire qu’au moment où tu crois que c’est bon, qu’il va tenir, CLAC il vient claquer dans ta face. Ne jamais jamais jamais baisser la garde face à un bonnet de bain, sauf si on est tout seul dans la pièce, parce que dans ce cas, le bonnet de bain se laisse faire.
Ensuite, il faut repérer les lignes où il y a les gens qui pensent qu’à part eux, personne ne sait nager. Et c’est comme ça qu’on se retrouve invariablement dans la grosse ligne générale. Par ordre de profondeur croissante, on trouve (ah oui, à Paris la piscine est de petite taille, dans la mienne y a un unique bassin qui fait petit et grand bassins à la fois, le tout sur 25 mètres) la mémé resquilleuse, celle qui ne vient que pendant les cours d’aquagym mais qui suit le cours de loin pour ne pas payer, puis la mémé en tandem, qui vient à deux pour partager les derniers potins en faisant des mouvements de bras pour faire croire qu’elle n’est pas venue avec sa copine juste pour partager les derniers potins. On croise ensuite la non-mémé venue pour faire trois battements de pieds (celle de mardi était géniale, elle ressortait de l’eau toutes les 10 minutes pour se remettre du rouge à lèvres). Et ensuite y a les gens qui tentent de nager, avec plus ou moins de succès. La plus mieux c’est celle qui vient avec son maillot trikini imprimé zébre de moda et qui nage en se pétant le dos pour maintenir la tête le plus haut possible pour ne pas niquer son brushing.

Après tous ces efforts de natation, de slalomation et d’esquivation de coups de pieds, il faut aller se laver, ou plutôt essayer de virer au maximum l’odeur de chlore histoire de ne pas empester tout le bureau pendant l’après-midi. Dans des douches mixtes et communes, on a vu plus facile. Double shampooing et double douche, ça ne suffit pas mais bon tant pis. Dans les douches, c’est comme dans le métro. Quand y a personne d’autre que toi dans le wagon, tu peux être sure que le premier qui monte va venir juste à côté de toi. Mardi, ce fut charmant, un type est venu dans la douche juste à côté. Il se sentait chez lui visiblement, puisqu’il a décidé qu’il allait se moucher dans ses mains. Je lui ai dit que c’était dégueulasse, il m’a rétorqué que pas du tout, c’est NATUREL, j’ai pensé très fort que la prochaine fois je lui ferais, de façon non moins naturelle, caca sur les pieds et que ça ne serait pas sale, mais comme j’étais propre je suis partie parce que beeeeeurk quoi.

Après, il faut retourner bosser avec les cheveux mouillés et supporter les remarques débiles des collègues, mettant subtilement en doute mes capacités « aaaaaaah boooon, t’étais à la picine ? Mais tu flottes toi ? » (au jeu de ni oui ni non, il faut répondre CONNARD à cette question) et autres « mais t’es tarée pourquoi tu fais ça, pour maigrir ? » (non, juste pour éviter de supporter vos faces de prout pendant le déjeuner).

Non franchement, le plus simple dans la natation, c’est de nager. Le reste, c’est du sport, c’est moi que je vous le dis. (aujourd’hui, exceptionnellement, on n’est pas prié de me plaindre)

Je vous aurai volontiers mis ça en début de note, mais je ne trouve plus comment récupérer le code pour mettre la chanson dedans le blog avec dis zeur sa mère la poule...

jeudi 14 mai 2009

Santé, mais pas des pieds

Préambule de petite taille : je déteste cette expression. Si si. Déjà avant, dite par des Français je ne l’aimais pas, mais quand on se retrouve au fin fond du Nouveau-Mexique entourée d’Américains très margarités qui décident de faire honneur à ta Françaisitude en trinquant « sennteille, mèpadoupieille », ça agresse encore plus. Même que j’ai pris mon regard méchant en disant « Néveur éveur sé that augaine » et tout le monde a cru que c’était un très très gros mot « Santé mais pas des pieds ».

Résumé des épisodes précédents : fin décembre, une semaine avant de tester le bobsleigh avionique, le tuktuk et les plages de cartes postales, j’ai eu fort mal au pied, et le docteur il a dit que c’étaient les effets secondaires des médocs anti-cystite de sa mère la poule. J’ai pris la drogue, et après j’avais moins mal, je pouvais marcher de nouveau (mais ça faisait mal quand même).

C’est donc pleine d’entrain, d’anti-inflammatoires et d’anti-palu que je suis zétée à la jungle marcher avec mes chaussures d’aventurière. Ca faisait mal, mais bon le soir, une bonne bière et on n’en causait plus, avachis dans nos transats sur la terrasse de notre maison dans les arbres. En plus, on était bien trop occupés à regarder Yves le Gecko au plafond bouffer les moustiques tout en écoutant les gibbons chanter (et si vraiment on était en forme, on réfléchissait dans nos têtes pour savoir avec quel plat trop bon on allait se péter le bide au dîner) (mais pourquoi je dis ça moi, je veux y retourner maintenant, c’est malin)

Bref, au retour, toujours mal, mais bon j’avais fini par prendre l’habitude d’avoir mal au pied en marchant, je ne faisais plus attention. Il y a 3 semaines, on retourne chez le médecin pour faire les rappels de nos vaccins exotiques, au cas où que d’un coup on soit sélectionné pour Koh Lanta du Pékin Express à l’île de la tentation story, comme ça on est au taquet pour les 10 prochaines années. Le médecin me demande « alors votre pied ça va mieux ? » Ah bah non tiens dites donc, maintenant que vous le disez. S’en est suivie une conversation assez surréaliste, parce qu’à la question « et est-ce que vous avez moins mal quand vous mettez des chaussures de ville avec un petit talon, pas des baskets comme vous avez là ? », j’ai longtemps hésité avant de répondre (a) rien, j’en mets jamais ou (b) bah je sais pas, j’ai pas été invitée à un mariage depuis décembre, je ne saurais vous dire. Du coup, j’ai répondu « chépa et pi d’abord c’est pas des baskets c’est des converse ». Il a fini par me filer une ordonnance pour une radio que j’étais persuadée que personne ne verrait rien dessus, parce qu’au pire je devais avoir une mini-tendinite.

Et mardi, je suis zétée à la radio. Avec mes converse alors que je savais très bien que j’allais devoir enlever et remettre mes pompes toutes les 5 minutes. Et quand la madame docteur est venue me chercher pour qu’on cause de mon pied, elle a dit :
« mmmmh, vous voyez là ces deux petits os ?
-ui
-et bien normalement c’est un seul et même os, vous avez une fracture du sésamoïde interne. Ca fait longtemps que vous avez mal ?
-oh non, juste 5 mois
-bon alors maintenant, il va falloir passer un irm, parce que vous avez peut-être écrasé un fragment d’os à force de marcher dessus »
Ouais t’as qu’à dire que je suis tellement lourde que j’ai tout pété les os de mon pied à force de marcher dessus, vas-y te gêne pas hein. (je vous épargne le passage sur « vous voyez cette masse blanche là, sur la moitié de votre pied ? Bah c’est de l’inflammation », c’est moyen ragoûtant).

Résultat, en attendant l’IRM, faut que je me fasse faire une semelle orthopédique (que je ne vais pas faire, parce que pour 10 jours, faut pas pousser, I am not Crésus hein, déjà que pour aller foutre mon pied dans un aimant je vais devoir payer 180€ qui me seront remboursés dans 12 ans, merci hein) et après on pourra envisager une immobilisation ( c’est pour dire plâtre et béquilles tout en ayant l’air intelligent). Il va être sympa le week end à Lisbonne début juin, je le sens.

Alors si avec tout ça vous ne plaignez pas, je ne sais plus quoi faire moi.

mardi 5 mai 2009

Moda (vant tout le monde)

On me connaissait moda early-adopteuse de tendances (ah si si, je vous jure, on me connaissait comme ça). Mais j’ai décidé que suivre la tendance, ça pouvait être dangereux, surtout si comme moi on lui colle au popotin arrière et que du coup on respecte pas les distances de sécurité. Et comme je sais que deux bandes, c’est la sécurité, et une bande c’est l’accident, j’ai décidé de prendre les devants. J’ai doublé la tendance et maintenant, l’autoroute de la fachion s’offre à moi. Et ce week end, toute à mon bonheur de pouvoir explorer le champ des possibles modasques, j’ai réfléchi dans ma tête (avant l’exposition au soleil, histoire de ne pas être perturbée par le rayonnement).

La fachion de cet hiver était « oups, je suis distraite, j’ai oublié mon pantalon ce matin dites donc », également appelée leggings + tunique ou blouse ou ce que vous voulez qui descend plus bas que la taille mais moins bas que les fesses, mais également short que faut bien regarder longtemps pour constater que t’en as un au dessus de tes collants. Tout l’hiver, je me suis retenue, j’ai tout fait pour ne pas céder tellement la tentation est grande d’étaler mon cuissot et mon fessier gainé de noir à la vue de tous. Les mauvaises langues diront que c’est parce que je suis rien qu’une mémé frileuse. Les très mauvaises langues diront que c’est parce que j’ai pas trop le physique pour ce genre d’acrobaties sans filet. Et les très très mauvaises langues diront que c’est parce que franchement, niveau classe et distinction on repassera, élégance et prestance sont outrées. Les 3 catégories auront raison, mais surtout la dernière. Oui mais voilà, l’été les arguments ne tiennent plus. Le collant ou le legging tient trop chaud, le gras a presque l’air minime quand on travaille dans un quartier dans lequel déambulent moult touristes américains en short à 90% de matière grasse. Niveau élégance prestance classance et distinctance, je reste sur mes positions, mais je rappelle que quand même dans mon bureau en été on a rarement vu la température passer sous la barre des 35°, sauf grosse froidicule.

Alors, forte de ce raisonnement, je m’ai dit « au diable le legging, au diable le collant opaque, et UI à la mode du mini-short invisible, sans collant et sans filet. ». J’ai réuni l’équipe de la rubrique mode de ce blog, composée de moult personnes, parce que bon on a les moyens ou on les a pas, et nous avons fait une magnifique séance photo que même dans Elle ils en ont pas voulu à cause que c’était trop avant-gardiste pour eux. J’ai profite pour dire que, prévention du cancer de la couenne et prévention de la marque des doigts à l’autobronzant sur les mollets obligent(même si l’imprimé zèbre est over fachion en ce moment) , je tente une remise au goût du jour du bronzage chicon (sans gratin, Françoise je te la pique celle-là, je la trouve parfaitement parfaite). Bon juste après j’étais rouge comme une tomate et je pleurais la Biafine à Môman, mais ça on n’est pas obligé d’en faire état ici.

Sous vos yeux ébahis, les photos de la fachion de la moda.























Mise en beauté des cheveux : le vent de la Vendée
Pull à capuche camoufle-bide et cache-cul : Aerie (autrement dit, pyjama beauce-thonien)
Maillot de bain : Décathlon
Lunettes de soleil : trop la classe

Photos par Pôpa

Encouragements de loin à aller se baigner mais sans moi parce qu’elle est froide je suis sure et puis en plus c’est marée basse elle est super loin rho la la la flemme, je vais plutôt me faire un sudoku pendant que je vous entends pas brailler : Môman


lundi 27 avril 2009

Et puis un jour, BOUM

Aujourd’hui, c’est du pas drôle (je n’ai pas qu’un physique, j’ai aussi un cerveau, qui me cause bien du souci en ce moment) J’ai du mal à ordonner mes idées, alors je crois que le plus simple, ça va être d’attaquer par ordre chronologique. La chose est devenue évidente jeudi 23. Le seul jour de la semaine où on pouvait enfin se coucher tôt et éviter de mourir de fatigue avant de voir le week end, les vannes ont cédé. C’était pas joli joli, je me demande encore comment j’ai fait pour ne pas me déshydrater totalement par les yeux. Et vendredi tout le monde m’a demandé si j’étais pas un peu malade par hasard (non non, j’ai juste pleuré toute la nuit, mais sinon ça va).

La cause de ma transformation en Notre Dame des Grandes Eaux, c’était grosso modo ce qui commence par thè et se termine par se et tout ce qui va avec. De sale coup en coup de pute, Canard WC m’a plus qu’épuisée. J’ai vraiment l’impression de me débattre (et de me battre tout court) pour rien. Et la fin de mon contrat qui approche (le 30 septembre), les inquiétudes qui tournent en boucle dans ma tête à base de « comment on va faire quand je ne serai plus payée ? ».

Et puis samedi, j’avais du courrier, c’était ma belle déclaration de revenus pré-remplie. J’ai tout bien reporté dans le simulateur, et j’ai vu que je devais payer l’équivalent d’un mois de salaire en impôts. Et j’ai de nouveau pété un plomb. Comme ça, ça a l’air ridicule, un mois c’est pas énorme. Bah si, un mois c’est énorme. Je bosse en moyenne 10 ou 11h par jour (au lieu des 7h42 qu’on doit faire normalement). Je ne suis pas payée pour ces heures supplémentaires, ni en argent, ni en jours de RTT. Je ne prends que la moitié de mes jours de congé tous les ans, les autres disparaissent et ne me seront jamais payés non plus (à ce jour, je dois avoir quelque chose comme 115 jours de congés à prendre, ah ah la bonne blague). Pour me faire un beau CV, je donne plein d’heures de cours, loin de chez moi avec transport pris en charge par mon propre porte-monnaie, et très tôt le matin. Ces heures sont payées quand les gens ont envie de me les payer, c’est-à-dire très souvent 6 mois après les avoir donnés. Ces heures font que je ne suis pas dans la première tranche, et que je ne bénéficierai pas de la réduction d’impôt de cette année. Alors j’ai très franchement l’impression de me faire dépouiller.

Je suis loin de faire des dépenses inconsidérées. Oui je sors parfois le soir boire un verre ou manger au restaurant, mais c’est loin d’être hyper fréquent. Oui je fais un beau voyage par an, mais pour ça j’économise toute l’année et la très grande partie des cadeaux que je reçois à Noël ou à mon anniversaire sont employés à ça. La majorité de mes vêtements ont plusieurs années (à part les jeans, rapport à mon popotin arrière corrosif). Oui je sais je devrais être contente, j’ai un boulot. Oui je sais je ne devrais pas me plaindre, c’est moi qui ai choisi de faire une thèse et de donner des cours, personne ne m’a mis le fusil sur la tempe. Sauf que je ne connais personne qui ait commencé une thèse en sachant vraiment tout ce que ça impliquait. Et oui, je sais que mon cas n’est pas rare, que c’est arrivé à d’autres que moi, qui n’en sont pas morts et qui en sont même sortis avec une thèse dites donc. Alors pour une fois, je devrais peut-être arrêter de me plaindre.

Sauf que non. Cette simulation ça a été la goutte d’eau qui met le feu aux poudres avant les beoufs. Je dis depuis le début de ma thèse que ce que je veux vraiment faire, c’est de l’enseignement post-bac. Je n’ai pas l’agrèg, donc je n’ai pas 15 solutions. Pour faire ça, il faudrait que je devienne maître de conférence (aka les méchants enseignants-chercheurs feignants qui branlent rien, qui publient rien et qui veulent pas se faire évaluer parce que sinon ça risquerait de se voir qu’ils branlent rien). Et pour faire ça, il va falloir que je rende mon CV plus joli, avec beaucoup plus de publis (là je culmine à zéro, après deux ans et demi de thèse c’est wahou, tous ceux qui ont commencé un a après moi au labo en ont déjà une au moins, lalalalala), il va donc falloir que j’enchaîne pendant 2 ou plutôt 3 ans des jolis contrats précaires, post-docs ou ATER. Ca veut dire 3 ans de plus après ma thèse à vivre comme des étudiants dans le même deux-pièce aux voisins pourris, ça veut dire qu’à 34 et 30 ans, on n’aura rien de plus qu’à 30 et 26. Et à 34 et 30 ans, on aura très certainement envie d’autre chose, d’arrêter de payer des loyers faramineux pour des apparts sans plancher, d’arrêter d’être seulement deux. Alors peut-être que je devrais envisager un autre après-thèse…

Jeudi, je pars en week end, toute seule avec mon Pôpa et ma Môman, au bord de la mer (non, je ne vire pas le coboille, il travaille tout le week end loin loin de nous). Et quand j’y pense, c’est très souvent au bord de cette mer que j’ai pris de grosses décisions. A chaque fois je venais au bord de l’explosion et je repartais plus légère. J’ai hâte de partir là-bas, sans Paris, sans labo, sans internet, pour me reposer, me faire chouchouter un peu aussi, et réfléchir beaucoup. On verra bien ce que ça donnera lundi prochain.


mercredi 15 avril 2009

Gros Jean comme devant

²Premier point préambulistique important : aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Pôpa. En plus de prendre son vrai âge en plein dans sa face, il a pris son âge cérébral en pleine tronche, rapport à la DS (pas la voiture, mais celle où que les gens stylettent dessus tels des damnés) offrue pour l’occasion, et il avait trois chiffres le bougre, en plus c’était 000 (dit autrement : le père était tellement nul que la machine a fait un AVC). Donc tout le monde tu souhaites un bon anniversaire à Pôpa Abbott.


Ceci étant dit, passons au sujet du jour, un sujet de moda, le jean petit ami. Commençons si vous le voulez bien par une description de l’objet. Pour le commun des mortels, le jean petit ami n’est rien d’autre qu’un jean trop grand qu’on dirait que t’as chié dedans et que tu vas à la pêche aux moules moules moules avec. Pour le commun des modas, le jean petit ami est un jean oversize heavy used reboulé, mais ça veut dire pareil.

Passons maintenant à l’historique de la chose. Le jean petit ami est apparu en Nouillorquie pendant la deuxième moitié des années 2000. La première fois qu’on l’a vu en public, il s’est retrouvé immédiatement dans Public (le magazine scientifique) avec tout le monde qui criait « Pouaaaaaaah, ouh la faute de goût, na mais ça va pas de faire des trucs pareils » (la moda elle, crie « han mais quel fashion faux pas », mais ça veut dire pareil). L’objet du délit était alors porté par Katie, aucun lien avec Sherlock, ancienne actrice de la grande série Dawson, une des nombreuses séries américaines où des acteurs de 35 ans jouent des lycéens boutonneux. Le nom du jean petit ami vient du fait que l’époux de madame Holmes est de petite taille et que les noms de "jean petit mari" et "jean petit concubin" ont été refusés par l'Académie Française.

En 2009, pour punir les modas de tous leurs vilains péchés de l'annnée 2008 (oui parce que pardon, mais porter un sarouel c’est péché, et le faire en public c’est encore pire. Tout comme le nettoyage de trottoirs et de couloirs de métro à coups de robes archi longues. Et ne pas tomber par terre en public alors qu’on porte une robe bien trop longue qui traîne par terre, c’est vraiment péché. Et le gilet sans manche en fourrure, vraie ou fausse on s’en fout, c’est un très très vilain péché, tout comme le mi-bas avec jupe courte et sandales de drag queen), je disais donc que pour les punir, le dieu du bon goût leur a envoyé le jean petit ami. Et moi, ça a pas fini de me faire marrer cette histoire. D’un seul coup c’est beau. D’un seul coup ça va avec tout. D’un seul coup, les modas paient des fortunes pour avoir le même jean que celui qu’elles ont jeté quand elles ne juraient plus que par les jean slim (vous savez, le truc sublimateur de gras du cuissot qui ne va qu'aux personnes de moins de 30kg, it bag compris dans la pesée). D’un seul coup la moda se prend en photo dans une tenue que je ferai de la peinture avec, en dégageant bien les angles, on n’est pas des sauvages.

Mais voilà, je me moque, je me moque, mais ce week end, pendant l’heure de beau temps qu’on a eue juste avant de partir à la gare pour rentrer à Paris, voilà ce qui s’est passé.








Je ne recommencerai pas, promis (la tronche c'est à cause que l'eau elle était environ à 2°C).

Edit : finalement c’est pas si pire, il semblerait que le cerveau paternel n’ait que 53 ans. On a eu chaud.

Edit 2: comme tout le monde me le demande en commentaire, je me sens obligée de vous dénoncer mes fournisseurs.
Jean: Somewhere, mulotte : H et aussi M un peu, pull: H et M, t shirt: Petit Bateau collection hiver 2003-2004 (insuable qu'on vous dit), soutif: Women Secret, écharpe orange de toute beauté: home-made, lunettes de soleil: Ralph Lauren
Mise en beauté de ma tronche: l'amûr et l'eau fraîche, mise en beauté de mes poils de jambe: Jean-Louis David.

mardi 14 avril 2009

Elégance et prestance, le retour

Ce midi, enfin plutôt ce midi et demi, je m’en vais déjeuner en salle de réunion. Oui la salle de réunion, j’y mange plus que j’y réunionne, Dieu merci. La salle de réunion c’est là où que tout le monde mange après avoir fait la queue pendant 35 minutes devant le micro-ondes, Tu Perds War à la main, à cause de ces abrutis qui achètent deux minutes avant de bouffer des plats surgelés qui chauffent 7 minutes chacun alors que bon ils pourraient les acheter le matin et les laisser décongeler toute la matinée si jamais ils avaient ne serait-ce qu’un tout piti peu de respect pour mon estomac.

Bref, j’arrive en salle de réunion avec mon joli bento rempli de riz en haut et de calamars à la tomate et aux champignons en bas préparés par MOI le soir même. J’étais à deux doigts de faire ma crâneuse pour rendre jaloux les bouffeurs de jambon beurre sans beurre quand on m’a demandé « alors, le parquet il est réparé chez vous ou vous n’avez toujours pas de porte de toilettes ? » (oui les gens aiment boucou prendre des nouvelles de mon sol ou plutôt de son absence). Avant de répondre, je jette un coup d’œil à l’assistance afin de vérifier l’absence d’oreilles sensibles, je ne vois personne d’inconnu, la tache noire là-bas près de la fenêtre, à contre-jour ça doit être J, tout va bien, il a l'habitude; et je réponds, avec l’élégance et la prestance qui sont miennes «Non on n’a toujours pas de porte, mais t’inquiète, maintenant je suis habituée à double-piter sans porte, je pourrais même aller pisser en plein milieu de la place de l’Etoile aux heures de pointe, ça me ferait rien de rien. »

C’est alors qu’une voix à ma gauche me dit « Mmmmmh Ashley je crois que je ne t’ai pas présenté A, mon stagiaire arrivé aujourd’hui. A, je te présente Ashley, qui est en dernière année de thèse au labo.»

Ah donc la tache là-bas, c’était pas J. Hum.

Je pense que A m’aime déjà et qu’il me considère comme quelqu’une d’extrêmement distinguée, lui et moi on part sur de bonnes bases, je le sens.


jeudi 9 avril 2009

The sound of silence

Le boulot, j’en ai par dessus la tête, dans les deux sens du terme, et pourtant je suis grande quand même, je fais 1,73m. C’est pour vous dire… Et pour bosser, faut se concentrer. Et un truc pas pratique, c’est de devoir bosser dans un environnement sonore tout rempli de bruits atroces qu’on dirait qu’ils sont aimantés tellement que la concentration elle vient se fixer dessus et qu’elle arrive plus à en repartir, enclenchant par la même occasion la machine à énervement. Après des études poussées du phénomène, je suis en mesure de vous affirmer que les bruits les plus pires dans ce genre de cas sont ceux qui sont produits par des orifices faciaux-visagesques. Exemples : bruits de bouche, reniflements.

Fin décembre, mon voisin d’en face, co-bureauier depuis deux ans, voisin depuis 6 mois, polonais de son état, est reparti vers la Polonie qui l’a vu naître. Triste j’étais car 1 il était très sympa 2 il était très discret des orifices faciaux-visagesques 3 il se lavait tous les jours ET mettait du déo (rare en environnement de recherche) 4 on sait ce qu’on perd, mais on sait jamais ce qu’on va récupérer à la place. Quand j’ai su que le nouvel occupant du bureau était une trouvaille de Canard WC, j’ai eu grand peur et je me suis aggripée à la cheville de Karol en chouinant « Stay reste s’il te please, don’t leave me, ne laisse pas notre bureau ». Il est parti quand même, non sans avoir festoyé la chose au kloug au pavot et à la vodka. J’étais triste (et un peu ballonnée aussi).

Pendant que nous étions en Thaïlandie et que l’eau coulait sur la tronche de rat lépreux de notre bien aimée voisine du dessous, la trouvaille de Canard WC est arrivée, en provenance directe de son Brésil natal.

STOP
Je viens de me faire un gougueule « prénom brésilien » pour lui trouver un pseudo, et un des premiers à sortir est (on s’accroche) Téléfoot. Rhalala jacta est par Gougueule, il s’appellera donc Téléfoot.
FIN DU STOP

Téléfoot est très sympa. Téléfoot est drôle. Téléfoot se lave et met du déo. Téléfoot parle français. Oui mais voilà, Téléfoot est tout sauf discret des orifices faciaux-visagesques. Il glougloute, il se prend pour une human beatbox, il renifle toutes les 3 secondes quand il est enrhumé (et comme Téléfoot vient d’un pays où il fait froid quand il fait 18°C, je vous laisse imaginer à quel point il a pu attraper froid avec l’hiver qu’on s’est tapé), il siffle même quand on lui demande d’arrêter et il assomme son clavier que je me demande même comment c’est possible que le bureau en dessous ne soit pas cassé en deux. Bref, même s’il est super sympa, il me tape sur les nerfs en 3 secondes 12 quand on bosse. Et bizarrement, bosser, c’est un peu mon activité principale au labo.

Au début, je bossais avec Dix Heures dans les oreilles, sauf que ça s’est mis à ramer, sauf que ça couvre pas les glouglous et les assomages de clavier et sauf que quand t’as mal dans ta tête, c’est pas possible. Depuis jeudi dernier, j’ai une autre solution : le casque anti-bruit. Avec option cache oreilles orange fluo, c’est plus safe si jamais je dois sortir avec dans la rue la nuit. Dit comme ça, ça semble être une bonne idée. Dit autrement, un peu moins. Explications.

Jeudi dernier, premier jour de casque. Je suis dans mon bureau avec Téléfoot. Grand chef arrive, il me quémande une date de réunion (je lui ai répondu que j’avais pas le temps, JE TRAVAILLE moi monsieur). Et il me demande « mais Ashley, pourquoi tu as ça sur la tête ? C’est quand même pas à cause de Téléfoot ? » Par chance, c’est arrivé LE jour où la sonnette était en panne et avait la bonne idée de sonner en continu, j’ai pu dire que c’était à cause de ça.

Mardi (ouais, vous zeskuserez, mais vendredi et lundi j’étions à Venise sans casque, pourtant j’aurais bien aimé en avoir un pour ne pas entendre ces blaireaux de touristes français beuglants et malpolis que même pas c’est imaginable de voir ça et que vite tu caches ton guide en français pour que les autres ne voient pas que toi aussi t’es français), mardi donc, je remets la chose sur mes oreilles. Première déception, ça filtre mal les glouglous, alors que ça filtre sans problème les bruits atroces et perçants. Mais surtout, les gens, intrigués, venaient tous me voir dans mon bureau. Ils me tapaient sur l’épaule et le système pour que j’enlève le casque, que j’entende leur question au choix : T’écoute quoi ?/ Pourquoi t’as ça sur les oreilles/ T’as eu ça où ?/ Tu sais que t’as une tête bizarre avec ça ?Ce à quoi je répondais respectivement Le silence/ Pour faire parler les cons mais ne pas entendre ce qu’ils racontent/ Dans ton c.. je l’ai emprunté au coboille qui ne s’en sert pas pour le moment/ Je m’en tape je suis pas là pour faire décoration et en plus tu dis n’importe quoi, orange fluo ça va avec TOUT. (oui, je ne suis pas très aimable avec les gens, mais c’est pas grave, ils sont persuadés que je rigole quand je dis ça).

Résultat : j’ai passé la journée à répondre aux cons dont je voulais m’isoler. BRAVO le casque anti-bruit. Bon maintenant ça va mieux, ils savent. Mais punaise avoir la paix c’est COMPLIQUE, c’est moi que je vous le dis. Alors plaignez-moi les gens, plaignez-moi. (si vous me plaignez bien, je mettrai peut-être une photo de ma tronche avec la chose sur la tête).


Voilà les photos. Merci de noter que j'ai fait les photos sous les yeux médusés de mes partageurs de bureau (d'où mon air pas très très détendu) et que le coboille a hurlé de rire en voyant les photos, je cite "mais c'est toi là sur les photos? Ben ça te ressemble pas du tout t'as vraiment une tête très très bizarre. Sur la première photo t'as des gros trous de pif, tout le monde va pouvoir voir que t'as les narines propres remarque. Et sur la deuxième, à droite t'as la tronche déformée. Mouahahahaha".

mardi 31 mars 2009

Laissez un message après le bip

Résumé de ce qui s'est passé avant:
-boulot, beaucoup
-organisation des 30 ans surprise du coboille, une
-organisation du cadal d'anniversaire du coboille, une aussi
-perdage de connexion au ranch, un (mon PC sa mère la poule ne voit plus la coboilleBoiboite (c'est le vrai petit nom de notre libre boîte) et je peux pas trop piquer celui du coboille)
-retrouvage de connexion au ranch, un pendant 4 minutes et 12 secondes la semaine dernière
-fêtage surprise des 30 ans du coboille, un (vendredi 27 même que)
-réunion de boulot pendant la fête surprise entre moi et le grand chef, une
-renversage de verre de punch plein sur veste de grand chef, un
-essuyage de grand chef, un (mais il ne peut pas m'en vouloir, rapport à la fois où il m'a mis son pied dans la tronche au cours d'un rock endiablé)
-fêtage prévu d'avance des 30 ans du coboille, un aussi.
-finissage des 12 millions de DVD de Twin Peaks la série qui fait peeeeeeur, un.

Résumé de ce qui se passe maintenant:
-boulot, très beaucoup (en environnement non connecté au ternet en plus)
-retrouvage de connexion au ranch, zéro.

Résumé de ce qui va se passer (tizeur en bon français):
-boulot, énormément beaucoup
-ouikende à Venise pour l'anniversaire du coboille, un (du 3 au 6 avril, c'est un ouikende élargi).
-retrouvage de connexion au ranch, un dans mes rêves, plus probablement zéro en réalité.

Je reviendrai un jour, sauf si je décède entre temps, moisie au fond d'un labo ou d'un canal. D'ici là, vous pouvez laisser un message. Biiiiiip.

jeudi 12 mars 2009

Un tag parmi les trois

Bon, ça va pas plaire à tout le monde, à cause que je suis multi-taguée, et que je réponds au dernier en premier, c’est Céline Dion qui l’a dit, et après Jésus il l’a plagiée tellement qu’il trouvait que Céline elle racontait des choses vraies.

Le tag il est COM PLI QUE, je viens juste de piger comment ça marche et ce qu’il faut faire et qu’il faut pas le faire en anglais, et toute à ma joie d’avoir pigé, je réponds au tag de Sixtine.

Alors il faut répondre aux questions, en changer une si qu’on n’a pas envie d’y répondre, et en rajouter, une, autant vous dire que ça va être looong.

1 Quelle est votre dernière obsession ?
Deux obsessions s’affrontent en moi chaque jour. 1 je suis obsédée par le bazar que vont faire les travaux et surtout par THE question, comment faire sortir le lit de la chambre, et 2 par tout ce qui est bouffe japonaise, j’ai acheté plein de gadgets débiles qui nous mettent le coboille et moi dans un état second, que le dîner presque parfait à côté c’est de la gnognotte tellement ils branlent rien en cuisine par rapport à nous (iiiiiiih on va faire des oeufs durs en forme de lapin...). D’ailleurs ce soir je fais des makis. Et mieux encore, après je les mange. Et mieux que mieux encore, j’en garde pour les mettre dans mon joli bento pour le déjeuner du lendemain au labo, et quand on me dit « ah c’est une bonne idée ça d’acheter des makis pour le midi » je réponds fièrement « pas acheter, FAIRE… ». Et si y a le coboille dans le coin et qu’il ajoute « Ouais, c’est Ashley qui les a fait, et c’est vachement bon, et de toute façon Ashley elle fait trop bien la cuisine, et ouais », là on atteint des sommets.

2 Comment êtes-vous habillée ?
En fille, j’ai une robe pull grise avec un collant noir et mes ballerines noires. Parce que j’ai plus un seul jean de propre rapport que mon dernier jean il a CRAQUE aux fesses (oui encore, ça devient lassant à force) en pleine fête de famille du coboille, devant 50 personnes que je connaissais pas et à qui je devais faire croire que j’étais une jeune fille polie gentille et bien élevée. Bah c’est raté.

3 Est-ce que vous faites souvent la sieste ?
Je veux souvent la faire, mais j’ai pas le temps, et ça me désole, car j’adooooooore la sieste (et les makis)

4 Quelle est la dernière personne à qui vous avez fait un hug ?
La mamie du coboille elle m’a hugguée quand on est parti, en me disant que j’étais gentille et que je mangeais bien à table et que ça faisait plaisir, même si je montrais mes fesses à toute la famille (non la fin elle a pas dit)

5 Quel est le vêtement que vous avez le plus porté ces derniers temps ?
Mon jean, celui qui a craqué aux fesses dimanche, donc. Mais maintenant entre lui et moi c’est fini à tout jamais, il repose au cimetière des jeans (dans la poubelle quoi)

6 Y a quoi pour dîner ?
Des makis, j’ai déjà dit, faut lire un peu les réponses quand même, zut à la fin quoi.

7 C’était quoi votre dernier achat ?
5 livres chez Ah ma Zone, pour a recevoir un cadal, b tester mon merveilleux cityssimo que je trouve génial, c accessoirement avoir de quoi lire dans les transports que sinon c’est looong. Mais comme je suis bizarre je suis contente quand ça avance pas, parce que je peux lire plus…

8 Vous écoutez quoi, là maintenant ?
Bright Eyes.

9 Si vous aviez un super pouvoir ?
J’aimerais bien pouvoir faire de la télékinésie, comme ça je mettrai mon lit en lévitation pendant que Robin du Bois s’occupe de mon parquet chambresque. Et je pourrai aussi envoyer Miqueline très très loin, par exemple au fond de la fosse des Mariannes avec un boulet de 3 tonnes à la cheville. Par exemple.

10 Votre temps favori ? Pourquoi ? Je change de question et je demande à la place : Quelle est la phrase que vous prononcez le plus en ce moment ?
« Nooon, ah mais fais quelque chose, ils sont encore de se lécher la … putain mais c’est infernal. Brutus Hannibal on a déjà dit PAS LE 69 »

11 Vous vous levez à quelle heure ?
Tard le week end et bien trop tôt le matin, même si le réveil sonne depuis longtemps (oh oui Nicolas Demorand, parle moi encore de la criiiise)

12 Quel est votre plus gros challenge actuellement ?
Obtenir un financement pour ma fin de thèse histoire d’éviter la prostitution. Et perdre les 7 kilos de sa mère la poule que j’ai pris l’an dernier

13 Dites quelque chose à la personne qui vous a taguée.
Brenda, darlinje, les bouquins que j’ai commandés, y en a quelques uns que j’ai pris l’idée sur ton blog, alors ça a intérêt à être bien, sinon ça va mal aller pour toi, c’est moi que je te le dis.

14 On met à votre disposition une maison entièrement payée et meublée n’importe où sur la planète. Ce serait où ?
En ce moment je dirais dans la campagne québécoise, ou alors dans la campagne française mais près de la mer.

15 Votre lieu de vacances préféré ?
Quelque part avec plein de nature MAIS PAS DE JUNGLE, merci d’avance, pas une ville, je veux du sauvage moi. En fait j’aime pas visiter les villes, je préfère la nature, les paysages. Et pour les plus meilleurs paysages je recommande les ouacances des Etats-Unis de l’an dernier, j’en suis pas remise encore.

16 Quelles sont les choses dont vous ne pouvez vous passer ?
Mon Aïe Pode, parce que je refuse de supporter les trucs débiles que disent toujours les gens dans le métro, si je ne peux pas choisir mon fond sonore je me transforme en Hulk, c’est taffreux. Et une douche par jour. Et mettre de l’huile sur mon visage après, sinon ça tiiiiire toute la journée, et ça m’éneeeerve.

17 Quels films pouvez-vous regarder sans vous lasser ?
Les Walt Disney. Plus je les connais par coeur, plus je les aime.

18 Quel est votre plus vieux souvenir ?
Le jour de ma première vraie rentrée de septembre, y avait une fille qui faisait un cinéma pas possible, elle pleurait ouh la la. Et je sais pas pourquoi je me souviens de ça. Je me souviens du nom de la fille aussi, en plus c'est facile, elle a les même nom et prénom qu'une actrice française qui a fait James Bond girl.

19, question que j’ajoute Mais Ashley, comment fais-tu pour être aussi jolie, quel est ton secret de beauté ? (si je me la pose pas moi-même, personne ne me la posera, alors j’en profite)
Eh bien c’est très simple, je bois beaucoup, de l’eau bien sûr, en grande quantité, mais aussi du vin, pour mes artères et pour les zanti-oxydants, et de la bière pour me faire des beaux cheveux de princesse. Et sinon je me lave avec du savon au lait d’ânesse. Et je proscris les produits allégés pour favoriser les acides gras essentiels de la charcuterie.


Voilà, maintenant je voudrais bien que le Dr B s’y colle, et aussi euh bah euh qui veut.

mercredi 11 mars 2009

Ashley Abbott et moi

Quand on a un blog, deux solutions : soit on assume à mort les âneries qu’on raconte et on ne s’embarrasse pas d’un pseudo, soit on préfère jeter le drap de l’anonymat sur ses écrits histoire d’éviter de se faire virer parce que le patron, qui lui aussi va sur les blogs au boulot, a vu que parfois, quand il n’est pas là, on s’adonne à des courses de chaises à roulettes dans le couloir.

Evidemment je fais partie de la dernière catégorie. Et en plus je suis plutôt douée en courses de chaises, même si j’ai eu un léger flottement de mes résultats sportifs l’année où ils ont changé les chaises de bureau sans prévenir, les salauds. Pour des raisons déjà exposées sur ce blog dans des billets que j’ai pas envie de chercher pasque de toute façon, personne ne va cliquer sur les liens et moi j’ai un travail à faire et des courses de chaises à gagner, donc j’ai pas que ça à faire hein, pour des raisons déjà exposées donc, je me pseudote Ashley Abbott. Au début j’étais bien contente, parce que j’avais un pseudo avec un prénom ET un nom de famille, du coup quand je cause de gens que je connais parce qu’on a un arbre généalogique en commun, ça simplifie vachement les choses.

Ensuite, il a fallu que je me rende à l’évidence, ce pseudo est ridicule. Mais je m’en fiche, je l’aime bien. Mais il est ridicule. Là où c’est le plus flagrant, c’est quand j’envoie des mails avec ma boîte pseudotée. Quand les gens reçoivent des mails de moi, y a écrit dans leur boîte de réception que c’est Ashley Abbott qui leur écrit. Et pardon mais moi je vois ça, si le lutin du tri des mails ne s’est pas chargé de le mettre dans les spams (ou pourriels quand c’est qu’on cause le français), c’est moi que je m’en occupe et plus vite que ça.

Deuxième situation ridicule. Il arrive que je rencontre des gens que je ne connais que blogalement. Et dans ce genre de cas, quand on ne s’est jamais vu, la personne demande avant « Ashley Abbott, c’est ça ? ». A chaque fois, je ne peux pas m’empêcher de trouver ça ridiculous à souhait, et je deviens toute rouge (faut dire que j’ai le rougissement facile, mais dans ce cas-là je fais toujours un rougissement de compèt). Deux secondes après, le naturel revient, je raconte n'importe quoi, et on le dit "ah en fait t'es vraiment comme ça en vrai alors". (et je pense qu'à cet instant ils ont une pensée compatissante pour le coboille qui doit supporter mes diarrhées verbales tous les jours)

Troisième situation ridicule. Lundi, j’avais rendez-vous avec Robin du Bois. Comme une andouillette que je suis, j’ai fait mon boulot archi rapidement le matin pour être rentrée pour regarder les Feux de l’Amour. Et dans l’épisode de lundi, y avait de la Ashley Abbott à tout bout de champ. Dès qu’un personnage s’adressait à Ashley Abbot la fausse, celle de la série, je levais les yeux pour savoir ce qu’il avait à me dire.

Mais bizarrement, avec les gens que je connais, j’aime bien dire Ashley Abbott. Le must, c’est quand même quand j’ai la joie et le bonheur de beugler dans l’interphone lutècewomanesque « C’est Ashley Abbott ». Ceci dit, elle prend un malin plaisir à me donner du Ashley Abbott au téléphone, que si jamais des gens nous entendaient causer on se ferait coffrer direct pour espionnage. Prenons un exemple :
-Allô Ashley Abbott ? ici Lutècewoman.
-Ah coucou (toutes les fois où qu’on s’est causé au téléphone, j’étais au labo, je pouvais pas trop beugler des pseudoteries.)
-Bon alors, ça va au ranch ? et le coboille ?
-Ouais, les carottes sont cuites et les sanglots longs des violons de l’automne me cassent un peu la tête.
-Ah super, moi j’ai une Lutècebaby qui est en train de me mettre la maison à sac, tout va bien donc.
Et ça continue comme ça.


Là, j’ai pas trop de conclusion, je suis relativement embêtée. Pour faire diversion, je vais donc être obligée de vous demander la chose suivante : plaignez-moi les gens intelligents qui avaient su choisir votre pseudo, plaignez-moi.

mardi 10 mars 2009

Robin du Bois

Il devait venir à 15h30. A 15h30 il a sonné. J’ai ouvert la porte, et je l’ai vu, lui Robin du Bois, menuisier de son état, l’homme qui devait prendre de l’argent aux riches propriétaires pour réparer le parquet des pauvres locataires.

Je l’ai fait entrer. Sans un mot de ma part, il a compris que j’étais en détresse, il a alors regardé par terre et il m’a dit « ah oui effectivement… ». Nous nous comprenions, il lisait dans mon parquet, et je lisais par-dessus son épaule ce qu’il notait dans le dossier. C’était beau.

Je lui ai proposé de passer au salon, il a accepté. De nouveau il a regardé le sol et voyant la détresse dans mes yeux, il a tenté de me rassurer. « Ici on n’a pas besoin de tout refaire, il faudra simplement changer la moitié des lattes ».

Ensuite, Robin du Bois est devenu foufou, il m’a dit :
« bon ben on va passer à la chambre maintenant.
-Mais zenfin Robin, vous n’y songez pas, mon coboille vous tuerait avec son gros pistolet.
-Non effectivement, je n’y songe pas, je veux simplement examiner votre parquet. »

Alors là, bonjour la honte, parce qu’il n’avait pas été franchement prévu que le chambre soit visitée, donc c’était un gros peu le bazar.
« Oh Robin, je suis mortifiée, je vous en prie, excusez le bazar ». C’est à cet instant-là que tout artisan qui se respecte doit dire que pas de problème, c’est pas le bazar et qu’il a vu bien pire ailleurs. Robin du Bois, ce fourbe, a attendu très longtemps avant de me répondre :
« Chez moi, c’est pas beaucoup mieux.
-Certes Robin, mais je ne viens pas chez vous, donc c’est moins gênant pour vous.
-Oui c’est vrai. Bon faut refaire la chambre aussi. Enfin pas tout, juste certaines lattes.
-En êtes-vous sûr ?
-Oui, et comme dans toutes les pièces, faudra tout poncer et tout vitrifier ensuite. »

Puis Robin du Bois a mesuré toutes les pièces. Il m’a dit de ne pas m’inquiéter, qu’on ferait pièce par pièce et qu’il me contacterait dès qu’il aurait du nouveau côté riches propriétaires. Avant qu’il parte, dans une tentative désespérée pour le retenir, je lui ai demandé d’enlever une latte dans le couloir. Il a accepté, au nom de l’aération du sol en dessous. Résultat, maintenant il y a un trou béant qui fleure bon le pourrimoisi dans le couloir devant l’entrée de la cuisine. Et y a surtout deux cerveaux en ébullition dans le ranch, pour trouver comment réussir à sortir le lit de la chambre sans le démonter (démonter un lit Ikeo c’est signer son arrêt de mort), alors qu’il ne passe pas par la porte et que c’est bien pour ça qu’on l’a monté DANS la chambre. Il faut aussi résoudre le problème de cékiki va se taper de poser des semaines entières de congé juste pour vérifier que notre charmante voisine du dessous ne se mêle pas de NOS travaux et ne porte pas plainte contre les menuisiers qui feront du bruit chez nous. Et cékiki va nous garder les déchiqueteuses pendant que l’appart sera mis à sac, histoire d’éviter qu’elles décèdent de peur à cause du boucan ou de poumons pourris à cause du respirage de poussière.

En conclusion de tout on fait comme hier, plaignez-moi les gens, plaignez-moi.

Et admirez le travail (sur une de ces photos se trouve une non-porte de wawas, saurez-vous la retrouver?)

lundi 9 mars 2009

Avis de non-décès

Bon, oui, je sais, non je suis pas décédée, j’ai juste des tas de choses pas du tout intéressantes, très fatigantes mais néanmoins obligatoires à faire, et ces trucs nuls prennent tout mon temps et toute mon énergie. On peut citer, pêle-mêle

-le gratinage toute la journée de la semaine dernière, enfermée dans 4m² sans fenêtre, température ambiante 35°C, 10 heures par jour les jours où ça va vite, le tout sans bureau ni PC

-Miqueline, très très forte, parce qu’on pensait qu’elle avait atteint les sommets de la chiantitude mais en fait non, elle avait encore de la marge

-les proprios et le menuisier leurs mères les poules, qu’il faut appeler 3 fois par semaine minimum, et qu’à chaque fois ils te mettent en attente avec une musique faite spécialement pour faire raccrocher les gens, et ça dure looooooooongtemps et quand ils reviennent ils répondent n’importe quoi, mais de préférence le contraire de ce qu’ils ont dit la veille.

On peut aussi ajouter que le fait d’avoir à la maison l’intégrale de Twin Peaks et de le Cœur a ses raisons, ça n’aide pas à faire autre chose que s’avachir sur le canapé le soir pour savoir si c’est Emile le tueur (ou Ridge, selon les cas). Et Twin Peaks ça fait super peur, ouh la la oui. Et le soir je peux pas aller me coucher avant que le coboille ait rallumé TOUTES les lumières du ranch, sinon ça fait trop peur. Et ensuite la nuit je bats des records de retiendage de double-pi, parce que je peux pas sortir de la chambre pour aller aux wawas, ça fait trop peur. Et le lendemain on remet ça, parce que ça fait peeeeeur mais l’envie de savoir est encore plus forte que la peur.

Et puis aussi quand j’ai du temps libre, je cherche des gens riches et argentés et aisés et gentils qui seraient d’accord pour me donner un peu d’argent pour pouvoir être payée le temps de finir ma thèse. Alors je raconte ma vie scientifique dans les cases prévues à cet effet sans dépasser 1500 caractères accents et espaces inclus, je raye les mentions inutiles et j’attends. Pour que l’attente soit moins longue, avec le coboille on calcule combien ça nous coûterait et à quelle vitesse fileraient nos économies si je ne trouvais pas de financement, et ça fait peeeur, alors quitte à avoir peur, on se regarde un autre épisode de Twin Peaks. Sauf si entre temps, on a reçu un mail de Miqueline qui répertorie pour nous les méchants et les gentils de l’immeuble, qui pourrit les méchants à cause que le voisin du 1er étage il fait du bruit avec son web cam (cherchez pas, on l’a fait pour vous, et on n’a pas trouvé), de celui du rez-de-chaussée qui ne mérite même pas d’être appelé un être humain et que rha la la vous auriez dû venir au tribunal l’autre jour, parce que bon j’ai porté plainte contre tous ces gens même si j’aime pas ça les procédures, enfin bref ils étaient pas fiers au tribunal, et puis le conducteur de travaux de réparation du dégât des eaux il m’a regardée de travers, alors j’ai porté plainte contre lui aussi, et il a été convoqué par la police, ça va pas se passer comme ça.

Epuisés par tout ça nous sommes. Abonnée à Cityssimo je me suis, juste pour éviter de devoir aller chercher mes colis chez cette folle (qui les récupère parce que les autres habitants de l’immeuble sont de dangereux psychopathes qui volent les colis, d’ailleurs j’ai porté plainte contre eux pour ça aussi), je préfère encore me faire un détour de 20 minutes. Ou même faire une heure de queue à la Poste. C’est pour dire….

Bon, en attendant que ça aille mieux et que j’aie plus de temps, vous pouvez toujours faire ce que vous savez si bien faire. Alors plaignez-moi les gens, plaignez-moi.

lundi 23 février 2009

Moi aussi je suis bio

Le bio, on n'arrête pas d'en entendre parler. le bio c'est bien, le bio c'est pour dans ton corps, le bio c'est bon pour sur ton corps, le bio c'est bien pour construire ta maison.

Castagnette, le coboille et moi, nous nous sommes équipés. Et nous avons fait l'acquisition de deux appareils ma foi bien utile, des composteurs-déchiqueteuses à papier. Ca marche sans électricité, ça tombe jamais en panne. Et en plus c'est décoratif et relativement silencieux par rapport à la masse de boulot effectuée.

Voici donc, pour finir de vous convaincre, l'appareil en marche, option déchiqueteuse à papier.


L'autre déchiqueteuse-composteuse est noire, car ça va avec tout.

Admirez la dextérité et la robustesse de la machine, qui en 20 minutes a quasiment réduit en poussière un rouleau de PQ plus gros qu'elle.


Voilà donc Hannibal Abbott-Coboille, gerbille de son état (et son frère tout noir, Brutus, gerbille de son état lui aussi, c'est son frère, suivez un peu)



jeudi 19 février 2009

Comique de répétition

En ce jour pas très ensoleillé de février de l’an de graisse 2009, un meeting de la plus haute importance avait lieu. Des cherchageurs de la Germanie étaient viendus spécialement pour qu’on cause ensmeble de comment qu’on est trop forts même si des personnes de petite taille veulent faire croire le contraire, de comment qu’on déchire tout avec nos trouvailles, de comment qu’on avait publié comme des tarés de la tête de la publication contrairement à ce que certains racontent, et aussi un peu de comment qu’on est immobilistes nuls et re nuls et qu’on pourrit tout l’avenir de la France à cause qu’on est rien que des gauchistes qui ne branlent pas une (cherchez pas, la crise c'est nous).

J’avais pour l’occasion revêtu mon plus beau jean, comprendre celui que j’avais déjà mis la veille, parce que bon ça se voit bien que c’est pas vous qui lavez hein. C’était d’ailleurs le pantalon de secours, celui qui avait permis à mon popotin arrière de retrouver la dignité qu’il avait perdue au fond d’un centre équestre de l’Orléanie. Entre deux réunionnages, je suis zétée aux wawas nouvellement fermables, et j’ai vu que le fond de mon pantalon était à l’image de sa propriétaire d’une finesse extrême. Voire d’une finesse dangereuse. Comprendre que l’exposition de mon popotin arrière aux regards des représentants de la science germaine était plus que proche. Et cet après-midi, en une occasion similaire, j’ai constaté que c’était trop tard.

J’aurais pu rester comme ça, parce que comment dire, c’était pas hyper visible. Mais le mal menaçait de s’étendre. Et puis ce soir, on a le dîner de la science germano-française dans un restaurant que quand tu veux te déplacer (pour par exemple aller voir si y aurait pas une porte aux wawas), pour passer on est un peu obligé de mettre son popotin arrière sous le nez de tous ses collègues. J’avais moyen envie de faire ça, même si j’ai une très belle mulotte aujourd’hui, ce qui est complètement anormal puisque la loi de Murphy veut que ce genre de choses arrive uniquement les jours de disette mulottesque, celui où on porte la mulotte qu’on aime d’un amûûûr infini, à tel point qu’on la voit encore bleue/verte/rouge/blanche/jaune/ avec un élastique intact (rayez les mentions inutiles si jamais y en a mais j'en doute) alors qu’elle est gris-moche depuis 6 ans et qu’elle tient par l’opération du Saint Tesprit (ou éventuellement l’action d’un collant ou d’un jean). Alors j’ai dû me résigner à laisser mon poste vacant et à partir acheter un jean. Je me suis donc promenée sur le boulevard St Germain (c’est une journée à thème aujourd’hui je vous dis) le popotin arrière au vent. Et je suis revenue le popotin arrière couvert.

A mon retour, la seule personne au courant avait prévenu tout le monde, mon nouveau jean et moi avons donc eu droit à une haie d’honneur et ce fut BEAU.

mardi 17 février 2009

Knockin’ on wawa’s door

L’heure est grave. Et c’est rien de le dire. Figurez-vous que mon intimité à moi que j’ai s’est envolée. Ou plutôt évaporée.

Petit rappel des faits : le 6 janvier, jour de mes 16 ans et de la première fois où j’ai fait de la luge en avion, le coboille et moi sommes partis en Thaïlandie dans le seul but d’avoir des trucs à bloguer (rien à voir avec des quelconques vacances ou du repos, non non non). Toujours dans le but d’avoir des trucs à bloguer (et aussi un peu pour se venger de Miqueline sans qu’elle puisse venir nous gaver), nous avons demandé à Londoncam, ne garde des clefs, du courrier et de Miqueline, de scier discretos un tuyau de son choix afin d’inonder tout l’immeuble. Ce fut fait avec zèle à ce jour inégalé, puisque TOUS les étages du dessous ont été inondés, que l’EDF est viendue tenter de sauver les compteurs électriques et les fils des eaux, et que les habitants du rez-de-chaussée, du 1er et du deuxième étage attendent tous la venue de Valérie qui repeint les maisons en apparts témoins de Flaï, à cause que le papier peint qui pend des murs c’est so 2008.

Depuis, nous sommes reviendus, et nous avons constaté sans effroi aucun que le lino de la cuisine, en compétition pour le prix du plus moche lino de cuisine de toute l’histoire du lino de cuisine, était un peu décollé. Nous l’avons bien entendu signaler à l’assurance, qui s’est empressée de nous verser 170€ en dédommagement du préjudice subi suite à la perte de notre perte de concours. Comme on n’est pas complètement tarés, on va aller acheter un tube de super glu et investir le reste dans la relance de l’économie française de la restauration haut de gamme.

Le léger problème, c’est qu’avec les dégâts des zoos, il y a des problèmes qui mettent un certain temps à se manifester, dont le très fameux décollement de parquet. Petit à petit, nous avons constaté que le parquet se soulevait un brin devant la porte de la cuisine. Puis, au lieu de se soulever un brin, il s’est soulevé quand même pas mal. De quand même pas mal, il est passé à bien soulevé. Puis, ça s’est étendu à droite, c’est-à-dire au niveau de l’ouverture de la porte de la salle de bains. Rapidement, la porte de la salle de bains a frotté quand on l’ouvrait. Très rapidement, il n’a plus été question de fermeture de porte en entier. Et vendredi soir, nous sommes partis en week end chez les parents Abbott avec trois questions d’interrogation en tête : est-ce que la porte de la salle de bains fermera encore à notre retour dimanche soir, est-ce qu’on arrivera à ouvrir la porte d’entrée du ranch à notre retour et à ton avis, qu’est qu’on va avoir de bon à manger ce soir si toutefois le train arrive à Bourges avant Pâques, ce qui est peu probable ?

Finalement, on a mangé des galettes, on a réussi à rentrer dans le ranch mais on ne pouvait plus du tout bouger la porte de la salle de bains. Alors on l’a enlevée. Et remplacée par un rideau bien opaque. Ah oui parce que dans la salle de bains y a aussi les wawas voyez-vous. Et lundi, hier donc, je suis partie travailler le cœur léger, car je savais que les wawas du labo fermaient eux, et qu’enfin j’allais pouvoir double-piter AVEC porte. Ce fut le cas toute la matinée, c’était la félicité la plus totale aux wawas, j’étais une princesse, j’avais une porte. Puis, après déjeuner, ce qui nous pendait au nez depuis des années vu l’état de la porte est arrivé. La porte des wawas du labo est décédée.

Et c’est ainsi que de double-pi en toute intimité, plus jamais il n’est question. Car dans les deux cas, les réparations vont savoir se faire désirer.

Alors plaignez-moi les gens, plaignez-moi, et profitez tant que vous pouvez de la porte de vos wawas.

mercredi 11 février 2009

Dans conseil de classe, y a con

Hier, j’avais conseil de classe. A Perpette sur Oise. A 17h30. Je suis donc partie à 16h, dernier délai pour arriver dans les temps à Perpette sur Oise la bien nommée (et encore, j’étais au Lutèce’s, ce qui me rapprochait considérablement en plus de me faire plaisir).

A 17h30, nous sommes 5 dans la salle. A 17h31, nous ne sommes plus que 3 puisque deux personnes n’avaient rien à faire là (« ah bon ? y a conseil de classe ? Ah bah zut on croyait que c’était la réunion des anciens élèves »). Mais :

Directeur de l’enseignement : bon ben on commence, viendez donc émarge
Votre serviteuse, pleine de la naïveté de son premier conseil de classe : Non je crois pas, il manque du monde, environ beaucoup à 10% près. En plus ils sont tous dans leur bureau un étage plus haut en train de jouer au solitaire, on peut peut-être aller les chercher non ?
Prof1 : Ah mais non c’est pas la peine, on vous a fait venir exprès, comme ça on est suffisamment nombreux et du coup les décisions du conseil de classe ne pourront pas être cassées. Et puis surtout, vous avez des élèves qui auront sans doute des rattrapages, donc il faut absolument que vous soyez là pour voter l’abaissement ou non des seuils.
Votre serviteuse, constatant sur sa feuille qu’elle est la seule prof à avoir des élèves au rattrapage et à être venu :…

Les votes commencent. J’ai étudié de près les notes et les crédits de chaque élève pour voir si le fait d’abaisser le seuil ou non nuirait à certains qui ne le méritent pas.

Premier vote, seuil pour l’anglais. Observation des protagonistes. Visiblement, tout le monde a laissé son cerveau au vestiaire, et quand un prof lève la main, tout le monde suit. Ok. J’ai saisi.

Ca a duré 20 minutes. J’ai fait plus de 3heures de transport dans le froid pour 20 minutes de levage de main au hasard et pour éviter à des blaireaux de finir à 18h au lieu de 17h15.

Bien sûr quand je suis arrivée à la gare de Perpette sur Oise pour rentrer à Paris, le RER A ne fonctionnait pas, c’était train supprimé sur train supprimé (un RER A qui fonctionne, ça s’appelle une utopie de toute façon). J’ai donc attendu 50 minutes dans le froid, puis je me suis tapé mon heure et demi de transport direction le ranch. Et je n’étais pas du tout énervée.

Et tout ça m’a coûté la modique somme de 10€ que personne ne va me rembourser, plus les heures de boulot que j'ai ratées. Et il faut que je réécrive un sujet pour un élève chinois qui ne comprend pas un mot de français et qui répond donc à chaque fois à côté de la plaque (quand il répond), et qui aura 1 une fois de plus. Mais c’est pas grave, de toute façon il aura son diplôme, parce que ça fait bien dans les statistiques d’avoir des tas d’étudiants étrangers qui valident leur double-cursus. Bien entendu, on va me demander de me déplacer à Perpette sur Oise pour surveiller les examens de rattrapage. Et puis comme je serai là, les profs qui ne sont pas venus au conseil iront coller leurs étudiants en rattrapage dans ma salle, et on me demandera de surveiller tout ce petit monde, pendant que ces messieurs seront dans leur bureau à l’étage en train de se boire un café devant Facebook. Mais c’est pas de chance, parce que moi en mai j’ai piscine et macramé tous les jours. Donc ils se débrouilleront. Il y a le wifi dans toutes les salles, et s’ils s’organisent bien, ils devraient arriver à organiser des roulements pour que les livraisons de café dans les salles d’examens soient assurées.

Evidemment, ils sont loin d’être tous comme ça, parce que pour le conseil qui avait lieu juste après, il ne manquait quasi personne. C’est juste que c’est dans ma section qu’on doit se cogner tous les cons, poisse oblige.

Plaignez-moi les gens, plaignez-moi tiens.